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Una loca como yo

Una loca como yo

ImageL’œuvre

Ecrite et composée par Candido Fabré, cette chanson a été enregistrée en 2008 par la chanteuse Haila Monpie dans son album Tal como soy.

La valeur du texte tient largement à l’espèce de pudeur avec laquelle le personnage féminin déguise, sous les dehors de la loufouquerie et de l’extraversion, sa tendresse pour l’homme qu’elle aime et son désir de former un couple avec lui.

Cette chanson au rythme très « Reggaeton » met pleinement en valeur la puissance vocale et le charisme de cette artiste, qui poursuit une carrière soliste depuis 2001.

Fabrice Hatem

Ses interprétations

Dans l’album Tal como soy (2008)

Ses paroles en espagnol[1]

Sa traduction en français

Una loca como yo
(Candido Fabré)

Oye no se porqué piensas tu
Que estas mas loco que yo
Si mas loca qué tu, soy yo.

A un loco como tu
Hace falta una loca como yo. (bis)

Tu dices que eres loco,
Dime quien te lo conto (bis)
Te equivocaste papi
Aqui la loca soy yo. (bis)

A un loco como tu
Hace falta una loca como yo. (bis)

Hacemos buena pareja,
Somos un duo de locos. (bis)

Y nadie puede negarlo,
Tenemos de todo un poco
Y nadie puede negarlo,
Somos el uno para el otro.

A un loco como tu
Hace falta una loca como yo. (bis)

A un papi loco como tu
Hace falta una loca como yo.
Con sabor !

A un loco como tu
Hace falta una loca como yo. (bis)

Oye, una loca con mente,
Que te quiera y que te haga el dos.
(esa soy yo)

A un loco como tu
Hace falta una loca como yo. (bis)

Si esta filmando dejala que corra
Y si esta loco yo me lo llevo pa Mazorra.[2]

Pa’que me lo llevo, lo llevo.

Por eso…

Aunque estemos locos,
Ay pero que locos
Irremediablemente locos,
Somos el uno para el otro.

Ay aqui, a mi me gusta tu locura,
A ti te gusta mi cintura
Todo el mundo bailando asì,
Que los locos ya estan aqui.

Aunque estemos locos,
Ay pero que locos
Irremediablemente locos,
Somos el uno para el otro.

Nosotros somos locos,
Como una crisis loca
Si eso es lo que te toca,
Vive la vida loca, loca loca.

Aunque estemos locos,
Ay pero que locos
Irremediablemente locos,
Somos el uno para el otro.

Coje tu mambo[3] !

(Improvisation non reproduite)

Une folle comme moi
(Traduction de Fabrice Hatem)

Ecoute, je ne sais pas pourquoi tu penses
Que tu es plus fou que moi
S’il y en a une plus folle que toi, c’est moi.

A un fou comme toi,
Il manque une folle comme moi.

Tu dis que tu es fou,
Mais dis moi qui t’a fait ce conte
Tu t’es trompé, chéri,
Ici la folle c’est moi.

A un fou comme toi
Il manque une folle comme moi.

Nous sommes un beau couple,
Nous sommes un duo de fous.

Et personne ne peut le nier,
Nous avons un peu de tout
Et personne ne peut le nier,
Nous sommes faits l’un pour l’autre.

A un fou comme toi,
Il manque une folle comme moi.

A un fou comme toi, chéri,
Il manque une folle comme moi,
C’est bon !

A un fou comme toi,
il manque une folle comme moi.

Ecoute, une folle avec de l’esprit,
Qui t’aime et fasses la paire avec toi.
(voila c’est moi)

A un fou comme toi,
Il manque une folle comme moi.

Si vous filmez, continuez, continuer
Et si le film est bien fou, je l’envoie a Mazorra.

Oui, oui, je l’envoie, je l’envoie…

Et c’est pour ça que…

Même si nous sommes fous,
Mais tellement fous
Irrémédiablement fous,
Nous faisons la paire tous les deux.

Ah, aussi, elle me plaît ta folie,
Et à toi elle te plaît ma ceinture
Tout le mode danse ainsi,
Et les fous sont bien là.

Même si nous sommes fous,
Mais tellement fous
Irrémédiablement fous,
Nous faisons la paire tous les deux.

