JACK_EL_CALVO a écrit :Il m'a enseigné combien par exemple la Ritmo Oriental avait une sonorité très moderne...
c'est amusant, Ritmo Oriental a enregistré un disque avec Maravilla de Florida non ? avant Luchando Con Fe !

JACK_EL_CALVO a écrit :Il m'a enseigné combien par exemple la Ritmo Oriental avait une sonorité très moderne...

c'est plutot un 'Mano a Mano' sur disque qu'en studio !Xandrex a écrit :c'est amusant, Ritmo Oriental a enregistré un disque avec Maravilla de Florida non ? avant Luchando Con Fe !


Ton compliment et celui de tous mes amis de Fiestcubana.net me vont droit au coeur !claudion a écrit :Leonel je me felicite avec toi pour ta sagesse timbera !!!
La chose que j'ai plus appreciè c'est que dans ton ecrit on respire une reflexion original et l' effort de decrypter les mystères de la Timba.
Bravo Leonel !
...Mais il est bien que pas tout le mystère soit devoilè.........car le charme il se nourri de l' inconnu.


Excellentes analyses de "sociologie musicale" de la Timba par le docteur Rubén López Cano, spécialiste de musique, de sémiotique et de sciences cognitives !!!ricco a écrit :un article, en espagnol, sur la Timba, ses relations avec la rumba et les musiques populaires cubaines, son rapport à la situation sociale cubaine:
http://www.sibetrans.com/trans/trans9/fuarros.htm
en fait un dossier de plusieurs pages, en espagnol et anglais, à parcourir...
http://www.sibetrans.com/trans/trans9/cano.htm


