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Domingo Pau « El Columbiano »  : La vie et l’œuvre d’un maître de la danse afro-cubaine

Domingo Pau « El Columbiano » : La vie et l’œuvre d’un maître de la danse afro-cubaine

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Domingo Pau est à Cuba l’un des maîtres les plus respectés de la danse afro-cubaine et de la rumba.

J’ai eu la chance, par l’intermédiair e de sa fil le Luanda, également grande danseuse folklorique habitant en France, de le rencontrer à de multiples reprises depuis 2 010 à Cuba pour réaliser un texte et un documentaires retraçant sa vie et son œuvre.

Né dans une famille modeste du centre de la Havane au milieu des années 1950, il a effectué une grande partie de sa carrière au sein du fameux Conjunto foklorico nacional de Cuba dont il a été l’un des plus prestigieux danseurs solistes.

Il se consacre aujourd’hui à ses activités d’enseignant et de chorégraphe au sein de troupes et d’instituts aussi réputés que le groupe Obini Bata, le Cabildo et le Teatro America de la Havane ou l’Ecole national des arts de Cuba.

Pour découvrir cet artiste de grand talent, cliquez sur le lien suivant : domingo

Domingo Pau « El Columbiano »  : La vie et l’œuvre d’un maître de la danse afro-cubaine

Entretien avec Onilde Gomez Valon : un pionner de la rumba cubaine en France

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Le danseur cubain Onilde Gomez a joué un rôle précurseur dans la diffusion des danses folkloriques cubaines, et tout particulièrement de la rumba, en France. Originaire de Santiago de Cuba, il y a hérité de l’immense patrimoine de danse populaire de cette ville, d’abord en observant et imitant les danseurs de son quartier, puis en participant aux activités de groupes aficionados, enfin en intégrant des compagnies professionnelles.

Depuis son arrivée en France en 2000, il mène simultanément une carrière d’enseignant et d’artiste, au sein notamment du groupe Rumba Abierta dont il est l’un des fondateurs.

En le regardant danser et enseigner, j’ai retrouvé tout ce qui m’avait le plus impressionné et ému lors de mes séjours à Cuba : rythmicité jaillissante, qualité de la posture corporelle, connexion profonde entre danse et musique…

Les longs entretiens qu’il m’a accordés au cours de l’automne 2012 constituent un précieux témoignage tant sur l’histoire des groupes de danse folkloriques santiagueros de la fin du XXème siècle que sur le processus actuel d’acclimatation et de diffusion- de la culture cubaine en Europe.

 

 

Pour consulter ce document, cliquez sur le lien suivant : onilde

Bonne lecture !

Fabrice Hatem

Domingo Pau « El Columbiano »  : La vie et l’œuvre d’un maître de la danse afro-cubaine

ELITO REVE y su CHARANGON conduisent « La Aplanadora de Cuba »

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Elito Revé a accordé une interview exclusive pour www.fiestacubana.net lors du Festival CUBADISCO 2012 où il nous relate les derniers changements dans le Charangon et où il nous révèle ses projets, notamment le prochain double CD « La Aplanadora de Cuba » !

Ce bulldozer vient d’arriver pour une tournée européenne ! Ne les ratez pas…

20 Juin Lyon
28 Juin Lille
29 Juin Tours summer Festival
30 Juin Bayonne festival Penas y salsa
4 Juillet Nice-Falicon
5 Juillet Carpentras
7 Juillet Rignac Aveyron Festival

C’est à la suite d’un concert comme toujours puissant et jubilatoire au Teatro America de La Havane dans le cadre de Cubadisco 2012 que Elito Revé nous a accordé un bref entretien plein de bonnes nouvelles.

Après plusieurs mois dans le grand froid scandinave où l’Orquesta Revé s’est produit sur des croisières nordiques, Elito Revé revient plus chaud que jamais prêt à tout écraser sur son passage avec une orchestre légèrement remaniée et désormais rebaptisée « La Aplanadora de Cuba » (La Dameuse ou le Caterpilar de Cuba), plus lourde, plus puissante que n’importe quelle « Maquina », plus que « El Tren », que « La Maquinaria », ou « La Locomotora » !