Nous autres nous sommes fous,
Comme une crise folle
Si c’est ça qui t’arrive,
Vive la vie folle, folle, folle,

Même si nous sommes fous,
Mais tellement fous
Irrémédiablement fous,
Nous faisons la paire tous les deux.

Vas-y, fais ton mambo !

(Improvisation non traduite)

Références complémentaires

Bio- discographie de Haila Monpie

Analyse musicographique sur Haila Monpie

Présentation de l’album Tal como soy


[1] Le texte est basé sur la version de l’album Tal Como Soy. Les parties interprétées par le chœur figurent en italiques.
[2] Journaliste connu de la télévision cubaine.
[3] Partie improvisée de la Timba.

Tu con el

Tu con el

ImageL’œuvre

En 1985, Frankie Ruiz quitte l’orchestre La Primerisima de Tommy Olivencia pour devenir chanteur soliste. Il inaugure la même année cette nouvelle étape de sa carrière artistique par le lancement de son premier album solo Solista, Pero No Solo. Celui-ci contient plusieurs thèmes encore aujourd’hui célèbres, comme Esta Cobardia, La Cura,, El Camionero et Tu Con El.

Cette dernière chanson nous conte les sentiments d’un amant abandonné par une femme amoureuse d’un autre homme. Elle présente une double originalité de fond et de forme.

Sur le fond, le personnage masculin ne semble pas exprimer, comme si souvent dans ce type de situation, de rancœur vis-à-vis de son ancienne compagne. Il excuse son comportement avec intelligence, la dédouane de la souffrance qu’il éprouve et s’adresse à elle avec une grande tendresse mêlée d’amertume.

Quant au style utilisé, il fait davantage penser à une lettre d’amour qu’à un poème destiné à être mis en musique. Cette sincérité du texte, le caractère vraisemblable des situations et des sentiments exprimés donne à cette chanson un fort impact émotionnel.

L’album rencontra un grand succès et fit de Frankie Ruiz l’un des chanteurs de Salsa les plus en vogue du moment. Il fut couronné par le titre de « meilleur disque de l’année » aux Latin Music Awards en 1986.

Fabrice Hatem

 

 

 

Ses interprétations par Frankie Ruiz

– CD Solista pero no solo (1985)

Enregistrement « live » en concert

Ses paroles en espagnol[1]

Sa traduction en français

Tu con el
(Eduardo Franco)

Seguro mujer que hoy eres feliz
Que nada de ayer hoy te hace llorar.

Tu con el, el tiempo corre
Yo te espero pero tu con el.
Ya no recuerdas mis locuras
Ni el amor aquel.
Estas tranquila lo mereces
Siempre fuiste bien.

Tu con el, no me sorprende
Sospechaba terminar así
Yo solamente fui la excusa
Para hacerle ver
Que tu podrías si querías
Vivir sin su amor.

Perdóname no me di cuenta
De ese juego y me enamore.
Después fue tarde
No podía ya volver atrás
Y te quería cada día mas y mas.

Seguro mujer que hoy eres feliz
Que puedes hacer lo que quieras tu.

Tu con el. Ya me han contando
Que estas linda mucho mas que ayer
Que no me odias
Y preguntas siempre algo de mi.
Al fin y al cabo un poquito
Yo me hice querer.

Discúlpame aquellos celos
Tan intensos que sentí por ti.
Estaba loco casi loco por aquel amor
Y al poco tiempo
Para siempre lo perdí.

Tu con el.

Aun recuerdo el romance que visiste conmigo.
Yo se que jugaste con mi sientimientos.
Todo fue un juego que tuviste conmigo.
Pero en ese juego yo me enamoré.
Yo no me di cuenta, escucha mujer,
Pero te lo juro mamita desperte.

Ya no recuerdas mis locuras ni el amor aquel.
Yo solamenta fui la excusa para hacerle ver.
Que tu podias si tu querias vivir sin el.
En el juego del amor, unos vienen y otros van.

Toi avec lui
(Traduction de Fabrice Hatem)

C’est sur, mon amie, aujourd’hui tu es heureuse,
Les choses du passé ne te font pas pleurer.

Toi avec lui. Le temps cours,
Je t’attends, mais toi avec lui.
Déjà tu as oublié mes folies
Et notre amour.
Tu es tranquille, tu le mérites,
Tu es quelqu’un de bien.

