Son Trinidad et Trinidad la Banda : deux orchestres pour le prix d’un seul



La présence de la culture latine et cubaine en France ne se limite pas à la région parisienne. Depuis quelques années, Toulouse est également devenu l’épicentre d’une activité intense, aussi bien au niveau de la danse que de la musique, avec des orchestres tels qu’Afincao, La Mecanica Loca, Okilakua… et Conga Libre.
Créée il y a sept ans, cette formation nous propose une Timba Made in France aux compositions originales, dont la qualité n’a cessé de s’améliorer pour nous offrir aujourd’hui une sonorité incroyablement cubaine. Sa vitalité rythmique, ses cuivres éclatants et ses tumbaos vigoureux de piano suscitent régulièrement l’enthousiasme de « fans » de plus en plus nombreux.
J’ai réalisé sur cette formation un reportage exclusif pour FC. Net, que je vous propose de découvrir en cliquant sur le lien suivant : Conga Libre
Bonne lecture et bonne écoute !!!

Douze artistes venues d’horizons variés, qui se sont rencontrées à Paris il y a une petite quinzaine d’années, pour créer une musique mélangée, cuisinée à plusieurs autour d’une base de rythmes caraïbes. Douze femmes engagées, dont les chansons veulent nous faire rêver d’un monde nouveau, plus humain et plus juste, façonné par la rencontre pacifique entre les cultures. Douze amies qui ont fait de leur groupe une source de bonheur partagé, à la fois entre elles et avec un public fidèle. Douze interprètes mettant en valeur leurs qualités musicales par d’amusantes petites mises en scènes pleines de trouvailles et d’humour. C’est le groupe Yemaya la Banda.
Pendant plusieurs mois, dans le cadre du projet « Salsa cubaine made in France » de Fiestacubana, j’ai observé leur travail. J’ai assisté à leurs répétitions et à leurs concerts, j’ai mené avec elles de longs entretiens, j’ai attentivement écouté leur CD, j’ai recueilli sur elles des archives sonores et visuelles, j’ai même réalisé des clips vidéos sur leur orchestre… Et je vous livre ici le résultat de ces investigations, devenues, au fil des mois, de plus en plus amicales.
Pour lire cet article, cliquez sur le lien suivant : YEMAYA
Bonne lecture !!!

Avec son premier CD, De La Habana a Perú, l’orchestre Mayimbe a remporté cette année l’Awards Fiestacubana du meilleur album de musique cubaine. Coïncidence heureuse, le groupe est actuellement en tournée en Europe (France et Italie).
L’équipe parisienne de Fiestacubana – en l’occurrence Fabrice et Pascualito – s’est donc rendue à Lyon le 4 mars dernier pour assister au concert de Mayimbe.
Nous en avons ramené, non seulement des vidéos de la soirée, mais aussi une interview exclusive de Barbarito Fines. Nous avons également empli nos coeurs de beaux souvenirs de rencontre, notamment avec les organisateurs de la tournée de Mayimbe, que nous nous proposons de partager avec vous.
Une rencontre Lyonnaise avec Mayimbe et Barbarito Fines
C’est vers 18 heures que ce dimanche 4 mars, je rencontrais pour la première fois les musiciens du groupe Mayimbe au Centre Ninkasi de Lyon, où ils devaient donner un concert le soir même.

En fait, si je ne les avais pas vus sortir des coulisses et si Yvette Guevara – l’une des organisatrices de leur tournée – ne m’avait pas présenté à eux, je crois que je ne les aurais pas spontanément reconnus. Avec leur jeunesse – ils ont tous moins, parfois beaucoup moins, de trente ans – leur curiosité souriante, leur tenue vestimentaire très simple – vestes et chaussures de sport – leur vivacité juvénile, leur attitude un peu joueuse, leur côté « bande de jeunes en vacances », il était aisé de les confondre avec les danseurs de break de la salle d’à côté. Seule différence visible : des visages évoquant parfois davantage les Andes indiennes qu’un mélange black-blanc beur. Sur 13 membres de l’orchestre Mayimbe, 11 sont en effet péruviens, leur directeur Barbarito Fines étant l’un des deux seuls cubains du groupe.
Barbarito est un homme très jeune – avec ses 29 ans, il fait cependant un peu figure d’aîné au sein de l’orchestre – pas très grand, un peu rond, au visage lumineux, au sourire avenant et plein de sensibilité. Il m’accueillit d’emblée les bras ouverts : normal selon lui, car j’appartenais à l’équipe de Fiestacubana, et j’étais un collègue de son grand ami Léonel, la meilleure des recommandations à ses yeux. Bref, nous convînmes des conditions de l’interview, qui devait avoir lieu après le concert.

Après quoi, je les accompagnais à leur dîner, qui prit l’aspect d’une cantine bruyante et chahuteuse. Ils étaient assis des deux côtés de la table, comme une bande d’étudiants joyeux. Yvette, qui cherchait à prendre les commandes pour les menus, tenait à ce moment-là davantage de la monitrice de colonie de vacances que de l’organisatrice de tournées internationales. Ceci me fournit l’occasion d’une petite séance de photos. Ils s’y prêtèrent, au milieu des éclats de rire, avec spontanéité et bonne humeur en compagnie de leurs accompagnateurs et de leurs hôtes du jour, dont Anne Darboux, présidente de l’association Ahora Cuba (photo ci-dessous). Ils avaient l’air tout contents de poser, m’interpellant, prenant des poses, riant avec moi.

Il ne restait plus maintenant qu’à attendre le concert dans la grande salle qui commençait à se remplir. J’y retrouvais plein d’amis : Stéphanie et Agnès, (photo ci-dessous), Jenny de Genève, Claire de Valence, Valérie de Paris et encore beaucoup d’autres de ma connaissance. Par exemple Zahra Gbe, avec laquelle mes contacts s’étaient jusque-là limités à quelques messages Facebook, et que je rencontrais pour la première fois en chair et en os, dans le rôle oh ! Combien utile de barmaid bénévole.

En fait, en plus du public lyonnais, c’est de toute la région, voire de toute la France que les « fans » de musique cubaine avaient fait le voyage. J’en profitais pour faire encore quelques photos d’ambiance, tout en dansant un petit peu. Et lorsque retentirent les premières notes du concert au milieu des ovations, nous étions plus de 500 à nous presser, tous debout, dans la grande salle du bas et sur la mezzanine qui la surplombait.

Le groupe Mayimbe est tout jeune : son premier concert date en effet de la fin mai 2010. Mais il a déjà vraiment une pêche d’enfer. Quel miracle a su réaliser Barbarito Fines, en parvenant à donner à une formation composée presque exclusivement de musiciens péruviens une sonorité si typiquement cubaine « Cela m’a pris six mois de répétitions, car les péruviens n’entendent pas la musique comme les Cubains », m’expliqua-t-il plus tard au cours de l’interview.

