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Son Candela, sortez de l’ombre !!!

Son Candela, sortez de l’ombre !!!

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Voilà un groupe qui mérite bien plus que ce qu’on lui a réservé jusque là… FiestaCubana a sa raison d’être comme modeste moyen d’attirer les feux de la rampe sur ce groupe méconnu et pourtant fondé en Août 1997 !

Son Candela est l’initiative d’Adalberto Avila Martinez, directeur et bassiste du groupe. Son parcours ? Conjunto Roberto Faz, Conjunto Casino et Adalberto Alvarez… Ses arrangements, ses compositions, son mélange de styles font de sa musique un Son très tonique…

Son premier album « Llega, pero no te pases » sorti en 2000 chez Cuba Chevere avait déjà à l’époque éveillé ma curiosité… Les morceaux « Pegate a home » et « Llega pero no te pases » sont de purs bijoux de compositions, de variations et de breaks…Des parrains-invités de prestige : Raul Planas (Afro-Cuban All-Stars) , Cesar « Pupy » Pedroso, Hugo Morejon (Los Van Van) au trombone, Pancho Amat au Tres, Manolito Simonet et Carmelo Llanes (Charanga Habanera) à la Trompette !!!

Puis plus rien…et en 2004 sort sur un label italien , peu, voire pas distribué, un album avec des morceaux d’une force et d’une richesse de composition qui me laissent perplexe… Pourquoi « Ella quiere fiesta » chez Avanti Records est-il resté dans l’ombre ?! Ecoutez les 5 premiers morceaux de l’album « Ella quiere fiesta » (un tube aux sonorités Van Van!!), « Te voy a dar lo que te toca » (un hommage évident au maître Adalberto Alvarez et son « A bailar el toca toca »), « No me digas que no », « Que se mantenga », « Mi vecina »… Ces 5 morceaux méritent l’achat de ce disque fort difficile à trouver…Et puis une voix vous rappellera sans aucun doute quelque chose : Lester Ciarreta, chanteur sur le « Toque natural » d’Azucar Negra et sur le dernier Maikel Blanco « Recoge y vete ! »

« Llega, pero no te pases » (2000, Cuba Chevere)

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Prepárame Bailadores 1:45
Pégate A Home 5:24
Como Les Gusta 4:39
El Que La Tira Buena 5:10
Llega, Pero No Te Pases 5:23
Vamos A Celebrar 4:53
Idilio 4:18
Suena Bien 5:25
No Me Mires Más Así 4:29
Por Siempre Tú Y Yo 5:26
Mañana Qué?… 4:34
Llega, Pero No Te Pases (Radio Edit) 3:47

« Ella quiere fiesta » (2004, Avanti Records)

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Ella quiere fiesta.
Te voy a dar lo que te toca.
No me digas que no.
Que se mantenga.
Mi vecina.
Que vienes buscando ahora.
Malditos celos.
¡ Ay dios revísate !
Lo tuyo llega.
Recoge que se acabo
Son Candela, sortez de l’ombre !!!

Interview de Maikel Blanco

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L.R: Merci Maikel ! Nous souhaitons te remercier pour le concert d’aujourd’hui qui fut super super bon.

M.B: Non, merci à vous et c’est un plaisir que vous soyez ici que nous soyons entourés de bonnes personnes.

LR : Ma première question est la suivante. Je te connais d’un disque que tu as fait sous ton propre nom : Maikel Blanco y La Suprema Ley « Ya Llegaron los Cubanos »”¿

MB : J’avais une première formation qui s’appelait « Suprema Ley » qui est ensuite devenue un groupe de Salsa « Salsa Band » mais comme il a fallu changer de nom et que nous nous sommes réuni avec un groupe qu’avait déjà Javier Soto Mayor, Javier a donné son nom et moi j’ai fait le reste et le groupe d’aujourd’hui en est le résultat, nous formons maintenant « Salsa Mayor ».

LR : Mais les mêmes musiciens du premier projet sont restés ?

MB : Au début oui, puis quelques-uns ont changé et maintenant au niveau où nous en sommes presque tous ont changé pratiquement.

LR : Nous savons que tu as travaillé avec Tirso Duarte. Nous sommes des admirateurs de ton travail et du travail de Tirso Duarte. Tu peux nous parler de votre amitié et votre relation ?

MB : Eh bien oui, c’est un ami, un camarade et un musicien de la compagnie discographique avec laquelle j’ai fait le disque « Ya llegaron Los Cubanos ». Je travaille aussi comme producteur discographique et les 2 disques que nous avons faits, j’en ai été le producteur. Je fus Ale producteur et arrangeur du premier disque de Tirso et du dernier qu’il vient de faire.. Et qui va sortir bientôt.. J’en fus seulement le producteur, il en a fait les arrangements.

Oui, nous sommes des amis et on est bien ensemble aussi dans la vie personnelle. D’habitude il vient à nos concerts mais aujourd’hui il n’est pas ici, il est en tournée.

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Leonel R. y Maikel Blanco

LR : Tu lui diras que Zaida et Leonel sont venus à Cuba et que nous le saluons. Nous l’aimons beaucoup et il nous manque. Nous l’admirons tout autant que nous t’admirons. Nous aimerions savoir d’où tu viens, quelle est ton éducation musicale, dans quelle école tu as été.

MB : J’ai d’abord étudié en amateur. D’abord au conservatoire de Guanabacoa (NDLR : banlieue populaire de La Havane) et ensuite au conservatoire Amadeo Roldan (1). Mais j’ai étudié les percussions puis la vie m’a fait opter pour le piano et maintenant je travaille. J’ai travaillé dans des groupes comme clavier, comme choriste, directeur musical, arrangeur, producteur comme je te le mentionnais tout à l’heure. En ce moment ce qui m’intérèsse c’est le piano parce que j’ai la force de la percussion et j’ai déjà monté des tumbao et j’ai des élèves de l’étranger, de Martinique, de Porto Rico ou d’autres endroits qui viennent apprendre la technique de main gauche que j’utilise. Et sincèrement, ce que j’y mets c’est surtout beaucoup de mon coeur et beaucoup de technique.