Le Charangon avait défié en ‘mano a mano’ il y a quelques années Manolito y su Trabuco, notamment en Allemagne lors du jubilé de Willie Colon. Mais cette fois-ci Elito s’attaque frontalement au Capitaine de la Musique Cubaine, Juan Formell.

Les premières escarmouches avaient eu lieu depuis 2008, puis avec la venue d’une voix féminine, celle de la China du Charangon, Susel, comme en réponse aux succès de Yeni Valdès.
Profitant certainement de certaines pannes à Alto Songo du « Tren De L’Alegria », à savoir Los Van Van perdus à la recherche (musicologique) du temps perdu, le Charangon de Elito Revé a souvent ravi la première place dans le cœur du public et tout le monde de confirmer que La Revé était redevenu un Tren, voire le Tren !

Depuis les succès de « Fresquecito » couronné du prix du meilleur CD au Cubadisco 2008 et aux FIESTA CUBANA AWARDS 2007 et plus récemment depuis la gloire octroyée au CD « De Que Estamos Hablando », couronné aussi du FIESTA CUBANA AWARDS 2010 avec notamment « Mi Amiga Chichi » et « Agua Pa’ Yemaya », la Orquesta Revé n’a quasiment jamais été autant en forme.

Le dernier tube « Jala Jala », cette collaboration brillante avec Cristian y Rey Alonso, a tout de suite emporté le suffrage du public.

Et pendant que le public jouissait de ces tubes, Elito Revé y su Charangon parcourait le monde, le Pérou, le Mexique puis la Scandinavie et préparait l’avenir…

Quelques changements ont notamment marqué le groupe avec le départ du très bon et très sympathique Tresero de Holguin, Jorge Luis Vila, puis celui de l’excellent tromboniste Ulises Benavides connu comme « El Caramelo de Zamorana ». Ces deux protagonistes furent des piliers du Charangon et leur absence nous manquera certainement mais Elito Revé entraine son orchestre vers de nouveaux horizons avec toujours le génial Aisar Hernandez à la direction musicale.

La rencontre avec Los Van Van, longtemps attendue a finalement eu lieu, mais ni le jour ni dans le lieu attendu. Ce ne fut ni le 12 Mai, ni le 19 Mai à la Tropical. Mais finalement à Guantanamo fin Mai 2012, ces deux machines, locomotrices de la Musique Cubaine Populaire, se sont croisées sur la même scène.

Il n’y a pas de vainqueurs dans un ‘mano a mano’ car il n’il n’existe aucune échelle de valeur dans le domaine esthétique et artistique mais le défi entre ces deux formations annonce une émulation créatrice qui va satisfaire le public salsero.
Un autre ‘mano a mano’ est prévu prochainement a La Havane au Morro Cabaña.

Los Van Van ont redémarré avec du sang neuf, celui du grand timonier Arnaldo Jimenez a la basse et du chanteur probablement le plus complet de sa génération, Mandy Cantero.

Le Charangon de Elito Revé continue avec un géant, « El Gigante » Yosniel au Trombone et avec un jeune prodige de Santiago de Cuba au Tres, Renesito !

Renesito a été primé au précédent CUBADISCO 2011 pour son excellence au Tres et fut un disciple de l’immense PANCHO AMAT, « Almabre Dulce », le meilleur Tresero de Cuba selon Adalberto Alvarez.

Ces interventions font feu et flammes et vont ravir las amateurs de virtuosité au Tres.

En voici un léger exemple avec Elito Revé présentant sur scène Renesito en solo :

Elito Revé nous livre un scoop en nous annonçant qu’il renforce encore son attelage avec un cinquième chanteur qui devrait rejoindre l’orchestre très prochainement, aux côtés du roi Dagoberto Vasquez, Pascualito Ramos « El Sinsonte », Emilio Frias « El Niño » et Susel « La China »… Affaire à suivre de très près !

Mais surtout Elito Revé nous annoncent leur prochain Disque !

Un double CD de 24 morceaux intitulé :

LA APLANADORA DE CUBA !

Ce sera un double-CD de 24 titres : il y aura 12 nouveaux morceaux dont le tube « Jala Jala » et « no debo explicarte nada », une sublime chanson du pianiste Pachi Naranjo, interprétée de manière très émouvante par Susel.