Et quelle transmutation incroyable !! Au lieu des ados chahuteurs de l’avant-concert, je retrouvais des artistes maîtres de leur art, de la scène et du public. A l’avant- scène, un groupe de quatre chanteurs à la fois très expressifs vocalement et d’une grande tonicité corporelle ; sur le côté droit, une section de quatre cuivres à la sonorité puissante et très bien réglée musicalement. Au second plan, les percussions, et à gauche le bassiste et le pianiste – Barbarito Fines lui-même. Tous ceux-là apparemment plus effacés, sans jeu de scène, mais jouant en fait un rôle fondamental dans l’assise harmonique et rythmique (le fameux « Tumbao ») de l’orchestre.

Je ne tenterai pas ici une analyse musicologique : elle a déjà été largement faite par Léonel à l’occasion d’une précédente interview de Barbarito pour Fiestacubana. Je ne vous infligerai pas non plus la liste complète et commentée des morceaux qui furent interprétés ce jour-là : disons simplement qu‘on y trouvait, à côté des morceaux du premier CD du groupe, comme El diablo, Introducion a Mayimbe, Congo Lucumi, Tren Bala ou de De la Habana en Pérou, des titres nouveaux, comme La Bendicion, Chagany ou El paquete. L’essentiel, c’est l’énergie très particulière qui se dégageait du concert : une sorte de volubilité juvénile un peu échevelée, à la vitalité cependant canalisée par la direction discrète mais rigoureuse de Barbarito. C’est ce mélange si délicat de spontanéité et de rigueur musicale qui constitue peut-être la « marque de fabrique » la plus caractéristique de Mayimbe. Et que la musique soit d’une tonicité époustouflante, comme dans El Diablo, ou de tonalité plus romantique, comme dans Acuerdate, on sent que le groupe, quoique déjà d’une excellente qualité musicale, est encore porté par l’enthousiasme de la découverte et n’est pas encore blasé par une longue pratique de la scène.

Une anecdote m’a personnellement touché : remarquant que j’essayais de prendre des photos d’eux depuis la piste, les quatre musiciens de la section des cuivres, avec une joie manifeste, se mirent à prendre des poses sur la scène de manière à faciliter mon travail.

Cette spontanéité permet à l’orchestre d’établir avec le public une relation très forte et très directe. Les spectateurs manifestent leur joie, dansent en écoutant la musique, parlent avec l’orchestre, une forêt de mains se lèvent et s’agitent lorsque les chanteurs le demandent.

Et lorsque ceux-ci font monter quelques spectatrices sur la scène, le concert se transforme en une joyeuse danse collective collé-serré. Rien de très original par rapport aux autres concerts de Timba, me direz-vous. Nous avons tous assisté des dizaines de fois à ce genre de scène, qui font pour ainsi dire partie intégrante de ces spectacles. Mais, avec Mayimbe, il y avait en plus une fraîcheur, une jubilation communicative que je n’ai pas toujours observée, avec la même intensité, lors de concerts de groupes plus confirmés et plus rodés. Et tout cela se termina naturellement par une longue ovation précédée de deux rappels enthousiastes.

J’ai eu la chance de pouvoir enregistrer ce concert avec Pascualito… et avec deux caméras différentes s’il vous plaît ! Une dans la salle et l’autre au premier étage !!! En attendant notre futur reportage vidéo sur la tournée en France du groupe Mayimbe, vous pouvez déjà regarder quelques extraits du concert, filmés par Pascualito, en cliquant sur les liens suivants : El diablo, La bendicion, El paquete, Intro de Mayimbe, Congo-Lucumi, Changany, Acuerdate, La fiera, Tren bala, De la Habana à Perou, La Gallina, El Cuchi cuchi.
Après le concert, je me dirigeais, muni de ma caméra, vers les coulisses pour interviewer Barbarito. Nous nous installâmes dans une sorte de remise couverte d’un toit ondulé, un peu gênés par le bruit de la pluie et les conversations alentours, ainsi que par la mauvaise qualité de la lumière. Mais enfin, vaille que vaille, l’interview commença (voir décryptage complet en annexe). Trois mots me viennent à l’esprit pour résumer cette demi-heure d’entretiens : fidélité, énergie, sensibilité.

Barbarito Fines réaffirme constamment sa fidélité au Son Cubain, une musique qu’il dit « porter dans son sang ». Une expression qui peut être prise au premier degré, tant son talent musical est enraciné dans ses origines familiales. Véritable « enfant de la balle », il est le filleul de Manolito Simonet, un musicien qu’il étroitement côtoyé et auquel il voue toujours une admiration profonde. « Je n’ai jamais joué dans son orchestre, mais, quand j’étais enfant, il me prêtait son piano. Sa musique m’a beaucoup influencé ». Mais Barbarito enfant a aussi côtoyé de très près d’autres musiciens d’orchestres de Timba, comme son cousin Jorge Luis Guerra, joueur de güiro dans le Trabuco de Manolito, ou son oncle Orlando Canto, flûtiste de Los Van Van. Cet héritage familial est sans doute l’un des secrets de son talent : « l’école t’enseigne la technique, mais l’autre école, c’est la rue ».

Les racines soneras et la jeunesse
« Ma racine Sonera est très importante pour moi. Je suis né à Cuba et je porte le Son dans mon sang. C’est un privilège pour moi de maintenir vivante cette culture dans ma propre musique. Je suis très orgueilleux de cela, de me situer dans le droit fil de cette ligne artistique. J’écris pour que le public, les danseurs, ceux qui écoutent ma musique se sentent identifiés à cette racine.
J’ai été influencé dans mon enfance par des musiciens comme Manolito Simonet, dont je suis le filleul. J’ai grandi à ses côtés, il m’a beaucoup enseigné dans la vie, j’allais à ses concerts. Mon cousin, Jorge Luis Guerra, joue du guiro dans son Trabuco. Je n’ai jamais joué dans l’orchestre de Manolito, mais quand j’étais enfant j’allais chez lui, et il me prêtait son piano pour jouer. Cette musique m’a beaucoup influencé. Je me sens très proche de lui.
Quant aux Van Van !! Mon oncle Orlando Canto, est le flûtiste de l’orchestre. Alors, naturellement, j’ai suivi ce chemin. J’ai été très influencé par ces origines familiales, même si j’essaye de faire une musique originale. Je veux maintenir vivant ce Son qui me plaît.
J’ai étudié depuis l’âge de 7 ans au Conservatoire national des arts Alejandro García Caturlà à La Havane, dans le quartier de Marianao, où j’ai obtenu mon diplôme de piano « basico ». Ensuite j’ai étudié aux niveaux moyen et supérieur au conservatoire national Guillermo Guanche du quartier Guanabacoa. L’école t’enseigne la technique, mais l’autre école, c’est la rue (c’est-à-dire la pratique non académique, ndlr), qui est un passage obligé pour faire de la musique populaire dansable ».
Barbarito a toujours été précoce. Il a commencé sa carrière très jeune, et tout de suite avec les artistes les plus prometteurs. « L’un de mes plus beaux souvenirs est ma collaboration avec Maikel Blanco : « J’avais 15 ans et lui, 18. J’étais pianiste dans le groupe qu’il avait formé, et j’ai participé à l’enregistrement de son premier CD. Puis, nos chemins se sont séparés, mais nous sommes restés amis ». En seulement 10 ans, il joue dans les groupes A1 Banda, Los Conquistadores, Caroband et Bakuleyé.

