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Siboney
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Siboney (titre original : « Canto Siboney »), écrite en 1927, est l’une des chansons les plus connues du célèbre pianiste et compositeur cubain Ernesto Lecuona. Initialement intégrée dans la zarzuela (petit opéra comique de style espagnol) La Tierra de Venus, elle a très rapidement connu un succès autonome, grâce notamment aux interprétations de Rita Montanier, Margarita Cueto et de l’orchestre Victor, dans des styles très variés allant du boléro au fox-trot (voir lien, pages 129 et 130).
Elle a été depuis reprise au répertoire d’un grand nombre de chanteurs de musique populaire, comme Esther Borja, Xiomara Alfaro, Liberta Lamarque, Maria America Samudio, Antonio Machin, Nana Mouskouri ou, plus récemment, Connie Francis. Elle a également été interprétée par de plusieurs chanteurs lyriques, comme José Carreras, Placido Domingo et Alfredo Kraus. Parmi les versions instrumentales, on peut citer, entre autres, celle, très jazzy, enregistrée par Xavier Cugat dans les années 1940 et, celle, beaucoup plus récente, de Ruben Gonzalez en (quasi-) solo de piano.
Si no te quieres tu
L’oeuvre
Si no te quieres tu est une chanson de timba écrite par Jorge Diaz sur une musique de Roberto Carlos Rodriguez.
Elle a été enregistrée par le groupe Los van van dans l’album Arrasando en 2009, avec la voix de Mayito.
Fabrice Hatem
Si me quieres conocer
L’œuvre
Cette Timba de Angel Bonne et Roelvis Reyes a été enregistrée avec la voix d’Armando « Mandy » Cantero dans l’album Tranquilo que yo controlo, publié en 2008 par l’orchestre Pupy y Los que Son Son.
Dans un texte d’un belle facture poétique qui contraste agréablement avec le style parfois relâché de certaines chansons de la Timba cubaine contemporaine, l’auteur exalte les racines populaires de sa musique, dont il se revendique l’héritier tout en critiquant les dérives du « star-system ».
Par son accent de sincèrité, par le pouvoir d’évocation de ses paroles et par le talent de ses interprètes, cette chanson est porteuse d’une forte charge émotionnelle. J’ai été particulièrement sensible à la douceur des refrains interprétés par le chœur, qui tranche avec la coloration beaucoup plus tonique, voire parfois un peu agressive, qui leur est habituellement donnée dans le reste du répertoire de la timba.
Fabrice Hatem
Se Secó el Arroyito
Pour lire une traduction de cette chanson de Compay Segundo, cliquez sur le lien suivant : Se seco.
Cette belle Guajira fut intégrée dans l’œuvre théâtrale éponyme écrite Par Compay Segundo lui-même et étrennée avec succès au Théâtre national de Cuba, à la Havane, en novembre 2001. Cette pièce de théâtre, dont le thème est inspiré de faits réels, conte l’histoire des amours contrariés de deux jeunes gens pauvres. La mère de la fille souhaite en effet que celle-ci épouse le fils du directeur de la plantation de canne à sucre du village, qui est amoureux d’elle, et fait tout pour séparer les deux amants[1],.
Sandunguera
L’oeuvreCette célèbre Timba, écrite par Juan Formell, figure au répertoire de l’orchestre Los Van Van depuis 1983.
Elle a depuis lors été reprise in très grand nombre de fois dans différents albums du groupe, comme Este esta bueno (1995). Plusieurs de ces albums – par exemple ceux publiés en 1993 et 2008, ont d’ailleurs eux-mêmes pour titre Sandunguera.
S’inscrivant dans la tradition des texte de Son Cubain, la chanson a pour thème la description d’un personnage haut en couleur du quartier – ici une jeune noceuse. Ses roulements de hanche provocants nous rappellent un peu la manière de marcher de La mujer de Antonio de Miguel Matamoros (1929) ou lesattrait féminins surabondants de La Engañadora de Enrique Jorrin (1949).
Parmi les très nombreux enregistrements de ce thème, je vous propose d’écouter celui réalisé lors d’un concert public à Miami dans la seconde moitié des années 1990. La chaleur du contact entre le public et l’orchestre, la personnalité charismatique de Pedrito Calvo accompagné du jeune Mayito, les improvisations instrumentales èpoustouflantes (notamment celle de Pupy au piano) font de cette vidéo un véritable morceau d’anthologie.
Fabrice Hatem
Sabroso
Pour consulter la traduction de cette chanson, cliquez sur le lien suivant : Sabroso
Le titre et le refrain ce Son très savoureux de Compay Segundo sont en fait des jeux de mots. En effet, Sabroso signifie bien sur « savoureux « . Mais il s’agit également du surnom d’un personnage très populaire à Santiago de Cuba dans les années où fut composée la chanson, et qui était connu pour la vantardise avec laquelle il évoquait ses très nombreuses aventures amoureuses.