Il y aura aussi 12 reprises de succès d’anthologie avec de nouveaux arrangements mais ce souci permanent d’Elito de rendre hommage à l’héritage de son père, Elio Revé, « el Padre de la Salsa », « El Rey Del Changui » …

En attendant La Aplanadora de Cuba, la Dameuse de Cuba, va tout dévaster sur son passage lors de sa Tournée française :

20 Juin Lyon
28 Juin Lille
29 Juin Tours summer Festival
30 Juin Bayonne festival Penas y salsa
4 Juillet Nice-Falicon
5 Juillet Carpentras
7 Juillet Rignac Aveyron Festival

Voici l’interview originale réalisée le 21 Mai 2012 au Teatro America de La Havane (pardonnez la très mauvaise qualité sonore de cet enregistrement)

Domingo Pau « El Columbiano »  : La vie et l’œuvre d’un maître de la danse afro-cubaine

De retour de Cuba(disco) avec La Revé…”no debo explicarte nada !”

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Notre ami et partenaire Claudion revient de Cuba avec des nouvelles fraiches de CUBADISCO 2012 et surtout des nouveautés que nous préparent Elito Revé y su Charangon, l’un des orchestres cubains préférés des français ! Il reste marqué par la nouvelle chanson interprétée par SUSEL la China de la Revé « No debo explicarte nada »…

Mais laissons le soin de nous raconter tout ca à Claudion, qui rappelons-le est le représentant de Elito Reve y su Charangon en Europe et surtout un immense connaisseur de la Musique Cubaine depuis 2 décennies.
Quand vient le mois de Mai, je me laisse emporter par la nostalgie de Cuba et je monte Dans le premier avion pour cette terre si belle, la terre de mes amours, ou naquirent Benny More, Pablo Milanes et d’autres grands Trovadores, Dans ce Caïman Vert, source de tant de sensations !

Bien que cela fasse déjà plus de 20 ans que je la visite régulièrement, Cuba m’offre à chaque fois un meilleur visage, ou plutôt le visage que je lui cherche, celui souriant de sa musique. Cette fois-ci, l’occasion propice fut celle du marché CUBADISCO et des mes réunions habituelles à La Havane avec Elito Revé du fait de notre collaboration artistique depuis déjà 5 ans déjà et qui n’est un secret pour personne, et encore moins pour www.fiestacubana.net.

De CUBADISCO, nous connaissons déjà les vainqueurs des principaux prix, bien mérités par ces grand musiciens, interprètes et directeurs d’orchestres de premier plan à Cuba.

J’étais présent lors de la cérémonie de remise des Prix et de cet événement je ne peux que me lamenter de la faible audience du public, certainement due à une promotion inadéquate.

Toutefois j’ai pu assister à des concerts extrêmement passionnants parmi lesquels j’en retiendrais deux.
Le premier fut organisé en l’honneur de la visite du fils d’Oscar D’Léon à La Havane ou furent invités de nombreux musiciens et chanteurs pour une Descarga mémorable.

Ce fut une jubilation inespérée de voir le fils du plus grand chanteur qu’ai donné le monde de la Salsa, partager la scène avec Lazarito Valdes, el Nene, El Indio, Felix Baloy et même un vieux choriste de Benny Moré, tous accompagnés par Lazarito Valdes, comme si cela ne suffisait pas.
Ce partage du fils d’Oscar D’Léon avec les meilleurs Soneros de Cuba, dans une embrassade idéale entre Salsa et Son, rendant même hommage à ceux qui avait monté le chapiteau, fut beau et émouvant.

L’autre concert remarquable fut celui de Manolito Simonet y su Trabuco qui reçurent comme invité spécial Dominic Miller, le guitariste de Sting depuis 25 ans. On connaissait déjà le génie musical de Manolito mais ce fut une prouesse novatrice de fusionner avec excellence les deux langages si forts que sont la Musique Cubaine et le Rock.

Ce fut d’autant plus émouvant d’entendre de la bouche d’un musicien aussi expérimenté que Dominic Miller qu’il n’y a rien de comparable à la Musique Cubaine et qu’elle est la meilleure école pour un musicien !

