par Ahinama | Mar 9, 2013 | Films et DVDs
Drame de Ernesto Darana Serrano, Cuba, Mexique, 2008, 95 minutes
Laura, une universitairec cubaine fascinée par la figure mythique de Yarini Ponce De Leon, légendaire proxénète cubain du début du siècle, mort héroïquement dans un règlement de compte avec les truand corses qui contrôlaient alors la prostitution à la Havane, enquête sur l’état actuel de ce phénomène dans la capitale cubaine. Elle rencontre deux proxénètes, Rosendo et Albert, eux-même en rivalité pour l’amour de Sandra, une jeune prostituée récemment libérée de prison.
Entre Santeria, réalités sordides de la Havane d’aujourd’hui, affairisme et rivalités amoureuses, ce film aurait pu constituer une fresque complexe et enivrante. Malheureusement un scénario trop compliqué, intégrant un nombre excessif d’intrigues secondaires, fait perdre de sa force et de sa vraisemblance au récit principal. Alberto, par exemple, est embrouillé dans quatre histoires d’amour simultanées, dont deux suffiraient amplement au bon déroulement du film. Quant à Rosendo, il n’est absolument pas crédible dans son rôle de « gangster santero », à la fois avenant, raisonneur et ultra-violent.
Reste que le film donne une terrifiante idée, non de ce qu’est aujourd’hui la Havane – car l’existence de lieux ouvertement dédiés à la prostitution est, en l’état actuel des choses, une invention pure et simple du scénariste – mais de ce qu’elle pourrait devenir demain. C’est-a-dire lorsque la libéralisation économique et l’allégement du contrôle policier s’accompagneront de l’inévitable émergence de véritables réseaux criminels, à l’image de ce qui existe déjà dans le reste de l’Amérique latine.
Fabrice Hatem
Pour plus d’informations : http://www.filmaffinity.com/es/film436476.html
Pour regarder quelques extraits du film : http://www.youtube.com/watch?v=SDMZ5_akzzA
par Ahinama | Mar 8, 2013 | Films et DVDs
Fiction de Tomás Gutiérrez Alea, Cuba, 1966, 84 minutes
Paco, un ouvrier modèle, meurt englouti par la machine qu’il a inventé pour fabriquer à la chaîne des bustes du célèbre poète José Marti. Insigne honneur, ses camarades décident de l’enterrer avec sa carte de syndicaliste. Mais celle-ci s’avère nécessaire pour permettre à sa veuve de toucher sa pension. Son neveu va alors tenter de la récupérer.
C’est le début d’une comédie désopilante qui tourne en dérision la bureaucratie cubaine. Fonctionnaires bornés appliquant le règlement à la lettre, files d’attentes interminables devant des employés omnipotents, requérant ballotés de bureaux en bureaux par l’arbitraire des préposés, dossiers toujours incomplets du fait de l’absence d’une ultime signature ou d’un tampon introuvable… Notre héros, homme au départ calme et respectueux des lois, est ainsi conduit par l’absurdité de sa situation à l’exaspération, à l’illégalité, à la folie et finalement au meurtre.
On rit pendant une heure et demie devant l’accumulation des situations kafkaïennes et des caricatures de petits apparatchiks. Comme ce directeur zélé d’un office de propagande, qui circule d’une table de dessin à l’autre, demandant ici de renforcer le volume des biceps de « l’ouvrier révolutionnaire préparant un monde meilleur », là d’allonger la longueur des tentacules de la « pieuvre de la domination impérialiste »… mais qui, au fond, est surtout intéressé par le tour de poitrine de sa jeune secrétaire.
Ce film en noir et blanc est aussi une amusante série de clins d’œil kaléidoscopiques à l’histoire du 7ème art : le fantastique danois à la Carl Theodore Dreyer voisine avec les batailles de tarte à la crème façon Laurel et Hardy, l’onirisme surréaliste de Buñuel avec la comédie italienne, l’expressionisme de Murnau avec de burlesque de Buster Keaton… Et j’en ai sans doute laissé passer quelques autres !
