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El Ninja


Ah bon?! ?fee a écrit :chez nous les banlieues ne sont dépeintes que par l’intermédiaire de la «violence» on ne les qualifie pas de fiasco de la politique en place.

C'est mérveilleux - voilà enfin le rêve de Marx et Lénine devenu la réalité!fee a écrit :C’est vrai que nous ne devons pas uniquement résumer la situation à Cuba par des statistiques, mais il est important de se servir de ses mêmes chiffres qui sont à charge contre Cuba pour pointer du doigt la façon injuste dont ils sont utilisés et certains omis. Je pense qu’ils ont leur place dans le débat tout autant que les récits de voyages ou les témoignages.
Leur avantage c’est qu’ils nous donnent une vue d’ensemble et ne se contentent pas de faire l’état d’une seule personne mais de toute une population.
Ce qui fallait comprendre dans cette comparaison c’est que le manque de « qualité de vie » n’est pas propre à Cuba. On filme sans cesse cette facette de l’île en la qualifiant d’échec du régime alors que chez nous les banlieues ne sont dépeintes que par l’intermédiaire de la «violence» on ne les qualifie pas de fiasco de la politique en place. Je ne donne aucune légitimé, c’est juste une comparaison par rapport aux conditions de vie dans des logements décrépis…
Est-ce que je connais bien Cuba ? Je ne sais pas mais je ne peux m’empêcher, à chaque fois, de penser à cette phrase « Heureux qui comme Ulysse a fait un beau voyage »…chaque périple à donner lieu à des rencontres fantastiques plus ou moins hostiles et d’autres plus heureuses. Le chant de certaines sirènes a failli me rendre sourde quand un autre me berçait.
A l’image de la foire aux livres de Cuba, j’ai usé mes Havaianas de La Havane à Santiago en passant par une multitude de petites bourgades. Une «dictature» dans laquelle on se sent en sécurité. Pas mal de témoignages, des personnes qui connaissent l’histoire de leur pays sur le bout des doigts et celle des autres sur le bout des orteils. Une certaine fierté d’appartenir à ce pays qui eu le courage de tenir tête à son voisin. Ils se disent différents des cubains de Miami et qu’ils n’ont pas le même combat. Les traditions socialistes sont ancrées dans la population même si elle réclame une amélioration de leurs conditions de vie. On fait toujours connaissance de cubains qui rêvent de départ, peu mentionnent le manque de «libertés», c’est plutôt de voir ce qu’on pourrait leur offrir ailleurs, c’est aisance matérielle qui les motivent. J’ai rencontré beaucoup de ces personnes à La Havane, les villes de plus petite taille ou les villages sont beaucoup moins préoccupés.
Medialand à Cuba
Trois grands absents des médias cubains : la presse people, la publicité à outrance et les faits divers crapuleux.
A Cuba, ce n’est pas un secret, la presse prône les idéaux de la révolution qui ont apportés tant aux cubains et auxquels ils sont restés fidèles. Il n’y a également des journaux consacrés à la culture, aux avancées scientifiques, au sport, aux travailleurs... et à l’actualité internationale (qui est relatée de manière franche sans édulcorants). C’est encore une des seules presses qui a le courage de dénoncer le non-respect de ces fameux droits de l’homme et le pillage des pays pauvres par les grandes puissances. C’est une presse qui n’est soumise à aucune pression économique. Elle ne passe pas son temps à instaurer un climat de terreur et à entretenir la "peur" de l’autre. Sinon on trouve aussi des radios qui émettent depuis Miami, il est arrivé aussi que l’on déversent des petits papiers, depuis des avions, sur les trottoirs, en invitants les cubains à fuir le pays…pas à lutter mais à fuir.