Du coté d’Elito Revé il y a pas mal de nouveautés. Nous avons appris le départ de Jorge Luis Vila au Tres puis celui d’Ulises Benavides, « el Caramelo de Zamorana », au trombone qui ont été remplacés respectivement par Renésito, de Santiago de Cuba, et Yosniel.

Elito nous a confirmé que son prochain album sera un coffret de 2 CDs avec de nouveaux morceaux et des morceaux d’anthologie réarrangés. Ce coffret s’appellera «La Aplanadora de Cuba».

Elito a parlé de sa participation au Festival de Changüi de Guantanamo à la fin Mai, auquel je n’ai pas pu participer, où La Revé a joué avec Los Van Van. Un tel ‘mano a mano’ se reproduira a La Havane au Morro Cabaña.

La tournée d’été du Charangon est imminente : elle commencera le 14 Juin et se conclura le 23 Juillet après avoir parcouru 8 pays d’Europe et joué dans de nombreux festivals.

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J’ai pu assister aux répétitions à La Tropical et écouter certains des nouveaux morceaux qu’Elito étrennera lors de sa prochaine tournée. Un morceau a particulièrement attiré mon attention pour le renouveau de la thématique abordée par la Revé mais aussi par la prestation de son interprète.

Il s’agit du morceau “ No debo explicarte nada “ (« Je n’ai rien à t’expliquer »), une belle chanson composée par le pianiste Pachi Naranjo, interprétée par Susel.

Comme chacun sait, ce sont les femmes qui savent le plus des choses de l’amour et de ce fait j’ai trouvé très pertinente la décision de la faire chanter par Susel. De plus c’est une chose tout a fait naturelle de profiter de cette belle voix féminine pour lui construire un répertoire a la fois adapté et surprenant car peu d’entre nous n’espérions voir Susel chanter des Guarachas à double-sens ou des morceaux chargés de l’effronterie typique des quartiers populaires.

Tout ca pour dire qu’il s’agit d’une dame: Susel ne fait que chanter la fin d’un amour au travers de la vue émouvante de son cœur. Il s’agit d’une confession en public qui relate l’évolution des sentiments et de la douleur à la fin d’un amour qui se dilue en la conscience que tout se dépasse et en l’affirmation orgueilleuse qu’au final de ce processus, « No tengo que explicarte nada », « je n’ai rien à t’expliquer ».

J’avoue que ce morceau m’a ému en trouvant dans ses paroles la sincérité d’une femme qui cherche en elle-même les raisons pour dépasser la douleur et non la subir. La narration rappelle celle de « Despues de Todo » (NDLR : thème de Los Van Van chanté par Yeni Valdes). Une chronique psychologique à la fois bien conçue et crédible dans la bouche d’une femme.

La thématique de cette nouvelle chanson de la Revé et son interprétation féminine m’a faite penser à « Despues de todo » , ce succès dans lequel Yeni Valdes chantait « Que el amor que te ténia era lindo y verdadero pero se acabò mi cielo » (« Que l’amour qu’elle éprouvait était beau et sincère mais que le ciel est tombé ») et ou elle invitait son partenaire a “ seguir su camino porquè vivir feliz no està prohibido” (« continuer son propre chemin car vivre heureux n’est pas interdit »).

Dans ses deux chansons on retrouve à la fois la même douceur et la même force que l’on connaît des femmes cubaines, mais comme le thème de l’amour est universel, nul ne doute que les femmes qui écouteront cette chanson y trouveront cette vérité des sentiments qui bouleversent.

Il est clair qu’il ne s’agit nullement ici d’un Boléro ou d’une chanson de la Trova, et pour libérer les sentiments du sentimentalisme on retrouve les sonorités de la Revé si bien que nous savons parfaitement à quoi nous attendre !