Toi avec lui, cela ne me surprend pas
Je soupçonnais que cela allait finir ainsi.
J’ai seulement été l’excuse
Pour lui faire voir
Que tu pouvais si tu voulais
Vivre sans son amour.

Pardonne-moi, je ne me suis pas rendu compte
De ce jeu et je suis tombé amoureux.
Ensuite, ce fut trop tard
Je ne pouvais plus retourner en arrière
Et je t’aimais chaque jour davantage.

C’est sur, mon amie, qu’aujourd’hui tu es heureuse
Et que tu peux faire ce que tu veux.

Toi avec lui. On m‘a dit
Que tu es belle, bien plus qu’avant.
Et que tu ne me détestes pas
Que tu demandes toujours de mes nouvelles.
A la fin des fins, je me suis fait
Un peu aimer.

Excuse moi pour cette jalousie
Si forte que j’ai senti pour toi.
Cet amour m’avait presque rendu fou
Et en peu de temps,
Je l’ai perdu pour toujours.

Toi avec lui.

Je me souviens de la romance que nous avons vécue.
Je sais que tu as joué avec mes sentiments.
Ce fut un jeu que tu a joué avec moi.
Mais au cours de ce jeu, je suis tombé amoureux.
Je ne me suis pas rendu compte, mon amie,
Mais je te le jure, ma chérie, je suis bien réveillé.

Tu as oublié mes folies et cet amour.
Je fus seulement l’excuse pour montrer.
Que tu pouvais si tu voulais vivre sans lui.
Dans le jeu de l’amour, les uns arrivent, d’autres partent.

Références complémentaires

Une excellente bio-discographie de Frankie Ruiz par Robert Tèllez

Paroles de la chanson en espagnol


[1] Paroles basées sur la version du CD Solista pero no solo (1985). Les paroles interprétées par le chœur figurent en italiques.

Tristezas

Tristezas

Image Pour consulter la traduction de cette chanson, cliquez sur le lien suivant : Tristezas.

Tristezas joue un rôle clé dans l’histoire de la chanson cubaine. Elle est en effet considérée le premier Boléro cubain. Elle fut écrite en 1883 par José « Pepe » Sanchez, généralement considéré comme le fondateur de la « Trova » Santiaguera ».

Cette œuvre, cependant, est interprétée qu’assez rarement aujourd’hui, du moins à ma connaissance. Je ne l’ai que très rarement entendue durant les deux mois de mon séjour à Santiago de Cuba – où j’ai pourtant passé de nombreuses soirées à la « Casa de Trova Pépé Sanchez », dédiée justement à ce style de musique et portant le nom de son fondateur. Peut-être cela s’explique-il par le caractère un peu simplet ou désuet de cette chanson et surtout de son texte.

Si la mélodie de Tristezas est délicate et charmante, j’avoue en effet avoir été quelque peu déçu par la relative sécheresse du texte lui-même : un homme demande à une femme d’arrêter de se plaindre, car, malgré son désir, il est dans l’incapacité d’approfondir – ou de poursuivre leur relation. Il l’assure cependant de son affection et de son bon souvenir.

C’est tout, et c’est peu à mon goût, plat et même assez sec. Le romantisme et le lyrisme sont ici, pour ainsi dire, en service minimal, ce qui est tout de même un comble pour un Boléro, et, qui plus est, pour LE boléro fondateur.

Ce texte a cependant une grande valeur historique, et la musique en est vraiment très jolie. Je vous propose donc de l’écouter dans l’interprétation très dépouillée, mais très émouvante, de Carlos et Marta, tout en lisant ma traduction.

Fabrice Hatem

Todo tiene su final

Todo tiene su final

ImageL’oeuvre

Cette chanson, composée par Willie Colón, a été enregistrée en 1973 par Héctor Lavoe dans l’album El Malo.

Cet album CD est également le dernier où Héctor Lavoe apparaît en tant que chanteur de l’orchestre de Willie Colón, même si les deux artistes poursuivront par la suite leur collaboration.

Les interprétations d’Héctor Lavoe

– Dans l’album El Malo (1973)

En concert (dans les années 1970)

Ses paroles en espagnol[1]

Sa traduction en français

Todo tiene su final
(Willie Colón / Héctor Lavoe)

Todo tiene su final, nada dura para siempre,
Tenemos que recordar que no existe eternidad.

