Pascualito Cabrejas revient en France avec TUMBAO HABANA et les plus grands Soneros de Cuba que sont Sixto Llorente EL INDIO, Pedro Lugo EL NENE et Mario Rivera MAYITO au Festival Taras’Kuba de Tarascon. Pascualito Cabrejas nous annonce la préparation de son prochain CD “D’Cuba Soy” dans un entretien exclusif : 12 titres de Salsa, Son, Merengue et Bachata interprétés par de nouveaux chanteurs pour l’essentiel qui feront le plus grand bonheur des danseurs et des fêtards car le cru TUMBAO HABANA 2013 est résolument joyeux et festif.
Taras’Kuba 2013 est un triple évènement à ne pas manquer :
C’est d’abord la troisième édition de ce festival si authentique et chaleureux qui a décidé avec la Mairie de Tarascon d’offrir gratuitement ces concerts afin que ce réalise vœux de ses organisateurs: une véritable rencontre culturelle et festive entre le Sud de la France et Cuba. Gratuité, Rencontres, Authenticité, Profondeur, Echanges et Excellence sont les maitres mots guidant cette célébration de Cuba unique en France.
Taras’Kuba 2013 c’est aussi une rencontre de Soneros et Rumberos des plus illustres :
Pedro Lugo Martinez EL NENE issu de LOS JOVENES CLASICOS DEL SON, puis ESTRELLAS DE AREITO et qui depuis a collaboré avec CUBANISMO, LA RUMBA SOY YO II et THE CUBAN MASTERS ENSEMBLE avant de former son groupe SON DEL NENE.
Sixto Llorente EL INDIO, Sonero exceptionnel de Cienfuegos issu de ALIAMEN, que tout le monde a découvert d’abord avec le génial MANOLITO y su TRABUCO et son « Marcando La Distancia », puis en France en 2010 avec sa propre formation SON DEL INDIO.
Mario Rivera MAYITO, un bassiste, percussionniste et chanteur issu de LA MONCADA et repéré en 1993 par Juan Formell pour devenir l’un des plus grands chanteur de Cuba dans LOS VAN VAN. Primé du FIESTA CUBANA AWARDS du Meilleur Chanteur de l’Année 2011, il entreprend une carrière solo depuis 2012 au cours de laquelle il collabore notamment avec SONEROS DE VERDAD en Europe et il partagera la scène avec MAYIMBE au Pérou.
Mais Taras’Kuba 2013 c’est surtout l’occasion de revoir sur scène probablement l’un des groupe les plus intéressants de Musique Populaire Cubaine par sa créativité, son style et sa joie communicative : TUMBAO HABANA de Pascualito Cabrejas que le public français avait pu découvrir à Montpellier et à Paris au début de l’année 2010.
Pascualito Cabrejas nous a offert cet entretien exclusif pour annoncer sa venue, les changements intervenus dans l’orchestre et la sortie de son prochain CD « D’Cuba Soy » !
Ce disque contiendra 12 titres dont 5 sont déjà finalisés :
1. Como le gusta La Habana 2. Te pasaste de hora 3. Pretexto (para una fiesta) 4. Bachata 5. Este es sin moto 6. Farandulero (El Avion) 7. D’Cuba Soy 8. La Suegra 9. Laura 10. Tranquilo y controla’o 11. Mira el mio ahi (Merengue) 12. Mambo Estres
LEONEL « El Farandulero Mayor » et la rédaction de www.fiestacubana.net vous offre ce portrait et la primeur de cette interview.
TUMBAO HABANA s’inscrit en tête du mouvement de renouveau de la SALSA CUBAINE, puissante et dansante à la fois, avec une œuvre qui restera comme la meilleure de ce groupe : leur dernier CD « MAMBO DURO » sera sans doute l’un des meilleurs disques 2009 de musique Cubaine !
TUMBAO HABANA préparent un quatrième opus de 12 titres qui s’appellera D’CUBA SOY dont les festivaliers de Encuentros Taras’Kuba 2013 auront la primeur.
Le directeur du groupe, Pascualito Cabrejas est de Guantánamo. C’est un homme sincère, mais aussi simple et fort sympathique. Violoniste de formation, il commence sa carrière dans les années 80 avec d’autres musiciens adolescents qui forment à Guantanamo le groupe de Son Montuno appelé REY.
Cette formation se recompose ensuite à La Havane sous le nom de TUMBAO 8, précisément le nom du rythme caractéristique du Son, ce genre musical immortalisé par Compay Segundo et le Buena Vista Social Club, ce rythme qui a conquis le monde entier une fois rebaptisé en ‘Salsa’.
Leur répertoire reposait initialement sur le Son Montuno, le Son traditionnel mais ce groupe versatile interprétait aussi tous les autres style cubains comme le Changüí, le rythme spécifique de leur terre natale Guantánamo, le Cha cha chá, le Mambo, le Mozambique et les autre rythmes comme les Merengue et Bachata dominicains, la Cumbia colombienne et le Latin Jazz.
Même si Pascualito Cabrejas est resté fidèle aux valeurs simples de son Guantánamo natal, il recompose son groupe à La Havane avec des musiciens tous issus des meilleurs conservatoires afin d’atteindre la sonorité si particulière qu’il ambitionne. Il rebaptise le groupe TUMBAO HABANA du nom du Tumbao, ce motif musical répétitif caractéristique du Son cubain qui donne cette irrépressible envie de danser, et Habana, la capitale de Cuba où convergent tous les meilleurs musiciens de l’ile.
Leur première présentation a lieu le 29 décembre 1997 au mythique cabaret Tropicana ! Cette naissance fut récompensée par cette marque de reconnaissance du chemin artistique parcouru mais elle sera immédiatement suivie par un succès populaire : Tumbao Habana concilie une grande maitrise la qualité musicale, une créativité et une originalité des sonorités qui attirent aussitôt l’attention et une inspiration et des prestations scéniques qui ont établi depuis le début un lien indéfectible avec le public populaire de Cuba.
Leurs compositions sont soignées et intelligentes : leurs mélodies se retiennent facilement et leurs crescendos sont amenés progressivement, annonçant petit à petit les ingrédients d’une montée en puissance imparable et jubilatoire.
Tumbao Habana se sont produit dans de nombreuses villes du Japon, du Mexique et du Pérou. Leurs présentations lors les plus grandes célébrations populaires à Cuba comme à la télévision ont confirmé leur popularité nationale et internationale.
Cet orchestre a déjà sorti trois disques qui ont marqué leur époque :
Le premier opus, sorti en 2000, est appelé tout simplement « Tumbao Habana » avec les succès « Fefa la Oriental », « Relacion Internacional » et l’hymne de Tumbao Habana « Lo Que Te Paso Conmigo ». Ce CD fut imprégné de Son, de Timba et de Jazz sous les bons auspices de Joaquin Betancourt, un maestro des studios qui a lancé le célèbre Paulito FG, et il introduisait la voix emblématique de Tumbao Habana, celle d’Osvaldo Mendoza.
Le deuxième CD, un bijou, ce « Ese Huevo Quiere Sal », issu en 2003, est un genre de manifeste esthétique où de nombreux genres musicaux cubains sont représentés, comme le Son, la Rumba, le Mambo, la Salsa, le Boléro ou la Balade, et même le Reggae, mais quasi tous finissent par être interprétés en Timba, cette nouvelle forme de la salsa cubaine, plus moderne, plus percussive et créative en se fusionnant avec le Rock et le Funk.
Pascualito assume dans ce CD une grande maitrise et une grande maturité, où l’objectif est toujours d’inspirer le public, le danseur tout en magnifiant la « Cubania », la cubanité. Il impose un style où le Son et la Rumba reste très présents alors que l’interprétation reste très moderne, citadine et populaire.
Tumbao Habana sera aussi une école et un tremplin pour nombre de chanteurs exceptionnels qui ont depuis été propulse dans les plus grands groupes de Cuba comme Lazaro « Mayami » Diaz devenu la vedette de Manolito y su Trabuco, comme Ronnys Lopez devenu le chanteur charismatique de Bamboleo, et comme Norberto Gomez et Michel Perez qui ont été recrutés par le très grand César « Pupy » Pedroso, directeur de Pupy y Los Que Son Son ainsi que le jeune prodige Maykel Blanco y su Salsa Mayor.
Pascualito Cabrejas lancera aussi la carrière d’une étoile montante de la Timba, le jeune Emilio Frias qui deviendra ensuite El Niño de Elito Reve y su Charangon avant de former tout récemment EL Niño y La Verdad.
C’est en effet avec Emilio Frias que Tumbao Habana reviennent en 2009 avec un disque exceptionnel, « Mambo Duro », tout spécialement conçu pour les danseurs où la plupart des 12 chansons sont des succès des soirées Salsa.
Ils explorent une Bachata dominicaine avec « No me conformo » ou la Salsa Romantique sur « De Que Lado Esta La Luna ». En hommage au légendaire pianiste de Son Montuno, Lili Griñan Martinez, lui aussi de Guantanamo, Pascualito Cabrejas reprend le standard « No Hay Como Mi Son » dans une version sur-vitaminée, inspirée et enlevée. Il rend aussi hommage à Ibrahim Ferrer du Buena Vista Social Club, à Celia Cruz, la reine de la Salsa, par une composition originale, « Candela » qui enflamme les pistes de danse.
Tumbao Habana puise son inspiration dans la culture populaire et quotidienne de Cuba. Ils chantent les difficultés de la diaspora cubaine dans le titre phare « Mambo Duro » et y insufflent un message d’espoir. Ils célèbrent cette communauté, cette famille cubaine dont la chaleur et l’hospitalité n’ont pas d’égal dans la chanson populaire « Familia Cubana » interprétée Alexander Abreu, le lauréat des Révélations de l’Année 2008 décerné par FiestaCubana.net.
La chanson « Padrino » qui parle de la religion afro-cubaine est incontestablement le grand succès de ce disque : cette chanson est devenue en quelque jours la chanson préférée de tous les DJs de Salsa Cubaine en Europe.
Le CD Mambo Duro a été nominé dans la catégorie Meilleur Disque de l’Année au FIESTA CUBANA AWARDS 2009 et est d’ores et déjà considéré comme l’un des meilleurs disques de musique cubaine de l’année dans la communauté des DJs.
Mambo Duro a depuis fait l’objet d’un Clip Vidéo bien senti :
Malgré le départ de certains musiciens dont Emilio Frias, El Jiby, le Timbalero et le Tromboniste, Pascualito Cabrejas continue à composer et arranger avec son fidèle compère de Guantanamo Pedro Macias au piano, le compositeur Francisco Carbonell, Arnaldo à la basse et Santiago le saxophoniste.
Il a gardé El Moro qui chantait « Mambo Duro » et a accueilli 2 nouveaux chanteurs , Maikel « El Negro » et Abraham.