Je me sens très content qu’il y ait des gens qui traversent la frontière de Cuba pour venir s’intéresser a mon travail comme pianiste.

LR : Je crois que le travail sur ordinateur t’intéresse aussi ? En tout cas c’est l’impression que donne la vidéo et parfois le travail sur le son, notamment dans « Recoje y Vete ». Même si il n’y a encore aucun disque de Salsa Mayor à la vente aujourd’hui (NDLR : interview en Avril 06, depuis le disque « Recoge y Vete » est sorti chez le label ENVIDIA)

MB : Mais si, il y en a un ! Il y a un disque qui s’appelle « Si quieres Quiereme ».

LR : Quand est-ce qu’il va sortir à la vente ?

MB : Ce qui se passe à Cuba, c’est que les touristes entre et sortent. Mais le disque ne sera pas dans cette boutique. (NDLR: Interview dans la boutique de la Casa De La Musica -EGREM (2) dans Centro Habana). Il n’y sera pas car la compagnie avec laquelle nous avons enregistré ne commercialise pas à Cuba. Nous essayons de nouer une relation entre notre compagnie et la EGREM pour voir si finalement nous pourront vendre notre travail, nos disques dans les magasins de la EGREM. Mais le disque se vend en Espagne, aux Etats-UniAs, en Italie, en Europe.

LR : Avec Envidia !

MB : Oui, avec le label Envidia.

LR : Envidia est très bien promotionné en Europe. Tous le gens comme Michel Maza, Arnaldo Jiménez.

MB : Arnaldo a beaucoup travaillé avec moi.

LR : Nous savons que Arnaldo est un génie et nous devons vous remercier de représenter la nouvelle génération qui développe avec Tirso, toi, Arnaldo Jiménez, etc. un son nouveau de la musique cubaine tout en respectant la tradition. Une autre question malgré tout. On entend des références très claires dans la musique de Salsa Mayor à « Llego La Musica Cubana » de Manolito Simonet y su Trabuco, ou bien à « Por encima del nivel » de Los Van Van. Que peux tu nous dire de ces références ? Ce sont des hommages ou des remerciements ?

MB : Simplement c’est que, ce que j’aime dans la musique de Formell, et dans celle de Manolito que j’admire beaucoup, ce sont toutes ces informations de la musique cubaine qui nous viennent depuis tout petit, et que j’emploie dans mes arrangements, dans ma propre sphère. Cela mis à part, ce qui m’intéresse le plus c’est faire de la musique pour faire danser. Il s’agit plus de la musique pour les danseurs qui mélange de nombreuses saveurs, plus que délicieuses, en incluant certains instruments ou certains arrangements pour les développer mais la base fondamentale c’est « El Sabor » (ce goût ) et cette « Cubania » (NDT : « Cubanité ») qui nous a toujours caractérisé depuis qu’a commencé le Son, depuis Formell, Manolito, etc..

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Salsa Mayor en concert

LR : Il y a 13 musiciens dans Salsa Mayor mais il n’y a pas de violons bien qu’on entende beaucoup l’influence des charangas, de Los Van Van, de Manolito, de Aragon, de tous ces groupes. Comment se fait il qu’on écoute ce son sans les violons. C’est le clavier ? Salsa Mayor développe un son puissant a la « Los Van Van », a la « Pupy » mais avec seulement 13 musiciens ? C’est quoi la formule ?

MB : Je crois que la formule vient de quand on commence à composer…la composition et les arrangements. Malheureusement j’aurais aimé travailler avec des violons. Mais bon ! Nous ne pouvons pas…car nous venons à peine de commencer et on ne peut pas se permettre le luxe d’avoir 15 musiciens avec violons et flûte. Pour la flûte aussi..Il y a des morceaux où nous jouons avec un flûtiste et j’ai des arrangements avec de la flûte. En ce moment je n’ai pas de flûtiste mais j’ai la flûte au piano. Je veux dire que le flûtiste Apeut être fait par le clavier. Au final toute la « Cubania » est là, présente, avec la composition, les arrangements…Et la manière de se lancer et de présenter sur scène.

LR : C’est vrai que Salsa Mayor s’écoute comme une musique pour les danseurs et nous l’avons bien vu aujourd’hui à La Casa De La Musica de Galiano, tout le monde était debout depuis la première chanson pour danser. Tu dois savoir que les membres de FiestaCubana.net et notre collectif de DJs aiment beaucoup la musique de Salsa Mayor bien que Salsa Mayor ne soit pas encore disponible a la vente. Il y a des articles sur vous, et les danseurs en France dansent déjà sur Salsa Mayor. Il y a un morceau que vous n’avez pas joué aujourd’hui qui dit comme ça :

«Somos Cubanos»
« una C.. una U,.. una B.. una A.. que dice ? CUBA ! »

MB : Nous avons beaucoup de morceaux. Nous avons un répertoire en vue du public que nous avons créé. La prochaine représentation du Lundi, si tu peux faire un petit tour, au mieux je te la dédicacerai !

LR : Qui est la personne qui compose. C&rsqAuo;est toi qui propose ou bien c’est le groupe ?

MB : Tous les morceaux qu’on a joués aujourd’hui sont de moi. Il y a un autre chanteur qui compose et les arrangements nous les faisons ensembles. Et tous les morceaux provenant de compositeurs extérieur au groupe, je les prends et les ajoute au répertoire.