Quelques souvenirs de Barbarito
« Le meilleur souvenir de ma carrière, c’est mon travail avec Maikel Blanco. J’avais 15 ans et lui en avait 18. J’étais pianiste dans le groupe qu’il avait formé, Maikel Blanco y la Suprema Ley, et j’ai participé à l’enregistrement de son premier disque, à la Envidia Record. Nous avons travaillé ensemble pendant plusieurs années, avec des tournées, des concerts magnifiques. Puis nos chemins se sont séparés, mais nous sommes restés amis. Je ne t’oublie pas, mon frère !!!
J’ai aussi passé des moments fabuleux avec le chanteur Rafael Labarrera (qui a interprété plusieurs thèmes de Mayimbe, ndlr). Il est le fils de Manolo Labarrera, le tumbadore de Los Van Van qui malheureusement est décédé récemment. Je le fréquentais déjà pendant mon enfance à Cuba. Je l’ai retrouvé au Pérou, où il vit maintenant comme moi. Il ne peut être aujourd’hui avec nous, car il est souffrant, mais c’est un grand musicien, que je respecte beaucoup. »
Installé depuis quelques années au Pérou, il n’a que 26 ans lorsqu’il créé Mayimbe, le 29 janvier 2012. Imaginez le défi que peut représenter le fait de se retrouver, vingt ans à peine passés, pratiquement seul dans un pays étranger relativement pauvre, et où les opportunités restent donc limitées malgré l’intérêt actuel du Pérou pour la musique cubaine. Et pourtant, Barbarito trouva l’énergie de former, début 2010, un groupe de Timba composé de pas moins de 13 musiciens, presque tous péruviens. Cela, bien sûr, ne s’est pas fait tout seul : « Il a fallu les former : J’ai passé six mois à les faire répéter, sans jouer une seule fois (…) pour qu’ils acquièrent une sonorité cubaine ». Finalement, le premier concert a eu lieu le 29 mai 2010. Et si le groupe a déjà réussi à produire un premier CD avec le succès que l’on sait, il a aussi traversé des crises. « Certains musiciens se sont séparés de moi, mais continuent à jouer sous l’appellation Mayimbe », ce qui crée des confusions ». Quant au second CD, si tous ses thèmes sont déjà prêts, Barbarito attend encore le feu vert de son producteur péruvien pour l’enregistrer.

Le groupe Mayimbe
« C’est difficile de former un groupe comme celui-là. Presque tous les membres de Mayimbe sont péruviens. Tu imagines la difficulté pour parvenir à ce que ces artistes, qui ne sentent pas la musique comme les cubains, aient la même sonorité qu’eux. Il a fallu les former. J’ai passé six mois à les faire répéter, sans jouer une seule fois, pour qu’ils comprennent le concept, le chemin que je voulais prendre, qu’ils acquièrent une sonorité cubaine. Quand j’ai vu qu’ils en étaient capables, que Mayimbe, était prêt je les ai sortis de par le monde. Cela m’a coûté beaucoup de travail.
Il y a beaucoup de confusion sur Mayimbe. Parfois, les gens qui regardent Internet pensent qu’il joue mal. Cela est dû au fait que l’orchestre a eu un problème au Pérou. Certains musiciens se sont séparés de moi, ont souhaité prendre un autre chemin, et ont continué à s’appeler Mayimbe, et cela a créé des confusions. Mais c’est mon orchestre qui est le vrai Mayimbe.
Les thèmes de notre second CD sont tous prêts. J’attends que le producteur m’appelle pour me dire que je peux le faire. Peut-être, quand je reviendrai au Pérou après la tournée en Europe, les choses auront bougé.
J’écris la musique et toutes les paroles des chansons de Mayimbe. Je fais aussi les arrangements. La musique de Mayimbe, finalement, c’est celle que je porte dans mon cœur. J‘écris ce que je sens. Mes chansons reflètent les expériences réelles de ma vie. Je n’ai rien inventé. Par exemple, il y a deux ans, j’ai eu une expérience amoureuse avec une personne qui est aujourd’hui en Europe. Je la suppliais de me pas rompre cette relation. Alors j’ai écrit cette chanson : Acuerdate. Ce sont des expériences réelles. C’est peut-être pour cela que ces compositions plaisent aux gens. Mais en même temps, lorsque je compose au piano, je m’identifie fortement avec mes musiciens, je pense à eux. »
Il existe un contraste frappant entre l’apparence tranquille, presque placide de Barbarito, et l’énergie dont il fait preuve dans son existence. Ce contraste se retrouve au niveau musical : comment imaginer que ce pianiste à la gestuelle discrète, presque caché dans un coin au second rang de l’orchestre, soit aussi celui qui insuffle à Mayimbe une si colossale énergie ? Barbarito est l’âme du groupe : il écrit les paroles, la musique, les arrangements : « Je compose la nuit. Cette musique sort de moi, c’est celle que j’ai envie de créer ». Toutes des émotions fortes que cet introverti hyperémotif accumule en lui silencieusement, il sait les transmuter, dans l’intensité créative de ses nuits de compositions, en une expression musicale et la fois forte et pleine de fraîcheur.
Ainsi qu’il me l’expliqua lui-même, la plupart de ses compositions ont un caractère quasiment autobiographique, comme El diablo ou Acuerdate. « C’était une femme que j’avais supplié de ne pas partir. Maintenant, elle est installée en Europe. » Il y a d’ailleurs une manière assez étrange chez Barbarito de passer presque sans transition d’une certaine retenue à des confidences presque osées sur sa vie personnelle, de se livrer à son interlocuteur avec ses émotions jaillissantes et incontrôlées. Une sincérité non apprêtée, sans fard, qui séduit jusque dans sa maladresse.
Barbarito et son orchestre Mayimbe seront à quimper le 23 mars, à Tarascon le 30 et à Paris le 31. N’oubliez pas de venir nombreux pour goûter le plaisir de cette excellente et tonifiante musique. Cela lui fera plaisir aussi, car il a l’air d’aimer beaucoup la France.