Depuis 2012 TUMBAO HABANA préparent leur prochain disque.
Il s’appellera D’CUBA SOY !
Ce titre est d’autant plus évident tant ce groupe et son directeur respirent et transpirent la Cubania, la vie quotidienne et parfois burlesque des rues de Cuba. Populaire, festif, généreux et malin sont les qualificatifs les plus appropriés pour caractériser les cubains et la musique de Tumbao Habana.
Ce disque contiendra 12 titres dont 5 sont déjà finalisés :
1. Como le gusta La Habana 2. Te pasaste de hora 3. Pretexto (para una fiesta) 4. Bachata 5. Este es sin moto 6. Farandulero (El Avion) 7. D’Cuba Soy 8. La Suegra 9. Laura 10. Tranquilo y controla’o 11. Mira el mio ahi (Merengue) 12. Mambo Estres
Ce disque s’inscrit dans la continuité du CD « Mambo Duro » avec notamment la réponse « Mambo Estres » qui développe la thématique de l’émigration et de ses conséquences.
« El Avion », ce morceau explosif, avait déjà été dévoilé par nos soins l’année dernière et « La Suegra » est un morceau hilarant.
Pascualito connaît bien La Farandula et sait s’en inspirer. Il répond notamment au succès de Pupy « Un Loco Con Una Moto » avec son « Este Es Sin Moto » ! Un clin d’œil amical et comique…
Pascualito adoucit son répertoire avec une nouvelle Bachata, après « No me conformo » du précèdent album. Il explore aussi le Merengue avec « Mira El Mio Ahi » !
Faranduleros ¡ Préparez-vous que « Llego El Avion » !
Mecanica Nacional ¡ Tumbao Habana el Tumbao de La Habana ¡
Avec son premier CD, De La Habana a Perú, l’orchestre Mayimbe a remporté cette année l’Awards Fiestacubana du meilleur album de musique cubaine. Coïncidence heureuse, le groupe est actuellement en tournée en Europe (France et Italie).
L’équipe parisienne de Fiestacubana – en l’occurrence Fabrice et Pascualito – s’est donc rendue à Lyon le 4 mars dernier pour assister au concert de Mayimbe.
Nous en avons ramené, non seulement des vidéos de la soirée, mais aussi une interview exclusive de Barbarito Fines. Nous avons également empli nos coeurs de beaux souvenirs de rencontre, notamment avec les organisateurs de la tournée de Mayimbe, que nous nous proposons de partager avec vous.
Une rencontre Lyonnaise avec Mayimbe et Barbarito Fines
C’est vers 18 heures que ce dimanche 4 mars, je rencontrais pour la première fois les musiciens du groupe Mayimbe au Centre Ninkasi de Lyon, où ils devaient donner un concert le soir même.
En fait, si je ne les avais pas vus sortir des coulisses et si Yvette Guevara – l’une des organisatrices de leur tournée – ne m’avait pas présenté à eux, je crois que je ne les aurais pas spontanément reconnus. Avec leur jeunesse – ils ont tous moins, parfois beaucoup moins, de trente ans – leur curiosité souriante, leur tenue vestimentaire très simple – vestes et chaussures de sport – leur vivacité juvénile, leur attitude un peu joueuse, leur côté « bande de jeunes en vacances », il était aisé de les confondre avec les danseurs de break de la salle d’à côté. Seule différence visible : des visages évoquant parfois davantage les Andes indiennes qu’un mélange black-blanc beur. Sur 13 membres de l’orchestre Mayimbe, 11 sont en effet péruviens, leur directeur Barbarito Fines étant l’un des deux seuls cubains du groupe.
Barbarito est un homme très jeune – avec ses 29 ans, il fait cependant un peu figure d’aîné au sein de l’orchestre – pas très grand, un peu rond, au visage lumineux, au sourire avenant et plein de sensibilité. Il m’accueillit d’emblée les bras ouverts : normal selon lui, car j’appartenais à l’équipe de Fiestacubana, et j’étais un collègue de son grand ami Léonel, la meilleure des recommandations à ses yeux. Bref, nous convînmes des conditions de l’interview, qui devait avoir lieu après le concert.
Après quoi, je les accompagnais à leur dîner, qui prit l’aspect d’une cantine bruyante et chahuteuse. Ils étaient assis des deux côtés de la table, comme une bande d’étudiants joyeux. Yvette, qui cherchait à prendre les commandes pour les menus, tenait à ce moment-là davantage de la monitrice de colonie de vacances que de l’organisatrice de tournées internationales. Ceci me fournit l’occasion d’une petite séance de photos. Ils s’y prêtèrent, au milieu des éclats de rire, avec spontanéité et bonne humeur en compagnie de leurs accompagnateurs et de leurs hôtes du jour, dont Anne Darboux, présidente de l’association Ahora Cuba (photo ci-dessous). Ils avaient l’air tout contents de poser, m’interpellant, prenant des poses, riant avec moi.
Il ne restait plus maintenant qu’à attendre le concert dans la grande salle qui commençait à se remplir. J’y retrouvais plein d’amis : Stéphanie et Agnès, (photo ci-dessous), Jenny de Genève, Claire de Valence, Valérie de Paris et encore beaucoup d’autres de ma connaissance. Par exemple Zahra Gbe, avec laquelle mes contacts s’étaient jusque-là limités à quelques messages Facebook, et que je rencontrais pour la première fois en chair et en os, dans le rôle oh ! Combien utile de barmaid bénévole.
En fait, en plus du public lyonnais, c’est de toute la région, voire de toute la France que les « fans » de musique cubaine avaient fait le voyage. J’en profitais pour faire encore quelques photos d’ambiance, tout en dansant un petit peu. Et lorsque retentirent les premières notes du concert au milieu des ovations, nous étions plus de 500 à nous presser, tous debout, dans la grande salle du bas et sur la mezzanine qui la surplombait.
Le groupe Mayimbe est tout jeune : son premier concert date en effet de la fin mai 2010. Mais il a déjà vraiment une pêche d’enfer. Quel miracle a su réaliser Barbarito Fines, en parvenant à donner à une formation composée presque exclusivement de musiciens péruviens une sonorité si typiquement cubaine « Cela m’a pris six mois de répétitions, car les péruviens n’entendent pas la musique comme les Cubains », m’expliqua-t-il plus tard au cours de l’interview.
Et quelle transmutation incroyable !! Au lieu des ados chahuteurs de l’avant-concert, je retrouvais des artistes maîtres de leur art, de la scène et du public. A l’avant- scène, un groupe de quatre chanteurs à la fois très expressifs vocalement et d’une grande tonicité corporelle ; sur le côté droit, une section de quatre cuivres à la sonorité puissante et très bien réglée musicalement. Au second plan, les percussions, et à gauche le bassiste et le pianiste – Barbarito Fines lui-même. Tous ceux-là apparemment plus effacés, sans jeu de scène, mais jouant en fait un rôle fondamental dans l’assise harmonique et rythmique (le fameux « Tumbao ») de l’orchestre.
Je ne tenterai pas ici une analyse musicologique : elle a déjà été largement faite par Léonel à l’occasion d’une précédente interview de Barbarito pour Fiestacubana. Je ne vous infligerai pas non plus la liste complète et commentée des morceaux qui furent interprétés ce jour-là : disons simplement qu‘on y trouvait, à côté des morceaux du premier CD du groupe, comme El diablo, Introducion a Mayimbe, Congo Lucumi, Tren Bala ou de De la Habana en Pérou, des titres nouveaux, comme La Bendicion, Chagany ou El paquete. L’essentiel, c’est l’énergie très particulière qui se dégageait du concert : une sorte de volubilité juvénile un peu échevelée, à la vitalité cependant canalisée par la direction discrète mais rigoureuse de Barbarito. C’est ce mélange si délicat de spontanéité et de rigueur musicale qui constitue peut-être la « marque de fabrique » la plus caractéristique de Mayimbe. Et que la musique soit d’une tonicité époustouflante, comme dans El Diablo, ou de tonalité plus romantique, comme dans Acuerdate, on sent que le groupe, quoique déjà d’une excellente qualité musicale, est encore porté par l’enthousiasme de la découverte et n’est pas encore blasé par une longue pratique de la scène.
Une anecdote m’a personnellement touché : remarquant que j’essayais de prendre des photos d’eux depuis la piste, les quatre musiciens de la section des cuivres, avec une joie manifeste, se mirent à prendre des poses sur la scène de manière à faciliter mon travail.
Cette spontanéité permet à l’orchestre d’établir avec le public une relation très forte et très directe. Les spectateurs manifestent leur joie, dansent en écoutant la musique, parlent avec l’orchestre, une forêt de mains se lèvent et s’agitent lorsque les chanteurs le demandent.
Et lorsque ceux-ci font monter quelques spectatrices sur la scène, le concert se transforme en une joyeuse danse collective collé-serré. Rien de très original par rapport aux autres concerts de Timba, me direz-vous. Nous avons tous assisté des dizaines de fois à ce genre de scène, qui font pour ainsi dire partie intégrante de ces spectacles. Mais, avec Mayimbe, il y avait en plus une fraîcheur, une jubilation communicative que je n’ai pas toujours observée, avec la même intensité, lors de concerts de groupes plus confirmés et plus rodés. Et tout cela se termina naturellement par une longue ovation précédée de deux rappels enthousiastes.
Après le concert, je me dirigeais, muni de ma caméra, vers les coulisses pour interviewer Barbarito. Nous nous installâmes dans une sorte de remise couverte d’un toit ondulé, un peu gênés par le bruit de la pluie et les conversations alentours, ainsi que par la mauvaise qualité de la lumière. Mais enfin, vaille que vaille, l’interview commença (voir décryptage complet en annexe). Trois mots me viennent à l’esprit pour résumer cette demi-heure d’entretiens : fidélité, énergie, sensibilité.
Barbarito Fines réaffirme constamment sa fidélité au Son Cubain, une musique qu’il dit « porter dans son sang ». Une expression qui peut être prise au premier degré, tant son talent musical est enraciné dans ses origines familiales. Véritable « enfant de la balle », il est le filleul de Manolito Simonet, un musicien qu’il étroitement côtoyé et auquel il voue toujours une admiration profonde. « Je n’ai jamais joué dans son orchestre, mais, quand j’étais enfant, il me prêtait son piano. Sa musique m’a beaucoup influencé ». Mais Barbarito enfant a aussi côtoyé de très près d’autres musiciens d’orchestres de Timba, comme son cousin Jorge Luis Guerra, joueur de güiro dans le Trabuco de Manolito, ou son oncle Orlando Canto, flûtiste de Los Van Van. Cet héritage familial est sans doute l’un des secrets de son talent : « l’école t’enseigne la technique, mais l’autre école, c’est la rue ».