Como el lindo clavel solo quiso florecer,
Y enseñarnos su belleza y marchito perecer.

Todo tiene su final nada dura para siempre
Tenemos que recordar que no existe eternidad.

Como el campeón mundial dio su vida por llegar
Y perder lo mas querido en la masa otro mas,

E alalelelelele todo tiene su final
Todo tiene su final
Ssi no me quieres dímelo ahora
Todo tiene su final
A mi velorio no venga a llorar no no
Todo tiene su final
Hay mamita rica
Todo tiene su final
Yo sabia que un día tenia que acabar
Todo tiene su final
Punto final todo se acabo
Todo tiene su final
Y va a llegar un demonio atomico
Y te va a limpiar
Todo tiene su final
Te lo juro que todo tiene su final
Todo tiene su final
Echa pa’lante mama.

(Instrumental)

Yo perdí lo mas querido cuando perdí a mi mama,
Todo tiene su final
Pero seguí pa’lante y pa’lante
Todo tiene su final
Hay como yo nunca eche pa’tras
Todo tiene su final
Ni pa coger impulso que va
Todo tiene su final
Cuidao que de espalda te pueden atacar
Todo tiene su final
Echa pa’lante cobarde
Todo tiene su final
Anda te buscar el pan
Todo tiene su final
Oigo una vos que me dice
Todo tiene su final
Cuidao tierra va a temblar, tierra va a temblar.

Tout a une fin
(Traduction de Fabrice Hatem)

Tout a une fin, rien n’existe pour toujours
Nous devons nous souvenir que l’éternité n’existe pas.

Comme le bel œillet voulut seulement fleurir
Et nous montrer sa beauté puis se flétrir et mourir.

Tout a une fin, rien n’existe pour toujours
Nous devons nous souvenir que l’éternité n’existe pas.

Comme le champion du monde qui donne sa vie pour réussir
Et perds ce qu’il a de plus cher, et encore davantage.

E alalelelelele tout a une fin
Tout a une fin
Si tu ne m’aimes pas dis le moi maintenant
Tout a une fin
Ne viens pas ensuite pleurer sur mon cercueil
Tout a une fin
Ha jolie petite chérie
Tout a une fin
Je savais qu’un jour cela devrait se terminer
Tout a une fin
Point final tout est terminé
Tout a une fin
Il va arriver un démon atomique
Qui va te nettoyer
Tout a une fin
Je te jure que tout a une fin
Tout a une fin
Va ton chemin, chérie.

(Instrumental)

J’ai perdu le plus cher quand j’ai perdu ma mère
Tout a une fin
Mais j’ai continué, continué à aller de l’avant
Tout a une fin
Ah comme moi jamais je n’ai reculé
Tout a une fin
Même pas pour prendre mon élan
Tout a une fin
Attention, on pourrait t’attaquer par derrière
Tout a une fin
Va de l’avant, trouillard
Tout a une fin
Va cherche ton pain
Tout a une fin
J’entends une voix qui me dit
Tout a une fin
Attention la terre va trembler, la terre va trembler.

Références complémentaires

– Une bio-discographie de Héctor Lavoe

Une biographie en français de Héctor Lavoe


[1] Paroles basées sur la version de l’album El Malo (1973). Les paroles interprétées par le chœur figurent en italiques.

Tierra caliente

Tierra caliente

ImageL’oeuvre

Ce reggaeton/cubaton a été écrit par Alexander Delgado Hernandez, Yosdany Jacob Carmenates, Fernando Otero Van-Caneghen et Eduardo Mora.

Il a été enregistré en 2008 par le groupe Eddy K y Gente de Zona dans l’album Lo mejor que suena ahora v2.0.

Ce texte en forme d’auto-adulation constitue un véritable cauchemar pour le traducteur non cubain : entre l’utilisation de l’argot et des expressions idiomatiques, les néologismes et les mots inventés, les doubles sens et les allusions cryptiques, les constructions grammaticalement incomplètes ou incorrectes, celui-ci est constamment guetté par le risque du faux ou du contre-sens.

Au cas où un lecteur averti repérerait dans ma traduction quelques interprétations douteuses ou fausses, je lui serais donc extrêmement reconnaissant de m’aider à améliorer ce travail.

