Je crois honnêtement qu'ils ont dû jouer deux bonnes heures, ce qui est un tarif très honorable, mais je crois surtout qu'on n'a pas vu le temps passer !!
Un regret avant de commencer mon enthousiasme : le son n'était pas au rendez-vous... El Indio a paru fade sur son "Sabrosona", Amaray au démarrage était même difficilement audible... Amaray tout de même !!!
Mais bon ceci étant maintenant dit, quelle tornade !! Quelle énergie Manolito et son Trabuco nous a délivré !!
Mes infos de Rome étaient en partie vraie ce qui veut dire que ce groupe ne joue pas les mêmes morceaux, ni forcément dans le même ordre...Et ceci est fort respectable à mon goût...
Le 1er set n'est consacré qu'aux "anciens" tubes... Seul le "Sabrosona" (écrit par Richard Egües et chanté par El Indio) sort du futur "Hablando en serio". Et puis un pot-pourri qui est loin de l'être !!!
Le 2eme set nous permet de découvrir une version de "Comunicate" et de "Sacude la mata" qui renversent le cerveau...
Car si Lazaro qui chante "Sacude la mata"est un cran en dessous vocalement des autres, sa façon de soulever le public n'a pas d'égal... Quant à son déhanché, mesdemoiselles...

à vous de juger... Ceci étant dit, il a progressé depuis l'an passé sur ce même morceau...
Quand les notes de "Locos por mi habana" démarrent le public se déchaîne...Le groupe le sent... Amaray surfe sur la vague et en pleine forme explose la salle...."si tu estas loco busca tu psicologo"...
Alors évidemment le rappel semble aller de soit avec "Marcando la distancia" dont l'introduction est à tomber par terre par le maestro Manolito . L'énergie déployée par tous les musiciens et les chanteurs finit de renverser le New Morning et de nous laisser forcément sur notre faim , car nous avons une seule envie : qu'ils enchaînent TOUS les tubes... On sort avec une banane d'enfer en se disant que ce groupe est au top, sans aucun doute le numéro 1bis de Cuba, pas loin de détrôner les VAN VAN....
Félicitations au batteur Roisel Riveron qui casse tout , un peu à la manière de Samuel Formell...
Un Harold aux claviers qui soutient le Manolito et nous sort un solo gigantesque....
Les cuivres comme je les aime...
Une pensée émue pour Eduardo Mora qui regardait le concert depuis le Ciel et une bienvenue au nouveau bassiste El Chino qui promet...
Amis italiens de Florence, à vous d'en prendre plein la tête...