Les racines soneras et la jeunesse
« Ma racine Sonera est très importante pour moi. Je suis né à Cuba et je porte le Son dans mon sang. C’est un privilège pour moi de maintenir vivante cette culture dans ma propre musique. Je suis très orgueilleux de cela, de me situer dans le droit fil de cette ligne artistique. J’écris pour que le public, les danseurs, ceux qui écoutent ma musique se sentent identifiés à cette racine.
J’ai été influencé dans mon enfance par des musiciens comme Manolito Simonet, dont je suis le filleul. J’ai grandi à ses côtés, il m’a beaucoup enseigné dans la vie, j’allais à ses concerts. Mon cousin, Jorge Luis Guerra, joue du guiro dans son Trabuco. Je n’ai jamais joué dans l’orchestre de Manolito, mais quand j’étais enfant j’allais chez lui, et il me prêtait son piano pour jouer. Cette musique m’a beaucoup influencé. Je me sens très proche de lui.
Quant aux Van Van !! Mon oncle Orlando Canto, est le flûtiste de l’orchestre. Alors, naturellement, j’ai suivi ce chemin. J’ai été très influencé par ces origines familiales, même si j’essaye de faire une musique originale. Je veux maintenir vivant ce Son qui me plaît.
J’ai étudié depuis l’âge de 7 ans au Conservatoire national des arts Alejandro García Caturlà à La Havane, dans le quartier de Marianao, où j’ai obtenu mon diplôme de piano « basico ». Ensuite j’ai étudié aux niveaux moyen et supérieur au conservatoire national Guillermo Guanche du quartier Guanabacoa. L’école t’enseigne la technique, mais l’autre école, c’est la rue (c’est-à-dire la pratique non académique, ndlr), qui est un passage obligé pour faire de la musique populaire dansable ».
Barbarito a toujours été précoce. Il a commencé sa carrière très jeune, et tout de suite avec les artistes les plus prometteurs. « L’un de mes plus beaux souvenirs est ma collaboration avec Maikel Blanco : « J’avais 15 ans et lui, 18. J’étais pianiste dans le groupe qu’il avait formé, et j’ai participé à l’enregistrement de son premier CD. Puis, nos chemins se sont séparés, mais nous sommes restés amis ». En seulement 10 ans, il joue dans les groupes A1 Banda, Los Conquistadores, Caroband et Bakuleyé.
Quelques souvenirs de Barbarito
« Le meilleur souvenir de ma carrière, c’est mon travail avec Maikel Blanco. J’avais 15 ans et lui en avait 18. J’étais pianiste dans le groupe qu’il avait formé, Maikel Blanco y la Suprema Ley, et j’ai participé à l’enregistrement de son premier disque, à la Envidia Record. Nous avons travaillé ensemble pendant plusieurs années, avec des tournées, des concerts magnifiques. Puis nos chemins se sont séparés, mais nous sommes restés amis. Je ne t’oublie pas, mon frère !!!
J’ai aussi passé des moments fabuleux avec le chanteur Rafael Labarrera (qui a interprété plusieurs thèmes de Mayimbe, ndlr). Il est le fils de Manolo Labarrera, le tumbadore de Los Van Van qui malheureusement est décédé récemment. Je le fréquentais déjà pendant mon enfance à Cuba. Je l’ai retrouvé au Pérou, où il vit maintenant comme moi. Il ne peut être aujourd’hui avec nous, car il est souffrant, mais c’est un grand musicien, que je respecte beaucoup. »
Installé depuis quelques années au Pérou, il n’a que 26 ans lorsqu’il créé Mayimbe, le 29 janvier 2012. Imaginez le défi que peut représenter le fait de se retrouver, vingt ans à peine passés, pratiquement seul dans un pays étranger relativement pauvre, et où les opportunités restent donc limitées malgré l’intérêt actuel du Pérou pour la musique cubaine. Et pourtant, Barbarito trouva l’énergie de former, début 2010, un groupe de Timba composé de pas moins de 13 musiciens, presque tous péruviens. Cela, bien sûr, ne s’est pas fait tout seul : « Il a fallu les former : J’ai passé six mois à les faire répéter, sans jouer une seule fois (…) pour qu’ils acquièrent une sonorité cubaine ». Finalement, le premier concert a eu lieu le 29 mai 2010. Et si le groupe a déjà réussi à produire un premier CD avec le succès que l’on sait, il a aussi traversé des crises. « Certains musiciens se sont séparés de moi, mais continuent à jouer sous l’appellation Mayimbe », ce qui crée des confusions ». Quant au second CD, si tous ses thèmes sont déjà prêts, Barbarito attend encore le feu vert de son producteur péruvien pour l’enregistrer.
Le groupe Mayimbe
« C’est difficile de former un groupe comme celui-là. Presque tous les membres de Mayimbe sont péruviens. Tu imagines la difficulté pour parvenir à ce que ces artistes, qui ne sentent pas la musique comme les cubains, aient la même sonorité qu’eux. Il a fallu les former. J’ai passé six mois à les faire répéter, sans jouer une seule fois, pour qu’ils comprennent le concept, le chemin que je voulais prendre, qu’ils acquièrent une sonorité cubaine. Quand j’ai vu qu’ils en étaient capables, que Mayimbe, était prêt je les ai sortis de par le monde. Cela m’a coûté beaucoup de travail.
Il y a beaucoup de confusion sur Mayimbe. Parfois, les gens qui regardent Internet pensent qu’il joue mal. Cela est dû au fait que l’orchestre a eu un problème au Pérou. Certains musiciens se sont séparés de moi, ont souhaité prendre un autre chemin, et ont continué à s’appeler Mayimbe, et cela a créé des confusions. Mais c’est mon orchestre qui est le vrai Mayimbe.
Les thèmes de notre second CD sont tous prêts. J’attends que le producteur m’appelle pour me dire que je peux le faire. Peut-être, quand je reviendrai au Pérou après la tournée en Europe, les choses auront bougé.
J’écris la musique et toutes les paroles des chansons de Mayimbe. Je fais aussi les arrangements. La musique de Mayimbe, finalement, c’est celle que je porte dans mon cœur. J‘écris ce que je sens. Mes chansons reflètent les expériences réelles de ma vie. Je n’ai rien inventé. Par exemple, il y a deux ans, j’ai eu une expérience amoureuse avec une personne qui est aujourd’hui en Europe. Je la suppliais de me pas rompre cette relation. Alors j’ai écrit cette chanson : Acuerdate. Ce sont des expériences réelles. C’est peut-être pour cela que ces compositions plaisent aux gens. Mais en même temps, lorsque je compose au piano, je m’identifie fortement avec mes musiciens, je pense à eux. »
Il existe un contraste frappant entre l’apparence tranquille, presque placide de Barbarito, et l’énergie dont il fait preuve dans son existence. Ce contraste se retrouve au niveau musical : comment imaginer que ce pianiste à la gestuelle discrète, presque caché dans un coin au second rang de l’orchestre, soit aussi celui qui insuffle à Mayimbe une si colossale énergie ? Barbarito est l’âme du groupe : il écrit les paroles, la musique, les arrangements : « Je compose la nuit. Cette musique sort de moi, c’est celle que j’ai envie de créer ». Toutes des émotions fortes que cet introverti hyperémotif accumule en lui silencieusement, il sait les transmuter, dans l’intensité créative de ses nuits de compositions, en une expression musicale et la fois forte et pleine de fraîcheur.
Ainsi qu’il me l’expliqua lui-même, la plupart de ses compositions ont un caractère quasiment autobiographique, comme El diablo ou Acuerdate. « C’était une femme que j’avais supplié de ne pas partir. Maintenant, elle est installée en Europe. » Il y a d’ailleurs une manière assez étrange chez Barbarito de passer presque sans transition d’une certaine retenue à des confidences presque osées sur sa vie personnelle, de se livrer à son interlocuteur avec ses émotions jaillissantes et incontrôlées. Une sincérité non apprêtée, sans fard, qui séduit jusque dans sa maladresse.
Barbarito et son orchestre Mayimbe seront à quimper le 23 mars, à Tarascon le 30 et à Paris le 31. N’oubliez pas de venir nombreux pour goûter le plaisir de cette excellente et tonifiante musique. Cela lui fera plaisir aussi, car il a l’air d’aimer beaucoup la France.
La France et l’Europe
« C’est première fois que je viens en Europe. La France est le premier pays que j’ai visité. J’ai toujours voulu la voir depuis que je suis enfant. Je parle de Paris dans ma chanson Cuchi cuchi. Mais je n’avais jamais eu encore cette possibilité. Mes concerts en France ont été une très grande émotion pour moi : savoir qu’il y ait tant de gens qui connaissent les chansons de Mayimbe, qu’ils s’identifient à ma musique, alors que je l’ai écrite seul, dans ma maison. C’est agréable que tout le monde t’aime. Je reçois tous les jours des messages sur Facebook et sur mon e-mail. C’est ici en France que ma musique a été reconnue pour la première fois.
Je suis très reconnaissant au public français, pour cette tendresse qu’ils ont pour nous, j’espère qu’ils ne nous oublieront pas quand nous reviendrons au Pérou. En tout cas, nous, nous ne les oublierons pas. Je n’aurais jamais pensé que ce serait si fort. Je voudrais dire merci à Yvette, Fred, Dary pour nous avoir fait confiance. Depuis le Pérou, c’était difficile de nous faire connaître. On jouait bien dans le studio, mais maintenant, vous savez comment joue Mayimbe en concert. Je veux aussi remercier FiestaCubana et son collectif, tout particulièrement Léonel qui m’ont beaucoup aidé dans la diffusion de notre musique. »
Avec son premier CD, De La Habana a Perú, l’orchestre Mayimbe a remporté cette année l’Awards Fiestacubana du meilleur album de musique cubaine. Coïncidence heureuse, le groupe est actuellement en tournée en Europe (France et Italie). L’équipe parisienne de Fiestacubana – en l’occurrence Fabrice et Pascualito – s’est donc rendue à Lyon le 4 mars dernier pour assister au concert de Mayimbe. Nous en avons ramené, non seulement des vidéos de la soirée, mais aussi une interview exclusive de Barbarito Fines. Nous avons également empli nos coeurs de beaux souvenirs de rencontre, notamment avec les organisateurs de la tournée de Mayimbe, que nous nous proposons de partager avec vous.
Pour consulter l’article sur le concert de Mayimbe et l’interview de Barbarito Fines, cliquez sur le lien suivant : Mayimbe
Pour consulter le texte annexe sur l’atmosphère du Ninkasi et la rencontre avec les organisateurs de la tournée de Mayimbe, cliquez sur le lien suivant : Ninkasi
Qui n’a pas entendu un prof de salsa nous parler de « danser sur la clave » en cours de danse ou en stage ?
