OK, mais bon !
Au final, le stage du 12 Janvier, il a enseigné quoi ?
Ce qu'on peut voir sur ce magnifique document cinématographique ou bien ce que bien des professeurs présentent abusivement comme de la danse portoricaine ?
A propos, la danse que l'on voit danser probablement en 1952 est essentiellement de la Rumba, de Colombia, avec aussi quelques mouvements plus calme de Son , ou quelques mouvements inspirés du Twist...
Cete danse deja metissée ne va pas survivre a la démographie Américaine, Porto-ricaine et des autres communautés Latino-Américaine qui vont migrer dans le Barrio du Bronx ou au Spanish Harlem.
Le Son, Le Guaguanco n'étant pas de leur culture, leurs rythmes tellement syncopés que les danseurs (et les musiciens ) vont simplifier et styliser la danse d'origine cubaine..
J'en veux pour preuve l'essor qui s'en est suivi pour le Cha-Cha-Cha et plus tard le Boogaloo !
Mais aussi le vague Casino que l'on voit etre dansé par quelques spectateurs sur les Vidéos de la Fania
La musique de cette video, meme si le fond orchestral est assimilable a du Mambo ou a certains Son Montunos a la Benny More, le style d'improvisation au saxophone s'appparente plus au Be-Bop New-Yorkais de cette époque époustouflante de créativité...
En tout cas ca donne envie de retourner dans les années 50 , ou les gens n'avaient pas a s'excuser s'ils dansaient authentiquement cubain

,
Sans chi-chi...
Un époque ou la communauté des musiciens portoricains de New York apprenait la musique cubaine des plus grands comme Chano Pozo, Mongo Santamaria, Arsenio Rodriguez, Jose Curbello, Machito et Mario Bauza, Damaso Perez Prado, Benny More (reste a Cuba) , Monguito, Chico O'Farill, Belisario Lopez, Jose Fajardo, Rudy Calzado (l'oncle de David de La Charanga Habanera) , Felix Reina, Alfredo “Chocolate” Armenteros, Israel "Cachao" Lopez, etc.... l'age d'or !
Le mix, je n'y crois pas beaucoup !
On ne fait de la bonne cuisine qu'avec de bons ingrédients du terroir d'appelation d'origine controllée (et reconnus pour leurs saveurs) !
Le feeling cubain est particulier, unique, elaboré dans un savant alambic.... qui certes se renouvelle sans cesse mais ne perd pas son identité..
A moins que ceraines personnes, 'atrevidas', s'imagine que cette saveur puisse se diluer dans d'autres formes en gardant toute sa force et son authenticité ...
Quand ou coupe une plante a la racine , elle meurt !
Mieux vaut la cultiver, l'arroser, la protéger, lui enlever les mauvaises herbes et les parasites

, l'observer et lui parler pour en gouter tous ses fruits ....
Le gout cubain, la Cubania, correspond a des criteres esthétique determinés, codifiés.... et cohérents... correspondant a une identité culturelle nationale et dérivée d'une histoire complexe de transculturation (cf Fernando Ortiz)
Comprendre ce principe est déja énorme pour ceux qui s'intéresse a la culture, a la musique et a la danse cubaine. Il convient a cet amateur de lui consacrer beaucoup de temps et d'experience vécue aupres de ses illustres représentants pour en assimiler l'essence.
La tentation du mix est a mon avis une voie attirante a premiere vue mais au final assez tiede, comme la fleur que l'on vient de couper... et qui ne va pas a tarder a faner si elle n'est pas nourrie des principes fondateurs, a savoir le Son et la Rumba, d'Arsenio Rodriguez a Pupy y Los Que Son Son, de Benny More a Adalberto Alvarez, les elements essentiels de la Timba qui nous reunissent sur ce site.
A ce sujet, je conseille la lecture de cet ouvrage :
From Afro-Cuban Rythm to Latin Jazz de Raul A. Fernandez (University of California, Irvine)
et d'aller danser a Cuba évidemment.
Evidemment chacun est libre de ses choix....