LR : Quels sont vos projets en dehors de Cuba ? Une tournée en Europe, en Italie, en France ?

MB : Nous autres sommes un peu superstitieux. Mais bon !… Nous faisons tout pour cela. Nous avons pas mal de connections, nous somme en rapport avec notre compagnie (NDLR: Envidia) et il y a déjà des gens qui se sont intéressés au projet, des impresarios de Rome, Italie, mais à ce jour nous n’avons pas de dates. Tout est ouvert pour le moment.

LR : Vous devriez continuer avec vos vidéos parce qu’elles sont super bonnes et je pense que c’est une manière de vous promouvoir qui vous a déjà beaucoup aidé. Nous vous avons découvert ainsi par votre clip sur Internet.

MB : Maintenant nous sommes en train de préparer un autre projet, cAomment on va travailler, et je crois que l’on va encore mieux reconnaître le travail de l’orchestre. On va voir dans les prochains mois. On a beaucoup d’attentes.

LR : Qu’est ce que tu peux nous dire de Soto Mayor ?

MB : Et bien Soto Mayer fait partie du groupe, dans la partie administrative, il s’est beaucoup investi dans notre travail. On se réunit souvent, il entretient de très bonnes relations avec nous et il appartient à la direction du groupe.

LR : C’est le parrain ?

MB : Oui. Mais aussi le représentant de notre pays. Une personne formidable avec laquelle on a déjà bien travaillé. On verra où l’avenir nous mènera.

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(1) Amadeo Roldan (Paris, 1900-La Havane, 1939) Violoniste et compositeur cubain. Il a étudie à Madrid avec C. del Campo. Il a développé un travail remarquable comme violoniste et comme directeur d’orchestre à La Havane. Son oeuvre, synthèse de la tradition européenne et afro-cubaine, a assis les bases de la nouvelle école de la musique cubaine.
Le Conservatoire Amadeo Roldan de La HAavane est très connu et c’est de cette institution que sont issus :

  • Randolph Chacón Paz, bassiste de la Charanga Habanera
  • Juan Manuel Jiménez Chávez, trompetiste de la Charanga Habanera
  • Tirso Duarte, pianiste de la Charanga Habanera, de Pachito Alonso, Chanteur de NG La Banda, Pupy, Afro-Cuban All Stars
  • Sandier Ante Fajardo chateur de la Charanga Habanera, Charanga Forever,
  • Jorge Emilio Maza Valdés, flutiste et saxophoniste de la Charanga Habanera, Cubanismo
  • Joaquín « El Kid » Díaz Ochoa, chanteur de Manolin, Paulito, NG La Banda, Tiemo Libre
  • Roberto Carlos « Cucurucho » Rodríguez Valdés, pianiste de Los Van Van, Paulito FG, Issac Delgado, Charanga Forever, Charanga Habanera
  • Adalberto « El Bamba » Domínguez, bassiste de Azúcar Negra
  • Harvis Cuni Padrón, trompetiste de Klimax, Azucar Negra
(2) EGREM : entreprise discographique de Cuba, studios d’enregistrements, production et distribution de musique. Propriétaire des fameuses Casa De La Musica.

Son Candela, sortez de l’ombre !!!

Interview of Cesar Pupy Pedroso pour Baila en cuba 2006

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Quand il a commencé son brillant chemin aux cotés de Los Van Van comme pianiste, arrangeur et compositeur il avait déjà accompli plus de 30 années d’une œuvre ininterrompue; il décida ensuite de donner un tour nouveau à sa carrière artistique en fondant un nouveau groupe. Quasi 5 ans plus tard, il figure toujours parmi les incontournables de la musique populaire cubaine, et quand on annonce la présence de son orchestre, tous savent que la fête sera au rendez-vous.

C’est pour cette raison que Pupy y Los Que Son Son, ne pouvaient être absents des Rencontres « Baila en Cuba » qui seront célébrées à la fin de l’année à La Havane et que ceci nous servit de prétexte pour cet entretien dans lequel le musicien donna un regard sur sa trajectoire exceptionnelle avec un arrêt obligatoire sur le lègue de son père.

“Dans ma maison il y a toujours eu un piano, mon papa jouait du piano avec la Sensación, avec l’orchestre de Chapottín, avec Benny Moré…avec une série de personnalités de la culture cubaine, de ce type de musique. Un de mes oncles jouait du güiro avec l’orchestre de Arcaño, mon grand-père était directeur d’un orchestre qui s’appelait Cuba, il jouait de la flûte. C’est-à-dire que dans ma maison, ce qui se respirait tout le temps, c’était l’air musical.

De ce fait, depuis tout petit, je me suis mis a coté du piano et j’essayais de lui extraire quelques mélodies avec mes petits doigts et je me rappelle les premières furent Cerezo Rosa et Inolvidable Primavera quand j’avais 4 ans. Puis quand le temps a passé, j’ai continué à jouer et à l’age de 11 ou 12 ans je suis entré au conservatoire, bien qu’avant tout cela j’ai reçu des cours avec des professeurs particuliers. Mais toujours comme base fondamentale, mon guide fut mon père. Tant est si bien que parmi beaucoup des choses que je fais, ou plutôt 90% des choses que je fais sont issues de la créativité de mon papa. Les gens me les attribuent à moi, mais non, cela vient de lui.

Bien au delà de se contenter de suivre ces directives au moment d’interpréter la musique, Pupy a reçu de grands enseignements de son père qui lui a attiré l’attention sur l’oeuvre de grands du clavier comme Rubén González et Lilí Martínez. « Une fois, lorsque j’étais gamin, il y avait un orchestre qui jouait et qui s’appelait l’orchestre de Orlando Lopez, qui était le frère de Cachao. Orlando López n’était pas un pianiste à faire des choses exceptionnelles mais mon père m’a dit : – Regarde, il ne joue pas tant de notes que ça mais fais attention au swing qu’il obtient au piano. Ceci fut aussi une des choses qui furent comme des lignes directrices, essayer d’avoir du swing, de s’adresser au danseur et à celui qui écoute la musique ».