En général on écoute et on acquiesce, même si on ne comprend rien. Et quand on ose poser des questions, on n’a pas forcément des réponses très claires. Et cela s’assombrit et devient souvent confus quand on commence à parler de clave de son, de rumba, de clave 3-2 et de clave 2-3… Je vais essayer de vulgariser ci-dessous ce que j’ai compris, après de nombreuses lectures et échanges avec les amis danseurs et musiciens (merci les amis !!!)… Merci donc de lire cela avec un peu d’indulgence et de recul, et surtout que les musicos ne me tapent pas trop sur les doigts, le but étant de vulgariser un maximum pour les danseurs. Pour celles et ceux qui veulent approfondir, des liens sont disponibles en fin d’essai. A noter : Cet essai n’a pas pour vocation de définir ni de référencer les différents types de claves, ainsi que les différentes façons dont celles-ci sont actuellement jouées par les musiciens. Il s’agit d’apporter des éléments de réponse à l’expression “danser sur la clave”, ou plus précisément “danser sur le temps ou le contretemps de la clave”. Cette expression se base sur les règles du Son « traditionnel » cubain. Or, comme nous le verrons dans la partie “prise de chou”, dans les musiques plus modernes, les musiciens se sont mis à “jouer” avec la clave, de telle façon qu’elle peut être perçue comme étant “inversée” (à juste titre ou pas). Les repères du danseur qui se base uniquement sur la clave peuvent donc être confus par rapport à la musique, ou le ressenti de la phrase musicale, c’est pourquoi la clave doit être utilisée comme un repère parmi d’autres (piano, congas, etc…). Si vous souhaitez approfondir vos connaissances sur la clave, elle a elle-même un sujet sur le forum. L’objectif n’est donc pas de définir une vérité absolue, mais de démystifier la clave et sa relation avec le danseur, en replaçant l’expression « danser sur la clave » dans le contexte dans lequel elle a été à la base utilisée.
1er postulat : le danseur et ses comptes
Pré-requis : rester humble par rapport aux notions de solfège, qui sont bien complexes pour les non musiciens. Pour de ne pas nous perdre dans des considérations de partitions ou autres subtilités, intéressons nous à ce qui est important pour le danseur : les repères sur ses comptes. Afin d’avoir un référentiel cohérent, nous compterons le cycle d’une clave et d’un pas de base sur 8 comptes, 8 comptes qui encadreront aussi une phrase musicale. On appellera “temps” les comptes impairs (1, 3, 5, 7) et “contretemps” les comptes pairs (2, 4, 6, 8).
2nd postulat : se mettre d’accord sur les Claves (Son, Rumba, 3-2, 2-3…)
Un autre postulat, côté musique… A la base, dans la musique cubaine, on parle de clave de Son, et de clave de Rumba. Les notions des 3-2 et 2-3 seraient surtout dues aux normalisations américaines de la clave, et sont surtout utilisées dans les musiques plus modernes. A la base, la clave se notait en 2/4. Elle est désormais notée en 4/4. Dans des notations 4/4, ces claves ont la forme suivante : Clave de Son
Clave de Rumba
Avec les comptes :
On voit que dans les deux partitions de ces claves, on a 3 notes (appelées « tresillo ») dans la 1ère mesure, et 2 notes dans la seconde mesure. ⇒ On parle donc de clave 3-2.
Dans la musique cubaine moderne, avec comme groupe précurseur La Charanga Habanera, les musiciens se donnent la possibilité d’inverser les deux mesures de la clave de Son, et donnent naissance à une forme 2-3 : De par la multiplicité des appellations et notations, une certaine confusion est fréquente chez les danseurs, dont certains finissent par appeler la clave de Son : « clave 3-2 » et la clave de Rumba : « clave 2-3 », ceci à cause de la sonorité de la clave de Rumba (les 3 dernières frappes de la clave de Rumba sont rapprochées à l’écoute). Pourquoi ce rappel ? Parce que même si la clave se décline de différentes façon dans la musique moderne, l’expression “danser sur la clave” tire sa quintessence de la clave “traditionnelle” de Son en 3-2. Maintenant que les choses ont été éclaircies côté clave, on passe à la danse…
Danser sur la clave – musique traditionnelle
Ces expressions s’appliquent de manière traditionnelle à la clave de Son, dans sa forme 3-2 donc, clave utilisée de façon majoritaire dans les chansons cubaines sur lesquelles on dansait le Son, puis le Casino. Les explications suivantes correspondent à mon avis au sens premier de l’explication de l’expression : « danser sur le temps ou le contretemps de la clave ».
Danser sur le contretemps de la clave On a vu que les danseurs comptaient les paquets de phrase sur 8 comptes. Sur ces 8 comptes, les comptes de la clave de Son sont 1 / 2,5 / 4 / 6 / 7.
Sur ces 8 comptes, les danseurs posent 6 appuis. Ce qu’on appelle danser sur le contretemps de la clave, c’est danser sur les comptes 2 / 3 / 4 / 6 / 7 / 8. Les temps 4 / 6 / 7 sont donc communs au pas de base sur le contretemps et à la clave. Quand on danse sur la clave à contretemps, il est plus simple de démarrer sur le premier compte en commun, le temps 4, troisième tape du tresillo, qui sera un premier appui « long », suivi des deux autres pas, calés sur les deux tapes 6 et 7. ⇒ le démarrage sur la dernière tape du tresillo laisse au danseur le temps de démarrer et préparer les deux pas suivants, en harmonie avec les deux dernières tapes de la clave. Les pas 8, 2 et 3 ne sont pas explicites sur la clave, même si implicitement il est facile de placer le pas sur le compte 8 (3ème pas du pas de base, respiration entre la fin d’une clave et la suivante), et de reprendre son cycle de pas de base dans la continuité. (Autre repère pour le 8 : les percussions, et notamment les congas.)
Se pose maintenant la question de : sur quel pied on démarre ? Plusieurs réponses possibles : l’un ou l’autre, tant que tu es en rythme, les deux sont justes, ou pied gauche sur le 4 pour le garçon (donc droit pour les filles), car c’est comme ça de façon traditionnelle… Mais de manière traditionnelle pour le voisin, cela peut-être l’inverse. Au final, si l’on souhaite vraiment normaliser, le pied gauche garçon sur le 4 semble le plus approprié, et reste cohérent avec l’exécution de mouvements ou déplacements sur la phrase musicale. Exemple : un dile que no de Son sera alors calé sur les comptes « 2 3 4 – 6 7 8 », donc dans un paquet cohérent de la phrase musicale (et non pas à cheval sur deux phrases musicales). A noter : j’ai déjà entendu dans des cours de Son avec un prof qui ne se cale pas sur la clave mais sur la phrase musicale, qu’il faut démarrer pied droit garçon sur le compte 8, ce qui revient au même que de démarrer à gauche sur le 4. Remarque : le démarrage sur le contretemps de la Clave n’est bien sûr facilité qu’avec la Clave de Son, puisque le temps 4 n’est pas explicitement marqué dans la Clave de Rumba ⇒ pour celle-ci, surtout utilisée dans la musique dansante moderne, on préférera danser sur le temps… C’est pourquoi certaines personnes qui appellent à tort la clave de Rumba “clave 2-3” disent qu’ils dansent forcément sur le temps sur la clave 2-3. Le schéma ci-dessous reprend une préconisation, et reste “une” vérité parmi d’autres :
Danser sur le temps de la clave Rappel : les temps de la clave de Son sont 1 / 2,5 / 4 / 6 / 7. Danser sur le temps de la clave, c’est danser sur les temps 1 / 2 / 3 / 5 / 6 / 7. Les temps 1 / 6 / 7 sont donc communs au pas de base sur le temps et à la clave. De façon à commencer le pas de base sur un appui long, pour être plus élégant avec sa cavalière et ne pas la « surprendre », il est conseillé d’utiliser le temps 7 pour démarrer (fin de la clave). Le cycle de pas de base redémarrant sur le temps 1 (démarrage de la clave). Afin de conserver un cycle de pas de base avec 1 pied gauche pour les garçons, il leur est conseillé de démarrer sur le 7 pied droit. Remarque : danser sur le temps de la clave avec les repères évoqués est très facile avec la clave de Rumba, qui partage les comptes 1, 6 et 7 avec le pas de base. C’est l’utilisation de la clave de Rumba dans les musiques cubaines dansantes qui a certainement favorisé la danse sur le temps. Il n’est pas impossible que certains danseurs choisissent de danser à contretemps quand ils entendent une clave de Son (jouée par la clave, ou transpirant des autres instruments, comme sur “Me Mantengo” de Los Van Van), et sur le temps quand ils entendent une clave de Rumba.
Pourquoi danser sur le temps de la clave n’est pas danser sur les temps 1 / 3 / 4 / 5 / 7 / 8 ? Je crois que c’est un débat aussi à Cuba. Cette façon de danser est appelée « montado » par certains, à interpréter “à cheval”, entre deux temps. (Cette expression est également utilisée par les danseurs lorsque certains dansent le chachacha de façon décalée sur la musique.) On serait tenté d’expliquer ceci par la cohérence de l’exécution de mouvements ou des déplacements avec la phrase musicale (1 dile que no sur 1 phrase comptée). De plus, quand on apprend le pas de base, on l’apprend majoritairement sur un cycle “vite-vite-lent”, compté “1-2-3 et 5-6-7” ou “1-2-3 et 4-5-6”, voire “1, 2, 3 et 1, 2, 3”, mais je n’ai jamais entendu compter “3-4-5 et 7-8-1” ou vice-versa. Que les pas soient en phase avec la phrase musicale semble logique. Autre bémol : je ne vois pas non plus comment caler son départ en pas de base sur la clave quand on est atrevesado. En effet, il n’y a pas deux comptes consécutifs du pas de base en harmonie avec la clave, contrairement aux 4/6 sur le contretemps et 7/1 sur le temps. Vu les débats entre les danseurs sur le 1 et les danseurs sur le 3 (= 1 côté), il doit bien y avoir une justification, mais je ne la connais pas… Une des explications entendue sur cette façon de danser, serait une interprétation dérivée du pas de Son sur des repères musicaux qui sont passés du contretemps au temps (repères musicaux sur certaines lignes de basses, qui seraient passées du contretemps au temps lors du voyage de la musique de l’Oriente vers la Havane). Quoiqu’il en soit, mes limites sur ce sujet sont largement atteintes. Cependant, je vous fais part de cette anecdote intéressante : un prof Cubain que je connais dansait tout le temps “atrevesado” en s’époumonant “la clave, la clave”, et quand je lui posais la question, il me répondait “la clave” (sous-entendu, tu peux pas comprendre, c’est un truc de Cubain). Les dernières fois où je l’ai vu danser, il dansait sur le 1 😉
Prises de chou sur la clave
Ceci étant dit, il faut à présent être conscient que ces notions de danser sur la clave sont pertinentes sur les musiques traditionnelles cubaines, notamment le Son traditionnel, sur lequel la clave est très présente et constitue un repère aisé. Cependant, sur les musiques actuelles, même si la rythmique de la clave transpire dans l’interprétation musicale, que ce soit sur les accents musicaux de certains riffs de cuivre, de tumbaos de piano, etc, l’instrument caractéristique en lui-même n’est plus présent tout le long du morceau, et il est difficile, pour celui qui apprend à danser, de danser « sur la clave ». C’est pourquoi il est préférable pour le danseur d’appréhender la phrase musicale plutôt que de chercher la clave à tout prix.
