@Leonel : Merci pour ce lien vers ton article que je redécouvre en fait

. En effet je l’avais lu en 2007 au moment où je découvrais la timba et que j’essayais d’en savoir sur ses origines. Cet article a été ma porte d’entrée vers ce site et sa playlist (qui à mon grand désespoir n’est plus alimentée

) m’a poussé à m’y inscrire.
Sur le contenu de l’article, je saluerais sa richesse et son exhaustivité et au passage le gros travail de documentation qu’a nécessité sa rédaction

. Mais pour la question de savoir s’il est possible de définir la timba, je trouve que l’article ne tranche pas. Donc si tu pouvais en quelques lignes nous dire ce qu’est pour toi la timba, tu complèterais les nombreux éclairages déjà présents dans ton article

.
@Nawfel : Le choix des 2 chansons que je t’ai proposées n’est absolument pas un hasard. Le premier « A Matanzas » commence par un Guacuanco, suivi de ce que j’oserai appeler un Casino moderne, puis une partie Yoruba et du casino pour terminer. Voilà ce que mon oreille a pu détecter pour cette chanson-là. Le titre de la seconde chanson « Agua pa’Yemaha » est en lui-même une claire référence à une Orisha et le morceau toujours casino est entrecoupé de Changüi. Il y a bien sur des morceaux de timba basés sur du Son, et d’autres qui incorporent des genres insoupçonnés. Le fameux « Esto Te Pone La Cabeza Mala » contient une longue liste de ce qui peut être aussi considéré comme composante de la rumba. J’ai par exemple entendu Klimax adapter « Get Busy » de Sean Paul ; incorporer du Dancehall dans la Timba, il fallait oser

.
Alors si je dois malgré tout me risquer à une définition de ce genre musical insaisissable

, je dirais que la timba est une forme moderne du Casino à travers laquelle sont réhabilités et incorporés des genres plus anciens tels que le Son, le Changüi, l’éventail des musiques afrocubaines tout comme des musiques contemporaines d’origines diverses et variées.
Une définition toute personnelle et donc imparfaite que chacun peut détricoter à loisir et améliorer histoire pourquoi pas d’obtenir un consensus sur cette question.
@Jack
Je vais tout de suite tenter de dissiper tout malentendu sur mon post originel en en expliquant les motifs et la structure.
La timba je l’ai découverte à travers 2 canaux : ce site et le Wagg. Je ne sais plus si c’est ce site qui m’a amené au Wagg ou c’est le Wagg qui m’a poussé vers ce site, à vrai dire c’est sans importance. Tout ceci pour te dire qu’il est difficile qu’ayant pratiquement découvert la timba par toi, je puisse sur ce forum venir y dénigrer ton travail ou te donner des leçons d’histoire de cette musique. Pour t’en convaincre relis mon post et tu t’apercevras que je prends soin d’entrée de me discréditer en m’affublant de l’épithète extrémiste et ceci pour d’avance réduire la portée des « critiques » éventuelles faites à l’encontre de cette soirée qui me sert de prétexte pour ouvrir ce débat qui va bien au de-là de 3 chansons dans une programmation qui s’étale de 17h30 à minuit…
Peut-on vraiment parler de « critiques » ? Tu reconnaîtras qu’on peut faire pire comme attaque contre le travail de quelqu’un et si tu compares tes propos aux miens…
Pourquoi ai-je écrit ce post ? La raison est la suivante : jIl m'a semblé qu’en 2010 qu’il y avait eu moins de sorties d’albums que les 2 années précédentes et que cela impactait ta playlist. Alors en cette première soirée au Wagg en 2011 j’ai eu l’impression que tu avais décidé de compenser ce déficit de nouveautés en ouvrant ta programmation à des artistes autres que ceux qu’on a l’habitude d’entendre au Wagg : d’où le titre du post. J’ai donc écrit ce post en présentant ce qui selon moi fait le succès de tes soirées et en faisant part de mes interrogations sur ce que je craignais être une tendance de fond. Tu m’as répondu sur ces points précis en expliquant le pourquoi d’Africando, en reconnaissant que la rumba congolaise a surpris (agréablement les Africains…) et Leonel a apporté des précisions sur ce Son plus que surprenant.
Merci à tous ceux qui ont joué le jeu du débat et surtout à ceux qui ont étayé leurs thèses par de précieux liens et vidéos. J’espère que comme moi beaucoup auront appris des choses.