La France et l’Europe
« C’est première fois que je viens en Europe. La France est le premier pays que j’ai visité. J’ai toujours voulu la voir depuis que je suis enfant. Je parle de Paris dans ma chanson Cuchi cuchi. Mais je n’avais jamais eu encore cette possibilité. Mes concerts en France ont été une très grande émotion pour moi : savoir qu’il y ait tant de gens qui connaissent les chansons de Mayimbe, qu’ils s’identifient à ma musique, alors que je l’ai écrite seul, dans ma maison. C’est agréable que tout le monde t’aime. Je reçois tous les jours des messages sur Facebook et sur mon e-mail. C’est ici en France que ma musique a été reconnue pour la première fois.
Je suis très reconnaissant au public français, pour cette tendresse qu’ils ont pour nous, j’espère qu’ils ne nous oublieront pas quand nous reviendrons au Pérou. En tout cas, nous, nous ne les oublierons pas. Je n’aurais jamais pensé que ce serait si fort. Je voudrais dire merci à Yvette, Fred, Dary pour nous avoir fait confiance. Depuis le Pérou, c’était difficile de nous faire connaître. On jouait bien dans le studio, mais maintenant, vous savez comment joue Mayimbe en concert. Je veux aussi remercier FiestaCubana et son collectif, tout particulièrement Léonel qui m’ont beaucoup aidé dans la diffusion de notre musique. »
Fabrice Hatem
Pour une Biographie de Barbarito Fines : http://timbapati.blogspot.com/2011/04/la-venta-de-la-habana-peru-de-barbaro.html

L’année 2009 se termine avec une production de Musique Cubaine encore une fois exceptionnelle. Une fois de plus, FIESTA CUBANA rend hommage à ces œuvres et à ces artistes avec ses FIESTA CUBANA AWARDS 2009 ! Alexander Abreu y HABANA D’PRIMERA sortent vainqueur !
Meilleurs Albums de l’Année 2009
HABANA D’PRIMERA – Haciendo Historia – EGREM
Meilleures Chansons de l’Année 2009
HABANA D’PRIMERA – Despues de un beso
Révélations de l’Année
TIMBALIVE – From Miami A La Habana
Meilleure Chanteuse de l’Année 2009
Barbarita Fernandez – DAN DEN
Meilleur Chanteur de l’Année 2009
Alexander Abreu – HABANA D’PRIMERA et TUMBAO HABANA
Meilleur Concert de l’Année
Habana D’Primera et Elito Reve au Cabaret Sauvage (Paris) le 13 Juillet 2009
L’année 2009 a été une nouvelle fois prolifique avec la sortie d’albums attendus depuis très très longtemps mais qui ne devraient pas éclipser le lancement d’autres nouveaux projets fort intéressants. Les poids lourds de la Salsa Cubaine comme Los Van Van ou La Charanga Habanera ont finalement sorti leurs dernières œuvres à la vente alors que la Timba Cubana s’internationalise, avec des productions remarquables aux USA (à Miami avec N’Taya, Timbalive, Tiempo Libre et Albita Rodriguez, à New-York avec La bola, au Texas avec Havana NRG, ou sur la côte Ouest avec The Cuban Master Ensemble) ou en Suède avec Calle Real et La Tremenda.
Sous la pression grandissante du Reggaeton, nombre Timberos multiplient les collaborations avec cette nouvelle vague alors que quelques irréductibles salseros reviennent avec des disques extrêmement dansant, des bombes pour dance floor comme on dit : Habana D’Primera, Tumbao Habana, Arnaldo y La Cosmopolita ou Enrique Alvarez y La Charanga Latina se positionnent à la proue de ce mouvement promouvant les tumbaos puissants favorables aux danseurs de Casino.
Il faut aussi rappeler la résurrection du légendaire groupe Dan Den qui revient avec un disque à la fois puissant et éclectique et la reconnaissance apportee par CUBADISCO au « Cubano Cubano » de Yumuri, CD de Salsa dans lequel certains de nos musiciens prefere comme Alexander Abreu, Amaury Perez, Rolando Luna, Miguel Angel de Armas « Pan Con Salsa », Orando « Maraca » Valle, Jannier Rodriguez se distinguent.
D’autres piliers de la Timba livrent leurs nouvelles œuvres, comme Azucar Negra et son « Exceso de Equipaje », Alain Daniel (ex-Bamboleo) et son « Vestigios », Chispa y Los Complices et leur « Adiviname » (attendu depuis de nombreuses années) et Son Yoruba de Papo Angarica et leur « Que no pare de llover», qui ne bénéficient malheureusement pas toujours de l’exposition qu’elles méritent alors qu’il s’agit d’œuvres majeures. Le tout nouveau Carlos Joel y La Balanza fait aussi une apparition surprise avec «Lo que traigo ahora », un CD produit par un certain Manolito Simonet. Quelques francs-tireurs comme notre idole Tirso Duarte mais aussi le defunt Evelio Jaz et Alexander Acosta (ex Elito Revé) participent au projet « Havana Salsa Team » de Lujuria (ex Envidia).
La musique traditionnelle cubaine n’est pas en reste avec de belles productions avec notamment la sortie du petit bijou, « Del Pasado Al Presente », un hommage au défunt Tata Guines de la part de « The Cuban Masters Ensemble », une formation dirigée par Aaron Singer, un musicologue de Los Angeles, Babalawo et chanteur qui réussit a réunir des étoiles comme Bobby Carcasses, Lisset Caro Farquenson, Ernesto Gatell (El Gato de Rumberos de Cuba), Lazaro Galarraga (ex Conjunto Folklorico Nacional), Alberto « Tamayo » Gonzalez, Sixto Llorente « El Indio », Pedro Lugo Martinez « El Nene » , les leaders de l’Orquesta Arago (Ernesto Bacallao le chanteur et les violonistes Rafael Lay Bravo et Dagoberto Gonzalez Sibore), le tresero Pancho Amat, les timbaleros Jose Luis Quintana « Changuito » (fondateur de Los Van Van), Enrique Pla Garcia (ex Irakere), Emilio Morales , Miguel Angel De Armas « Pan Con Salsa » (ex NG La Banda, Manolito), La Caro Band, les percussionistes des Muñequitos de Matanzas et de Rumberos de Cuba, etc…
Le Septeto Nacional Ignacio Piñeiro sort “De Cuba Son Matamoros”. Pancho Amat, le grand Tresero d’Adalberto Alvarez, celui qui jouait avec et de Los Van Van la reprise de “Que No, Que No”, revient après son projet “Cabildo Del Son” pour nous livrer “Yo Traigo Un Son” chez EGREM.
Los Jubilados, ces papis de Santiago de Cuba, partagent leur joyeuse sagesse de « Pura Tradicion ».
La Rumba elle aussi se porte bien avec la sortie du CD-DVD de Los Papines “Nunca Es Tarde Si La Rumba Es Buena”. Los Muñequitos De Matanzas explorent de nouveaux horizons avec “D’Palo Pa Rumba” et Rumberos de Cuba sortent un DVD “Del Tambor A La Conga”. Ensila Mundo se lancent avec leur CD “Rumberos De Hoy”.
D’autres projets expérimentaux méritent tout aussi notre attention comme la fusion Changui Raggamuffin de Madera Limpia sur le CD « La Corona », un genre de « The Roots » de Guantanamo, ou bien le project « Palo ! This is Afro-Cuba Funk ».
Le Reggeaton continue aussi sa vague déferlante sur Cuba. Gente D’Zona réussissent enfin a sortir de Cuba pour une tournée européenne, qui sonne leur consécration. Yulien Oviedo produit enfin son remix de « Por Encima Del Nivel (La Sandungera) » avec Mayito Rivera ! Eddy K, qui a laissé “Los Cuatro” ou “Los Salvajes” à Cuba pour rejoindre Issac Delgado à Miami, sort son album solo “Asalto”. El Micha écrase La Havane de son Reggeaton diletante et monochorde avec le tube “Gerente” alors que Cola Loka, venu del Oriente, font une percée fulgurante par leur Reggeaton campagnard et cocasse, avec notamment les succès de « La Estafa Del Babalawo » ou « No Me Da Mi Gana americana»! Clan 537 a splitté et El Chacal et Baby Llores font leur chemin indépendamment de Insurecto. De nouveau groupes montent comme Acento Latino, O Kopia, Los Faraones, etc…
Les collaborations entre eux ou avec les Timberos ne cessent de se multiplier au gré des opportunités !
La Musica Cubana se porte finalement assez bien. Elle reste très dynamique et créative pour assouvir notre désir de Fiesta Cubana. Il convient donc de la célébrer et de l’honorer par nos achats de CDs, par notre présence aux concerts mais aujourd’hui par nos suffrages aux FIESTA CUBANA AWARDS 2009, les témoins de notre reconnaissance et l’opportunité de mettre en lumière certaines ces œuvres ou de ces talents !
Les rédactions de FIESTACUBANA.net et de TIMBASOCIALCLUB.net , notre site italien jumelé, ont finalement nominé leurs candidats pour une nouvelle édition des FIESTA CUBANA AWARDS, ce prix qui est d’ores et déjà connu et reconnu à Cuba et dans le monde grâce à nous tous, les aficionados francophones de www.fiestacubana.net et italiens de www.timbasocialclub.net qui n’économisent ni leur passion, ni leur intérêt, ni leurs efforts, ni leur plaisir pour profiter des bienfaits de ces musiques et de ces dans qui nous parviennent de la plus grandes des iles des Antilles.
Ce jumelage transalpin des votes permettra d’élargir la base des votants et augmentera de ce fait le prestige accordé à ces AWARDS désormais de niveau Européen.
Apres un choix très difficile, voici donc les nominations :
Meilleurs Albums de l’Année 2009
Présentation des Nominés au Prix du Meilleur Album
Meilleures Chansons de l’Année 2009
Révélations de l’Année
Meilleure Chanteuse de l’Année 2009
Présentation des Nominées au Prix de la Meilleure Chanteuse
Meilleur Chanteur de l’Année 2009
Présentation des Nominés au Prix du Meilleur Chanteur
Meilleur Concert de l’Année
Meilleurs Albums de l’Année 2009
Le Prix du Meilleur Album de l’Année est la consécration pour une œuvre complète, riche et inspirée, cohérente et originale. Nombreux sont les prétendants mais rares sont les élus regroupant ces critères de qualité et de succès sur l’ensemble d’un album.
1) CHARANGA HABANERA – No Mires a La Caratula – Planet Records
2) LOS VAN VAN – Arrasando – Planet Records
3) HABANA D’PRIMERA – Haciendo Historia – EGREM
4) TUMBAO HABANA – Mambo Duro – BIS Music
5) ARNALDO Y LA COSMOPOLITA – En Otra Direccion – Lujuria
6) CALLE REAL – Me Lo Gane – Timba Records/Termidor
7) ENRIQUE ALVAREZ y CHARANGA LATINA – Brujeria – EGREM
Votez !
Présentation des Nominés au Prix du Meilleur Album :