Rumberito , je déconne !rumberito a écrit :lis-le, tu va voir...
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L'article est super interessant et il disseque litterallement la societe cubaine a travers les paroles des chansons et les evenements de l'epoque d'apres la chute du mur....Leonel a écrit :Dis moi rumberito, tu fournis l'aspirinerumberito a écrit : C'est la revue transculturelle de la société d'ethnomusicologie de madrid. Pointu, mais passionnant. D'ailleurs si une bonne ame voulait traduire au moins le premier article, ce serait un bonheur.![]()
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La Timba a mis au devant de la scène de véritables talents exceptionnels pour leurs voix, des Divas ou de Stentors qui renverraient notre Star Académie au bac à sable. Michel Maza, en fait Michel Maza Marquez, un jeune chanteur effronté et instable, surnommé El Menor de La Salsa à ses débuts avec la Charanga Habanera, a en fait une voix exceptionnelle de Ténor. Son père, Jose ‘Pepe’ Maza du groupe Layé du Tropicana, et sa mère, Beatriz Marquez, Diva du Boléro, sont de grands chanteurs et professeurs de chant à Cuba et leur rejeton en a bien profité pour notre plus grand plaisir. Transposé en France, ça serait un peu le Pavarotti du 93 !
Paulito Fernandez Gallo fait ses débuts dans Dan Den puis dans Opus 13 avec une Sonera exceptionnelle, Jaqueline Castellano. Il est probablement aujourd’hui l’une des plus grande voix de Cuba.
Mario ‘Mayito’ Rivera , le chanteur noir de Los Van Van, bien qu’à l’origine bassiste et percussionniste, a imposé ses talents de chanteurs et fait rocker Los Van Van sur scène. Réécoutez ‘Tim-Pop con Birdland’ dans En Vivo en El Malecon De La Habana !
Bamboleo, Azucar Negra et NG La Banda ont révélés les nouvelles Divas de la chanson cubaine : Haila Mompie, Vannia Borges, Tanja Pantejo et Yeni Valdés. Ces 4 chanteuses ont à la fois des timbres très particuliers, un coffre impressionnant, un charisme et une présence scénique qui soulève et chavire les foules.
Les musiciens adoptent des tumbao complexes et obsessionnels. Juan Carlos Gonzalez de la Charanga Habanera développe pour la première fois des Tumbaos "sales" .. L'attaque rythmique est très percussive et elle se joue de l'exactitude du tempo, les harmonies sont très riches et les dissonances souvent recherchées et revendiquées. Les claviers répondent avec des contretumbaos. Le même phénomène intervient dans les arrangements des cuivres. Ils jouent en force, avec virtuosité, mais aussi jouent avec les dissonances. Rythmiquement, le Timba déchaîne un enchevêtrement de breaks, de bloques, et construit un échafaudage de figures syncopées, de polyrythmies mélangeant afro-cubain, rumba, funk et surenchère d’improvisation. Les Timberos commettent le sacrilège de changer souvent de clave (entre la clave de Rumba et celle du Son, entre la clave 2-3 et 3-2 ) au milieu du même morceau. Juan Formell répondra ironiquement aux critiques des puristes qu’il possède depuis longtemps sa "licence de Clave". La Charanga Habanera et la Elite, l’orchestre de Paulito FG, excellent dans ces ruptures rythmiques et ces changements de braquets démultipliant la cadence ou reversant l’accentuation.
La Salsa est au Son ce que le Pointillisme et le Fauvisme sont à l’Impressionnisme. La Timba est un revolution musicale au même titre que l’apparition du Cubisme. La Timba, comme le Cubisme en peinture déstructure les perspectives, assemble les contraires et concasse les références.
Il s'agit de rompre avec la routine de la Salsa commerciale. Chaque groupe de La Havane développe un son unique, immédiatement reconnaissable et identifiable. Il n'y a pas 2 grands groupes de Timba qui sonnent de la même manière :
Bamboleo sonne comme l'apocalypse avec des harmonies solennelles et sombres (Si agua no cae, Fiebre, etc.) , Paulito FG est plus pop, reggeaton funky ou romantique , Manolin El Medico De La Salsa est carrément funky, Issac Delgado apparaît comme l'oeil du cyclone, avec un swing particulier posé sur des compositions empruntées de tradition mais au milieu d'un déchaînement rythmique et instrumental, La Charanga Habanera adopte un style ouvertement Hip-Hop mais avec une section de cuivre à la virtuosité inégalée, Juan Carlos Alfonso mélange l'héritage de la Révé avec un nouvel approche sonore des synthétiseurs et le rythme Dan Den, Los Van Van durcissent continuellement leur Songo, ils nous mettent "La Cabeza Mala" pour finir par exploser récemment avec Agua, Pupy Los que Son Son réalise une synthèse, un mur de son et de Son, en intégrant les apports de tous ces derniers groupes et en proposant une musique nouvelle et puissante.
Sous la pression, même les groupe de Son Moderno, comme Manolito y su Trabuco et Adalberto Alvarez y su Son, ou même Maraca, commencent à jouer de plus en plus dur, de plus en plus afro, et à oser des figures harmoniques, rythmiques plus périlleuses, plus afro-cubaines, plus Timbera. Maraca lance le "Castigala" (Punis la !), avec "Hablando en Serio", Manolito fait bouillir la marmite et nous sert un magma en fusion. Il fait entrer dans le groupe le Reggeaton avec un jeune Rappeur, Lazaro Miami Diaz ! L’autre chanteur, Amaray, se montre de plus en plus RnB dans ses interprétations.
pepeluis a écrit :L'article est super interessant et il disseque litterallement la societe cubaine a travers les paroles des chansons et les evenements de l'epoque d'apres la chute du mur....Leonel a écrit :Dis moi rumberito, tu fournis l'aspirinerumberito a écrit : C'est la revue transculturelle de la société d'ethnomusicologie de madrid. Pointu, mais passionnant. D'ailleurs si une bonne ame voulait traduire au moins le premier article, ce serait un bonheur.![]()
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reellement un article passionant.
L'espagnol est un peu pompeux et academique mais crois moi mon yoyo...te connaissant....tu vas adorer!....c'est une vrai mine d'infos sur les origines d'un mouvement devenu un genre...la timba!...musique qui vient des tripes!
merci rumberito!...bien vu!
pepeluis



LOLclaudion a écrit :Merci Leonel,
avec tes traductions et ton article je suis sur d'avoir un public tres pointu pour dimanche !
Heuresement que Ruben Lopez Cano il aborde dejà les méthodologies sémiotiques cognitives dans la Timba.
J'en profiterai pour consacrer entierement mon discours a l' analyse de l' influence de la pensèe post-situationniste sur la chevelure de Elito Revè.....![]()
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