J’ai pu écouter cette musique que la Orquesta Revé étrennera d’ici quelques jours lors de ses concerts européens et je peux vous garantir qu’elle a la force et le gout que nous connaissons de cet orchestre légendaire. Elito semble nous dire: “Està bien el amor, todo lindo pero hay que ponerle un rico Tumbao, el sonido grueso de los trombones y los coros con la voz de vieja y sobretodo una cadencia bien bailable ….de que estamos hablando ¿”
“C’est bien l’amour, c’est beau mais il faut y ajouter un Tumbao bien agréable, la grosse sonorité des trombones, les cœurs avec la voix de petite vieille et par-dessus tout une cadence très dansante… Mais de quoi parle-t-on ? »

Elito m’a demandé de ne pas diffuser ce morceau en avance car il souhaite le dévoiler lors des concerts de cet été. De ce fait, pour vous approcher au plus près de cette chanson, il ne me reste plus que de vous en offrir les paroles en vous laissant imaginer la musique ! Profitez-en !

NO DEBO EXPLICARTE NADA

Puedo comenzar de nuevo , puedo resistir
Soy mujer de andar seguro y de no caer
Tengo la mirada puesta sobre el corazon
Y sé la herida del amor donde ya no llegaras

Dejame volver de nuevo , dejame sentir
Que puedo quedarme sola y sobrevivir
Que el tiempo no pasa invano
Para una dama y aunque venga exigiendo
No debo explicarte nada

Coro : Siempre sola …..
No aguanto mas corazon , encuentra una solucion
O esto se acaba !

Coro 2 : Acuerdate que yo llego primera
No debo explicarte nada

Coro : Acuerdate….

Domingo Pau « El Columbiano »  : La vie et l’œuvre d’un maître de la danse afro-cubaine

TIRSO DUARTE et LA MECANICA LOCA: La Genèse d’une Super Nova Timbera

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On dit parfois que l’occasion fait le larron ! Mais il y a surtout des rencontres inévitables car les pôles s’attirent !
Il n’y a pas vraiment de hasard et dans la petite planète de la Timba encore moins…

La Mecanica Loca est un astre naissant avec déjà ses satellites ! Son magma percussif, la mécanique céleste de ses révolutions, la force tectonique des ses Tumbaos et ses chanteurs ionisants, Yosvany et Martha, nous ont tous mis sur orbite, notamment à Hossegor où La Mecanica Loca a bien failli ravir le trophée de Meilleur Concert de l’Année 2010 au très grand César PUPY Pedroso !

C’est justement une étoile filante de PUPY qui vient d’entrer dans le champ de gravitation de l’astéroïde MECANICA LOCA !
TIRSO DUARTE, « Que Se Escucha en Todas Partes », ce photon d’anti-lumière, « El Angel Negro de la Timba » est entré en résonnance avec JULIEN GARIN, le centre de gravité de cette MECANICA LOCA si prometteuse…

TIRSO DUARTE possède un magnétisme, une puissance, une inspiration qui décuple les vibrations de n’importe quel ensemble mais à force de chanter partout, en électron libre, en franc-tireur, TIRSO n’était quasiment plus nulle part, comme dématérialisé !
Il fallait un noyau d’attraction puissant avec un large spectre d’innovation pour cet artiste hors norme !

LA MECANICA LOCA, elle, avait a peine commencé son accélération interstellaire quand elle rencontre l’étoile filante qui pourrait la guider à son objectif ultime : La Timba Universelle, celle qui réconcilie la Matrice, Cuba, et son expansion spatiale dans la voie lactée, la Yuma !

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La Timba a essaimé sur la planète entière ! Et elle a particulièrement fertilisé en France où se sont retrouvés des artistes cubains très inspirés et de formidables musiciens français, passionnés et regorgeant de talents, qui n’ont eu aucun complexe, tels les pionniers de l’espace, à conquérir les galaxies des Timbas les plus complexes.

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Tout comme GRUPO DANSON ou MAYIMBE, La MECANICA LOCA réussi le tour de force de générer une Timba Universelle, à la fois 100% Cubaine et pourtant en dehors de Cuba ! La MECANICA LOCA, elle aussi participe de ce Big Bang musical…

C’est un tour de force, car peu de groupes arrivent à atteindre cet équilibre et nombreux sont les projets soit trop brouillon soit trop jazzy voire intello !

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Il faut croire que le capitaine de cette Mécanique Folle, est bien entouré, bien conseillé et bien préparé !

