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Juramento

Image Ce boléro romantique, écrit et composé par Miguel Matamoros (voir photo de son trio ci jointe), a fait l’objet de multiples interprétations dans des styles musicaux parfois très éloignés de la composition originelle. Parmi celles-ci, on peut mentionner :

– L’interprétation sur un rythme très « Bossa nova » de la chanteuse brésilienne Marina de la Riva,

– La version chorale d’Electo Silva, dans l’interprétation du chœur Cubain Grex Vocalis, sous la direction de Digna Guerra. qui donne à « Juramento » des accents de musique religieuse.

– L’interprétation en « oratio » aux accents de musique classique du contre-ténor Ian Howell, accompagné à la guitare par Karl Wohlwen.

– La version plus “Salsa” de Oscar de Leon et Leo Pacheco.

– Une version Bolero un peu plus traditionnelle et tranquille, interprétée par María de los Ángeles Anoceto, accompagnée par le groupe Taino.

Juana Magdalena

ImageL’oeuvre

Cette Timba a été enregistrée par La Charanga Habanera avec la voix de Dantes Cardoza dans l’album No me mires La Caratula en 2009.

Le texte est centré autour du thème très classique de l’amant malheureux qui reproche à une femme son inconduite et son manque d’amour pour lui.

Son interprétation commence par un long monolgue romantique du chaneur soliste, qui se transforme ensuite en Salsa déchaìnée avec l’entrée en action de l’orchestre.

L’album No me mires la caratula a rencontré à Cuba un très vif succès qui a permis à la Charanga Habanera de continuer à caracoler en tête des groupes les plus populaires de l’île, surtout auprès de la jeunesse.

Fabrice Hatem

Juan Pachanga

ImageL’œuvre

Composée par Rubén Blades, la salsa Juan Pachanga a été enregistrée en 1977 avec un arrangement de Louis Ramirez dans l’album Rhythm Machine de la Fania all stars.

Juan Pachanga est un viveur, qui cherche à s’étourdir de fêtes et d’alcool pour oublier une peine d’amour qui le ronge. Ce personnage est l’un des plus célèbres de la galerie de portraits d’habitants du faubourg réalisée par Rubén Blades au fil de ses chansons : Decisiones, Amor y control, Chica Plastica, Pedro Navaja, pour n’en citer que quelques-unes. Jeunes filles accidentellement tombées enceintes, bagarres entre voisins, accident de circulation provoqué par l’alcool, mère mourant d’un cancer à l’hôpital, jeune fils drogué morigéné par son père, jeunes snobs fascinés par l’argent et les belles fringues, serial killer agressant une prostituée, tels sont les personnages qui peuplent la « comédie humaine latino » de l’auteur.

C’est toute l’Amérique latine urbaine d’aujourd’hui qui défile ainsi sous nos yeux, sous la forme originale de petites nouvelles chantées sur un rythme de salsa, et qui pourraient aisément fournir la trame d’un film ou d’un feuilleton.

Fabrice Hatem

Huellas del Pasado

Image Pour lire une traduction de cette chanson de Compay Segundo, cliquez sur le lien suivant : huellas.

Ce boléro-son raconte l’histoire d’un homme qui perd son unique enfant, fruit d’une liaison avec une femme qui l’a trahi. Il vient l’enterrer au cimetière, qui fut aussi le témoin de ses amours malheureuses. Premier degré ou métaphore d’un deuil amoureux ? En tout cas, comme Compay Segundo le dit d’ailleurs lui-même dans le refrain, il s’agit là d’une œuvre de pure fiction[1].

Historia de un amor

Image Ce boléro célèbre a été écrit en 1955 par le compositeur panaméen Carlos Eleta Almarán (voir photo ci-contre), à l’occasion du décès de la femme de son frère.

Il a depuis connu un extraordinaire succès et a été reprise par un très grand nombre d’orchestres à travers le monde (voir liste).

Hasta siempre

Image Pour écouter cette chanson interprétée par Silvio Rodriguez tout en lisant ma traduction, cliquer sur les liens suivants : musique et paroles.

Un curieux paradoxe

Cette célèbre chanson en mémoire de Che Guevara, écrite par Carlos Puenta en 1965, constitue un paradoxe. D’un côté, il s’agit d’une assez banale – voire insipide – œuvre de propagande politique, très comparable par ses objectifs et son style à ce qui s’est écrit sur Staline ou sur Kim il Sung aux pires heures de leur culte de la personnalité. Mais cette chanson possède aussi un charme, un pouvoir d’envoûtement, qui fait qu’elle peut être fredonnée avec plaisir par des gens qui n’en partagent pas les convictions révolutionnaires. Elle peut même, dans certaines versions, être dansée, alors que personne n’aurait l’idée de pratiquer gaiement la Salsa sur les paroles de L’ode à Staline de Paul Eluard ou sur un poème à la gloire du « soleil resplendissant de tous les peuples », Kim Il Sung.

Quatre facteurs fondamentaux permettent, selon moi, de comprendre cette étrange et sympathique spécificité : le contenu de l’œuvre proprement dite ; le caractère et la trajectoire personnelle du « Che » ; la force d’attraction romantique du mythe révolutionnaire latino-américain ; enfin l’efficacité avec laquelle le mouvement poétique de la Nueva Trova a su capter et exprimer cette sensibilité.

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