Le scénario fait preuve d’une étonnante liberté de ton par rapport au régime cubain. Propagande anti-impérialiste tournée en dérision, apparatchiks épinglés, bureaucrates ridiculisés… On se prend à rêver, en le regardant, d’un pouvoir castriste respectant la liberté d’expression artistique … Il est vrai que le réalisateur évite prudemment de s’attaquer aux fondements même du régime et à ses dirigeants, limitant ses piques à la petite bureaucratie quotidienne.
Tomàs Guttiérez Alea a été l’une des figures les plus importantes et les plus originales du cinéma cubain de la seconde moitié du XXème siècle. Engagé aux côtés des révolutionnaires castristes, il fut un des principaux fondateurs, en 1959, de l’Institut du Cinéma cubain, l’ICAIC. Il fut ensuite l’auteur de nombreux long-métrages salués par la critique internationale, dont le fameux Mémoires du sous-développement en 1968, Ses deux derniers films, Fraise et Chocolat (1995) et Guantanamera (1996) renouent avec la fibre critique de Mort d’un bureaucrate, abordant des thèmes sensibles comme la répression de l’homosexualité, l’émigration ou (à nouveau) l’absurdité de la bureaucratie et le ridicule des discours révolutionnaires convenus.
Réédité en 2006 par un producteur allemand, Icestorm, La mort d’un bureaucrate est désormais facile à trouver dans les bacs européens. Une excuse de moins pour ne pas voir cet excellent film.
Fabrice Hatem
Renseignements : www.Meisterwerke-dekubanischen-Film.de
par Ahinama | Mar 8, 2013 | Films et DVDs
Documentaire de Ramón Suárez, France, 2005, 52 minutes
Ce film parcourt l’histoire du cinéma cubain dans les 10 années qui suivi la révolution castriste, de 1959 à la fin des années soixante. Un période d’intense effervescence artistique, marquée par l’apparition d’une génération de jeunes réalisateurs, et que l’on peut résumer en quatre mots : exploration de nouveaux champs d’expression formelle, invention d’une nouvelle vision de l’histoire et de la réalité cubaines, étouffement assez rapide de la liberté d’expression au profit d’un cinéma de propagande, et enlisement final dans la convention et l’absence de moyens matériels. Cette histoire se déroule entièrement dans le cadre de l’ICAIC, l’Institut cubain des arts et des industries cinématographique, créé en 1959 et qui exerce depuis un monopole sur la production de films du pays.
De nombreuses interviews de protagonistes de cette époque – comme Guillermo Cabrera Infante et Julio Garcia Espinosa, qui ont ensuite choisi le chemin de l’exil, ou Tomás Gutiérrez Alea et Alfredo Guevara, restés à Cuba pour y incarner un cinéma « au service de la révolution » – nous donnent des informations de première main sur les innovations esthétiques et sur les luttes idéologiques qui ont marqué ces années.
Les entretiens sont illustrés par de très nombreux extraits de films, mettant en lumière les différentes tendances du cinéma cubain de l’époque : esthétique néo-réaliste mise en service de la propagande révolutionnaire (Esta Tierra Nuestra, 1959 ; Cuba Baila, 1960 ; Historias de la revolución, 1960 ; Realengo 18, 1960 ; El joven rebelde, 1962) ; invention d’une nouvelle vision de l’histoire cubaine, dont le parti-pris épique est conforme aux nouveaux dogmes idéologiques, mais qui s’accompagne aussi d’un grande créativité formelle (Les aventures de Juan Quin Quin, 1967 ; Lucia, 1968 ; La Ausencia, 1968 ; La première charge à la machette, 1969 ; Cumbite – docu-fiction sur le folklore afro-caraïbe – 1964) ; disparition rapide de la liberté d’expression, avec la censure de P.M. (1961) décrivant la réalité des lieux de plaisir de la Havane et la raréfaction des films d’humour et de simple distraction (Las Doce Sillas, 1962 ; El Bautizo, 1968).
Quelques films de Tomás Gutiérrez Alea, échappant curieusement à la censure, témoignent cependant d’un désabusement face à la réalité du Cuba post-révolutionnaire, soit sur le mode de l’humour noir (Mort d’un bureaucrate, 1966), soit à travers une recherche formelle influencée par l’esthétique de la nouvelle vague (Mémoires du sous-développement, 1968).