Suivre le tumbao

Apparemment ces mots convainquirent le jeune pianiste qui ignorait alors combien de générations de cubains allaient jouir de la musique issue des ses doigts. “Cuba est une mine de danseurs aussi bien parce qu’ici, tous le jours, on te change les pas de danse, et il faut composer précisément en fonction de ce que l’on voit danser. Quand je joue, je me concentre beaucoup sur les danseurs au moment de faire un tumbao. C’est une relation entre le danseur et l’interprète.”

Le Tumbao est une chose fondamentale même s’il ne s’agit pas nécessairement d’un Tumbao de piano, on peut avoir un bon Tumbao de basse. Mais le piano, la basse et les congas, c’est avec ça qu’on fait danser; sont, à mon avis, les trois choses fondamentales pour danser. En effet, chanter, le bassiste il peut le faire. Je jouais à une époque dans un Septeto. A un moment une partie des membres ont commencé à s’en aller pour d’autres groupes et nous sommes retrouves juste au piano, a la basse et aux congas; Le conguero et moi-meme chantions et les gens se sont éclatés avec ça. Pour moi, le piano a une importance primordiale.
Je pense que mon apport pianistique à Los Van Van est une chose qui s’est révélé comme style unique. Un jour nous étions au Mambí de Tropicana et nous jouions un morceau qui plait beaucoup à mon papa, un morceau de Formell; il s’est approché et m’a dit : vas-y joue mon morceau – qui s’appelle « Si Mami Se Va, Vas » – qui lui plaisait beaucoup et il me dit : « Pourquoi tu ne lui places pas un Tumbao là ? » « Non, ce morceau est de Formell » lui dis-je. Finalement il parla a Formell et à partir de ce moment j’ai commencé à faire des Tumbaos dans le groupe. Remarque que les premières chansons de Los Van Van sont très différentes. Et le Tumbao a créé une base, un style de telle manière qu’il est devenu indispensable depuis ce temps là.

Je sais –ceci n’est ni immodestie ni rien d’autre – c’est que je me suis rendu compte comment les autres font le Tumbao et moi je le fais de manière différente. Cela a été mon idée à partir de celle de mon père de faire le Tumbao d’une certaine façon, je me suis dit : Si j’ai un accord complet, – un accord à 5 notes, 4 notes – et si j’ai ces 4 notes pour faire un Tumbao pourquoi utiliser seulement une seule note (NDLR : main droite et main gauche jouent la même note à l’harmonique). C’est cela qui se faisait, les gens n’utilisaient qu’une seule note à la fois. Alors que ce je fais moi, je répartis les 4 notes (NDLR : il harmonise le tumbao à la tierce ou à la quinte, en utilisant tout l’accord), je le fais comme si j’étais en train de faire un thème de Bach. »

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Pupy au piano, Mandy au chant

Le précèdent inéluctable

Il est très difficile de parler avec Pupy et de ne pas parler de cette étape dans Los Van Van ou s’est consolidé sa formation musicale. Une histoire qui a commencé à la fin des années 60, quand il officiait comme pianiste et directeur musical de l’orchestre Revé jusqu’à ce que Formell intègre la formation avec ses idées rénovatrices. « J’avais déjà fait 2 ou 3 arrangements pour la Revé mais comme cet orchestre avait le style du Changüí, et on n’en sortait pas. Formell est entré dans le groupe et ce qu’il apportait me plaisait beaucoup, alors je me suis arrêté parce que j’ai vu l’importance de ce qu’il était en train de faire et je lui ai laissé plus d’espace. Ce que j’ai fait, ça a été d’apprendre à ses cotés. A cette époque on a fait “Que Bola, Que Bolon”, “El Martes”, “La Chica Solitaria”, “La flaca”, “El jueves” …

A la fin de 1969, Formell a fondé son orchestre et en 1971 Pupy a réalisé les premiers arrangements pour Los Van Van et aussi ses premières compositions : « J’ai fait le premier morceau, il s’appelait « El Bate De Aluminio » avec aussi un autre qui s’appelait « Tal Como Empezo » dont El tosco (José Luis Cortes) fit les arrangements, je fis celui de « El Bate.. ». Finalement le morceau a beaucoup plu à Formell et à partir de ce moment j’ai continué à composer avec mon propre style.». On a passé tellement d’années de travail en commun au sein de Los Van Van que finalement nombreux sont ceux qui confondent l’auteur de quelques-uns des succès de Los Van Van, en attribuant la paternité de certains titres a Formell au lieu de Pupy et vice versa. « Il y a des thèmes de Formell pour lesquels je faisais les arrangements et pour lesquels j’ajoutais des chœurs : « Me Basta con Pensar, Si Tu Te Vas » .. et il y a beaucoup de monde qui ne se rendirent pas compte de l’inspiration (mot a mot : lumière verte ?) que j’avais dans l’orchestre à cette époque. Par exemple quand j’ai composé El Buena Gente, je lui ai attribué le rythme Chango-Son parce que je partageais mon idée avec Changuito, je le jouais au piano et il l’écoutait puis Changuito me disait qu’on va y mettre ceci ou cela. Quand je composais un numéro pour Los Van Van, le premier du groupe que j’appelais c’était Changuito et après seulement on le chantait à Formell, je réécrivais souvent le Tumbao. Parfois c’est lui qui le réécrivait car Formell devait aussi chanter et il devait s’accommoder à la fois du chant et du jeu de la basse, si bien que il y a beaucoup de fois où il a fallu simplifier le mouvement de l’instrument. Nous nous offrions le luxe de nous amuser à ce genre de choses. Mais ça s’est passé comme ça, basé seulement sur 3 personnes : Formell, Changuito et Cesar Pedroso. Juan est mon frère, et musicalement il est mon père, mais il me disait toujours : « tu as du talent pour former ton propre groupe », mais ce qui se passe c’est que je souhaitais être à ses cotés et lui il souhaitait que je reste là ».