Rico vacilón
Pour consulter une traduction de cette chanson, cliquez sur le lien suivant : vacilon.
Composé au milieu des années 1950 par Rosendo Ruiz Quevedo, lui-même fils d’un très grand trovadore Santiaguero, Rosendo Ruiz Suárez, ce célèbre Cha-cha-chá a constitué dès sa naissance l’une des pièces maîtresse du répertoire de l’Orquesta Aragón.
Fondé en 1939 par Oreste Aragón, l’Orquesta Aragón est une Charanga (c’est- à-dire une formation où, en plus des instruments habituellement utilisés dans les orchestres populaires cubains, figurent la flûte, le violon et le piano). Il a d’abord surtout interprété des Danzón avant de connaître sa plus grande heure de gloire dans les années 1950 en inscrivant à son répertoire de nombreux Cha-cha-cha, Boléros et Sones. La formation existe toujours aujourd’hui, et cultive son style traditionnel dans une sonorité modernisée.
Quizás, Quizás, Quizás
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Cette célèbre chanson, écrite en 1947 par le cubain Osvaldo Farrés, a connu un retentissement planétaire dès l’année de sa création grâce à l’interprétation de Nat King Cole. Elle a été ensuite reprise par un très grand nombre d’interprètes, parmi lesquels on peut citer les noms de Doris Day, Xavier Cugat, Celia Cruz, et, plus récemment, Ibrahim Ferrer et Omara Portuondo.
Quimbara
Quimbara
Composée par Johnny Pacheco, Quimbara fut enregistré en 1974 par Celia Cruz dans l’album Celia et Johnny. Cet album marque le début d’une seconde et brillante carrière pour la chanteuse.
Celle-ci s’était en effet trouvé au creux de la vague à la fin des années 1960 et avait même envisagé un moment d’arrêter sa carrière. Mais sa rencontre avec de jeunes musiciens latinos, désireux de moderniser et de populariser les rythmes caraïbes auprès du public nord-américain, va en décider autrement. Larry Harlow la convainc tout d’abord de participer en 1970 à sa comédie musicale Hommy. Le succès rencontré attire sur elle l’attention des fondateurs du label Fania All Stars, qui cherche à rassembler des artistes de talents autour d’une nouvelle musique, la Salsa.
Johnny Pacheco, un des fondateurs du label, se charge alors de lui créer un nouveau répertoire et écrit pour elle chanson Quimbara. Celle-ci est enregistrée par Celia Cruz en 1974 dans l’album Celia & Johnny, dont le succès place définitivement Celia Cruz au rang des interprètes majeurs de la Salsa. En Octobre de la même année, cette chanson sera interprétée à Kinshasa lors d’un concert d’anthologie donné par les plus prestigieux artistes du label Fania, à l’occasion du match de boxe opposant Mohammed Ali et Georges Foreman.
Avec cette chanson aux paroles très simples et répétives,mais au rythme étourdissant, Celia Cruz inaugure une longue série de Salsas célèbres rendant explicitement hommage à l’héritage musical Cubain et Caraïbe, comme Contrapunto musical, La medicina cubana ou Azucar negra.
Fabrice Hatem
Que bueno baila usted
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Il existe plusieurs thèses, pas forcément incompatibles d’ailleurs, sur l’origine de ce thème célèbre.
Selon le tromboniste Generoso Jimenes, membre éminent de la Banda Gigante de Benny Moré, il aurait été improvisé de manière quasi-instantanée par celui-ci, au cours d’un voyage au Venezuela à la fin des années 1950. Benny Moré devait en effet compléter dans l’urgence le répertoire de son orchestre à l’occasion d’une émission télévisée.
Selon le musicologue Danilo Orozco, ce thème aurait été inspiré d’un très vieux Son cubain de Valera Miranda, intitulé Castellanos. Enrique Benitez, cousin de Benny Moré, en aurait tiré un arrangement vers 1955-1956 avant de l’offrir à celui-ci.
Ces deux versions ne sont pas nécessairement incompatibles. Il suffit en effet d’admettre que Benny Moré, pressé de compléter son répertoire à l’occasion de son passage à la télévision vénézuélienne, ait utilisé un arrangement jusque-là négligé, et donc inconnu des membres de son orchestre, pour en tirer dans l’instant une géniale improvisation.
Puerto Rico, Yo Soy Tuyo
L’ oeuvreElle a été publiée en 1993 dans le CD éponyme de Frankie Ruiz.
Cette oeuvre rencontra alors un très grand succès auprès du public.
Pintate los labios, María
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Ecrite par Ramón Castro Herrera vers 1950, interprétée par le chanteur Roberto Faz puis tombée dans l‘oubli, cette charmante Guaracha a connu un regain de célébrité dans les années 1990 grâce aux interprétations d’Eliades Ochoa.










