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No vale la pena

No vale la pena

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Ecrite par Ricardo et Alberto Gaitan, cette très belle Salsa a été enregistrée en 2008 par Issac Degaldo dans l’album Asi soy.

Son thème – le découragement face à un amour impossible – est très proche de celle d’une célèbre salsa presque éponyme, enregistrée par Johnny Rivera et Ray Sepulveda en 1973 avec l’orchestre des Fania all Stars, No vale la pena enamorarse.

Fabrice Hatem

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No me llores màs (Héctor Lavoe)

No me llores màs (Héctor Lavoe)

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En 1971, alors que la collaboration du chanteur Héctor Lavoe avec l’orchestre de Willie Colón dure depuis 4 ans, paraît l’album Cosa Nuestra.

Celui-ci inclut, aux côtés de quelques titres majeurs, comme le boléro Ausencia et la composition d’inspiraton afro-cubaine Sangrigorda. Le thème No me llores màs. Celui-ci emprunte sa structure au Son Montuno traditionnel, mais propose une sonorité déjà très « Salsa » par la forte présence des cuivres et la vivacité du rythme.

No me llores más est pas ailleurs également le titre d’un Son Montuno enregistré par Arsenio Rodriguez en 1950. Willie Colón étant un disciple et un admirateur du musicien Cubain, décédé un an plus tôt aux Etats-Unis. D’autres musiciens latinos rendront également hommage la même année au grand disparu, comme par exemple Larry Harlow avec son album Tribute to Arsenio Rodriguez.

Fabrice Hatem

 

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No me llores más (Arsenio Rodriguez)

No me llores más (Arsenio Rodriguez)

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No me llores más est un Son Montuno de Luis Martinez Griñan, qui fut enregistré vers 1950 par le conjunto d’Arsenio Rodriguez.

La subtilité du texte contraste avec la simplicité des paroles de certains autres Sones. Au premier abord, pourtant, le thème en paraît justement assez simple : un homme demande à une femme d’arrêter de pleurer pour lui, car il ne la croît pas sincère. Mais cette requête laisse ouverte toutes sortes d’interprétations. Les larmes de cette femme sont-elles réellement mensongères ? Ou bien a-t-elle vraiment du chagrin et l’homme, aveuglé par la peur d’être trompé, commet-il une tragique méprise ? Lui-même semble exprimer à plusieurs reprises une émotion réelle devant la souffrance de son amie. Cela ne signifie-t-il pas qu’il est en fait, malgré sa dureté affichée, profondément amoureux de cette femme ? Et sa méfiance ne lui fait-elle pas alors perdre l’occasion d’un grand bonheur partagé si, par aventure, la femme était sincère ?

Tout ces questions, l’auditeur se les pose, de manière plus ou moins consciente, en écoutant ce très beau texte, dont le mérite est justement de les suggérer sans les exprimer de manière explicite. La complexité et l’ambiguïté du sentiment amoureux sont ainsi rendues avec intelligence.

Au-delà de sa grande valeur musicale, l’histoire de No me llores Más constitue également une intéressante illustration de la manière dont le Son Montuno, à travers son influence sur la musique nord-américaine dans les années 1950 et 1960, a contribué, par évolutions successives, à la naissance de la musique de Salsa. Au début des années 1950, en effet, Arsenio Rodriguez décida de venir s’installer aux Etats-Unis. Commença alors pour lui à New York une phase d’intense innovation musicale : intégration dans l’orchestre de Son de nouveaux instruments comme la flûte ou les timbales, renforcement de la section des cuivres, emprunts au Jazz et à l’afro-cubain, invention de nouveaux styles comme le Swing Son et ou le Quidembo…

Cette sonorité nouvelle influença profondément à l’époque de jeunes artistes de musique latine, comme Larry Harlow, Eddie Palmieri puis Willie Colón, qui, quelques années plus tard, vont jeter les bases de la Salsa. En témoigne notamment la reprise au début des années 1970 par Larry Harlow, avec la voix de jeune Ismael Miranda, de Nos me llore más, dans un style encore très proche du Son Montuno, mais déjà dopé par l’éclatante stridence des cuivres.