Fabrice Hatem

 

Ses interprétations par Eddy K. y Gente de Zona

Clip associé au CD Lo mejor que suena ahora v2.0

Ses paroles en espagnol [1]

Sa traduction en français

Tierra caliente
(A.D. Hernandez & alii)

Mi tierra esta caliente
Sacale la mano
Eddy K. y Gente de Zona
Ya llegaron los cubanos. (bis)

Pa’que te fuiste si tu sabes lo que viene
Lo que sale de la calle
Que ya nadie lo detiene
Los que decian que duraba unos añitos
Y ya tu ves, el caribe
Nos quedo chiquito
Camina, averigua si tu tienes duda
Baja pa la zona y preguntaselo a Cuba
Que no hay invento
Si ya llego la hora
Eddy K. con lo mejor que suena ahora.

Con permiso me toca cantar
Mi respeto a quien me quiera
Y no me dejan escuchar
Que no paran
Recuerdan mi movimiento
Y nunca me abandonan
Porque admiran mi talento
Muchas gracias para todos
El que aposto por mi precencia
Saquen la mano que la tierra se calienta
Pregunta en la Habana lo que se cometa
Que con esta banda
No te da la cuenta.

Mi tierra esta caliente
Sacale la mano
Eddy K y Gente de Zona
Ya llegaron los cubanos (bis)

Averigua por hay
Si tu tienes dudas
Ve bajando pa el caribe
Ve y preguntaselo a Cuba (bis)

Ayyy yo tengo la clave
De tu candao yo tengo la llave
Para abrirte lo que tu sabes
Chala la la
Tu corazón se va a partir en dos
Dandote salsa con reggaeton
Te voy a pasear por el Malecon
Regalale el dembo[2].

Se que te duele
Somos de Cuba
Y que se forme el belele
[3]
Hacemos fiesta
Con ron y con mujeres
Y en el perreo
[4]
Con nosotros no se puede
Dale cuando yo sueno
Se calientan los metales
Damo lo mismo
Pero no somos iguales
Sale del medio
Llegaron los animales
Los que se ponen letales.

Mi tierra esta caliente
Sacale la mano
Eddy K y Gente de Zona
Ya llegaron los cubanos. (bis)

Averigua por hay
Si tu tienes dudas
Ve bajando pa el caribe
Ve y preguntaselo a Cuba. (bis)

(Improvisation non reproduite)

Terre brûlante
(Traduction de Fabrice Hatem)

Ma terre est brûlante
Lève la main
Eddy K. et Gente de Zona
Les cubains sont arrivés.

Pourquoi es-tu parti si tu sais ce qui arrive
Ce qui vient de la rue,
Rien ne peut l’arrêter
Certains disaient que cela durerait peu de temps
Et tu vois, les Caraïbes
Sont devenues trop petites pour nous
Marche et vérifiessi tu as quelques doutes
Descends vers la zone et demande-le à Cuba
Ce n’est pas une invention,
Notre heure est arrivée
Eddy K avec la meilleure musique d’aujourd’hui.

Permettez, c’est à moi de chanter
Mes respects à ceux qui m’aiment
Et ne se lassent pas de m’écouter
Qui restent fidèles,
Se rappellent de mes mouvements
Et ne n’abandonnent jamais
Car ils admirent mon talent
Merci beaucoup à tous
A ceux qui sont venus pour me voir
On lève la main, la terre est brûlante
Demande à la Havane ce qui se fait
Si avec ce groupe
Tu n’en n’as pas pour ton compte.

Ma terre est brûlante
Lève la main
Eddy K. et Gente de zona
Les cubains sont arrivés.

Vérifie donc par là-bas
Si tu as des doutes
Vas, descends vers les Caraïbes
Vas et demande donc à Cuba.

Ay, j’ai la clé
De ton cadenas j’ai la clé
Pour t’ouvrir ce que tu sais
Cha la la
Ton cœur va se séparer en deux
Quand je te donnerai salsa et reggaeton
Je vais te promener sur le Malecon
Fais-lui cadeau du dembow.

Je sais que cela te fait mal
Nous sommes de Cuba,
Qu’on prépare le belele
Nous faisons la fête
Avec du rhum et des femmes
Dans le perreo,
On ne peut rivaliser avec nous
Vas y, quand je rêve
Les cuivres s’échauffent
Nous faisons la même chose,
Mais nous ne sommes pas pareils
Sors du médiocre,
Les animaux sont arrivés
De ceux qui peuvent tuer.