David Calzado a rappelé El Ricki Ricon, Dante Cardoso, pour ‘Charanguear’ avec un ex du Charangon , Lazaro Maya alias “Lachy” et surtout pour produire une nouvelle Charanga Habanera, un nouveau son apres le depart du chanteur vedette Leonid Torres. Et c’est une réussite avec ce nouveau CD « No Mires La Caratula» qui fait fureur ! Qu’est ce qu’on attend « Gozando en La Habana » avec un « un Mulato que esta bueno, bonito y barato » !

Los Van Van sont comme les grand châteaux… Leurs grands crus se bonifient avec le temps même s’ils sont issus du même terroir, de la même formule développée graduellement depuis 40 ans. Des compositions impeccables, profondes et travaillées sans cesse sur le métier des pistes de danse et qui parlent aux sentiments les plus profonds. C’est en puisant dans ses propres racines que le Van Van nouveau renait « Arrasando », comme une lame de fond.

Habana D’Primera, La Révélation 2008 des FIESTA CUBANA AWARDS a finalement sorti un CD pour l’histoire ! « Haciendo Historia » porte bien son nom à plusieurs titres puisque c’est Fiesta Cubana qui l’a baptisé en mettant en exergue le sens profond de cette phrase d’Alexander Abreu. Mais aussi parce que cette œuvre est aussi un manifeste esthétique, musical d’une nouvelle formation hors norme de vieux loups de l’élite de la Timba des années 90. « Mi Musica » et « Resumen de los 90 » en sont l’illustration alors cet œuvre explorent d’autres rythmes, d’autres styles, d’autres sentiments.. le tout dans une profondeur inégalée tant sur le plan des paroles que des arrangements !

Pascualito Cabrejas et Tumbao Habana ont finalement accouché de leur chef-d’œuvre « Mambo Duro », un CD conçu pour les danseurs, les mélomanes et les fêtards. Avec des compositions et des arrangements minutieusement construits, la Timba de Tumbao Habana hypnotise le danseur, l’emmène subtilement d’un climat à l’autre, pour aboutir à l’explosion de jouissance à chaque fois… Une bombe à fragmentation musicale, rebondissant sans cesse dans un chaos apparent, mais toujours contrôlé ! Génial ! Avec « Le Padrino », « Le Mambo » est tres dur ! « Candela » !