On notera également Que Wille Colón et Héctor Lavoe enregistrèrent en 1971, dans leur album Cosa Nuestra – un an après la mort de Arsenio Rodriguez, – un thème intitulé No me llores más. Celui-ci par son titre, par son texte (le chanteur demande de ne pas le pleurer quand il mourra), et par certaines similitudes mélodiques, peut être considéré comme un hommage, au moins indirect, à Arsenio Rodriguez. Mais il nous fait aussi entièrement basculer, cette fois, dans l’univers de la Salsa : la continuité entre les deux formes musicales est ainsi clairement établie.

Mais No me llore más a également continué sa carrière à Cuba en tant que Son montuno, comme en témoigne un très bel et récent enregistrement de la chanteuse Omara Portuondo avec l’orchestre Buena Vista Social Club.

Fabrice Hatem

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No lo commentes

No lo commentes

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Cette chanson de salsa / timba a été écrite par Manuel González Hernandez « Manolin » avec des arrangements de Luis Bu et Dagoberto González, Jr.

Elle a été enregistré pour la première fois en 1997 dans l’album De buena fe , puis reprise dans d’autres CDs de Manolin, comme l’album « live » El puente, enregistré aux Etats-Unis en 2002.

Le texte évoque le thème du désir masculin pour une femme très attirante mais qui apparemment ne cède pas facilement aux avances des hommes qui la courtisent.

Fabrice Hatem

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Necessito una amiga

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Composé par un auteur connu sous les initiales D.R., cette timba romantique a été enregistrée pour la première fois en 1990 par Issac Delgado, alors chanteur de l’orchestre NG la Banda dirigé par Jose Luis Cortes dans l’album En La calle.

Cette chanson a ensuite fait l’objet de nombreuses reprises : bien sur par Issac Delgado lui-même, dont c’est l’un des « tubes » les plus fameux, comme encore dernièrement dans l’album En Primera Plana (2007) ; mais aussi par d’autres chanteurs, comme Johnny Rivera dans son album Pura salsa en 2006.

Fabrice Hatem

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Nadie puede contra eso

Nadie puede contra eso

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Cette salsa de Leo Teruel a été enregistrée en 2008 par le groupe Pupy y Los que Son Son avec la voix de Mandy Cantero dans l’album Tranquilo que yo controlo.

L’expression d’un sentiment religieux aux accents mystiques est plus fréquente qu’on ne l‘imagine a priori dans le répertoire de la Salsa. Qui ne se souvient de la chanson El Todo Poderoso de Hector Lavoe ? Mais cette source d’inspiration n’est pas si surprenante si l’on tient compte de ce que cette musique s’enracine dans une terre de vieille et profonde croyance catholique.

Traditions cubaine et mode actuelle de l’afro-cubain obligent, l’expression de cette foi Chrétienne est ici associée, dans la partie improvisée de la chanson, avec des références à Santeria et au culte des orishas. Là encore, la chanson s’inscrit dans la lignée d’un mysticisme syncrétique dont Celina Gonzalez avait ouvert la voie, il y a une cinquantaine d’année, avec sa célèbre guaracha Que Viva Chango.

Fabrice Hatem

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Mujer Celosa

Mujer Celosa

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Composée par Peter Velasquez, cette Salsa a été enregistrée en 1983 par le Gran Combo de Puerto Rico dans l’album La Universidad de la Salsa avec les voix de Charlie Aponte et Jerry Rivas.

Le texte évoque avec drôlerie les mésaventures d’un homme un peu viveur confronté à la fureur de sa femme jalouse. Le principal ressort comique du texte tient à la résignation passive de l’homme devant le déchaînement polymorphe et crescendo de cette violence féminine.

Les comportements liés à la jalousie – espionnage systématique du conjoint, fixation obsessionnelle sur la crainte de l’infidélité – sont également rendus avec beaucoup de justesse dans une langue savoureuse et pétrie d’humour. Il faut cependant admettre, à la décharge de la femme, que le comportement de son époux n’est pas de nature à calmer totalement ses soupçons.