Toutefois, le moment de suivre d’autres chemins arriva, et Pupy monta sur la scène avec un nouveau groupe : Los Que Son Son.

Le nouvel orchestre

Fonder un nouveau groupe après avoir travaillé de manière continue pendant 30 ans avec un des orchestres le plus importants de Cuba, ça s’est révélé être un défi, surtout pour démontrer la validité d’une nouvelle proposition artistique : « Je souhaitais depuis le début mettre des trompettes et pas de flûtes parce que l’orchestre de Manolito Simonet avait déjà une flûte, trompettes et trombones. Et Van Van avait aussi une flûte alors j’ai mis l’accent sur les trompettes. C’est-à-dire que j’ai essayé de trouver mon indépendance. A propos du son, cela n’avait plus rien à voir. Les gens au début pensèrent que ça ressemblait à Los Van Van, mais ce n’était pas le cas. Le problème est que dans Los Van Van il y avait 2 talents, on va le dire comme ça, il y avait 2 compositeurs, 2 arrangeurs faisant de la musique pour le même groupe. Au moment de se séparer, chacun conservait ses caracteristiques propres, son schéma directeur, son system d’écriture musicale, mais l’autre talent demeurait et en fait ce qui s’est passe c’est que Juan Formell et le son de Van Van est reste le même. Un chose s’est séparé et cette chose est devenue Pupy y Los Que Son Son. C’est-à-dire que de Van Van sortirent 2 groupes avec chacun leur style.

Contrairement à tous les pronostics, le nouveau groupe surgit avec une force incroyable. Son premier disque « Que Cosas Tiene La Vida » s’est converti en un des phénomènes musicaux de ces dernières années si bien que tous ses titres sans exceptions furent classes parmi les premiers des succès de la radio et de la télévision et encore aujourd’hui ils sont acclamés et reconnus par les danseurs. De plus, cet album a obtenu le prix EGREM 2004 de disque de l’année pour avoir atteint le niveau le plus élevé de ventes. Un tel accueil chaleureux fut une surprise pour Cesar Pedroso : « J’enregistrais les morceaux avec beaucoup d’inquiétude. Par exemple « Que Cosas Tiene La Vida » je l’ai fait à la demande expresse d’un dirigeant de la EGREM car je l’avait déjà enregistre avec Los Van Van. De ce fait je lui fait un arrangement tout nouveau et ça a marché. Je croyais plus en “El Pregonero”, “Juegala” et “Seis Semanas..” » que j’ai inclu comme un hommage parce que c’est l’unique thème qui fut l’objet d’un succès pour le même orchestre mais en 2 occasions distinctes. Un même morceau peut être un succès pour 2 groupes différents mais par pour le même. On l’avait enregistré pour la première fois avec Israel (NDLR : Israel « Kantor » Sardinas) et ensuite la fatalité a fait qu’un autre chanteur comme Mayito Rivera a intégré le groupe avec son style et ça a beaucoup plus. L’ingénieur du son Orestes Águila a aussi beaucoup contribué avec le mixage du disque. »

En plus du succès obtenu par les disques, un autre résultat qui contribue au prestige de cet orchestre est la fidélité du son quand il se présente en concert. C’est le fruit d’une discipline acharnée, vertu que Pupy apprit de ses maîtres antérieurs : Elio Revé et Juan Formell, mais aussi de la profonde jalousie avec laquelle s’est réalisé l’enregistrement. « Ici il y a des groupes qui enregistrent avec des instrumentistes qui ne sont pas des habitués, ils les invitent mais quand ils vont jouer le morceau en concert, il ne se passe pas la même chose , c’est pas possible car il manque l’instrumentiste. Ils le remplace avec un clavier mais en concert c’est la déception. »

 

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Pepito, Pupy et Zaïda

La défense du casino

Le prétexte de notre rencontre, le rendez-vous international de danseurs Baila en Cuba qui va se célébrer entre le 27 Novembre et le 1er Décembre de cette année, nous amene à une polémique qui s’est développée ces derniers temps. Y a t il une crise du Casino à Cuba ? L’agressivité de la Timba en est elle responsable ? « Notre musique n’est pas si agressive pour que l’on arrete de danser le Casino dessus. Ce qui se passe c’est qu’il y a, comme en toute chose, des courants. En ce moment c’est le Reggeaton qui a sa petite danse, son petit effet. Mais si tu regardes bien, il y a beaucoup de choses que nous faisons qui ont la même principe; qui permettent au danseur de sortir du Casino et de danser autre chose. Par exemple, avec « De la Timba a Pogolotti », tu peux danser le Son Montuno, le Casino et même la Rumba. Nous avons un morceau qui s’appelle « Dicen Que Dicen » qui est ecrit pour danser le Son Montuno mais quelques-uns se trompent et le dansent en Casino. Le Casino, ils le cherchent et ils le suivent. Je le vois internationalement. Ce que vous souhaitez faire maintenant avec « Baila en Cuba » ça faisait longtemps que ça aurait du être fait. L’appel pour cette danse est très grand en Europe. C’est le fruit des DJs mais aussi et surtout des maîtres de danse cubains qui sont partis la-bas et eux, il faut beaucoup les remercier. Les cubains furent ceux qui inventèrent tout ça mais maintenant il y a des portoricains qui font leur propre type de danse avec beaucoup de chorégraphie. Il faut les remercier d’utiliser notre musique pour ça. Du fait qu’ils utilisent notre musique, elle devient à la mode, c’est satisfaisant pour les danseurs car le Casino n’est ni américain ni portoricain, le Casino est d’ici, de Regla (NDLR : un quartier de La Havane), du Lycée de la Vieille Havane. Et cela nous satisfait parce que on a accordé peu de valeur au Casino dans le passé alors que le Casino a une importance primordiale, c’est l’unique danse qui contient une chorégraphie sans avoir besoin de répéter.

