Voilà le CR que j'avais fait dimanche soir. (Désolé pour le retard, dû à un problème technique)
Arrivée peu avant 21H, encore en sueur depuis le Wagg.
Salutations de quelques connaissances, et récupération rapide de mon billet.
La salle est comble !
Découverte avec stupéfaction de la longueur de la queue pour le vestiaire.

On apprend que nous sommes 500 et qu’il y a seulement 100 cintres. Après 20 minutes d’impatience pendant lesquelles j’ai avancé de seulement la moitié de la queue, on nous informe que même sans cintre le vestiaire est plein. J’assisterai donc au concert équipé d’une parka grand froid.
La salle est archi-blindée, au centre et sur les bords, partout, je n’ai jamais vu ça à ce point.

L’ambiance est très chaude, le public est chauffé à bloc. Un petit groupe tente une rueda à l’arrière de l’arène. Les premiers rangs sont comme d’habitude composés des FC habituels. Il semble que tout Paris soit là, je n’en reviens pas du nombre de gens que je connais.
Jack présente le groupe, et le concert débute à 21h25. Le public est tout de suite à fond dedans. Au fond contre les murs, quelques uns sont apparemment debout sur les banquettes.
Je n’ai JAMAIS vu un public pareil.

A chaque fin de chanson les cris autour de moi dépassent le niveau de la musique et m’éclatent les tympans, battant des records de décibels. A chaque mouvement du chanteur, tout le monde suit, et à chaque fois, à gauche, à droite, devant, derrière, c’est
TOUTE la salle jusqu’au fond qui agite les bras et les mains en cadence.
De gauche à droite on a les 3 trompettistes, les 2 trombones, le bassiste (qui jouait par moment à la façon d’un guitariste de hard genre Angus Young), la batterie, le maître des congos, et le pianiste. Puis devant de droite à gauche Patricio le joueur de tres (qui jouera de temps en temps également au clavier), et les trois chanteurs : Michel au chorus (qui a chanté un remarquable solo), Thomas le chanteur principal, et le second choriste qui s’occupait en plus d’un guiro (et qui, pour faire un solo, empruntera un trombone, et en jouera magnifiquement !).
Je regrette beaucoup de ne pratiquement jamais avoir entendu le son de la guitare à trois cordes du fondateur, en dehors de ses solos. C’est bien dommage, il avait un joli son, et ce sera le seul bémol de la soirée, le son étant d’excellente qualité.
Je crois qu’on a eu droit à 6 nouvelles chansons du futur disque (achat indispensable !).
A 23H10 les musiciens disparaissent. Le public se déchaîne. Les deux percussionnistes reviennent jouer, et le reste du groupe suit une minute après, pour jouer "Somos calle real". Du coup certains autour de moi craquent et vont danser dans le hall d’entrée. Une dizaine de couples de danseurs s’y trouvent. On enchaîne sur "Rompiendo murallas".
Puis à 23H25, nouveau départ des musiciens. Dans la salle c’est carrément l’émeute. Le groupe revient pour une dernière chanson : "Ya Lo Se", parfaite chanson pour finir. Le pianiste la joue à la guitare. Entre la guitare et la voix du chanteur, c’est fabuleux, c’est magique !
Enfin à 23H35 la musique se tait définitivement, ce qui nous a fait 2H10 ou plus de musique non-stop, ayant battu des records d’énergie.
Je dois insister sur Thomas le chanteur principal, qui a une présence scénique extraordinaire. Il est toujours présent, dégageant une énergie incroyable, toujours mobile, fantastique et infatigable animateur.
Les artistes ont visiblement été très impressionnés par le public. Paris champion !
En résumé : c’est LE concert de l’année sans l’ombre d’un doute.
PS : je crois qu’ils vendaient sur place leur premier CD mais en version suédoise. Ai-je bien compris ?