De plus, on va le voir plus bas, mais l’appréhension du sens de la clave et/ou de la phrase musicale, peut changer en cours de morceau. Qu’est-ce qui se passe ? Je commence sur le 1, je me retrouve sur le 5 puis je reviens sur le 1 (ou pas) 😉 ⇒ Ma perception de la phrase musicale est perturbée Super fréquent sur du Van Van, ou par exemple sur “Tengo” de Pachito Alonso y sus Kini Kini
Exemple sur “Tengo” : sensation de passage du 1 au 5 à la 47ème seconde, et retour du 5 au 1 à 1 min 17 Que se passe-t-il ? D’après ce que j’ai compris, cette perception peut être induite par une anacrouse : la partition musicale commence par un silence. Dans ce cas, le danseur, qui compte quand il entend la musique, ne sait pas que celle-ci est décalée d’une mesure. A l’occasion d’un break, ou d’un pivot de la partition (la première partie s’arrêtant sur un nombre de mesures jouées impaires), on a le sentiment que la musique “change de 1”. Si la partition commence en anacrouse, la première partie de la clave débutera par un silence, et l’on entendra en début de morceau les 2 tapes de la clave 3-2, et l’on commencera à compter la phrase musicale à partir de ce moment-là. On aura donc l’impression que la phrase musicale est articulée sur une clave 2-3. Pour le musicien, la clave reste une clave de Son classique. La perception de la clave de Son pour le danseur est donc dans ce cas une perception de clave 2-3. On a vu plus haut que la phrase musicale pouvait pivoter. On voit maintenant que la clave est fixe sur la partition. Cela explique pourquoi, lorsque la phrase pivote, l’on a l’impression que la clave a « changé » de sens. Alors que sur la partition la clave ne change pas.
Les explications précédentes sont vraies dans la majorité des cas, mais dans la musique moderne, il y a de plus en plus d’exception, de changements de sens de la clave en plein morceau, etc. Le repère de la clave pour danser est, selon moi, de plus en plus un moyen de vérifier que l’on est cohérent rythmiquement avec la phrase musicale, qu’un moyen pour chercher le fameux « 1 ». Quand un danseur se cale toujours de la même façon sur la clave, en considérant qu’elle est toujours 3-2, on aura donc parfois l’impression qu’il danse sur le « 5 ». Lui dira de ceux qui dansent sur ce que l’on ressent comme le « 1 » sans tenir compte du sens de la clave, qu’ils sont « atrevesado », c’est-à-dire « à travers de la clave ».
Le principal quand on danse étant de respecter un rythme de la musique, qui est cohérent et que l’on n’est pas le seul à entendre 😉
Meilleur album de l’Année 2011 : Orquesta Mayimbe – « DE LA HABANA A PERU » Meilleur Chanson de l’Année 2011 : Havana D’Primera – « CARITA DE PASAPORTE » Meilleur Chanteur de l’Année 2011 : MAYITO RIVERA – « ex Van Van » Meilleur Chanteuse de l’Année 2011 : LISBETH CASTILLO – « Suave Tumbao« Meilleur groupe en live 2011: HAVANA D’PRIMERA « Tournée Française » Révélation de l’Année 2011 : RUMBANTEKE – album: « Que no paré a fiesta » Meilleur Groupe Cubain de Reggaeton 2011 : KOLA LOKA – « A La My Love«
Une fois de plus nous avons célébré ensemble la bonne Musique Cubaine et nous avons donné notre avis, de façon ludique, en votant pour les FIESTA CUBANA AWARDS 2011 avec un succès inégalé et un taux de participation record.
Les Lauréats sont :
Dans la catégorie Meilleur album 2011, Les résultats ne sont pas très surprenants tant l’attachement du public francophone à la musique naturelle et bailable (dansante) de Mayimbe est important.
Connaissez-vous l’origine du nom Mayimbe ? Le Mayimbe est un oiseau mythique de la religion Yoruba. On peut donc dire ici, que Mayimbe à pris son envol et survole de façon majestueuse la France et l’Europe. La musique de Mayimbe est enivrante et plaît à un public très large. Tenir la dragée haute à des groupes comme Los Van Van, NG La Banda, Suave Tumbao ou encore la Charanga Habanera, cela force le respect.
Bravo monsieur Barbaro Fines y su Orquesta Mayimbe, notre public a voté et vous gagnez ce prix du meilleur album de l’année 2011.
Havana D’Primera avec son chef de file Alexander Abreu remporte cette année, deux Awards.
1)Meilleur Chanson de l’Année 2011 « CARITA DE PASAPORTE « .
Ce titre s’est imposé à tous, autant en France, qu’en Europe et dans toutes les Amériques, par la beauté de sa mélodie, le naturel de son déroulement et la force des ses paroles.
2)Meilleur groupe en live 2011 : HAVANA D’PRIMERA remporte ce deuxième Awards.
Sur scène, Alexander Abreu époustoufle son public par son charisme, sa générosité, son engagement physique voire mystique. Ses musiciens sont parmi les meilleurs virtuoses de la Havane et délivrent comme le reconnaît Juan formel une salsa de luxe, précise, brillante, inventive et naturelle.
Meilleur Chanteur de l’Année 2011 : MAYITO RIVERA – « ex Van Van » Mayito reçoit enfin un prix largement mérité pour l’ensemble de sa carrière au sein de Los Van Van et d’autres projets musicaux. Le poète de la rumba nous revient cette année avec deux interprétations magistrales sur le dernier cd de los Van Van la Maquinaria. C’est avec ce prix de meilleur chanteur de l’année 2011 qu’il entame sous de meilleurs auspices de fiestacubana une carrière solo.
C’est avec plaisir que la révélation de l’année 2010, Suave Tumbao, est à nouveau consacré par le prix de la meilleure chanteuse de l’année 2011 décerné à Lisbeth castillo dont la gouaille, le timbre, la force, et l’inspiration, ont séduit bon nombre de Salseros.
La révélation de l’année est une surprise venue de Californie où germent de nombreux projets cubains de qualité. Rumbankete s’est imposé par la qualité de sa production, la fraîcheur de sa Timba et la virtuosité festive de ses arrangements.
Les enfants terribles et inclassables du reggaeton Cubain ont conquit le public Français depuis bien longtemps. Les délirants kola Loka entrent dans l’âge mûr et s’imposent comme une force incontournable du Cubaton, par leur son, leur flot et leur créativité.
Rétrospective de l’année 2011
Voter pour les Fiestacubana Awards, c’est faire part de ses préférences, exprimer ses choix, et c’est aussi une manière de célébrer le talent des artistes cubains et de soutenir leurs musiques, au delà d’acheter les disques, de télécharger légalement et d’aller aux concerts.
Au nom de toute l’équipe de Fiestacubana, merci pour eux.
CATEGORIES MEILLEURE CHANTEUSE ET MEILLEUR CHANTEUR 2011 Quelles sont les interprétations et les voix qui vous ont marqués cette année ? Celles qui vous ont touchés par leur timbre ou leur profondeur, surpris par leur coffre ou leur audace, des voix talentueuses, des interprétations à couper le souffle….
Cuba n’est pas en manque! En réalité, il y a tant de chanteuses et chanteurs cubains que nous souhaiterions évoquer! Pour leur talent et leur singularité, tant dans la voix que dans l’interprétation, ou les improvisations…mais la liste serait trop longue, alors nous leur rendons un hommage commun et les célébrons tous avec ces Awards Fiestacubana.
Notons qu’une fois de plus l’année 2011 fut marquée par de nombreux transferts dans les groupes ou départs d’artistes aux voix d’or. Parmi les plus improbables et surprenants, celui qui prend certainement la première place est le départ en octobre 2011 du grand Mayito Rivera de Los Van Van (d’autant plus marqué par l’arrivée au sein du groupe d’un autre grand: Mandy Cantero désormais chanteur de Los Van Van aux côtés de Lele ROSALES, Roberto HERNANDEZ et la fabuleuse Yeny VALDES …).
C’est en solo que Mayito Rivera continue sa carrière aujourd’hui, il a accompagné notamment Monica Mesa lors d’une récente tournée en Europe en fin d’année 2011.
Quant à La Charanga Habanera, c’est désormais sans Dantes CARDOSA qu’elle va poursuivre ses tournées mondiales, puisque celui-ci vit aujourd’hui au Pérou où il a intégré Grupo 5, un groupe de cumbia très célèbre là bas…
Autre départ marquant cette année 2011, cette fois-ci chez BAMBOLEO : celui de la plus puissante et folle des timberas de tous les temps : Tania PANTOJA ! La Domadora quitte le groupe qu’elle avait rejoint en 2004 pour se lancer aussi dans une carrière solo…. Depuis, c’est Aylin DALLERA, une étoile montante, « l’ex muñeca » de Azucar Negra (tout comme Tania d’ailleurs), qui a repris les rênes chez Bamboleo… Elle tient aujourd’hui le premier rôle dans de nombreux morceaux, aux côtés d’une autre nouvelle chanteuse, Tamara CLEVOT, « La Dichosa« , qui chantait dans « Los Cinco del Son« , un sexteto sonero de la capitale.
C’est ainsi qu’au fil des mois de l’année passée, nous avons appris, parfois incrédules sur le moment, des changements dans les groupes : après le départ fracassant de Pavel La Figura de chez Maikel Blanco y Su salsa Mayor pour rejoindre Leonel Limonta et Azucar Negra, ce sont Michel Perez et Livan Jimenez qui ont intégré la Salsa Mayor, mais seulement quelques mois puisqu’ils vivent désormais aux Etats Unis…
Au sujet de Azucar Negra, notons que la nouvelle chanteuse Ingrid LEYVA FUENTES a su prendre la relève avec brio après le départ de Aylin DALLERA…un timbre de voix similaire, des interprétations et une présence sur scène très convaincantes… à suivre.