L’éminence grisante de la Timba, celui qui fait et défait les succès, Arnaldo Jimenez dévoile le dernier Arnaldo y La Cosmopolita « En Otra Direccion» avec la pléiade de chanteurs d’exception que sont Tirso Duarte (ex Pachito, ex NG La Banda, ex Charanga Habanera, ex Pupy y Los queSon Son), Armando « Mandy » Cantero (ex Bamboleo, ex Charanga Forever, ex Pupy y Los que Son Son), Lester Ciarretta (ex Salsa Mayor, ex Azucar Negra), Wilmer Lorie (Bakuleye). C’est avec un format de Charanga que cette Timba s’impose et donne une furieuse envie irrépressible de danser. Les compositions et le arrangement sont impeccables, sobres, au service du chanteur et du danseur… C’est une musique d’un « Tipo Picante »… C’est « Un Virus ».. C’est surtout du pur « Tumbao » pour danser toute la nuit et se retrouver au petit matin avec « La Dueña De La Mañana » ! « Yo Te Lo Dije Mama » ! « La Discussion Se Acabo » ! Bref… un CD plein de tubes pour vos Fiestas Cubanas !

La banquise fond au pole nord à cause du réchauffement climatique de Calle Real, la Timba qui vient du froid suédois ! Leur CD s’appelle à juste titre « Me Lo Gane » puisque Calle Real méritent leur statut de nominés et de membres de la famille de la Timba avec une Timba mâtinée de Pop-Rock. Le titre « Somos Familia » en dit long sur leur état d’esprit et sur leur capacité à composer une musique détonante, surprenante et intelligente qui a conquis toute l’Europe comme une traînée de poudre !