Puis, tombe le lourd rideau de la censure, des dogmes esthético-idéologiques et des pénuries matérielles qui vont anéantir la créativité du cinéma cubain pendant plusieurs dizaines, poussant à l’exil certains de ses artistes les plus prometteurs et empêchant l’apparition de nouveaux talents.
On peut reprocher à cet excellent documentaire quelques partis-pris, comme celui de ne voir dans la période de collaboration avec les écoles cinématographiques d’Europe de l’est qu’une expérience (je cite) « désastreuse », alors qu’elle a donné lieu à quelques très belles réussites comme Soy Cuba (1964).
L’amoureux du folklore populaire regrettera également que la présence de la danse et de la musique populaire dans ce cinéma n’ait pas été mieux mise en valeur, alors qu’elle est bien réelle, que ce soit sous la forme de documentaires (Nosotros la Música, 1965), de docu-fictions (P.M., 1961 ; Cumbite, 1964) ou de toile de fond à un film de fiction abordant des thèmes plus politiques (Cuba baila, 1960). Mais on apprend tout de même énormément de choses en regardant L’âge d’or du cinéma cubain.
Fabrice Hatem
Pour en savoir plus sur de film : http://www.zaradoc.com/documentaires/lage-dor-du-cinema-cubain/
par Ahinama | Mar 3, 2013 | Films et DVDs
Fiction de Thomas Guttierez Alea et Juan Carlos Tabio, Cuba, 1995, 105 minutes
Adolfo, un bureaucrate tombé en disgrâce, espère revenir en faveur grâce à la mise au point d’une nouvelle organisation des transports funéraires publics, séduisante sur le papier mais pratiquement inapplicable. Il teste le système en transportant de Guantanamo à La Havane le cercueil de la tante subitement décédée de sa femme Gina. Sur le chemin, celle-ci rencontre Mariano, un de ses anciens étudiants devenu camionneur, beau et séduisant, qui lui voue toujours un amour auquel elle est loin d’être insensible.
Avec ce film, Aléa renoue, jusque dans les relents macabres de l’intrigue, avec l’humour noir et satirique d’un de ses films de jeunesse, Mort d’un bureaucrate. Ironie du sort, cet apparatchik rebelle du cinéma officiel cubain, atteint d’une maladie mortelle, ne pourra achever son film dont la réalisation sera finalement bouclée par son assistant de longue date, Juan Carlos Tabio.
Guantanamera joue sur un double registre : une comédie romantique pleine de drôlerie et une satire au vitriol de la bureaucratie cubaine. Dans le premier registre, pourra citer les comiques aventures amoureuses de Mariano, jeune camionneur trop séduisant, persécuté à chaque étape par de jolies femmes folles de désir et de jalousie (je recommande particulièrement la garde-barrière désorganisant totalement les trafics routier et ferroviaire au gré de ses amours simultanées avec un camionneur et un conducteur de train).
Les rencontres successives et fortuites de Mariano et Gina sur le chemin de la Havane, avec ses regards échangés, ses confidences, ses baisers volés, ses situations de Vaudeville, et son coup de folie final, font aussi de Guantanamera un joli road-movie sentimental, qui remuera le cœur du spectateur le plus blasé.
Second volet du film : la satire du système économique cubain. Cela passe d’abord par une description très crue de la réalité du pays : les longues files d’attente peuplées de gens excédés, les cafétérias publiques où il n’y a rien à manger, les petits trafics en tous genres pour assurer la survie quotidienne, les pannes de bus obligeant à voyager dans des camions, font ressortir par contraste le ridicule d’une propagande officielle vantant d’illusoires succès du socialisme…
Mais il y a surtout le personnage d’Aldolfo, le mari de Gina, caricature du bureaucrate arriviste, aigri, rouage soumis d’un système dont il se rêve le maître. A l’image de celui-ci, il invente un mode d’organisation kafaïen des transports funéraires dont l’échec prévisible ne pourra être masqué que par le mensonge.