A côté de ces transferts, d’autres groupes ont consolidé les liens avec leur(s) chanteur(s) vedette. C’est le cas de Pupy y Los que Son Son avec Dayan CARRERA, Norisley VALLADARES « El Noro », Johan GOMEZ « El Dibu », Suave Tumbao avec Maikel Dinza, Lisbeth Castillo, Luis Enrique Rivas, Claude Hernandez…
Qu’en est-il pour Alexander Abreu? Avec sa formation Havana D’Primera, il nous gratifie de perfomances dignes de ce nom! Il est une nouvelle fois nominé, preuve, s’il en est besoin, de son immense talent et de sa régularité.
La diva Haila, quant à elle, continue son parcours en solo. Ses succès avec Bamboleo et Azucar Negra démontrent ce dont elle capable aujourd’hui.
Nous vous proposons de choisir dans 2 catégories parmi les chanteurs et chanteuses qui ont enregistré une chanson ou plusieurs sorties dans les bacs ou en téléchargement en 2011… Voici pour chacun de ces artistes une vidéo ou un lien vers un article ou sujet Fiestacubana le concernant.
Catégorie MEILLEURE CHANTEUSE 2011
AYLIN DALLERA – (Ex Azucar Negra – Bamboleo)
HAILA MOMPIE – (Ex Bamboleo, carrière solo)
LISBETH CASTILLO – (Suave Tumbao)
TANIA PANTOJA – (Ex Bamboleo, carrière solo)
YENISEL « YENI » VALDES – (Los Van Van)
Catégorie MEILLEUR CHANTEUR 2011
ALEXANDER ABREU – (Havana D’Primera)
DAYAN CARRERA – (ex Charanga Forever, ex Azucar Negra, Pupy y los que son son)
MAIKEL DINZA – (Suave Tumbao)
MAYITO RIVERA – (ex Van Van)
NORISLEY VALLADARES « EL NORO » – (ex Maikel Blanco, ex Manolito, Pupy y los que son son)
CATEGORIE MEILLEUR ALBUM DE L’ANNEE 2011 Retrouvez sur Radio FiestaCubana des chansons des albums nominés.
ACABAITO DE NACER de La Charanga Habanera
DE LA HABANA A PERU de Orquesta Mayimbe
LA CANONERA de Suave Tumbao
LA MAQUINARIA de Los Van Van
MIS ANOS 22 de NG La Banda
CATEGORIE MEILEURE CHANSON DE REGGAETON 2011
Le REGGAETON en 2011 à Cuba.
Le reggaeton a encore une fois largement été diffusé sur les ondes à Cuba en cette année 2011. Beaucoup d’évènements, de concerts et de plateaux TV pour une production qui s’est largement développée sur l’île ; un nombre croissant de groupes pour des titres toujours plus nombreux. La production est de plus en plus prolifique et cette musique touche vraiment les jeunes et au-delà, un peu tout le monde ; elle est rythmée, très dansante, et remplie de jeux de mots auxquels la population peut s’identifier. Le reggaeton déplace les foules, à l’image de EL Chacal qui fait des concerts à guichet fermé.
Au niveau des tendances Cette année a été particulièrement marquée par les « featurings » entre membres de groupes, voire même de groupes entiers ou artistes. On pourrait citer Osmani Garcia qui a la palme des chansons regroupant les différentes pointures comme El Micha, El Chacal, Kola Loka……. Le reggaeton cubain est très marqué timba par la conception et par les breaks. Mais certains artistes avec en tête d’affiche El Micha et Kola Loka ont des sonorités qui diffèrent complètement.
Nous ne pouvions pas faire l’impasse sur ce courant prépondérant à Cuba. Les choix des titres et morceaux ont été sélectionnés en fonction des groupes qui cartonnent à Cuba et également en France.
Voici donc les nominés de la catégorie Reggaeton:
En premier voici un groupe atypique de la scène du reggaeton cubain: j’ai nommé KOLA LOKA!! Un groupe composé de 3 chanteurs aux voix particulières, aigües et criardes, reconnaissables entre toutes. Ce groupe a fait une tournée en France où leurs chansons et leur prestations scéniques ont eu un très bon accueil. Nous avons sélectionné la bombe de dancefloor « A La My Love », qui fait lever les foules à Cuba:
A LA MY LOVE – Kola Loka
Voici ensuite Osmani Garcia, dit « La Voz », la voix en français. C’est un chanteur à succès à Cuba, qui enchaîne les hits imparables. Dans cette chanson, il a fait appel à un collectif de chanteurs connus de reggaeton. Cette chanson, ou plutôt le clip, crée la polémique:
EL CHUPI CHUPI – Osmani Garcia feat. Jacob Forever, Insurrecto, Blad MC, Yulien Oviedo, El Magnifico, Principe, Chocolate MC, Macry, Eric Withe, Praty White
On ne présente plus ce groupe qui est une valeur sûre de la scène reggaeton cubain, qui sait toujours s’adapter à la demande. Alexander, Jacob Forever et Nando Pro (DJ) nous ont gratifiés de plusieurs hits dans leur premier album « Lo Que Suena Ahora ». Cette année nous avons retenu:
ESTAN LOCO – Gente D’Zona
Voici un des artistes les plus charismatiques du reggaeton cubain. El Micha est très apprécié à Cuba avec sa voix grave et son attitude décalée. Ses productions sortent du lot par leur conception, plutôt différente de ce qui se fait, et c’est d’ailleurs ce qui plaît. Voici:
LOCO NO – El Micha
Les gagnants du titre de l’année dernière: Los 4, connus aussi sous le nom de « Los Salvajes ». Le groupe a d’ailleurs connu une séparation en 2011 avec les départs de Damian et El Principe qui volent de leurs propres ailes. Ce groupe à succès a eu le temps de sortir un album et ce titre qui nous a fait danser en 2011:
ME ENTERE – Los 4 (Los Salvajes)
CATEGORIE MEILLEURE CHANSON DE L’ANNEE 2011 Retrouvez sur Radio FiestaCubana les chansons nominées, et ci-dessous les vidéos (clip ou live).
AL DOBLAR LA ESQUINA – Suave Tumbao
CARITA DE PASAPORTE – Havana D’Primera
EL KILO – Maykel Blanco y su Salsa Mayor
INTRO DEL MAYIMBE – Orquesta Mayimbe
JALA JALA – Elito Reve y su Charangon
LA HABANA TIENE SU MENEO -Soneros All Stars
NO TE DEJE POR MALA – Pupy y los que son son
RECIBEME – Los Van Van
SOLO MIA – La Charanga Habanera
UN BESO Y UNA FLOR – album « CUBA LE CANTA A NIÑO BRAVO»
CATEGORIE MEILLEUR GROUPE EN LIVE 2011 Retrouvez ci-dessous les vidéos (clip ou live).
ADALBERTO ALVAREZ Y SU SON (La Seyne sur Mer, Rennes)
AZUCAR NEGRA (Nantes)
DONALDO FLORES (New Morning, Paris)
HAVANA D’PRIMERA (Tournée Française)
ISSAC DELGADO (Cabarêt sauvage , Paris)
KLIMAX (Toulouse, Montpellier)
LA CHARANGA HABANERA (La Seyne sur Mer)
MAYKEL BLANCO Y SU SALSA MAYOR (Tournée Française)
MANOLIN (New Morning, Paris)
MANOLITO Y SU TRABUCO (Lyon, Paris)
CATEGORIE REVELATION DE L’ANNEE 2011 Retrouvez sur Radio FiestaCubana les chansons des groupes nominés.
Une fois de plus nous avons célébré ensemble la bonne Musique Cubaine et nous avons donné notre avis, de façon ludique, en votant pour les FIESTA CUBANA AWARDS 2010 avec un succès inégalé et un taux de participation record. Les Lauréats sont : Meilleur CD de l’Année 2010 ELITO REVE – « De Que Estamos Hablando » Meilleur Chanson de l’Année 2010 ELITO REVE y su CHARANGON – « Agua Pa’ Yemaya » Meilleur Chanteur de l’Année 2010 DAGOBERTO VASQUEZ (Elito Reve y su Charangon) Meilleur Chanteuse de l’Année 2010 AYLIN DALLERA (Azucar Negra) Meilleur Concert de l’Année 2010 PUPY y LOS QUE SON SON (Aubagne, Paris) Révélation de l’Année 2010 SUAVE TUMBAO Meilleur Groupe Cubain de Reggaeton 2010 LOS 4
Pour la première fois le concours s’est ouvert au Reggeaton Cubain et la réponse du public a été significative. Les résultats ne sont pas très surprenant tant l’attachement du public francophone à la musique naturelle et puissante d’Elito Revé et de Pupy est important. La surprise vient de la meilleure interprète féminine et de la Révélation de l’Année.
Revenons sur ces nominations et faisons la rétrospective de l’année 2010 en Musiques Cubaines Populaires et Dansantes…
La Musique Cubaine est à la fois forte et fragile… Forte par son goût et fragile car son économie est moribonde. Profitons de la nouvelle année qui s’annonce pour partager notre passion et envoyer notre message de soutien aux meilleurs créateurs de ce genre musical. Vos votes sont leur reconnaissance, leur récompense et une petite goutte contribuant à la perpétuation du miracle et de la magie du renouvellement de notre musique préférée ! Les Nominés ont été sélectionnés ! Votez et exprimez-vous ! Partageons et célébrons ! FIESTA CUBANA AWARDS 2010
FIESTA CUBANA AWARDS Meilleur Concert de l’Année 2010 PUPY y LOS QUE SON SON (Aubagne, Paris, etc.) TIMBALIVE (Rennes, Paris, Montpellier, Toulouse, etc.) MAIKEL BLANCO y su SALSA MAYOR (Paris) ELITO REVE y su CHARANGON (Paris, Aubagne) KLIMAX (Cannes, Maugio, La Seyne sur Mer) LA MECANICA LOCA (Hossegor, Toulouse) TUMBAO HABANA (Montpellier,Paris)
L’année 2010 aurait pu être la dernière ! La Musique Cubaine est en crise profonde malgré les apparences. L’individualisme, la piraterie, les obstacles à une promotion honorable, à une saine commercialisation, la crise économique mondiale et la désaffection des concerts, la tentation de la facilité et des économies vite faites, le manque de professionnalisme, sont autant de facteurs de menaces qui pèsent très lourd sur l’avenir de la musique vivante, celle faite d’improvisations et de concerts, de créativité et de risques. Si nous ni prêtons pas attention la Musique Cubaine contemporaine pourrait gire comme un cadavre tiède que nos pieds de danseurs heurteraient sans s’en rendre compte.
La plupart des entreprises discographiques de Musique Cubaine sont morts ou à l’agonie. Envidia/Lujuria a mis la clé sous la porte avec probablement des procès a la clé. Le label phare de l’année 2009, PlanetRecords (basé en Italie et à Miami), qui avaient produit Los Van Van, Gente D’Zona et Los 4 est apparemment en faillite ! Incroyable !
