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L’âge d’or du cinéma cubain
Documentaire de Ramón Suárez, France, 2005, 52 minutes
Ce film parcourt l’histoire du cinéma cubain dans les 10 années qui suivi la révolution castriste, de 1959 à la fin des années soixante. Un période d’intense effervescence artistique, marquée par l’apparition d’une génération de jeunes réalisateurs, et que l’on peut résumer en quatre mots : exploration de nouveaux champs d’expression formelle, invention d’une nouvelle vision de l’histoire et de la réalité cubaines, étouffement assez rapide de la liberté d’expression au profit d’un cinéma de propagande, et enlisement final dans la convention et l’absence de moyens matériels. Cette histoire se déroule entièrement dans le cadre de l’ICAIC, l’Institut cubain des arts et des industries cinématographique, créé en 1959 et qui exerce depuis un monopole sur la production de films du pays.
La musica popular, par Maria Teresa Linares
Un ouvrage de vulgarisation sur la musique populaire cubaine
Ce petit ouvrage, de format poche, présente un double intérêt : d’une part, il constitue un excellent résumé de l’histoire de la musique populaire cubaine ; d’autre part, c’est un témoignage de l’effort entrepris au cours des années 1960 et 1970 par le régime castriste, appuyé par les intellectuels cubains, pour élever le niveau culturel de la population.
Dictionnaire encyclopédique de la musique cubaine, de Radamés Giro
Sans doute l’ouvrage le plus exhaustif sur la musique cubaine
Né en 1940, à Santiago de Cuba, guitariste de formation, le musicologue Radamés Giro a exercé au cours de sa carrière d’importantes fonctions pédagogiques et éditoriales, notamment à l’Ecole nationale des arts de la Havane, et au sein de la maison d’édition Letras Cubanas, en tant que directeur d’une collection consacrée aux arts. Son Diccionario enciclopédico de la música en Cuba, publié en 2007, fruit de plus de vingt années de travail, constitue d’une certaine manière le couronnement de sa carrière de chercheur.
Cuentos de los orichas (Contes des orishas), par Miguel Sabater
Un beau voyage dans l’imaginaire collectif du peuple cubain
L’écrivain et essayiste cubain Miguel Sabater a vécu ses premières années à La Havane, dans le quartier populaire de Regla, où les legendes afro-cubaines se transmettent encore aujourd’hui a travers une tradition orale tres vivante. Ses rêves d’enfance – qui parfois pouvaient devenir de terrifiants cauchemars – étaient bercés par les légendes des Orishas, que lui racontaient les vieux voisins de sa famille. Plusieurs années plus tard, il décida de publier les plus beaux de ces contes, sous la forme d’un petit ouvrage composés de 12 légendes : Cuentos de los Orichas.
La trova en Santiago de Cuba (la trova à Santiago de Cuba)
Journaliste et musicologue, spécialiste de la musique de l’Oriente Cubain, Lino Betancourt nous offre avec ce petit livre un agréable voyage dans l’histoire de la Trova cubaine, né au cours du XIXème siècle. Il nous permet en même temps de parcourir les rues de Santiago de Cuba, berceau de cette forme musicale très simple dans son concept : un ou plusieurs chanteurs ambulant, accompagné(s) de guitare, chantant leur amour pour une femme ou pour leur patrie.
Yoruba, un acercamiento a nuestras raíces (Yoruba, nos racines)
Un voyage vers les racines africaines de Cuba
Tous les amoureux de la culture cubaine connaissent et reconnaissent les liens multiples qui l’attachent à ses racines africaines. De nombreux ouvrages de grandes qualité, à commencer par ceux de Fernando Ortiz et Lydia Cabrera, ont décrit de manière détaillée les traces de cet héritage – rites, coutumes, croyances, musiques, danses, etc. – telles qu’elles peuvent ou ont pu être observées dans l’île. Mais sans aller jusqu’à entreprendre le voyage vers le continent dont elles tirent leur origine.
Juan Teodoro Fiorentino : Transformer le fait folklorique en objet artistique

Chorégraphe du Ballet Folklorique Cutumba, Juan Teodoro Fiorentino est l’une des figures artistiques les plus respectées de la danse afro-cubaine à Santiago de Cuba.