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TIRSO et LA MECANICA LOCA sont entrés en orbite et vont enfin pouvoir se nourrir mutuellement : leurs gravitations mutuelles sont à coup sûr la source d’un projet novateur qui devrait marquer la genèse d’une Timba qui marquera une nouvelle ère !

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Mais laissons à notre étoile TIRSO DUARTE le soin de l’annoncer lui-même :

Concrètement La Mecanica Loca et Tirso Duarte travaillent sur un répertoire intégrant des compositions du groupe tout comme de Tirso qui devraient être enregistrées à La Havane en Octobre-Novembre 2011 pour un disque original. Ce disque devrait sortir à l’occasion de la tournée européenne de La Mecanica Loca avec Tirso Duarte du mois d’Avril au mois de Septembre 2012.

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Prenez date, le 27 Avril 2012, à Bayonne, La Mecanica Loca fera le premier concert de ce projet grâce à la coproduction de La Scène Nationale Bayonne – sud Aquitain.
FiestaCubana.net est tres honoré d’avoir été choisi pour parrainer ce projet et sera aux côtés de nos artistes préférés pour vous raconter la genèse de cette Super Nova !

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A suivre…

Nos remerciements à Pierre Vignacq pour ses magnifiques photos de LA MECANICA LOCA à Hossegor, un concert historique, désormais mythique !

Un grand danseur d’afro-cubain à Santiago : Jesus Larosa Perez

Un grand danseur d’afro-cubain à Santiago : Jesus Larosa Perez

Santiago de Cuba, Vendredi 22 juillet 2011

Image Âgé de 28 ans, issu d’une famille de forte tradition artistique, Jesus Larosa Perez a été pendant plusieurs années premier danseur soliste du Conjunto Folklorico de Oriente (CFO), l’un des trois compagnies de danse folklorique les plus prestigieuses de Santiago, avec les groupes Cotumba et Kokoye.

Il est à ce titre l’un des danseurs les plus en vue de la jeune génération des interprètes de Rumba, d’Afro-cubain et d’Afro-Haïtien à Santiago de Cuba. Dans les très belles chorégraphies du CFO, il se détache par le caractère à la fois très énergique et félin de sa danse.

Au moment où il s’apprête à entreprendre une carrière indépendante à l’extérieur du CFO, j’ai pu le rencontrer par l’intermédiaire de Fabien Figueres, qui répète actuellement avec plusieurs compagnies professionnelles de Santiago.Fabien est également l’auteur des vidéo dont sont tirées les photos de danse de cet article (photo ci dessous : rumba dansee par Jesus).

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Une famille d’artiste

Je m’appelle Jesus Larosa Perez. J’ai deux surnom artistiques : Jesusito et Chango – celui sous lequel je suis le plus connu. En effet, le personnage de Chango est l’Orisha qui m’a donné le plus de popularité, de force dans le monde du folklore.

Dans ma famille, tout le monde était artiste. Ma mère et ma tante étaient danseuses, ce sont elles qui m’ont formé. L’époux de ma tante était également danseur à la compagnie Cotumba. Mon père, Jesus Larosa Maturel, était percussionniste c’est lui qui m’a donné les premiers cours dans cette discipline. Mon grand-père maternel, Wiliberto Perez Bonnet, était un aficionado de danses populaires : Danzon, Danzonette, Son, Cha Cha Cha. Mon grand-père paternel, Julio Grinon « El rompe coco », mort il y a deux ans, était chanteur de Columbia et de Yambu.

Dès l’âge de 6 ans, je dansais, mais c’était plutôt de la danse populaire : Cha Cha Cha, Mambo, Son, Mozambique, danses populaires d’Amérique latine. J’ai fait mes premiers pas de danse dans les escaliers d’un immeuble du district José Marti[1]. Puis j’ai commencé à danser le folklore vers l’âge de 8 ans. Mon premier professeur a été ma mère Darys Perez Prades, surnommée La Mora, qui était aussi première danseuse du groupe Cotumba. La seconde a été ma tante, Silva Vilma Peres Prades. J‘ai eu ensuite d’autres professeurs, mais ces deux-là sont celles qui ont eu le plus de force pour moi (deux photos ci-dessous, danse de Palo par le CFO avec Jesus en soliste).