La légendaire EGREM n’a plus rien produit cette année car elle n’en a plus les moyens et elle se tournerait vers la distribution digitale de musique en abandonnant la fabrication de CDs. Heureusement que BIS Music a pris le relai…Mais pour combien de temps ?
Nombre d’artistes de renom n’ont pas résolu leur problème de production, de maison de disque et de distribution… C’est le cas pour des grands comme Paulito FG y su Elite ou Leonel Limonta y Azucar Negra !
Notre changement de mode de consommation de la musique a des conséquences terribles pour les musiciens et toute l’économie qui gravite autour. Ceci est encore plus grave pour la Musique Cubaine. Ne fermons pas les yeux, nous en sommes en partie responsable en pratiquant le téléchargement et seulement en tolérant la piraterie massive sans broncher. Le phénomène avait déjà déprimé notre ami Alexander Abreu qui constata que son Album « Haciendo Historia » était téléchargeable gratuitement avant même sa sortie ! On comprend la paranoïa de Juan Formell de Los Van Van à diffuser même quelques démos en avant-première.
Comment nos artistes préférés vont-ils vivre pour continuer a nous séduir par leurs œuvres si l’économie du disque cubain s’effondre ? Certains diront que la distribution passera par les plateformes de téléchargement légal comme www.cubanmusic.com ou www.latinpulsemusic.com mais rien n’est moins sûr tant la piraterie s’est développée en Amérique du Sud et tant nous autres Européens en usons et abusons. Ne nous voilons pas la face !
D’autre répondront que les musiciens vivront de leurs concerts. C’est encore moins évident quand on sait combien les musiciens gagnent à Cuba, combien la situation transitoire de Cuba est en train de dégrader gravement leur survie et quand on réalise que nous avons mangé notre pain blanc en terme de tournée de groupes cubains : préparez vous aux vaches maigres pour les concerts car nombre de tourneurs ne peuvent plus assumer de telles tournées du fait des couts si élevés et des fables gains enregistrés lors de concerts à moitié rempli.
La tendance actuelle de préférer des soirées récurrentes de DJ, des Festivals essentiellement tournés vers la danse au point de ne plus respecter le spectacle des musiciens, alors que des groupes font plus de 20000 km pour passer à coté de chez nous, le manque de communion et d’échange avec les artistes, la désertion de certains concerts sont autant de facteurs qui vont immanquablement avoir des conséquences en 2011.
Nombre de tourneurs et de groupes ont jeté l’éponge et ne feront pas de tournées !
Malgré tout réjouissons-nous ! L’année 2010 a vu la multiplication de grands événements consacrés exclusivement aux musiques et aux danses cubaines : Bailar Cuba, Cubalunya, Festival de Rueda de Casino de Bordeaux, Aqui Cuba, D’Cuba, Salsamistad, Festival Bayamo de La Seyne sur Mer, Latin’Hossegor, le premier festival de Guaguanco de Barcelone, etc…
La concomitance des Festival Aqui Cuba et D’Cuba et leurs succès respectifs démontre à quel point la Salsa Cubaine est en fait très vivante et vivace en France, le pays préféré de nombreux groupes car nous représentons un public passionné, généreux, éduqué et exigeant !
Réjouissons nous donc de ce petits miracles ! Des petits bouts de Cuba en terre gauloise ! De grands moments d’euphorie collective, d’émerveillement et de partage !
Cuba et ses musiciens à travers le monde ont malgré tout continué à renouveler le genre avec des productions originales, riches et variées. Cette production a parfois été retardée du fait de l’ouverture des frontières des USA permettant aux plus grandes figures de fouler a nouveau le sol américain après une absence pour certains de plus de 10 ans. Elito Revé, Manolito y su Trabuco, Pupy, Bamboleo, La Charanga Habanera, Los Van Van, Pedrito Calvo, Paulito FG, Adalberto Alvarez, Alexander Abreu, Candido Fabre, Pablo Milanes, Orquesta Aragon, Mezcla, etc.
LE REGGAETON en 2010
Cette année encore le Reggaeton a dominé les ondes à Cuba et a finalement conquis la scène française avec les concerts réussis de Gente D’Zona et Eddy-K. C’est indubitablement Los 4 (Los Savajes) qui ont dominé cette année avec un Reggaeton empruntant les Tumbaos de Pupy et de Los Van Van. Yulien Oviedo avait aussi pris la même direction avec sa reprise de « Sanduguera » de Los Van Van, accompagné de Mayito Rivera. Ce nouveau Reggaeton Cubain est désormais plus mélodique, plus musical, plus imprégné de la clave cubana et se fusionne avec la Timba en introduisant sur scène des instruments comme une section rythmique et une section de cuivres qui enrichissent indéniablement la musique et le spectacle.
A noter la sortie des CDs de GENTE D’ZONA “A Full” qui contient les tube “Quien Eres Tu”, « La Galleta », « Mama Me Lo Conto » et l’hommage bien opportun au Barbaro Del Ritmo, Benny More, par un autre autodidacte, Alexander Delgado le chanteur de Gente D’Zona.
Cette année a quand même été globalement l’année de LOS 4 (SALVAJES), surtout à Cuba avec les incontournables mega-tubes « Ahora Como Te Mantienes », »Si se va formar que se forme », « Fresa o Chocolate » et « Tu No Te Gobiernas ».
Qui de LOS 4 ou de YULIEN OVIEDO suit le style de l’autre…c’est difficle a dire tellement les tentatives de fusion de la Timba, des tumbaos de los Van Van avec le Reggaeton sont nombreuses. Tirso Duarte entreprenait cette route il y a déjà 3-4 ans. Toujours est-il que la reprise par YULIEN OVIEDO et MAYITO de « Sandunguera » est une réussite.
Eddy-K “a sorti le CD « Asalto”, Chacal le CD “Reporte” et de Baby Llores le CD plus ‘suave’ “Mas”.
KOLA LOCA offre une proposition des plus ORIGINALES ! le Reggeaton del Campo ! Le Reggaeton Guajiro, déjanté, loufoque et hilarant ! Leur style a su s’imposer en 2-3 ans ils sont desormais plus souvent a La Havane qu’a Guantanamo, un signe qui ne trompe pas quant a leur succes. Pas etonnant qu’Elito Reve les ait choisi pour « Mi Amiga Chichi ». Leur nouvelle chanson avec EL MICHA « Cuba Se Extraña » parlecomme toujours de la vraie vie, celle de cubains et c’est avec leur auto-derision la recette de leur succes .
Des Reggaetoneros de Matanzas débarquent en 2010 et imposent leur chanson sur toutes les levres : LOS CONFIDENCIALES embarquent tout le monde dans leur « Guagua » qui nécessite « Aceite, Agua » (de l’huile et de l’eau). Ce tube est incontournable et représente comme un slogan « Yo soy una guagua » dans lequel tout le monde a cuba se reconnaît et se rallie. Bienvenue dans le Transport de Masse a Cuba 😉
HAILA y LOS MATADORES, ANED MOTA et RANDY MALCOLM de la Charanga Habanera n’ont pas raté le train et se positionnent en haut des charts avec leur « Dando y Dando ».
Ils sont aidés en celà par le Rappero le plus sollicité de l’année, EL MICHA qui sort sous son nom « En Punta de Pié » et multiplie les collaborations avec La CHARANGA HABANERA sur «Como Yo» , avec KOLA LOCA sur « Cuba Se extraña » , avec PUPY sur « Un Loco Con Una Moto », etc.. Il entre dans tous les projets… pas étonnant qu’il clame « Gerente, Gerente, Abre la puerta de par en par » ! C’est pour mieux entrer pardi !
Les figures de la Timba et de la Salsa Cubaine ne sont pas en reste même si il n’y a pas de surprise parmi les acteurs majeurs :
ADALBERTO ALVAREZ – « Son De Altura » BIS Music
ADALBERTO ALVAREZ y su SON reviennent avec le CD « El Son De Altura » : autant dire tout de suite qu’il s’agit d’un bijou d’une rare richesse. Le propre de la classe ou du génie c’est que ça a l’air simple et évident. C’est le cas de ce dernier album que d’aucun trouveront qu’il ressemble beaucoup aux autres dernière productions du Caballero Del Son. Pourtant, comme on dit, le diable est dans les détails. Les questions-réponses entre Trombones et Trompettes qui forment des mélodies qui s’entremêlent sans se ressembler, la basse toujours « al’ante », incisive et obsédante est extrêmement moderne et la pianistique de Dorgeris Alvarez nous fait voyager du Son traditionnel à la musique classique, Gershwin ou Bach, c’est selon, en proposant aussi des Tumbaos improbables, notamment sur « Vete » chanté par Rey Frometa (ex « El Galan » dans Elito Revé y su Charangon). Rey a depuis quitté le groupe mais il laisse sur cet album sa voix sur les titres les plus sentimentaux.
Les chansons phares sont sans nul doute « Bailando En La Tropical », un thème qui magnifie ce temple de la danse populaire à La Havane, « El Melon », un morceau pittoresque, satirique et enjoué. Ces deux morceaux sont parfait pour le Casino, comme toujours avec Adalberto, avec un entrain irrépressible et une magistrale orchestration. La satire et l’humour inspire aussi l’excellent « Tu Falta De Ortografia ». La tonalité de ce CD est joyeuse, primesautière, élégante et raffinée comme toujours avec un fond afro-cubain toujours subtil.
Ce CD propose aussi un chef-d’œuvre hors-norme, «Entre La Rumba y El Son », une Rumba moderne, mêlée de Rap conduite par le groupe Rumbata de Camaguey et fusionnée avec le Son d’Adalberto Alvarez. Les coros de Rumba sont divins, rappelant étonnamment les chœurs d’Afrique de l’Ouest, la fusion avec le Rap est faite avec intelligence et les orchestration d’Adalberto ne font que sublimer cette rumba exceptionnelle aux saveurs originales.
Adalberto Alvarez y su Son ont aussi sorti un magnifique double DVD « Que Suene El Son Caballero » contenant un magnifique concert au Theatre Karl Marx agrémenté de danseurs et d’acrobates et d’un documentaire fort intéressant sur Adalberto.
BAMBOLEO – « Quien Manda? » – BIS Music
LAZARO VALDES y BAMBOLEO finissent par sortir un CD attendu depuis trop longtemps « Quien Manda ? » (Tania bien évidemment) avec les tubes « La Domadora », « Quien Manda », « Se Acabaron Los Guapos en La Habana » et “Flor de Mambo”.
Tous ces titres sont des succes ou TANIA PANTOJA a imposé un style jubilatoire, excessif mais sa voix reste La voix de la Timba. TANIA PANTOJA reste la plus feroce des chanteuses cubaine et revient toujours a la mode avec notamment « Juan Pescao ».
