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Ojalá

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Cette chanson fut composée en en 1969 par Silvio Rodriguez en souvenir d’une femme qui fut son premier amour de jeunesse, Emilia.

Dans une interview citée en lien, il explique que le souvenir de cet amour malheureux le poursuivit pendant des années jusqu’à ce qu’il se décide à composer cette chanson.

Fondateur avec d’autres jeunes auteurs cubains comme Pablo Milanés du mouvement de la Nueva trova – version cubaine de la Cancion protesta latino-américaine, Silvio Rodriguez est également connu pour son engagement « de gauche » et « anti-impérialiste » aux cotés du régime castriste.

Fabrice Hatem

Nube pasajera

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Ecrite par Leonel Limonta (photo ci-contre), cette timba été enregistrée en 1995 par l’orchestre La charanga habanera dans l’album Pa’ que se enteré La habana en voix principale le chanteur Michel Maza.

Dans un entretien avec El Farandulero Mayor, publié sur notre site Web Fiestacubana, Leonel Limonta raconte la genèse de cette chanson et nous aide aussi à comprendre certains de ses vers un peu cryptiques. Leonel était attiré par une jolie femme qui aimait beaucoup le voir comme ami, mais ne souhaitait pas entretenir avec lui une relation amoureuse. Or, il avait lui-même d’autres idées en tête. Un jour qu’ils se promenaient ensemble a bicyclette dans le quartier de Regla, il décida donc de passer à l’action et de se faire plus pressant avec la demoiselle. Mais ils furent alors brusquement surpris par une averse qui les obligea à se séparer rapidement et ruina ses plans amoureux. Il rentra chez lui, fort dépité, mais en tira quelques jours plus tard cette chanson qui devint l’un des thèmes fondateurs de la Timba cubaine.

Nosotros

Image Pour lire une traduction de ce texte, cliquez sur le lien suivant : Nosotros.

Nosotros fut écrit en 1943, quelques mois avant sa mort, par le poète et compositeur cubain Pedro Junco (1920-1943). On a souvent voulu y voir une sorte de lettre d’adieu écrite par celui-ci, malade de la tuberculose et conscient de sa disparition prochaine, à la femme qu’il aimait. Cette version est cependant contestée par certains spécialistes qui disent n’en n’avoir trouvé aucune preuve tangible.

Quoiqu’il en soit, Nosotros a connu, dès sa première diffusion radiophonique en 1943, dans une interprétration de Tony Chiroldes, un immense succès, jamais démenti par la suite, auprès du public cubain, et a figuré au répertoire d’un nombre considérable de chanteurs.

No vale la pena enamorarse

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Cette salsa a été écrite par Alejandro Jaén. Elle a été enregistrée en duo en 1993 par Johnny Rivera et Ray Sepulveda (photo ci-contre) dans le fameux album-événement Combinacion Perfecta du producteur RMM.

L’un des principaux ressorts poétiques du texte tient fait que l’auteur semble considérer que son propre cœur mène en quelque sorte sa vie propre, échappant à tout contrôle. Or, cet organe maladroit tombe amoureux à tord et à travers. Ceci constitue donc une source de tristesse constamment renouvelée pour son propriétaire. Cette situation schizophrénique, au départ un peu surprenante pour l’auditeur, me semble finalement rendre compte avec justesse de nombreuses situations sentimentales, dont les acteurs sont incapables de maîtriser leurs affects.

Il s’agit sans doute de l’un des « tubes » de Salsa les plus célèbres. Je fredonnais déjà son refrain par cœur avant même de savoir qu’existait un orchestre appelé « Fania all Stars » et d’avoir commencé à danser la Salsa.

Fabrice Hatem

 

No vale la pena

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Ecrite par Ricardo et Alberto Gaitan, cette très belle Salsa a été enregistrée en 2008 par Issac Degaldo dans l’album Asi soy.

Son thème – le découragement face à un amour impossible – est très proche de celle d’une célèbre salsa presque éponyme, enregistrée par Johnny Rivera et Ray Sepulveda en 1973 avec l’orchestre des Fania all Stars, No vale la pena enamorarse.

Fabrice Hatem

No me llores màs (Héctor Lavoe)

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En 1971, alors que la collaboration du chanteur Héctor Lavoe avec l’orchestre de Willie Colón dure depuis 4 ans, paraît l’album Cosa Nuestra.

Celui-ci inclut, aux côtés de quelques titres majeurs, comme le boléro Ausencia et la composition d’inspiraton afro-cubaine Sangrigorda. Le thème No me llores màs. Celui-ci emprunte sa structure au Son Montuno traditionnel, mais propose une sonorité déjà très « Salsa » par la forte présence des cuivres et la vivacité du rythme.

No me llores más est pas ailleurs également le titre d’un Son Montuno enregistré par Arsenio Rodriguez en 1950. Willie Colón étant un disciple et un admirateur du musicien Cubain, décédé un an plus tôt aux Etats-Unis. D’autres musiciens latinos rendront également hommage la même année au grand disparu, comme par exemple Larry Harlow avec son album Tribute to Arsenio Rodriguez.

Fabrice Hatem

 

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