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Historia de un amor
Hasta siempre
Pour écouter cette chanson interprétée par Silvio Rodriguez tout en lisant ma traduction, cliquer sur les liens suivants : musique et paroles.
Un curieux paradoxe
Cette célèbre chanson en mémoire de Che Guevara, écrite par Carlos Puenta en 1965, constitue un paradoxe. D’un côté, il s’agit d’une assez banale – voire insipide – œuvre de propagande politique, très comparable par ses objectifs et son style à ce qui s’est écrit sur Staline ou sur Kim il Sung aux pires heures de leur culte de la personnalité. Mais cette chanson possède aussi un charme, un pouvoir d’envoûtement, qui fait qu’elle peut être fredonnée avec plaisir par des gens qui n’en partagent pas les convictions révolutionnaires. Elle peut même, dans certaines versions, être dansée, alors que personne n’aurait l’idée de pratiquer gaiement la Salsa sur les paroles de L’ode à Staline de Paul Eluard ou sur un poème à la gloire du « soleil resplendissant de tous les peuples », Kim Il Sung.
Quatre facteurs fondamentaux permettent, selon moi, de comprendre cette étrange et sympathique spécificité : le contenu de l’œuvre proprement dite ; le caractère et la trajectoire personnelle du « Che » ; la force d’attraction romantique du mythe révolutionnaire latino-américain ; enfin l’efficacité avec laquelle le mouvement poétique de la Nueva Trova a su capter et exprimer cette sensibilité.
Guantanamera
Pour consulter ma traduction de l’une des versions possibles de cette chanson, cliquez sur le lien suivant : guantanamera
Traduire, commenter et illustrer par des documents sonores la plus célèbre des chansons cubaines relève un peu de la gageure, pour plusieurs raisons.
D’abord parce qu’il est difficile de fournir à son sujet des informations sures, comme la date de sa création ou le nom de son compositeur. Joseito Fernandez a souvent déclaré l’avoir écrite en 1929, mais il a également évoqué d’autres dates à plusieurs reprises. Sa paternité a d’ailleurs été contestée par un autre musicien, Herminio « El Diablo » García Wilson, que de nombreux musicologues s’accordent à considérer comme – au moins – le co-auteur de l’œuvre.
Quant aux paroles… Pratiquement chacune des très nombreuses interprétations que j’ai écoutées en proposent une version différente, soit par suppression ou interversion de certaines parties du texte de référence (cf infra), soit – encore plus fréquemment – par invention pure et simple de nouvelles strophes. Plus qu’une oeuvre finie, cette chanson apparaît donc comme une trame d’improvisation permettant aux interprètes de donner libre cours à leur imagination. C’est particulièrement vrai de Joseito Fernandez lui-même, qui livrait chaque jour une version différente de la chanson dans l’émission de radio qu’il animait à Cuba dans les années 1930.
Gozando en La Habana
L’oeuvreCette Timba a été enregistrée en 2009 par La Charanga Habanera, avec la participation du chanteur de rap El Chacal, dans l’album No me mires La Caratula.
L’émigration, notamment aux Etats-Unis, constitue pour tous les cubains, partagés entre l’amour de leur pays et le désir d’en fuir les épouvantables difficultés quotidiennes, un sujet extrêmement douloureux et source de vifs débats où les clivages politiques et idéologiques sont omniprésents.
Les réactions épidermiques que l’on peut lire sur Internet à propos de cette chanson – les émigrés cubains anti-castristes et les partisans du régime actuel se traitant mutuellement de tous les noms – donnent un intéressant – et inquiétant – témoignage de cette profonde coupure qui sépare les deux parties du peuple cubain.
L’album No me mires La Caratula a rencontré à Cuba un très vif succès qui a permis à la Charanga Habanera de continuer à caracoler ces deux dernières années en tête des groupes les plus populaires de l’île, surtout auprès de la jeunesse.
Fabrice Hatem
Gotas de lluvia
L’oeuvre
Composée par Taty Maldonaldo, cette salsa a été enregistrée par Le Gran Combo de Puerto Rico en 1982 dans l’album Nuestro Aniversario, avec la voix de Jerry Rivas, édité à l’occasion du 20ème anniversaire de l’orchestre.
La vision de la Femme par le Gran Combo semble hésiter au fil de son répertoire entre deux extrêmes également caricaturaux : d’une part, le dénigrement d’épouses ou d’amantes concrètes et quotidiennes, présentées comme jalouses, possessives et coléreuses (Mujer Celosa, Me liberé) ; d’autre part, l’idéalisation lyrique de la Femme abstraite ou courtisée, parée de toutes les qualités (Azuquita pal Café).
Reste à espérer que, la lassitude venant, notre héros masculin ne reprendra pas ses mauvaises habitudes (fréquentation nocturne assidue des cafés, liaisons avec d’autres femmes…), transformant en peu de temps notre « femme divine » en harpie jalouse, frustrée et déchaînée, comme dans Mujer Celosa. Il ne resterait plus alors comme ultime ressource à notre inconséquent cœur d’artichaut qu’à se « libérer » (Me liberé) pour recommencer le cycle….
Estoy Hecho Tierra
Cette guaracha à l’humour grinçant fut composée par Ñico Saquito (1901-1982), l’un des fondateurs de la Trova cubaine, alors qu’il traversait une période très difficile de son existence. « Estoy Hecho Tierra », « Estoy hecho Pulvo », sont en effet des expressions argotiques cubaines évoquant un grand désarroi personnel lié à une situation financière désastreuse. On pourrait les traduire en français par « Je suis plus bas que terre » (pour conserver l’image tellurique) ou encore par « Je suis raide comme les blés » ou « je n’ai pas un radis » (pour insister davantage sur l’idée de détresse économique). C’est peut-être la douloureuse actualité de ce thème pour les cubains qui explique qu’il continue à être fréquement interprété aujourd’hui dans l’île, y compris dans des arrangements modernisés de type « hard-rock ». lire plusEsta cobardia
En 1985, Frankie Ruiz quitte l’orchestre La Primerisima de Tommy Olivencia pour devenir chanteur soliste. Il inaugure la même année cette nouvelle étape de sa carrière artistique par le lancement de son premier album solo Solista, Pero No Solo. Celui-ci contient plusieurs thèmes encore aujourd’hui célèbres, comme La Cura, Tu Con El, El Camionero et Esta Cobardia. Cette dernière chanson, bon exemple de Salsa romantique, nous conte les tourments d’un amant quelque peu timide, réduit à rêver, solitaire, de l’amour qu’il n’ose déclarer à la femme qu’il désire en secret. L’album rencontra un grand succès et fit de Frankie Ruiz l’un des chanteurs de Salsa les plus en vogue du moment. Il fut couronné par le titre de « meilleur disque de l’année » aux Latin Music Awards de Billboard en 1986. Fabrice Hatem Esa mujer
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Ce boléro célèbre a été écrit en 1955 par le compositeur panaméen Carlos Eleta Almarán (voir photo ci-contre), à l’occasion du décès de la femme de son frère.




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L’œuvre 
L’oeuvre 
L’œuvre
Ce Son, composé en 1928 par 
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