Qué cosas tiene la vida – La vie a tellement de choses…

Malgré son succès indiscutable avec Los Que Son Son, quand on se referre à son travail, Pupy se distingue comme le pianiste et l’arrangeur qui s’est maintenu pendant 30 ans dans le groupe légendaire de Cuba. « Los Van Van est une partie fondamentale de mon histoire. Je serais toujours de Van Van parce que ce qu’ils jouent aujourd’hui dépend essentiellement de nous autres, les fondateurs. Nous avons fondé la base fondamentale, la partie la plus difficile. Ils doivent maintenir ce que nous avons fait car Van Van est un orchestre qui va rester dans l’histoire. J’ai aussi en ma faveur le fait que les gens ont aussi reconnu le travail de Los Que Son Son en si peu de temps, ceci est plus difficile que tout. Maintenant si mon travail était relégué à l’oubli, et cela dépendrait du nom de Los Van Van pour cela, il est possible que ça me gênerait, mais comme cela ne me gêne pas parce que de toute manière Los Van Van ont eu une trajectoire de 35 ans ; et internationalement reconnue. Ce travail ne m’a pas été offert, je l’ai accompli avec le créateur du groupe et si je dois encore porter cette étiquette, je la porterai encore avec beaucoup d’orgueil.»

Mais plus que comme l’homme qui a fait de grands apports à cet orchestre, plus que comme directeur d’une nouvelle formation qui jouit aujourd’hui d’une grande popularité à l’intérieur et à l’extérieur de Cuba, Pupy aimerait qu’on se rappelle de lui comme l’instrumentiste qu’il fut et pour la vie qu’il a su donner à ses Tumbaos de piano. « En beaucoup d’endroits, on me donne des surnoms, ils m’appellent le Roi du Tumbao, le Señor Tumbao, ils m’ont offert des T-Shirts avec mes mains.. que ce soit en rapport avec le Tumbao, un Tumbao contemporain. Parce que ce fut aussi une chose qui a marqué l’histoire. »

Source : Article publie en espagnol sur : http://www.bailaencuba.soycubano.com/entrevista_pupi_esp.asp
Taduction, annotation et photos par Leonel

DEFINITION DU TUMBAO

Suite a l’un des commentaires, j’ai essaye une definition du Tumbao.
Le Tumbao est le schema repetitif que l’on entend souvent au piano et qui rend a la salsa son caractere distinctif. C’est une sequence que les musiciens, mais surtout le pianiste, font tourner et qui donne ce swing si particulier a la musique latino.

Historiquement je crois que le tumbao est herite de l’invention du Tres , cette guitate a 3 cordes dedoublees qui sert de guitarre rythmiquer dans le Son ou le Changui.

cette maniere de placer des harpeges syncopes par les Guajiros (le musiciens de la campagne) a ete ensuite reprise au piano par Lili Martinez dans le Conjunto de Arsenio Rodriguez qui a popularise et pousse le Son a ses sommet dans les annees 40-50 en melangeaant le Son avec le jazz et en introduisant les Congas (de la rumba de Matanzas dont arsenio etait issu).

Donc, le tumbao est ce refrain , cette sequence syncope et repetitive au piano (mais aussi a la basse et aux Congas) qui donne cette envie de danser…
Chaque pianiste invente son propre Tumbao. c’est ce qui definit le style de chaque artiste.

Cesar Pupy Pedroso est le premier a avoir harmonise les Tumbaos: c’est a dire a avoir utiliser toute la gamme harmonique des accords pour creer sa sequence.

Juan Carlos Gonzales de la premiere Charanga Habanera est le premier a avoir concu de Tumbao qui partent dans tous les sens, au style rythmique et harmonique un peu salle, mechant…

Sergio Norona est actuellement celui qui fait les tumbaos de Michel Maza et c’est de la folie…. c’est du Jean-Sebastien Bach sous coke ! reecoute El Coleccionista. C’etait le pianiste de Paulito FG a la grande epoque .. les chiens font pas des chats 🙂

est-ce plus clair ?

Son Candela, sortez de l’ombre !!!

Orlando « Maraca » Valle

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Il passe en concert ce jeudi 27 Juillet au New Morning. Ne le ratez pas… (quelques vidéos du Festival Latina Eurodisney 2004 : « Castigala » et « Soy Yo« . Mais qui est-il ? Une biographie par votre serviteur.

Orlando « Maraca » Valle, un des meilleurs joueurs de flûte de Cuba est né dans une famille de musiciens à la Havane en Septembre 1966. Il étudie la flûte à l’âge de 10 ans au conservatoire Manuel Saumell, et commence à tourner avec l’orchestre de Bobby Carcasses en 1987, soit à l’âge de 21 ans.

Puis il rejoint le mythique groupe de Chucho Valdes et de Paquito D’Rivera : Irakere en 1988. Il y reste 6 ans en tant que flûtiste, clavier, compositeur et arrangeur. Cette expérience lui permet ainsi d’acquérir une expérience importante.