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Je suis ensuite rentré dans le groupe aficionado (amateur) Corazon Nino, qui a ensuite porté plusieurs autres noms : Adiro Omadi, puis Syntesis, puis Mi Okan Olofi. C’est là que je me suis vraiment formé. Cela a été une de mes meilleures expériences : nous avons gagné des concours au niveau national puis international (festival Wemilerede Guanabacoa)…

Le directeur du groupe Cotumba, Papo Sanchez, m’avait repéré dès l’âge de 14 ans, mais j’étais alors trop jeune pour rentrer dans la compagnie. Vers l’âge de 19 ou 20 ans, la directrice du CFO, Milagro Ramirez, qui m’avait vu danser dans la maison de ma tante, m’a fait rentrer au CFO.

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Une formation empirique

Mais formation de danse est empirique. Je ne suis allé dans aucune école. Mais j’ai beaucoup étudié, et, comme je te l’ai dit, je viens d’une famille d’artistes. J’ai fait beaucoup de recherches personnelles sur la culture et les danse afro-cubaine : je suis allé à la Havane pour mieux connaître la culture Yoruba, à Matanzas pour enrichir mes connaissances sur les cultes Arara et le Carabali. Beaucoup de danseurs académiques n’ont pas fait de recherches personnelles comme je l’ai fait (deux photos ci-dessous, danse de Columbia par le CFO, avec Jesus en soliste).

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J’ai ensuite passé les examens d’accréditation pour accéder aux grades de danseurs qualifiés et de professeur. Et je suis aujourd’hui au sommet de cette hiérarchie qui en comporte sept : je suis premier danseur soliste et maître de première catégorie. Ces reconnaissances permettent, entre autre d’obtenir de meilleurs salaires. Par exemple la salaire d’un premier danseur soliste (catégorie la plus élevée des professionnels, ndrl) est trois fois plus élevé que celui d’un danseur non évalué (catégorie la plus basse). Mais, pendant longtemps, j’ai été payé comme danseur de 3ème niveau alors que j’étais déjà officiellement reconnu comme danseur de premier niveau.

En plus d’être premier danseur et premier maître au CFO, je suis percussionniste, chanteur et chorégraphe

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Un répertoire très large, incluant l’Afro-Haïtien

Au sein du CFO, nous dansons un répertoire très large : afro-cubain, rumba, bien sur, mais aussi afro-franco-haitien avec la tumba francesa, le Gaga et le Petro.

Ces danses folkloriques, notamment les danses haïtiennes, d’origine africaine, comme la Vaudou, se dansent de manière plus crue, forte quand elles sont interprétées à l’occasion d’un rite religieux, mais de manière plus suave dans leur version artistique (deux photos ci-dessous, danse de Gaga par le CFO. avec Jesus et son frere Alexis en duo de solistes).

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La Tumba francesa a deux aspects, d’une part, ce sont des associations d’entraide et de loisir des africo-descendants d’origine haïtienne, avec leur hiérarchie qui reflète un peu celle des cabildos, les nations africaines, avec leurs rois, leurs reines, leur princes, etc. Mais le terme désigne également un ensemble de danses. Certaines d’entre elles sont d’inspiration très nettement africaine, comme la Yusa et le Frente. D’autres, comme le Mason, sont un mélange de danses de sociétés françaises, comme le menuet et de rythmes africains : les esclaves imitaient la manière de danser de leur maîtres. Il y a plein d’autres danses moins connues, comme par exemple le Guiro qui est né à Villa Clara…

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Danse et possession

J’ai moi-même interprété tous les styles : le Vaudou, la Conga, la Rumba. Mais j’ai toujours voulu interpréter le personnage de Chango. Je suis d’ailleurs fils de cet Orisha dans la religion. Pendant que j’étais au CFO, j’ai été le seul à tenir ce rôle. Il y a beaucoup de bons danseurs d’Orishas à La Havane, mais quand j’ai interprété Chango au Théâtre Mella, il y 6 ans, j’ai eu beaucoup de succès. C’est l’un de mes meilleurs souvenirs.

