Salut Babussien, je viens de voir ton post.
Les réglages en photos de concert dépendent des conditions de lumière:
Si tu as un appareil numérique, tu vas choisir une sensibilité autour de 800 asa. Certains appareils permettent de monter jusqu'à 1600 asa en ayant un bruit acceptable. Personnellement je me fous d'avoir du bruit ou pas, et je trouve qu'au contraire le grain en photographie
argentique peut être très beau. Ce qui est important c'est la maîtrise du contraste. Je te conseille d'acheter si tu le peux un objectif lumineux (2/2,8 ). On trouve des petites focales fixes lumineuses (50mm) pour pas cher qui en conversion numérique te donneront un équivalent 70-80mm (petit téléobjectif). C'est avec des focales fixes que l'on apprend à photographier et non avec un zoom, tu apprendras à déplacer ton corps au lieu de zoomer et à trouver ta distance par rapport au sujet, chose que beaucoup de gens ignorent. Tu verras qu'en revanche un zoom lumineux de qualité à ouverture constante (2,8 ) est relativement honéreux.
Toutes mes images noir et blanc sont réalisées aujourd'hui en ARGENTIQUE avec un Leica muni d'objectifs 35 et 50mm et parfois le 24mm. J'aime coller au sujet et être le plus près possible, pouvoir presque le toucher. Mais j'ai réalisé par le passé des photographies avec un Olympus mjuII peu couteux , un petit compact focale fixe 35mm et lumineux (2,8 ) avec lequel j'ai fais plusieurs images de mon portfolio (dont la photo de Roberto (Van Van) à La Rochelle, qui a servi de flyer pour Enghien). Je me suis servi par le passé d'un Minolta qui ouvrait à 1,4 (Jose L. Cortes et Y. Buenaventura) ou d'un télé pour photographier de loin Mayto et Maraca à Eurodysney lorsque je n'étais pas encore accrédité. Tu ne pourras pas faire la différence en regardant les images car ce n'est pas le matériel qui fait la différence, tu peux faire de très belles photos avec n'importe quoi, même avec un appareil jetable. Si tu veux photographier un musicien à l'arrière plan de la scène (un percussionniste par exemple), un téléobjectif te sera indispensable.
En photographie de concert, on cherche à bien exposer les visages et faire basculer dans le noir tous les détails qui n'ont aucune importance, et à bien exploiter les eventuels jeux ou faisceaux de lumière s'il y en a.
La lumière doit donc être mesurée sur les visages bien éclairés.
Tu peux le faire si tu as un zoom en cadrant le visage et notant les données que te donnent ton mode A par exemple. Mais tu dois ensuite te mettre en mode Manuel car ta cellule sera sinon perturbée par les jeux de lumière (qui peuvent évoluer sans cesse) qui peuvent fausser la mesure de ta cellule. Tu reporteras les réglages en mode M et les feras evoluer au feeling si tu vois que l'intensité de la lumière sur les visages évolue. Evidemment si tu es en numérique, tu pourras vérifier instantanémént.
Tu déconnecteras aussi ton autofocus (éventuellement tu peux t'en servir pour faire la mise au point une première fois si le sujet est statique) car en concert l'autofocus a tendance à s'agiter... car il aime la musique...
C'est l'expérience qui te feras connaître les couples diaph/vitesse utilisés habituellement en fonction de l'éclairage dont tu dispose.
Quelques exemples:
Un couple 2(2,8 )-1/125s en mode Manuel à 800 asa peut convenir à un éclairage comme celui du New Morning pour le musicien bien éclairé au centre de la scène par exemple. Mais il sera parfois nécessaire de monter la sensibilité à 1600 asa.
Dans d'autres salles de concert qui disposent d'éclairage plus violent, tu peux augmenter la vitesse, fermer le diaph, diminuer la sensibilité...
Lorsque j'utilise un appareil numérique, j'ai un Nikon D200 avec un zoom lumineux à ouverture constante, je ne m'en sers que pour faire de la couleur (c'est une hérésie pour moi de faire du noir et blanc en appuyant sur un bouton pour convertir des couleurs et je ne suis même pas du tout intéressé par "voir ce que cela donne en noir et blanc" une fois que j'ai vu mon images en couleurs. Je n'ai pas du tout non plus la même vision des choses à la prise de vue. Je préfère le monde abstrait du noir et blanc, des ombres et des lumières et pour mon travail personnel je ne fais que du noir et blanc. Je développe mes films et réalise la plupart de mes tirages moi-même, et c'est un plaisir de pouvoir confronter au laboratoire l'image révélée au souvenir que j'ai de l'image prise. C'est un bonheur que ne connaissent pas les photographes qui visualisent instantanément sur leur écran de contrôle. Rentrer dans sa chambre d'hôtel, sortir de son sac ses films, les aligner sur sa table en pensant aux miracles qu'ils peuvent contenir. Je ne sais pas si cela te parle, mais c'est mon quotidien lorsque je photoghraphie... Puis attendre parfois des semaines ou des mois jusqu'à ce que le désir de les découvrir se fasse pressant...
Bonnes photos!