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Orlando « Maraca » VALLE au Festival Latina Eurodisney 2004
Photo : Patrick BONNARD
Puis en 1994, il part pour une carrière solo qu’il démarre brillamment en produisant, dirigeant, composant ‘Pasaporte’ réunissant les percussionnistes cubains Tata Guines et Anga Díaz. Grâce à son travail sur cet album, il remporte le grand prix national cubain qui le consacre meilleur album de l’année 1994.

En 1995, il gagne reçoit le prix du meilleur album de latin-jazz avec son premier album solo ‘Formula Uno’, qui a une sonorité très latin-jazz …Les musiciens ? A noter les présences de Chucho VALDES au piano, Richard EGUES à la flûte , Tata Guines aux congas , Jesús ALFONSO aux percussions, Angá DIAZ aux congas et de son frère Luis VALLE à la trompette.

En Septembre 1995, il monte son propre groupe ‘Maraca & Otra Visión’, fidèle à son désir de fusion, de jazz, de latinité. Ils seront la révélation du festival Habana Jazz Plaza 96 et partent en tournée dans quelques-uns des plus grands festivals européens (Montreux, La Villette, Les Escales de St Nazaire, MIDEM, Festival International de Rome, …).

En 1996, il enregistre « Havana Calling ». Là encore des musiciens de 1ere catégorie : Los Muñequitos de Matanzas aux percussions, Angá DIAZ aux congas , son frère YUMURI au chant , Yulien OVIEDO timbales (ex Charanga Habanera), et le génial Germán VELAZCO au soprano sax.

En 1998 « ¡Sonando ! » la liste des invités est impressionnante ! ! Son frère Yumuri, Aramis Galindo, Compay Segundo, Barbarito Torres du Buena Vista Social Club, Pío Leyva, Rolo Martinez, le saxophoniste Portoricain, David Sanchez, Pacho Amat au tres, Los Munequitos de Matanzas aux percussions…Rien que ça !!

La même année, il partage la production et direction musicales de l’album « Havana Flute Summit » sur le disque de la canadienne flûtiste/saxophoniste Jane Bunnett où il compose 3 morceaux dont un morceau pour sa femme également flûtiste Céline : « Celine’s cha cha » !

En 1999, sous le nom d’Afro Cuban Project, sortie de « Descarga Uno » , un album de descargas (jam-sessions) réunissant Barbarito Torres , Tata Güines et Osdalgia.

Il collabore aux nouveaux enregistrements d’Afrocuban All Stars (Distinto y Diferente), Caravana Cubana, Nora (Cuban Colors, Tratame como soy), son frère Yumurí y Sus Hermanos (Olvidame Si Puedes), Leyanis Lopez (Como Una Mariposa), Rythm and Smoke…

En 2000 : sortie de « Descarga Total » , avec ses deux frères Yumuri et Luis VALLE et le grand Changuito… Au programme, son, descarga, pilon, salsa, mambo, etc… un vrai panorama musical… !!

Depuis 2001, Orlando Valle « Maraca » est aussi l’initiateur du projet « Maraca & Afro-Cuban Jazz Masters » présenté à diverses scènes européennes et américaines. Ce projet réunit les solistes de latin-jazz et de salsa les plus prestigieux de Porto-Rico, des Etats-Unis et de Cuba : Giovanni Hidalgo (Porto-Rico, congas), Jimmy Bosch (Etats-Unis, trombone), Papo Vazquez (Porto Rico, trombone), Tata Guines (Cuba, congas), Changuito (Cuba, timbales) parmi d’autres. « Maraca & Afro Cuban Jazz Masters » se caractérise par le haut niveau artistique et la reconnaissance internationale des solistes invités (sa sélection d’artistes se faisant de manière rotative), ainsi que par la complicité et l’enthousiasme de ses participants sur scène, toujours disposés à donner le meilleur d’eux-mêmes, dans un répertoire original virtuose et explosif.

En 2002 : Suite à une rencontre avec le peintre Salvador Gonzàlez, ils créent ensemble le Projet Tremenda Rumba. Il ne s’agit pas seulement d’un opus musical, mais d’une fresque visuelle et sonore au coeur de la culture afro-cubaine. Ces mélanges font de ce dernier album, un recueil de sons et d’images qui font de son dernier disque  » ¡ Tremenda Rumba !  » un hymne à la salsa pure (Castigala, Pura Ilusion, Se te acabo la rumba, Yo bailo de todo), d’autres influences sont présentes avec le titre Caramelo o quilo ou Cuba en carnaval, les percussions reprennent le dessus ainsi que les voix africaines.

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Orlando / Wilfredo CAMPA / Rolando MOREJON au Festival Latina Eurodisney 2004
Photo : Patrick BONNARD

Nommé ‘Meilleur album salsa 2003’ aux prestigieux prix américains, Grammy’s Awards, vainqueur de multiples prix CUBADISCO & EGREM (Cuba) dans les catégories ‘Meilleur album fusion’ (1999, 2001), ‘Meilleur album de latin-jazz » (1995) et ‘Meilleur enregistrement’ (2003), le flûtiste cubain, arrangeur, compositeur et chef d’orchestre Orlando Valle « Maraca » est un devenu un élément incontournable de la planète latine.

En 2005, il sort son album « Soy yo », bien plus timba que les précédents. Son titre « Sigueme si puedes » est parmi un des plus explosifs qu’il ait écrit…
Il participe également au superbe disque de Picason « Que felicidad » sur lequel il compose le fantastique « Cuida este amor ».
Orlando enchante par sa flûte virtuose mais aussi par sa générosité et sa gentillesse qui le caractérisent…

Son Candela, sortez de l’ombre !!!