A l’instar de la pluie diluvienne déclenchée au commencement des temps par le Dieu afro-cubain Olofin pour permettre à la mort de régénérer le monde, le réalisateur semble souhaiter qu’une immense tempête vienne balayer tous ces bureaucrates menteurs aux assommants discours. Il est étrange – et finalement assez rassurant – que la censure cubaine ait laissé passer une charge aussi directe contre le système !!!
Servi par un montage vif et des prises de vue originales qui mettent en valeur la beauté du pays, le film captive le spectateur de la première à la dernière image. Et si l’on consulte parfois sa montre, c’est pour regretter un passage du temps trop rapide, tant on aimerait rester plus longtemps en compagnie des protagonistes…
Fabrice Hatem
par Ahinama | Mar 3, 2013 | Films et DVDs
Fiction de Juan Carlos Tabio, Cuba-Allemagne-Espagne, 2000, 101 minutes
Bloqués dans une gare routière cubaine par la défaillance du système de bus inter-cités, un groupe de passagers tente de transformer le purgatoire quotidien en paradis. Leur rêve sera-t-il plus fort que la grise réalité ?
Cette œuvre attachante, tirée de la nouvelle homonyme de Arturo Arango, juxtapose deux plans distincts. C’est d’abord une comédie romantique, drôle et plutôt optimiste qui nous assure que, pour peu que les circonstances s’y prêtent, chacun peut trouver sa chacune (ou son chacun), que la solitude n’est pas une fatalité, que le bonheur est à portée de la main, que les gens sont naturellement bons et généreux. Et nous sommes bien heureux de voir, par leur enthousiasme collectif, la sinistre gare routière se transformer en pimpant paradis !!!
Le groupe de hasard réuni dans le terminal est l’occasion d’une vivante galerie de portaits. L’amour foudroyant et contrarié d’Emilio, ingénieur agronome en route vers une ferme de Santiago, et de Jaqueline, qui se dirige vers la Havane pour se marier à un riche espagnol, fait battre notre cœur de midinette. La filouterie de Rolando, faux aveugle resquilleur et vrai trafiquant de langoustes, nous fait mourir de rire. Quant à Régla, spécialiste des herbes médicinales, elle est toute disposée à fournir les décoctions permettant le rabibochage des couples désunis et le retour du désir chez les maris blasés. Et il y en a beaucoup d’autres…
Mais cette comédie joyeuse est aussi une description sans concession de la réalité cubaine d’aujourd’hui – et accessoirement une critique voilée des échecs du régime. Le film montre un pays où rien ne fonctionne, ni les bus, ni l’électricité, ni les distributeurs d’eau ; où les initiatives individuelles sont découragées par une bureaucratie étouffante et oppressive ; où la logique du système oblige les gens à pratiquer toutes sortes de trafics et à se replier sur une attitude d’égoïsme pour survivre ; où la liberté de penser, de lire, d’aimer qui bon vous semble est réprimée : où les jeunes cherchent à se marier avec des étrangers pour pouvoir, à leurs corps défendant, quitter leur terre aimée pour un avenir meilleur.
Tout cela n’est bien sur, jamais dit tel quel, mais incarné à demi-mots par des personnages du film, leur réactions, leur destin : cette Jaqueline hésitant entre son fiancé espagnol à la puissante 4X4 et son amant cubain idéaliste ; ce bureaucrate borné partant avec sa famille dans la nuit sous une pluie battante au lieu de dormir tranquillement dans le terminal pour éviter d’enfreindre un règlement ; ces deux garçons inséparables dont on comprend finalement qu’ils éprouvent l’un pour l’autre une inavouable attirance ; ce directeur d’un terminal routier perdu qui est en fait un lecteur passionné de Sartre et de Camus…
Et pourtant, nous montre le film il suffit qu’un peu que liberté, même précaire, s’établisse, pour que chacun retrouve l’enthousiasme, le désir d’agir, de mettre son talent au service des tous : les murs sont repeints, la table est mise, les bons plats se mijotent, les plomberies se réparent, les nourritures spirituelles et corporelles surgissent comme par enchantement de leurs cachettes…
Peut-être tout cela n’était-il qu’un rêve ? En tout cas, comme les personnages du film, nous sommes heureux de l’avoir vécu. Et c’est en cela que Lista de Espera dépasse sa singularité cubaine pour livrer au monde entier un message d’optimisme réconfortant.