Enfin, le Joker ! Le sorcier de la « Brujeria » n’est autre que le frère d’Adalberto Alvarez. Enrique Alvarez et La Charanga Latina nous offrent un CD-DVD surprenant, excellent ou les talents d’Aisar Hernandez, le bassiste et directeur du Charangon d’Elio Reve, sont magnifiés par les voix et l’orchestration sublime de La Charanga Latina, une Charanga survitaminee, renforcee de trompettes et de trombonnes, qui explore les rythmes afro-cubains, le Son, la Salsa, la Timba mais aussi le Bolero avec Rafael Lay (Aragon), le Danzon avec Chucho Valdes et les violons de Los Van Van, les classiques du Son avec Papo Lucca. Un CD exceptionnel par sa qualité musicale, par sa diversite mais surtout par la voix de Jose « Pepito » Gomez et par de nombreuses Salsa-Timba originales, puissantes, sublimes qui vont faire le bonheur des danseurs en 2010 ! Promis !
Meilleures Chansons de l’Année 2009
S’il est difficile de nominer un album, il encore plus difficile de nominer une chanson, tant elles sont nombreuses et porteuses de qualité, d’émotions, de plaisirs différents et incomparables. Certaines se distinguent par la force ou la beauté de leur mélodie, d’autres par la profondeur de leurs paroles mais la plupart s’imposent par leur pouvoir communicatif et dansant.
Voici donc un échantillon, une sélection, inévitablement injuste mais nous l’espérons suffisamment représentative, de certains des plus grands succès de l’année 2009 :
1) LOS VAN VAN – Si no te quieres tu
2) HABANA D’PRIMERA – Despues de un beso
3) TUMBAO HABANA – Padrino
4) CHARANGA HABANERA – La Caratula
5) CALLE REAL – Somos Familia
6) DAN DEN – La Inconformidad
Les révélations viennent cette année de New-York et de Miami où un vent de Timba souffle de plus en plus fort avec l’arrivée et l’acceptation grandissante des artistes cubains nouvellement arrivés. Yes, We Can ! C’est le cas à New York pour le Pornoson de Danny Rojo et La Bola épaulée par Pepito, et tout récemment par Gerardito de NG La Banda, et à Miami pour N’Taya et Timbalive qui chantent l’inspiration que leur produisent respectivement La Charanga Habanera et Los Van Van.
En Suède, le chanteur vedette de Calle Real , Tomas Eby, participe avec Lesmer Solenzar, Calixto Oviedo et Alexander Abreu à un nouveau projet explosif qui porte bien son nom : La Tremenda. Apres leur succès au Festival Aqui Cuba de Rennes en 2006, La Tremenda est dans les bacs !
A Cuba, Manolito Simonet lance son nouveau poulain, Carlos Joel y La Balanza alors que le vieux guru des rythmes Bata, Papo Angarica, finit par lancer et imposer son projet de Timba, Son Yoruba !
1) DANNY ROJO y PORNOSON – Ah Sing Are – auto-production/iTunes
2) CARLOS JOEL y LA BALANZA – Lo que Traigo ahora – EGREM/ACDAM
3) SON YORUBA – Que No Pare de Llover – Colibri/ACDAM
4) LA BOLA – Sin Comentarios – auto-production/iTunes & Latin Pulse Music
5) N’TAYA – Y Ya Llego – auto-production
6) TIMBALIVE – From Miami A La Habana – auto-production
7) LA TREMENDA – La Tremenda – Walboomers Records
Meilleures Chanteuses de l’Année 2009
Les interprètes féminines sont plus rares dans le Son, la Salsa et la Timba. C’est bien dommage car elles apportent une couleur, une inspiration, une force distincte qui rafraichit les répertoires et qui fait chavirer les cœurs.
1) Barbarita Fernandez – DAN DEN
2) Arlenys Rodriguez – NG LA BANDA & BAKULEYE et invitée de TUMBAO HABANA
3) Yeni Valdes – LOS VAN VAN pour « Este Amor Que Se Muere »
4) Tanja Pantoja – BAMBOLEO
5) Lisett Caro – LA CARO BAND et CUBAN MASTERS ENSEMBLE
6) Aylin – AZUCAR NEGRA
Votez !
Présentation des Nominés au Prix de La Meilleure Chanteuse :
Barbarita Fernandez a été nominée pour son timbre particulier, sa forcé et son interprétation de « Dejate de destacarte » et « La Inconfromidad » sur l’excellent dernier album de Dan Den « Fiestas de Cuba ». Elle s’était déjà faite remarquer sur les précédents albums de Juan Carlos Alfonso « Pasion » et « Dale Campana ».
Arlenys Rodriguez a été nominée en 2009 car elle représente l’étoile montante des interprètes féminines. Gente D’Zona l’appellent ‘La Chica Del Momento’ dans leur chanson commune « Como yo ». Cette étoile de NG La Banda, à l’instar de Monica Mesa Mesa, a finit par prendre son destin en main, après de très belles heures aux cotes de Jose Luis Cortes « El tosco » ! Oye Siiii ! Elle enregistre avec Azucar Negra puis avec Tumbao Habana l’excellente chanson « Devuelveme La vida (Pido Perdon) » sur le CD « Mambo duro ». Elle rentre depuis dans Bakuleye apres le deces accidentel d’Evelio Jaz. Sa voix claire, aux accents R&B, son sens de l’interpretation plaisent beaucoup et son charisme fait d’elle une actrice incontournable de la Timba du XXIème siecle !
Yeni Valdes, la diva de Juan Formell y Los Van Van n’est plus à présenter. Il faut reconnaitre à Yeni un immense talent vocal et d’interprétation. Improvisatrice hors-pair, elle était la timbera endiablée de NG La Banda. La couleur nouvelle qu’elle a apportée ensuite aux chœurs de Los Van Van ainsi que ses immense succès populaires comme “Mi Mimi” et “Despues De Todo” l’ont élevé au rang de star de la Salsa Cubaine et à ce titre elle vient d’être honorer d’un prix en Colombie, un pays pourtant peu favorable à la musique de La Havane. Elle revient notamment avec une sublime reprise sentimentale « Este Amor Que Se Muere » sur le CD « Arrasando » de Los Van Van.
Tanja Pantoja, la Meilleure Chanteuse FIESTA CUBANA AWARDS 2008, continue en 2009 sa carrière de diablesse de la Timba avec Bamboleo et les chansons « La Que Manda », « La Domadora » et « Los Guapos », des succès inimaginables ! C’est elle qui domine la scène à La Havane, rivalisant avec les Gente D’Zona et renversant toutes les situations par sa folle improvisation, son inspiration délurée et sa voix de métal qui est magnifiquement utilisée sur son CD en solo « Di Que Piensas ».
Lisett Caro, la chanteuse principale de La Caro Band avec laquelle elle vient de célébrer ses 15 années de carrière atypique, remporte un succès phénoménal au Pérou. A Cuba elle est populaire récemment avec « Solo Tu, Sola Yo » et « Mis Quince », deux chansons extrêmement drôles ! Elle participe aux Cuban Masters Ensemble où elle chante deux très belles chansons « Te Extrano » et « Why Can’t Love Be Simple » sur le CD « Del Pasado Al Presente ». Avec ses sœurs de La Caro band elle chante aussi des chœurs justes, senti et originaux sur ce bijou de musique cubaine. Finalement, sur le meme CD et avec l’orchestre de La Caro Band elle chante ce bel hommage «Son a Celia ».
Aylin Dallera Murgas est celle que Limonta a choisie pour remplacer Tanja Pantoja dans Azucar Negra. A l’instar de Tanja pour Bamboleo, Aylin travaille très dur et prend petit à petit confiance. Sa voix s’affirme, sa présence scénique et sa personnalité se révèlent. Nombreux sont les fidèles de Fiesta Cubana qui ont succombé à son charme et à sa voix. Elle enregistre avec Limonta les 3 derniers CDs dont « Exceso de Equipaje » ou elle a finalement le rôle principal. Son premier succès populaire personnel sera très certainement « El Estres » suivi par « Que Le Pasa Con Las Mujeres », une réponse à « La Que Manda » de Tanja » et « Con un canto al pecho », la reprise très réussie du succès composé par Limonta pour Haila dans Bamboleo. Aylin est le Joker, le Joker de Limonta, pour donner la réplique à cette interminable saga timbera entre Bamboleo et Azucar Negra. Et cette petite femme relève le défi avec énormément de talent et de sagesse. Tout récemment elle interprète magnifiquement avec Azucar Negra la chanson sublime « America », une reprise en Salsa (arrangée par le maestro Leonel Limonta) de l’œuvre du célèbre chanteur espagnol Nino Bravo.
Meilleurs Chanteurs de l’Année 2009
1) Mayito Rivera – LOS VAN VAN
2) Norisley Valladares Gomez « El Noro » – MANOLITO Y SU TRABUCO
3) Tirso Duarte – ARNALDO Y LA COSMOPOLITA, LOS PECADORES, CRISTIAN Y REY ALONSO
4) Dagoberto Gonzalez – ELITO REVE y su CHARANGON
5) Alexander Abreu – HABANA D’PRIMERA et TUMBAO HABANA
6) Emilio Frias – TUMBAO HABANA
7) Lazaro Maya “Lachy” – LA CHARANGA HABANERA
Présentation des Nominés au Prix du Meilleur Chanteur :
Mayito Rivera, le lion rugissant de Los Van Van, celui de “Soy Todo”, “Somos Cubanos” ou “Agua” n’est plus à présenter. Véritable étoile noire du ‘Tren’ qu’il rejoint en 1993, ce chanteur fut aussi bassiste et percussionniste et a commencé sa carrière dans le groupe ‘Moncada’. Juan Formell lui confie dans « Arrasando » une nouvelle chanson magnifique et melodieuse, pleine de sens et de sentiments, dans laquelle Mayito se montre plus délicat, plus sensible, où il dévoile ses émotions et révèle toute l’étendue de son talent versatile. Il reprend aussi la « Rumba no esta (completa) » avec tout l’éclat qu’on lui connait.
Norisley Valladares Gomez « El Noro » a été révélé par Maikel Blanco y su Salsa Mayor. Sa présence scénique, son look inimitable de Frankenstein blondinet et sa prestation vocale ont impressionné non seulement le public mais ont attiré l’attention du Maestro Manolito Simonet. Lorsque Maikel Blanco change radicalement sa ligne de chanteurs, le Trabuco remplace le légendaire Sixto LLorente « El Indio » par cette jeune vedette. « El Noro » reprend le répertoire del Indio, avec d’abord assez peu d’assurance face à la tâche gigantesque, a la célèbre ‘disciplina’ du Trabuco et à la concurrence sur scène imposée par la star Ricardo Amaray. En bon eleve, El Noro s’applique et gravit un a un les échelons pour trouver enfin une vraie place a sa mesure dans l’immense orchestre de Manolito Simonet. El Maestro lui confie d’abord la chanson « Comenzar » sur l’Album « Control » et plus recemment il compose pour lui un guaguanco « Soy una Bomba » qui sera un succès.
Tirso Duarte, l’Ange Noir de la Timba, continue sa carriere de franc-tireur en multipliant les projets et les collaborations. En 2009 il intervient aussi de manière inoubliable sur « En Otra Direccion » d’ Arnaldo y La Cosmopolita dans lequel il interprète les tubes « El tipo Picante », « El virus », « Yo te lo dije Mama » et « Sa Acabo La discussion ». Cet asthmatique impressionne par son coffre, sa puissance vocale mais aussi par sa passion, ses folles improvisations, ses interventions incendiaires sur toutes les scènes de La Havane, tant au chant qu’au piano : pas étonnant que ce compagnon de classe de Michel Maza et ce membre de los Chicos de la Salsa se soit fait remarquer par Pachito Alonso, Jose Luis Cortes, David Calzado et Cesar « Pupy » Pedroso. Cet esprit libre tente la cadrature du cercle en fusionnant Timba et Reggeaton avec Los Pecadores et remporte des succès pour « Olvida La Pena », « Para Que no se te pueda pasar », ou bien « Analisa y piensa » avec Cristian y Rey Alonso et « Crisna » son dernier tube.
Dagoberto Gonzalez est LA VOIX du Charangon d’Elio Revé ! Son timbre, ses accents sont inimitables et impriment leur marque au style de la Revé. Sa voix est claire, directe, puissante.. Elle vient du fond de sa gorge chargée d’une impulsion profonde et d’une inspiration spontanée. Elle interpelle, elle est joueuse. Quand Dagoberto prend le micro, la fête redouble de ferveur et l’on peut s’attendre a des surprises car il aime les interactions avec le public, il aime improviser, il aime lancer de nouveaux Mambos a son ami Ulises, le grand tromboniste, il aime animer ! il aime le public et le public le lui rend bien. Que ce soit en tournée en Europe, en concert a La Havane ou dans les carnavals del Oriente, Dagoberto se renouvelle sans cesse, se remet en question, lance des choregraphies.. En bref c’est une bête de scène qui nous a enchanté en 2009 avec la reprise modernisée de « La Boda En Bicicleta ».
Alexander Abreu a démontré en 2008 et en 2009 qu’il avait réussi sa reconversion en chanteur. Le meilleur trompettiste de Cuba imprime au chant des intonations inhabituelles et charge ses chansons de musique, de beaucoup de musique, pouvant varier les styles et rendre hommage à la culture de Cuba dans toute son immensité. Personnage charismatique, véritable Bouddha de la Timba, il nous a fait pleurer par l’émotion de ses paroles et les formidables orchestrations que lui seul sait déployer avec Habana D’Primera. Le public francais lui a fait des ovations et a chanté en chœur et à tue-tête ses chansons : « Mi Musica », « Ahora Que Buscas », « Oni Oni », « Cuando El Rio Suena », “Resumen de los 90”, “Confiesale” et surtout “Despues de un Beso” tant de succès pour un seul homme ! Et comme si ca ne suffisait pas, Pascualito lui propose de l’enregistrer comme chanteur de « Familia Cubana » de TUMBAO HABANA justement pour sa voix et son chœur.
Emilio Frias est la valeur montante chez les chanteurs à Cuba. C’est la révélation découverte par Pascualito Cabrejas et Tumbao Habana. Initialement chanteur de Reggeaton et chanteur Abakua, Emilio Frias est couronné de succès immédiatement avec les tubes « El Padrino » et « Candela » de Tumbao Habana. Son timbre nasillard l’identifie au premier instant et son charisme indéniable sur scène a suscité bien des tentations. Leonel Limonta pensait le débaucher pour Azucar Negra mais c’est Elito Revé qui lui offre desormais une nouvelle place de choix avec Le Charangon en 2010.
Lazaro Maya , rebaptisé « Lachy », est la nouvelle grande voix de La Charanga Habanera de David Calzado qui voit probablement en lui la digne succession de Leonid Torres. Sa chanson « La Caratula » le propulse immédiatement au sommet de la popularité. Lazaro Maya est un très grand chanteur, un vrai sonero et un changuisero, que le public a découvert en tant que « El Bello » dans El Charangon d’Elito Revé. Il débute pourtant avec Arnaldo y La Cosmopolita, et surtout avec le CD « Recoge y Vete » de Maikel Blanco y su Salsa Mayor ! Lachy debutait probablement en étant le moins Charanguero des chanteurs de David Calzado mais il est désormais avec Dantes l’un des seuls vrais protagonistes vocaux de la nouvelle Charanga Habanera.
Meilleurs Concerts de l’Année 2009
Nos orchestres cubains préférés viennent de plus en plus en tournée en France et ils nous comblent à chaque fois d’un bonheur indicible. Ils donnent tout sur scène, se projettent et partagent leur folie avec le public. Parmi ces événements exceptionnels nous avons retenus ces 6 concerts qui a l’évidence vous ont comblé. Remerciez les musiciens en votant !
1) Maraca à La Seyne sur Mer (Festival Cubain – Bayamo) le 17 Juillet et avec Candido Fabre à Vence (Festival Les Nuits du Sud) le 7 Août 2009
2) Pupy à Marseille le 10 Novembre 2009
3) Habana D’Primera et Elito Reve au Cabaret Sauvage (Paris) le 13 Juillet 2009
4) Paulito FG à La Seyne sur Mer (Festival Cubain – Bayamo) le 19 Juillet 2009
5) Elito Reve y su Charangon à Hossegor le 28 Août 2009
6) Manolito y su Trabuco au New Morning (Paris) le 5 Avril 2009
Votez !