Ma terre est brûlante
Lève la main
Eddy K. et Gente de zona
Les cubains sont arrivés.

Vérifie donc par là-bas
Si tu as des doutes
Va, descends vers les Caraïbes
Et demande donc à Cuba.

(Improvisation non traduite)

Références complémentaires

Sur le groupe Gente de Zona


[1] Le texte est basé sur la version du clip proposé en lien. Les parties interprétées par le chœur figurent en italiques.
[2] rtyme de base du Reggaeton.
[3] Danse lascive avec des connotations d’invite sexuelle explicite.
[4] Peut-être s’agit-il d’un plat typique des Caraïbes, à base de tripes et de bananes.
Temba, timba, tumba

Temba, timba, tumba

ImageL’oeuvre

Cette chanson de Timba été composée par Cesar « Pupy » Pedroso. Elle a été enregistrée en 1999 avec la voix de Mayito dans l’album Llego Van Van.

Son titre – et a fortiori son contenu – repose largement sur une jeu de mots sur les trois termes « Temba, Timba, Tumba ». Je me suis donc plongé dans l’étude de l’argot cubain pour essayer d’en comprendre le sens.

Le problème c’est qu’il n’y a pas qu’un seul sens possible à cette trilogie, mais plusieurs, de nature respectivement musicale, amoureuse et criminelle. C’est d’ailleurs ce qui fait aussi la saveur du texte.

Commençons par le sens musical, le plus évident. La Timba est, comme nous le savons tous, une forme de musique cubaine actuelle, dérivée du Son montuno. Le tumbao est un tambour initialement utilisé dans la Rumba et qui se retrouve également dans les formations de Salsa. Le terme « Temba » peut désigner une musique d’autrefois, par opposition, justement, à la Timba. En changeant de mari, les deux femmes de la chanson changent ainsi de style de musique et de danse, hésitant par exemple, comme le texte y fait d’ailleurs allusion, entre Rumba, Timba et danses traditionnelles.

Poursuivons par le sens érotico-amoureux. Le terme « temba » désigne une personne d’âge mûr, qui peut être recherché pour la sécurité matérielle qu’elle est susceptible de procurer à son compagnon où à sa compagne. Un timba est un homme plus jeune – littéralement celui qui a des « timbales », des couilles, et j’arrête là mon commentaire. La tumba est la tombe, et peut vouloir dire aussi « lâche-moi, laisse-moi tranquille ». Dans cette perspective, les femmes mettent en jeu des stratégies amoureuses différentes selon la nature de leurs attentes et de leurs sentiments vis-à-vis des partenaires de l’autre sexe : jeune amant fougueux, protecteur mûr, vieillard proche de la tombe..

Achevons enfin par le sens criminel. En argot, le tumba, c’est le voleur ; le timba, c’est celui qui a le courage d’enfreindre la loi ; « temba » désigne une personne d’âge mûr, plus rangée et/ou respectable. Selon cette approche, les femmes hésitent donc entre des compagnons entretenant des rapports différents avec la légalité et avec le crime. Cette explication est sans doute la plus fragile et la plus artificielle des trois.

Il est à mon avis vain de chercher à identifier la « bonne » explication de texte parmi les trois précédentes. Toute la saveur du texte tient au contraire dans sa polysémie des termes utilisée, et dans la manière dont leur signification peut vaciller au gré des humeurs et de l’imagination personnelle de l’auditeur. Et puis, on peut aussi considérer que le jeu des assonances se suffit à lui-même, en dehors de tout contenu sémantique. J’ai cependant une forte préférence pour l’explication musicale, la plus spontanément évidente, et d’ailleurs soulignée à deux ou trois reprises dans le texte : « Voila me ne fait signe la Temba de Tumba / Elle ne veut pas qu’on lui joue de Timba » ; « La petite amie de Temba, paraissait s’ennuyer (…) / Elle ne voulait plus danser la Rumba ».