Donaldo Flores

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Considéré comme l’un des meilleurs de la nouvelle génération de soneros cubains. Son dernier album Abran Paso Que Me Voy (Envidia novembre 2005) a reçu dés ça sortie, la reconnaissance des Dj européens. Cet article vous invite à découvrir la carrière internationale de cet artiste qui a joué avec les meilleurs groupes cubains….présentation, carrière professionelle, discographie.

PRESENTATION

Donaldo est né le 17 février 1966 à Amarillas, petit village de la province de Matanzas.
C’est là qu’il fit ses études primaires et secondaires. Ses études universitaires se sont poursuivies à Matanzas à l’Institut Supérieur Pédagogique « Juan Marinello » d’où il sortit diplômé de Philosophie et Histoire en 1989. C’est à ce moment qu’il a commencé à prendre des cours de chant avec le professeur et chanteur Lazaro Horta, à participer à de nombreux Festivals universitaires et à remporter des récompenses au niveau provincial et national.
Il a ensuite continué sa carrière en amateur avec des groupes municipaux jusqu’en 1992, moment auquel il a remplacé le grand chanteur Aramis Galindo dans le YAGUARIMU de Matanzas, entrant ainsi dans la carrière professionnelle.

Donaldo est un musicien autodidacte. C’est une personnalité autocritique, modeste et surtout très joyeuse, éléments qui se reflètent dans ses interprétations ?. Ces caractéristiques lui viennent de sa riche culture cubaine. Respect et courtoisie font partie de son mode de vie.

Donaldo est un « sonero » de la nouvelle génération de Cuba. Son identité musicale s’identifie par son dynamisme emprumté à Bartoloméo Moré «(Beny Moré), à la cadence sonera de Miguelito Cuni ,ainsi qu’à sa manière d’introduire des intervalles dans ses improvisations. La qualité de ses interprétations commence avec l’authenticité de sa voix et reflète clairement le syncrètisme et le mélange multiculturel des origines afro-cubaines. A ce jour Donaldo bénéficie d’une reconnaissance internationale et jouit de nombreuses expériences musicales. Ayant joué avec les meilleurs artistes cubains, il désire se produire aujourd’hui par lui-même, avec son propre groupe.

CARRIERE ARTISTIQUE

1992 : GROUPE YAGUARIMU : En remplacement d’Aramis Galindo, lui-même parti avec Adalberto Alvarez.
Rèpertoire : tous les genres de musique cubaine. Scènes : la Tropical (La Havane), Palacio de la Salsa (La Havane), et le pôle touristique de Varadero.

1995 : GROUPE MANGUARE : Ce groupe fit la transition entre le Son cubain des annèes 50 et celui des années 70-80, il introduisit aussi le folklore afro-latino-américain à Cuba.
Répertoire : textes des années 50 avec des arrangements contemporains, répertoire de la musique andine et textes propres. Scènes : Café Cantante, Havana Café, Casa de Musica, Jardin de la UNEAC,…. Participation à l’enregistrement du disque « Cuba, la isla de la musica » Participation à l’évènement unique « el son mas largo del mundo » (devenu reccord Guiness) Participation à la fermeture du « Festival Mundial de la Juventud y los estudiantes » en 1996

1998 : GROUPE MARACA y OTRA VISION : Début des tournées internationales 1998-1999 ; en France : New Morning, Java, le divan du monde à Paris, Festivals de Montpellier, Saint-Nazaire, Sète, Vic-Fezensac, Langon, la Seyne sur Mer, Marseille, Nice… ; en Hollande, Italie, Suisse (festival de jazz de Lugano), Grèce, Belgique (festival du café),Allemagne(festivals de Cologne et de Berlin),Autriche, Espagne (festival de jazz de Vittoria). Etats-Unis :Ockland, San Francisco,Los Angeles, New York(SOB),New Jersey (studio 45),Miami (club nostalgia) Répertoire :Latin-jazz, son traditionnel cubain et musique afro-cubaine. Festival Jazz-plaza 1998 à la Havane Disque : « Tratame como soy » de la chanteuse japonaise NORA.

2000 : GROUPE TRAJE NUEVO : Septeto traditionnel, Répertoire : musique de la Vieja Trova Santiaguera et textes propres Scènes : la Tropical, Casa de la musica, Gato tuerto, et pôle touristique de Varadero.

2000 : ADALBERTO ALVAREZ Y SU SON : Son surnom « el caballero del son » Répertoire : le son cubain avec des arrangements contemporains et ses propres compositions. Disque : El son de Adalberto suena cubano Tournée aux Etats-Unis : San-Francisco, Sacramento,San José, Los Angeles (animation de la soirée des Oscars2000) , Miami (star fish), Washington (kennedy-center), New York (SOB),Nex Jersey (studio 45), En Europe : (festival de salsa de disney-Paris, Marseille, Perpignan), Suisse, Italie, Allemagne. Au Mexique : concert « de los grandes de Cuba » avec Van Van Venezuela, Pérou

2001: Enregistrement du disque « Timba New Génération of Latin Music » avec César Pedroso « Pupy » ex-pianiste fondateur de Van Van 2003 : DONALDO FLORES : Décide de se séparer de l’orchestre d’Adalberto Alvarez pour venir vivre en France à Bordeaux. Avant de partir de Cuba, il enregistre « El Solitario », son premier disque en solo avec la maison de disque « Envidia » de Barcelone, avec qui il signe un contrat d’exclusivité. Arrivé à Bordeaux, il forme son orchestre.

DISCOGRAPHIE

2005 : Donaldo flores « Abran Paso Que me voy»
2003 : Donaldo flores « El Solitario »
2003 : avec Ulises (tromboniste de l’orchestre d’Elito Reve y su charangon) « Cuando suena mi trombon »
2001 : « El son de Adalberto suena cubano »
2001 : « Timba new generation of latin music »
1999 : NORA “Tratame como soy”