Les archives de la CIA sont en train d'etre déclassifiées et il apparait que les pouvoirs publics ont ete impliqués de pres ou de loin avec les groupes anti-castristes de Miami...JACK_EL_CALVO a écrit :Tu es sûr que le grand voisin encombrant peut se résumer si facilement à un nom de pays ?Leonel a écrit :
Il faut se rappeler que Cuba a un grand voisin tres encombrant et quelque-peu interventionniste et hostile .. un voisin qui a deja intente plusieurs fois de renverser le regime ou d'assassiner ses dirigeants..
Il n'est pas tres etonnant que ce regime nous apparaisse un tres parano... .

Ca n'empeche pas d'empocher les bénéfices!... a écrit :Heuuu ... je voudrais juste préciser quelquechose ... Cuba est sous un régime COMMUNISTE, donc des patrons qui font bosser des ouvriers et qui empochent des bénéfices ça n'existent pas ! Tout appartient à l'Etat et le seul patron c'est Fidel Castro !!Salsiccia a écrit :Je crois helas que ce n est pas aussi evident que tu le penses mon gatito, à mon avis ceux qui possedent de nouvelles voitures, sont ceux qui empochent les benefices d une boite ou un paquet de petits ouvriers vont trimer toute la journée pour gagner de quoi vivre le meme jour...


Merci Salciccia, dit la saucisseSalsiccia a écrit :Je crois helas que ce n est pas aussi evident que tu le penses mon gatito, à mon avis ceux qui possedent de nouvelles voitures, sont ceux qui empochent les benefices d une boite ou un paquet de petits ouvriers vont trimer toute la journée pour gagner de quoi vivre le meme jour...
Je pense que pour se faire une réelle opinion, il faudrait vivre la vie d un cubain plus longtemps que deux semaines dans l année....
sans vouloir t offenser, je ne cherche pas a dire que je detiens la verité, mais pour moi aussi bien connaitre ce genre de vie mais ailleur, je pense qu il faut vivre leurs vies pour la comprendre.

En 2003, le magazine américain Forbes estime la fortune de Fidel Castro à "au moins 110 millions de dollars. En 2004 à 150 millions ; puis, en 2005, à 550 millions de USD. Et enfin en 2006, à 900 millions de dollars américains, mais ce calcul relève « plus de l’art que de la science ». Jusqu' en 2003, le magazine se contentait d’attribuer, de manière arbitraire, une partie du PIB cubain, environ 10%, à Fidel Castro. Pour l'année 2006, la valeur des entreprises d'État a été comptabilisée comme relevant de sa fortune personnelle. Celui-ci a démenti ces révélations et affirme qu'il ne gagne que l'équivalent de 40 USD par mois, il s'est par ailleurs engagé à quitter ses fonctions si la preuve est apportée qu'il possède une telle fortune. Il est à signaler que Castro roule dans une vieille mercedes des années 1980 et son "jet" privé est un viel iliouchine qui n'est plus en fabrication depuis les années 1970. S'il est aussi riche que le magazine Forbes le déclare, il ne le montre guère.... a écrit :Renseigne toi sur le nombre de maisons qu'il a à la Havane. Je ne sais pas cette année mais en 2006 sa fortune personnelle était estimée à 900 millions de dollars dans le FORBES.

C est un joli debat lance, different...Lindasuave a écrit : Pour rappel, j'ai lancé cette piste de réflexion (voir page précédente):
La musique et la danse cubaines (que nous apprécions) seraient-elles ce qu'elles sont, sans le blocus et sans le régime castriste ? En d'autres termes, l'échange et l'ouverture n'auraient-ils pas déjà dénaturé l'authenticité des racines et de la richesse culturelle de Cuba ? En quoi ces paramètres sont-ils décisifs ? Finalement est-ce un frein, ou au contraire, une force pour la création artistique ? Les textes (et leur sens caché) seraient-ils si riches, si ironiques, si colorés, si la situation politique avait été différente?


Et quand elle ne sont pas censurées, elle parlent de la situation difficile en positivantJACK_EL_CALVO a écrit : mais n oublions pas aussi que nombreuses sont les chansons censurees ou les allusions au ras le bol de la presence de Fidel... "pa' que se vaya el otro"...