Je l’ai rencontré à la fin juillet 2011, pendant le Carnaval de Santiago, en compagnie de Fabien Figueres et d’un groupe de Salseros toulousains de passage dans la ville.
Nous sommes allés le voir chez lui, une belle maison située à deux pas de l’avenue Garzon où la fête battait déjà son plein.
Notre entretien – ou plutôt sa conférence-spectacle – a d’ailleurs été interrompu à plusieurs reprises par la musique des cumparsas et des tambours qui passaient dans la rue, devant ses fenêtres.
Guantanamera
Fiction de Thomas Guttierez Alea et Juan Carlos Tabio, Cuba, 1995, 105 minutes
Adolfo, un bureaucrate tombé en disgrâce, espère revenir en faveur grâce à la mise au point d’une nouvelle organisation des transports funéraires publics, séduisante sur le papier mais pratiquement inapplicable. Il teste le système en transportant de Guantanamo à La Havane le cercueil de la tante subitement décédée de sa femme Gina. Sur le chemin, celle-ci rencontre Mariano, un de ses anciens étudiants devenu camionneur, beau et séduisant, qui lui voue toujours un amour auquel elle est loin d’être insensible.
Lista de espera
Fiction de Juan Carlos Tabio, Cuba-Allemagne-Espagne, 2000, 101 minutes
Bloqués dans une gare routière cubaine par la défaillance du système de bus inter-cités, un groupe de passagers tente de transformer le purgatoire quotidien en paradis. Leur rêve sera-t-il plus fort que la grise réalité ?
Cette œuvre attachante, tirée de la nouvelle homonyme de Arturo Arango, juxtapose deux plans distincts. C’est d’abord une comédie romantique, drôle et plutôt optimiste qui nous assure que, pour peu que les circonstances s’y prêtent, chacun peut trouver sa chacune (ou son chacun), que la solitude n’est pas une fatalité, que le bonheur est à portée de la main, que les gens sont naturellement bons et généreux. Et nous sommes bien heureux de voir, par leur enthousiasme collectif, la sinistre gare routière se transformer en pimpant paradis !!!
Lo mismo se escribe igual
Documentaire de Arturo Sotto, Cuba, Espagne, Cuba, 2009 (DVD en 2011), 42 minutes
Ce film, qui fait partie d’une série de cinq documentaires supervisée par Manuel Gutiérrez Aragón sous le titre général Historias de la música cubana, a pour ambition de nous proposer une réflexion illustrée sur le thème de la fusion musicale, avec pour fil directeur une discussion informelle entre quatre musiciens cubains : Sergio Vitier, Cesar Lopez, Zenaida Romeu et Yusa.
Benny Moré, par Raul Martinez Rodriguez
Découvrez Benny Moré en deux heures
Le musicologue Raúl Martínez Rodríguez est un maître de la forme courte. J’avais déjà été impressionné, à la lecture d’un autre de ses ouvrages, Para el Alma Divertir, par sa capacité à insuffler une vie extraordinaire à ses travaux sur la musique populaire cubaine, à travers de petits articles de quelques pages au rythme haletant, bourrés d’informations de première main, de souvenirs personnels et d’anecdotes.
Diccionario de la música cubana, biográfico y técnico, par Helio Orovio
Un (excellent) dictionnaire de la musique cubaine
Musicien, poète, essayiste, Helio Orovio (1934-2008) est aussi considéré dans son pays comme l’un des représentants les plus éminents de la musicologie cubaine contemporaine. Plusieurs artistes cubains, danseurs ou musiciens que j’ai eu l’occasion d’interviewer se souviennent avec bonheur de son enseignement vivant et convivial : à mille lieux d’une austère et ennuyeuse démonstration d’érudition, cet homme généreux et passionné savait transmettre ses connaissances sous la forme d’une conversation spontanée, truffée d’anecdotes divertissantes et illustrée par des documents sonores rares qui en disaient beaucoup plus sur l’atmosphère d’une époque ou sur le caractère d’un personnage que de longs développements théoriques.