Il m’est arrivé à plusieurs reprises dans la religion de me faire chevaucher par Chango (Ndlr : entrer en transe). Cela s’est aussi produit, de manière moins violente, sur la scène.

L’entrée en transes est quelque chose de très différent dans la religion des esprits et dans celle des Orishas. Dans le premier cas, le coup est immédiat, très fort. On ne peut plus respirer. L’esprit du Mort te pénètre, prend possession de ton corps, mais tu restes conscient. Tu es chez les Morts, mais tu vois ce qui se passe autour de toi.

Dans les Orishas, cela vient de manière plus progressive. On ressent une chaleur intense, on a l’impression d’enfler, de grandir démesurément, on a la sentiment d’être très puissant, très fort, de pouvoir faire des choses que l’on ne fait pas habituellement. Ta tête se met à trembler. Tu as du mal à respirer. Le Saint s’approche alors de toi, rentre dans ton espace. Puis tu perds connaissance lorsque le saint te chevauche, et l’Orisha fait ce qu’il veut de ton corps.

Sur scène, il n’est arrivé d’expérimenter aussi cette sensation. Elle n’était pas aussi puissante, mais j’ai quand même descendu les étages des coulisses où je me trouvais de demi-étage en demi-étages, au point que depuis ce jour on m’appelle « Chango ascenseur ». (deux photos ci-dessus : danse de Rumba par le CFO, avc Jesus en soliste).

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Des mythes à la chorégraphie

J’ai également une expérience de chorégraphe. La chorégraphie dont je suis le plus fier est celle des solos d’Oggun, au théâtre Heredia de Santiago, il y a deux ans un présence des meilleurs chorégraphes de Cuba, qui avaient été invités pour le 50ème anniversaire de la compagnie.

Il y a beaucoup de chorégraphies impliquant Chango, Oggun et Ochun. Contrairement à ce que l’on croît, la première guerre entre Chango et Oggun n’est pas lié à une histoire de femmes. Tu connais les différents Patakin sur les rivalités entre Oggun et Chango. Dans l’un Chango hait Oggun, car il a commis l’inceste avec leur mère Yemaya. Dans un autre, c’est Oggun qui hait Chango parce que celui-ci lui a pris sa femme Oya. Et puis, bien sur, il y a la rivalité entre les deux mâles pour Ochun, qui est la maîtresse des deux, mais préfère visiblement Chango à Oggun.

C’est en fait Elegba, le Dieu facétieux du Destin, qui a provoqué la première guerre entre Chango et Oggun. Jusque là, les deux étaient bons amis. Mais Elegba a une face rouge et une face noire. Un jour il est passé entre les deux Orishas. Chango a dit : Elegba a la figure rouge. Et Oggun a dit : non, il a la figure noire ! Aucun ne voulait en démordre, alors ils ont fini par se disputer et par se battre.

Et sais-tu pourquoi Ochun porte une couronne dorée ? En fait, elle convoitait la couronne rouge de Chango, son amant. Alors, pour la lui prendre, elle l’a invité un jour à se baigner nu, avec elle, dans la rivière, Chango s’est déshabillé, il a rejoint Ochun et ils se sont baigné ensemble. Pendant ce temps, Ochun a envoyé son ami le vautour pour voler la couronne de Chango. Mais il celui-ci s’était parfaitement rendu compte de la manigance d’Ochun. Alors, il lui a dit : « tu peux prendre ma couronne et même lui donner la couleur qui te plaît. Mais ma vraie couronne, ce n’est pas un simple objet, elle vient de ma majesté divine ». Et, par magie, il fit apparaître une nouvelle couronne rouge dont il se revêtit, tandis que celle qu’il avait laissé Ochun lui voler prenait la couleur jaune et dorée, la préférée de la déesse.

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Les projets actuels

Je viens de prendre mon indépendance du CFO. La vie des artistes ici est difficile, et la reconnaissance économique de notre travail est très limitée. Les questions de survie matérielle sont si obsédantes qu’elles parasitent la création artistique. Je souhaite développer des projets personnels avec une bonne efficacité. Je prépare en tant que chanteur un CD intitulé « Rumba de Hoy ».

Propos recueillis par Fabrice Hatem