« Y me preguntan por ahi, me preguntan por alla donde Pupy va a tocar ? » Nous avons enfin la réponse à cette question….
Samedi 20 Janvier 2007 sera donc une date historique pour les amoureux de la Timba puisque Cesar « Pupy » Pedroso et son groupe se produira enfin à Paris pour notre plus grand bonheur ! Le Diablitho producteur de cet événement en profite pour fêter ses 5 ans d’existence. L’occasion de tous se retrouver pour faire la fête !!
César « Pupy » Pedroso est né en 1946. Il est avec Juan Formell le co-fondateur en Décembre 1969 du groupe mythique los VAN VAN, après avoir été, au même titre que Juan Formell, dans l’Orquesta Revé…
Après 32 ans d’appartenance aux Van Van, Pupy quitte le groupe pour créer le sien le 4 Octobre 2001. Ses envies de s’exprimer de façon plus libre tant au niveau de ses compositions que de ses arrangements sont ses principaux moteurs.
Programme de la soirée :
19h/20h : Cours par Herminio et Carole
20h/05H : DJ’s Indochino, Ahinama, Janoy et Jack el Calvo du Diablitho Latino
Démonstrations de danses
Concert de Pupy y los que Son Son
Prix : 20 Euros au Diablitho Latino et auprès des DJ’s Indochino, Timbalero et Jack el Calvo
22 Euros dans les réseaux habituels
25 Euros sur place
N.B. : les personnes qui ont déjà été achetées des places auprès de nous ou du réseau FNAC se verront remboursées la différence le soir du concert sur présentation du billet (la souche aidant…)
Lieu : DOCK HAUSSMANN
43/45 avenue Victor Hugo
93300 Aubervilliers
Navettes gratuites à partir de la porte d’Aubervilliers
Parking gratuit
Possibilité de restauration sur place.

Cesar « Pupy » Pedroso
PUPY , l’autre compositeur de los VAN VAN !!
Calla
Con el destino no se puede
Consejo de un viejo
Cuatro años de ausencia
Después que te casaste
Disco azúcar
Disculpe señora
El buen agente
El negro está cocinando
Esto está bueno
Fallaste al sacar tu cuenta
Hablo claro, camará
Hierbero, ven
Hoy se cumplen seis semanas
La bomba soy yo
La duda de Belén
La fruta
Lo que dejó Sebastián
Mándalo y ven
Me falta un año
Me gusta y no puede ser
Ni bonbones ni caramelos
Qué cosas tiene la vida
Que le den candela
Que lo sepa mamá y que se entere papá
Se acabó la tristeza
Si quiere que llegue pronto
Temba, Tumba, Timba
Tranquilo mota
Y con el bate de aluminio
Y ya tu campana no suena
Crédits : photos Claudio Marucci
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