Mais enfin, à vous de choisir…

Fabrice Hatem

Ses interprétations par le Groupe Los Van Van

En concert Live pour les 30 ans de Los Van Van (avec un magnifique numéro de scène de Mayito)

Dans le CD Llego Van Van (1999)

Ses paroles en espagnol[1]

Sa traduction en français

Temba, Timba, Tumba
(Cesar « Pupy » Pedroso)

Voy hacerte una versión
De las tantas que ha habido
Dos mujeres y tres maridos,
Buscaban su ubicación. (bis)

Temba, Tumba y Timba oh oh oh !
Discutieron por dos amores oh oh oh oh !
La de Temba se fue con Tumba
La de Tumba escapó con Timba. (bis)

Así fué, tremendo lio
La parejita de Temba, al parecer aburrida
Quiso hacer cambio de vida
Y no hay nadie que la entienda
No quiso bailar más rumba
Y quiso cambiar de estilo
Cambiando al Temba por Tumba,
Así cambia de marido.

Temba, Tumba y Timba oh oh oh !
Discutieron por dos amores oh oh oh oh !
La de Temba se fue con Tumba
La de Tumba escapó con Timba. (bis)

Ahí mamá, que se formó la corredera
La compañera de Tumba, mirando lo que pasaba,
Sin comentar casi nada, no quiso ser la excepción
Tú le darás la razón, sabiendo que está muy linda,
De Tumba pasó pa’ Timba, para cambiar de sabor. (bis)

Temba, Tumba y Timba oh oh !
Discutieron por dos amores oh oh !
La de Temba se fue con Tumba
La de Tumba escapó con Timba. (bis)

Oye!
Y se formó el despelote[2] y se formó la corredera!
Cada uno cogió por su lado caballeros,
Igualito a la novela
La de Brazil.[3]

Temba, Tumba y Timba
Discutieron por dos amores, si!
La de Temba se fué con Tumba
La de Tumba escapó con Timba.

Eso! Cada uno goza con lo que le gusta
Cada cosa tiene distinto sabor
Temba pa’ca, Timba pa’qui, Tumba pa’lla
Y esto no hay quien no lo entienda. Oye !

Y ahora me pide la Temba de Tumba
Por eso no quiere que le toquen timba
Ahora me pide la Temba de Tumba,
Solo quiere guaguanco
Y ahora me pide la Temba de Tumba
Por eso no quiere que le toquen timba
Van van yo te doy, yo te doy lo que tú quieras ahora
Pero no me apures el tumbado.
Y ahora me pide la Temba de Tumba
Por eso no quiere que le toquen Timba.
Como no!
Mira!
Y en eso llegó el doctorrrrr
Manejando un cuadrimotorrrrr…
Y ahora me pide la temba de tumba
Por eso no quiere que le toquen Timba.
Repito
Y en eso llegó el doctorrrrr
Manejando un cuadrimotorrrrr…
Y ahora me pide la Temba de Tumba
Por eso no quiere que le toquen timba.
Ha, ha hay, mi madre, se pasó la noche en vela
Se pasó la noche gozando
Y por eso, mira lo que pasó.

La gente que anoche no durmió
Que? Hay! Misericordia por diós !
Misericordia le pido a esa gente linda
Que anoche en la cama no encontró.
La gente que anoche no durmió
Oye! Hay! Misericordia por dió s!
Se pasó la noche en vela,
Seguro mirando la telenovela
Y tomando ron willian
La gente que anoche no durmió
Hay! Misericordia por diós !
De sabrosura en sabrosura, de vacilón en vacilón
Presta atención
La gente que anoche no durmió
Hay! Misericordia por diós!

Mambo!
Si!
Qué?
Caballeros misericordia
Hay! Misericordia por diós!
Eso es
Qué?
Hay! Misericordia por diós!
Oye charlie! Misericordia pa’ti
Hay! Misericordia por diós!
La la la la la la
Cante mi gente
Canta
Alexi, José, Misericordia
Hay! Misericordia por diós!
Ave Maria…

Temba, Timba, Tumba
(Traduction de Fabrice Hatem)

Je te propose une version
Entre tant d’autres qui existent…
Deux femmes et trois maris
Recherchaient leur position.

Temba, Tumba et Timba, oh oh
Disputaillaient pour deux amours oh oh
Celle de Temba est allée avec Tumba
Celle de Tumba est partie avec Timba, hein !

