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Me sube la fiebre
Cette timba de Giraldo Piloto a été enregistrée en 1992 par l’orchestre La Charanga Habanera dans le CD éponyme avec la voix de Léo Véra. Le thème de l’amour assimilé à une maladie ou à une fièvre dont il faut se soigner se retrouve assez fréquemment dans le répertoire de la Salsa. C’est le cas, par exemple, de la célèbre chanson de Frankie Ruiz, La cura. L’une des originalités de Me sube la fiebre est que la femme qui est à l’origine de cette poussée de température masculine travaille également dans un hôpital, ce qui la met doublement en position de soulager sa victime… qui est aussi désireux, bien sur, de devenir son patient. Cette composition au ton léger, mais à la magnifique tenue musicale, eut un grand succès lors de la publication de l’album et contribua largement à la popularité montante de la Charanga Habanera de David Calzado. Elle peut être considérée comme l’une des oeuvres fondatrices de la timba cubaine. lire plusFresa y chocolate (Fraise et chocolat)Fiction de Tomás Gutiérrez Alea et Juan Carlos Tabío, Cuba-Espagne-Mexique, 1993, 100 minutes
Un lieu trop méconnu des touristes : la Casa de las Americas de La Havane
Filmographie complémentaire sur la culture populaire cubaine et la Salsa
Un mini-lexique des cinéastes cubainsMalgré la production de quelques longs métrages avant 1959, le cinéma cubain n’a pris véritablement son essor qu’au début des années 1960, avec la création de l’ICAIC (Institut Cubain d’Art de production cinématographique) par le régime castriste. Nous présentons ici une liste commentée des metteurs en scène les plus représentatifs de ces cinquante dernières années. Soy CubaFiction de Mikhaïl Kalatozov, Cuba- URSS, 1964, 145 minutes
La LupeDocumentaire de Sandra Padilla, Venezuela 2001 (?), 37 minutes
De tu alma, Ruda, Dime (Ruda, Parles-moi de ton âme)
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L’oeuvre
David, jeune militant communiste au physique d’éphèbe, est courtisé par Diego, esthète homosexuel et contestataire. D’abord réticent à ses avances, il finit par se prendre d’amitié pour lui, ainsi que pour sa voisine Nancy, qui va l’initier à l’amour. Mais le régime n’apprécie ni l’homosexualité ni la dissidence artistique…
La Casas de las Americas est un projet culturel original remontant aux premiers jours de la révolution cubaine. Il s’agissait, en gros de créer un lieu d’échange où toutes les formes d’expression artistique du nouveau-monde – en fait surtout des Caraïbes et d’Amérique latine – pourraient converger pour mieux se connaître et s’associer en de nouvelles expériences. Autrement dit, « d’unir politiquement et culturellement les peuples d’Amérique latine ». Le projet conçu par Haydée Santa Maria, une des compagnes de la première heure de Fidel et du Che, fut inauguré en juillet 1959, quelques mois seulement après le triomphe de la révolution castriste, dans un bâtiment en ciment situé au bord du Malecon. Celui-ci, tenant à la fois du silo à blé et d’une église d’architecture moderniste, avait auparavant, m’a-t-on dit, abrité des locaux universitaires et une association d’écrivains. Il s’agit du premier des grands centres culturels créés par la Révolution, un peu avant l’ICAIC (Institut du cinéma), l’UNEAC (Union des écrivains) ou le CFN (Conjunto Folklorico Nacional).
La sélection commentée de films sur la culture populaire cubaine que j’ai réalisée pour Fiestacubana.Net ne couvre évidement pas tout le champ de la production cinématographique dans ce domaine. C’est la raison pour laquelle je vous propose ici une première liste complémentaire de films ou de liens internet intéressants qui peuvent être utiles à ceux désireux d’approfondir le sujet. J’ai divisé celle-ci en deux parties : d’une part, les documentaires sur la culture cubaine et la salsa, d’autre part les films cubains ou ayant pour thème principal Cuba (tous genres confondus). 


Chacune de quatre histoires qui constituent ce film est articulée autour de la même rhétorique : face aux injustices dont il est victime (exploitation économique ou sexuelle, oppression policière, violence militaire), le peuple cubain, pourtant profondément pacifique, n’a d’autre choix que la révolte armée pour conquérir sa liberté sous le leadership éclairé du mouvement castriste.
Née en 1936 à Santiago de Cuba, Guadalupe Victoria Yolí Raymond, diteLa Lupe fut l’une des chanteuses populaires cubaines les plus célèbres du milieu du XXème siècle. Provocante, excessive, elle a marqué la scène cubaine des années 1950 par sa vitalité volcanique et par une gestuelle suggestive au parfum de scandale.
Documentaire de Ulysses Hernández, Cuba, 2009 (?), 18 minutes 
Laura, une universitairec cubaine fascinée par la figure mythique de Yarini Ponce De Leon, légendaire proxénète cubain du début du siècle, mort héroïquement dans un règlement de compte avec les truand corses qui contrôlaient alors la prostitution à la Havane, enquête sur l’état actuel de ce phénomène dans la capitale cubaine. Elle rencontre deux proxénètes, Rosendo et Albert, eux-même en rivalité pour l’amour de Sandra, une jeune prostituée récemment libérée de prison.
L’une des étapes obligées pour s’imprégner d’une culture nationale est de comprendre sa langue. Et pas seulement, bien sûr, la langue cultivée, mais aussi la langue populaire, avec toutes ses expressions savoureuses qui permettent, mieux que de lourdes étude sociologique, de pénétrer l’âme et la vie quotidienne d’un peuple.
Une émouvante plongée dans la réalité cubaine d’aujourd’hui
Paco, un ouvrier modèle, meurt englouti par la machine qu’il a inventé pour fabriquer à la chaîne des bustes du célèbre poète José Marti. Insigne honneur, ses camarades décident de l’enterrer avec sa carte de syndicaliste. Mais celle-ci s’avère nécessaire pour permettre à sa veuve de toucher sa pension. Son neveu va alors tenter de la récupérer.