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Festival Caribedanza : Argenteuil, capitale d’un jour des Caraïbes

Qui parmi nous n’a déjà rêvé d’une grande croisière dans les Caraïbes, pour y découvrir, en navigant d’une île à l’autre, la foisonnante diversité des musiques et des danses de la région ? Ce voyage magnifique, l’association Cuba Sin Fronteras nous propose de le réaliser en un seul jour. Et pour un prix de transport plus que modeste : un ticket de RER de zone 4. Pour la 8ème année consécutive, la ville d’Argenteuil va en effet accueillir, 23 mars prochain, le festival Caribedanza. L’objectif de celui-ci : familiariser le public français avec la diversité des expressions culturelles Caraïbes, tout en lui faisant prendre conscience de leur unité profonde. Pendant toute la journée, voisineront dans la salle des fêtes Jean Vilar d’Argenteuil la Samba, le Son, la Rumba, les danses Afro-cubaines, la Rueda, la Bachata, la Salsa, la Kizomba… et j’en oublie….

Side B

Documentaire de Fernanda Trueba, France-Espagne, 2000, 60 minutes

ImageCet excellent documentaire sur l’histoire du Jazz latino possède deux particularités. D’une part, il est presque exclusivement construit autour d’entretiens avec une douzaine de musiciens latinos de premier plan, pour la plupart installés aux Etats-Unis. D’autre part, il n’est illustré que par un nombre très réduit de documents d’archives : photos, matériel audio-visuels ou enregistrements sonores.

Pablo Milanes, par Clara Diaz

ImageOu de la difficulté d’écrire une bonne biographie sur un artiste vivant

Ce petit ouvrage consacré à l’un des fondateurs de la Nueva Trova cubaine appartient à une collection de biographies publié par les Editions Letras Cubanas, aux côtés d’un Benny Moré de Raúl Martínez Rodríguez et d’un Compay Segundo de Luis Betancourt que j’avais beaucoup appréciés. Comme ces autres opuscules, ce petit livre (une centaine de pages de format poche) se divise en quatre parties : la biographie proprement dite, qui ne dépasse pas 40 pages ; un court recueil de citations sur l’artiste ; une mini-anthologie de ses principales chansons ; enfin, une iconographie commentée.

Yo Soy el Punto Cubano

ImagePour consulter une traduction de cette chanson, cliquez sur le lien suivant : yosoy.

Ecrite en 1947 par Celinia González et Reutilio Dominguez, cette chanson utilise les structures du punto cubain traditionnel : successions de strophes composées de vers de huit ou dix syllabes, accompagnement de guitare.

Comme beaucoup d’autres oeuvre du répertoire de Celinia González[1], elle exalte l’une des composantes du patrimoine culturel cubain – ici, le punto – et, à travers celui-ci, l’histoire toute entière du pays.

La simplicité de ses paroles et de sa musique, l’interprétation énergique de la chanteuse, son style populaire teinté d’un patriotisme sans complexe, expliquent sans doute le succès immédiat rencontrée par cette chanson dès sa création.

Mi libertad

Mi Libertad

Ecrit en 1992par Pedro Azael et Eduardo Lali Carrizo pour Frankie Ruiz, Mi Libertad est un texte largement autobiographique. En effet, Frankie Ruiz fut incarcéré à plusieurs reprises à la fin des années 1980 et au début des années 1990 pour possession de drogue et actes de violence. Il exprime dans ce texte magnifique ses souffrances de prisonnier et l’espoir d’une prochaine libération.

Mi Libertad fut publiée en 1992 dans l’album éponyme, qui rencontra un immense succès auprès du public. Malheureusement, l’artiste, malgré les bonnes résolutions qu’il exprime dans cette  chanson, retomba au cours des années 1990 dans la drogue et l’alcoolisme. Il décéda en Août 1998, un mois après un dernier grand concert au Madison Square Garden de New York.

Fabrice Hatem

Contrapunto Musical

Contrapunto musical

Composée par Luis Spice Santiago et Tere Santiago, cette Salsa fut enregistrée en 2000 par Celia Cruz dans l’Album Siempre viviré.

Elle se présente comme une amusante affirmation de l’unité des rythmes musicaux Caraïbes, au delà leur apparente diversité et de leur évolution au cours du temps.

Ce point de vue est d’ailleurs illustré par la structure musicale de la chanson elle-même, qui commence comme une guaracha et se termine comme un son. Elle justifie ainsi son titre de « Contrepoint musical », tout en nous montrant par la pratique que la Salsa qu’est une « sauce », un « mélange » de différents rythmes tropicaux un peu modernisés. Et en permettant aussi à Celia Cruz de revendiquer une fois de plus son enracinement dans la tradition musicale populaire des Caraïbes.

Les critiques ne s’y sont d’ailleurs pas trompés, puisque c’est dans la catégorie “Meilleur album tropical traditionnel” que l’album Siempre Viviré a obtenu en 2001 le Latin Grammy Award.

Fabrice Hatem

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