Ce fut un mic-mac, vrai de vrai
La petite amie de Temba, qui paraissait s’ennuyer
Voulut faire changer sa vie
Mais là, personne ne l’a compris
Elle ne voulait plus danser la rumba,
Elle voulait changer de style
Et en changeant Temba pour Tumba,
De mari aussi elle changea.

Temba, Tumba et Timba, oh oh
Disputaillaient pour deux amours oh oh
Celle de Temba est allée avec Tumba
Celle de Tumba est partie avec Timba.

C’est comme ça, dis donc, que la ronde s’est formée
La compagne de Tumba, regardant ce qui se passait
Sans faire aucun commentaire, ne voulut pas faire exception
Comme elle était très belle, tu lui donneras raison
De Tumba elle est passée à Timba, pour changer de chanson.

Temba, Tumba et Timba, oh oh
Disputaillaient pour deux amours oh oh
Celle de Temba est allée avec Tumba
Celle de Tumba est partie avec Timba.

Ecoutez !
Alors, quel meli-mélo quel mic-mac !
Chacun s’est amusé de son côté messieurs
Un peu comme dans le feuilleton
Celui du Brésil.

Temba, Tumba et Timba,
Disputaillaient pour deux amours, ou !i
Celle de Temba est allée avec Tumba
Celle de Tumba est partie avec Timba.

Voila ! Que chacun s’amuse avec qui lui plaira
Chaque chose possède une saveur à elle
Temba par là, Timba par ici, Tumba par là-bas
Il n’y personne qui ne le comprenne. Ecoute !

Voila que me ne fait signe la Temba de Tumba
Elle ne veut pas qu’on lui joue de Timba
Voila me ne fait signe la Temba de Tumba
Elle ne veut que du Guaguanco
Voila me ne fait signe la Temba de Tumba
Elle ne veut pas qu’on lui joue de Timba
Van Van, je te donne, je te donne ce que tu veux
Mais ne vas pas plus vite que le tambour.
Voila que me ne fait signe la Temba de Tumba
Elle ne veut pas qu’on lui joue de Timba
Comment donc !
Regarde !
Et là arrive le docteur,
Qui conduit un quadrimoteur…
Voila que me ne fait signe la Temba de Tumba
Elle ne veut pas qu’on lui joue de Timba.
Je répète
Et là arrive le docteur,
Qui conduit un quadrimoteur…
Voila que me ne fait signe la Temba de Tumba
Elle ne veut pas qu’on lui joue de Timba.
Ah, ah maman, on a passé une nuit blanche
On a passé la nuit à faire la fête
Et voila, regarde ce qui ce est arrivé.

Les gens qui hier n’ont pas dormi
Quoi ? Ah ! Mon Dieu, miséricorde !
Je demande miséricorde à ces gens très gentils
Que hier on n’a pas vu dans leur lit.
Les gens qui hier n’ont pas dormi
Quoi ? Ah ! Mon Dieu, miséricorde !
La nuit s’est passée à veiller,
Pour sûr en regardant la télé-nouvelle
Et en buvant du rhum William
Les gens qui hier n’ont pas dormi
Quoi ? Ah ! Mon Dieu, miséricorde !
De saveur en saveur, de plaisir en plaisir
Attention, attention !
Les gens qui hier n’ont pas dormi
Quoi ? Ah ! Mon Dieu, miséricorde !

Mambo !
Oui !
Quoi ?
Messieurs, miséricorde
Mon Dieu, miséricorde !
C’est ça
Quoi ?
Mon Dieu, miséricorde !
Ecoute Charlie ! Miséricorde pour toi
Ah, Mon Dieu, miséricorde !
La la la la la
Chantez les amis
Chantez
Alexis, Jose, Miséricorde…
Mon Dieu, miséricorde !
Ave Maria…

Références complémentaires

Pour une présentation générale du groupe Los Van Van

Sur le parcours musical du groupe Los Van Van

Sur le songo

Sur la Timba (article n°1)

Sur la Timba (article n°2)


[1] Le texte est basé sur la version de l’album Llego Van Van. Les parties interprétées par le chœur figurent en italiques.
[2] Moment de la danse où les couples se rapprochent et s’enlacent de manière très suggestive.
[3] De nombreux feuilletons d’origine latino-américaine sont programmés à la télévision cubaine où ils rencontrent un grand succès populaire. Peut-être s’agit-il d’une allusion à l’un d’entre eux ?