Fabrice Hatem

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Moliendo cafe

Moliendo cafe

ImagePour consulter la traduction de cette chanson, cliquez sur le lien suivant : Cafe

Moliendo Café ne fait pas partie du répertoire de la chanson cubaine stricto sensu, puisqu’elle a été composé en 1958 par le guitariste vénézuélien Hugo Blanco.

Ce thème a cependant si fréquemment interprété par les orchestres de Son cubains que l’on peut considérer Cuba comme sa seconde patrie. C’est d’ailleurs à travers l’interprétation d’un groupe cubain, Los Velosos, que j’ai découvert cette œuvre il y a quelques années.

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Mirandote

Mirandote

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Cette chanson de Salsa, composée, comme beaucoup d’autres œuvres du répertoire de Frankie Ruiz, par Cheìn Garcìa Alonso, fut enregistrée et publiée en 1994 dans l’album éponyme.

On y retrouve une thématique déjà présente dans d’autres chansons de Frankie Ruiz, comme Esta Cobardia : celle de l’amoureux trop timide pour déclarer sa flamme à une femme indifférente, et qui se contente de rêver sa relation avec elle en la regardant. La chute de la chanson, néanmoins est assez heureuse, puisqu’un ultime jeu de mot semble suggérer que la femme aimée commence, à son tour, à s’intéresser à son admirateur.

La chanson et l’album connurent un grand succès populaire, atteignant assez rapidement les sommets des hit-parades, notamment en Amérique latine.

Fabrice Hatem

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Mi vecina

Mi vecina

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Cette Salsa-Timba écrite par Roberto Morales, a été enregistré en 1999 par l’orchestre Elio Révé Jr y su Charangon dans l’album Se Sigue Comentando.

Une nouvelle version de l’album a été enregistrée en 2004 avec les voix de Dagoberto Vazquez, Alexei Sanchez et Roberto Morales.

Elio Revé et son fils Elito ont ancré leur oeuvre dans la lignée de la musique cubaine traditionnelle, à travers notamment la réappropriation du style Changüi (une variante du Son). Le thème Mi vecina constitue un bon exemple de cette filiation revendiquée, tant par son atmosphère musicale que par ses paroles.

Le thème de la voisine inquisitrice et faiseuse de ragots se retrouve en effet assez fréquemment dans les chansons de Son traditionnelles. L’un des exemples les plus connus de ce personnage fut créé en 1929 par Miguel Matamoros dans sa chanson La mujer de antonio.

Fabrice Hatem

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Mi Son, mi Son, mi Son

Mi Son, mi Son, mi Son

ImagePour consulter une traduction de cette chanson, cliquez sur le lien suivant : mison.

Ce Son fut composé au cours des années 1950 par Luis Martínez Griñán, compositeur, pianiste et arrangeur cubain. Celui-ci, qui avait intégré l’orchestre d’Arsenio Rodriguez en tant que pianiste depuis 1946, y poursuivit ses fonctions après le retrait de son fondateur et son remplacement par Felix Chappottin. C’est donc en tant que membre du nouvellement nommé Conjunto Chappottin qu’il écrivit Mi Son, Mi Son, Mi Son.

Cette œuvre, plaidoyer en faveur du Son Cubain face à l’irruption de nouveaux genres musicaux menaçant sa prééminence – Cha cha cha, mambo, etc – n’est pas sans rappeler Son al Son, écrit à peu près à la même époque par Cesar Perez Portillo De La Luz. Elle constitue depuis sa création l’une des pièces maîtresses du répertoire du Conjunto Chappottin – toujours en activité aujourd’hui. Mais elle a été également interprétée par beaucoup d’autres orchestres et chanteurs, parmi lesquels on peut citer Abelardo Barroso, Monguito (avec une magnifique improvisation du chanteur en seconde partie), Sierra Maestra, El Nene, Rolo Martinez, etc.

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