Ce film s’inscrit dans le droit fil d’une tradition de comédie satirique développée dès 1966 par Thomas Guttierez Alea dans Mort d’un bureaucrate, puis reprise, sur un ton plus sérieux par le même réalisateur dans Fraise et Chocolat. Malade, le réalisateur ne put achever en 1995, Guantanamera, dont il confia les rênes à son assistant Juan Carlos Tabio. Avec Lista de Espera, qui sera suivi en 2008 par El cuerno de la abondancia, celui-ci continue dans la même veine que son maître, en remplaçant cependant l’humour grinçant et parfois macabre d’Aléa par une gaieté et un optimisme en demi-teinte.
Fabrice Hatem
par Ahinama | Mar 3, 2013 | Films et DVDs
Documentaire de Arturo Sotto, Cuba, Espagne, Cuba, 2009 (DVD en 2011), 42 minutes
Ce film, qui fait partie d’une série de cinq documentaires supervisée par Manuel Gutiérrez Aragón sous le titre général Historias de la música cubana, a pour ambition de nous proposer une réflexion illustrée sur le thème de la fusion musicale, avec pour fil directeur une discussion informelle entre quatre musiciens cubains : Sergio Vitier, Cesar Lopez, Zenaida Romeu et Yusa.
Son principal intérêt vient de l’abondance des images d’archive, parcourant près d’un siècle et de demi de danse et de musique populaires : Contredanse, Danzon, Mambo, Son, Cha Cha Cha, Pilon, Mozambique, chanteurs comme Ñico Saquito, Celeste Mendoza ou Eliades Ochoa, percussions afro-cubaines, orchestres mythiques comme le Septeto Ignacio Pineiro, prémisses de la timba contemporaine avec Irakere et Los Van Van, hip-hop avec le groupe Interactivo….
Plusieurs passionnants entretiens avec de grands artistes comme Antonio Arcanio (précurseur du Mambo) ou des musicologues comme Alejo Carpentier, nous replacent au cœur des processus créatifs conduisant à l’apparition de nouvelles formes musicales par transformation ou fusion des styles préexistants. Nous prenons ainsi la mesure du processus de recréation permanente qui est au cœur de la vitalité de la musique cubaine. Des passages particulièrement intéressants, illustrés par des exemples interprétés au piano, sont consacrés, sous la houlette des musiciens Odilio Urfe et Leo Brouwer, au processus d’évolution conduisant, sur une période de près d’un siècle, de la Contredanse au Danzon, puis au Mambo et au Cha Cha Cha.
Le thème de la fusion musicale est illustré par de nombreux documents d’archive parfois surprenants, comme le groupe Irakere Interprétant un Danzon, un duo entre Pablo Milanese et Miguel Cuni (incarnations respectives du Son montuno et de la Nueva Cancion), une descarga entre la guitare aux sonorités hispanisantes de Sergio Vitier et un percussionniste de musique afro cubaine moderne, ou encore une amusante Guarija interprétée par Eliades Ochoa avec la participation de la jeune chanteuse de Hip Hop La Fres Ka.
Par contre les discussions à bâtons rompus entre les quatre musiciens sont extrêmement superficielles, décousues et imprécises. Cette faiblesse compromet gravement la qualité du documentaire, dans la mesure où cette conversation était visiblement destinée à lui servir de fil directeur.
Je vous conseille donc de ne regarder Lo mismo se escribe igual que la télécommande à la main, en concentrant votre attention sur les documents d’archives et les interviews, et en zappant sans hésitation les scènes sans intérêt de bavardage autour d’une paëlla.
Fabrice Hatem
Pour plus de renseignements sur la série Historias de la Música Cubana : http://www.diverdi.com/portal/detalle.aspx?id=45448
Pour regarder quelques extraits du documentaire : http://www.cabaiguan.net/profiles/blogs/lo-mismo-se-escribe-igual
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