Ses titres circulaient déjà depuis longtemps et ne constituent pas une nouveauté mais ils sont enfin sorti officiellement. A noter que « Se Acabaron Los Guapos En La Habana » ressemble à s’y méprendre au Son “Hay Que Entrale A Palo A Ese” d’Ibrahim Ferrer. L’ancienneté est encore plus importante pour « A Lo Cubano » que Bamboleo jouait déjà il y a 3-4 ans sous le titre « Vengo Americano ». Pourtant c’est de Ronnys Lopez que vient la fraicheur de cet album avec justement le morceau « A Lo Cubano » qui est enfin abouti, mais aussi « Esta Es Mi Timba ». Ronnys Lopez est vibrant, joyeux. Son timbre un brin nasal s’impose sur la musique complexe de Bamboleo et il arrive à la rendre jubilatoire. C’est particulièrement le cas sur « Esta Es Mi Timba » ou Alexander Abreu enflamme cette hymne flamboyant à la Timba. « Flor de Mambo » est très intéressante car c’est une tentative réussie de fusionner Timba, Mambo (à la Perez Prado) et Reggaeton. Le clip en costumes mexicains est amusant et le duo entre Ronnys et Tania fonctionne à la perfection.
ELITO REVE y su CHARANGON – « De Que Estamos Hablando » BIS Music
ELITO REVE y su CHARANGON tentent de relever le défi de dépasser le succès de “Fresquecito.com” avec un CD très dansant « De Que Estamos Hablando » chez BIS Music. L’orchestre reste quasi inchangé avec toujours Elito Reve et Aisar Hernandez aux commandes, épaulés notamment par Andy Fornet aux percussions, Pachy Naranjo au piano, Jorge Luis Villa au Tres et le désormais célébrissime tromboniste Ulises Benavides « El Caramelo de Zaomorana ». Les 2 voix emblématiques de la Orquesta Revé, Dagoberto Vasquez et Pascual Ramos « El Sinsonte » font a nouveau des merveilles : Dagoberto est une fois de plus sublime sur « De Que Estamos Hablando », qui n’est pas sans rappeler le tube « Fresquecito.com » dans sa structure et son hommage à l’héritage de la Revé et où la formule magique du Charangon est a nouveau dévoilée : « Mi Mama se llama Rumba y mi Padre es le Changüi ».
Dagoberto explose aussi dans « Mi Amiga Chichi », un tube original, festif, pittoresque et truculent, qui voit la première collaboration entre le Changüi urbain de la Revé avec le Reggaeton Guajiro et déjanté de Kola Loca. « Chichi esta pa’ Fiesta, Esta pa’ Vacilon » et nous aussi du même coup ! Dagoberto chante enfin un vieux tube de Juan Carlos Alfonso, « La Boda en Bicicleta », dont la nouvelle version a été étrennée pour nous, le public de Fiestacubana.net en 2008. El Sinsonte retrouve les premiers rôles avec « Open the Door », un Son Montuno sur mesure ou son timbre si particulier nous transporte dans le Cuba de l’intérieur, avec ses cocasseries, sa guaperia, et son sens de la fête.
La nouveauté vient de l’arrivée de 2 chanteurs à l’apport inestimable.
SUSEL GOMEZ est la première interprète féminine de ce groupe aux habitudes plutôt ‘macho’. Elle semble à la première écoute être la réponse de la Revé à l’entrée dans Los Van Van de Yeni Valdes. Elle reprend « Ya se cantar, Ya se bailar », une vieille chanson de 1974 de l’Orquesta Revé qui était encore à l’époque une véritable Charanga. Cette reprise s’est avéré être un succès des pistes de danse et être très agréable à l’écoute grâce à sa cadence mesurée, sa lente montée en puissance et l’émotion transmise par Susel. Un portrait de Susel Gomez “La China” vous est proposé ici : [Artiste] Susel « La China »
EMILIO FRIAS « El Niño » , a laisse Tumbao Habana et son morceau fétiche « El Padrino » pour devenir la nouvelle Star du Charangon grâce a son timbre unique, son attitude à la fois Rumbero et juvénile, et des morceaux qui se sont révélé être des bombes musicales comme « Nina Relajate », compose par Roberton de Los van Van, « La Nueva Explosion » ou surtout « Agua Pa’ Yemaya ». Ce Rumbero matanzero, admirateur de Candido Fabré, se voit récompensé par l’honneur d’interpréter la Rumba explosive « Matanzas Tiene La Llave » composée par son mentor, le Diable Rouge de Palma Soriano, et dirigée par son beau-père Elito Revé. Avec El Niño le Charangon est à la fois rajeuni et relancé, avec une palette Reggatonera, Rumbera, actuelle et surtout avec l’une des plus voix de sa génération. Un portrait assez complet d’Emilio Frias “El Niño” vous est proposé ici : EL NIÑO – EMILIO FRIAS : L’enfant prodige de la Timba !
Comme sur chaque album, Elito nous fais faire un tour dans la province de Guantanamo, en la casa de Pipi en Yateras cette fois ci, pour un Changüi traditionnel où Chucho Valdés et Pancho Amat, rien de moins, viennent démontrer une fois de plus leur virtuosité. A noter que la combinaison des voix du Charangon, entre les 4 chanteurs, donne une saveur unique et inégalable qui s’exprime par des coros aux mélodies à la fois simples et inoubliables, notamment dans « Ya se cantar, Ya se bailar » et « La Boda En Bicicleta ». Leur art trouve son apogée dans l’hommage au Padre de la Salsa : « Elegia a Elio Reve Matos ».
MANOLITO y su TRABUCO – « Trabuco Una Vez Mas » BIS Music
Avec Manolito Simonet, et encore plus depuis que Miguel Angel De Armas « Pan con Salsa » a rejoint le Trabuco, la sortie d’un de leur CD est toujours un événement musical. Le Trabuco est un tromblon, une pétoire qui fait un sacre barouf tout en restant l’un des plus grands orchestre de Cuba, grâce a une musicalité exceptionnelle, a des orchestrations mêlant des cuivres incendiaires à un structure de Charanga originale (avec flute, violon, violoncelle et basse), et des percussions d’outre-tombe menées par le diable Roicel Riveron. Deux monstres de claviers avec le face-à-face Manolito et « Pan Con Salsa » qui rivalisent d’ingéniosité dans les arrangements. Leur musique est comme un volcan en éruption, un tremblement de terre percussif, de la lave en fusion dans les tumbaos et des projections de sonorités surprenantes dans un perpétuel échange de question-réponses entre instruments.
La ligne de chanteur est finalement centrée sur la Star restante, l’auteur-compositeur-interprète, Ricardo Amaray. Le départ de Norisley « El Noro » vite remplacé par Pepitin, venu de Maykel Blanco n’a pas révolutionné le Trabuco tant « El Noro » se sentait mal dans cet orchestre. Dommage pour des morceaux comme « Yo soy una bomba », « Camaguey » et « Quien Te Mando » (sortis chez PlanetRecords). De plus Pepitin aux talents d’improvisateur indiscutable n’a pas encore pris tout son envol dans un orchestre peut-être encore trop grand pour lui. Il chante « Hazme Caso » et « Santiago » , un hommage a Santiago de Cuba, le berceau du Son et ancienne capitale de la Province d’Oriente dont ce Manzallinero est issu.
Lazaro « Mayami » Diaz est toujours l’animateur, le danseur et l’ambianceur sur scène, avec un mouvement de bassin incroyable et une formidable autodérision. Cette simplicite qu’il a su garder depuis son passage dans Tumbao Habana le rend très sympathique malgré une voix qui n’est pas exceptionnelle : toutefois son interprétation de « Lo Toma o Lo Dejas » est très originale : son style détaché, sa nonchalance de ‘crooner’ renouvelle le chant du Son.
Toutefois RICARDO AMARAY est désormais LA FIGURE du Trabuco, avec son phrasé américanisant, ses accents R&B qui enflamme des chansons tour à tour romantiques ou enlevées, intimistes ou festives.
Le morceau « LA NOCHE » est sans aucun doute l’un des plus grands succès de l’année 2010, avec des références à « La Madrugada » de Michel Maza et de celle d’Elito Revé. Mais c’est avant tout du grand Manolito y su Trabuco, un morceau puissant, rapide, explosif, jouissif, époustouflant qui salue le point culminant de nombreuses fiestas. « Donde estan la gente que quieren amanecer? » « Hasta a la una, hasta a la dos, hasta a la tres, hasta la cuatro, hasta la cinquo… hasta que me de la gana»
“Nada Despues” se remarque comme un morceau plus profond, plus en clair-obscur, dont la montée est plus progressive mais pas moins implacable.
Parmi les autres succès on peut noter « Palabras », « Te Invito Cuba » et « Mi Filosofia » qui est un tube conjoint à Amaray et Paulito FG.
« Camina » est fondamental car c’est un manifeste musical, où Manolito confesse la formule magique du Trabuco, sans trucage : la combinaison de Los Van Van avec (Conjunto) Rumbavana c’est le Trabuco, s’appuyant sur la Bomba de Los Muñequitos et la racine sonera des Matamoros, l’âme d’Aragon et le succès d’Irakere. Dans ce morceau très enlevé et très dansant Ricardo Amaray l’annonce : “Yo Soy El Tipo del Ano !”.
A voir si les AWARDS lui donneront raison !
MAYKEL BLANCO y su SALSA MAYOR – « Soy El que Te Hala » – PlanetRecords
La Maquina de Cuba, la machine à tubes et à succès de piste de danse nous revient en force. Malgré un changement d’orthographe de son prénom, probablement motivé pour des raisons commerciales, Maykel Blanco semble être encore plus fort après les nombreuses accusations de plagia, notamment par Leonel Limonta et Pupy. Même si Maykel Blanco s’inscrit clairement dans la voie tracée par Los Van Van, Pupy et Manolito, ses sonorités sont désormais clairement identifiables comme celle de Salsa Mayor, sa jeune formation désormais célèbre sur la planète Salsa. Leur venue à Paris en Aout 2010 a remplit le New Morning et leur générosité sur scène a comblé les attentes du public.
Ce CD n’offre pas de surprises majeures mais il est d’une redoutable efficacité : « Pa’ Cualquiera », puis « La Cara de Salir Pa’ Andar » et enfin « Que Crees (Alañaqui ñaloro)» sont indiscutablement d’énormes succès des pistes de danse témoignant de l’attachement viscéral du public français et cubain à Maykel Blanco y su Salsa Mayor.
PAULITO FG – « Sin Etiqueta » Bis Music Promocional
PAULITO FG revient avec un CD Promotionnel « Sin Etiqueta » qui réconcilie ce chanteur exceptionnel avec la Timba de la ‘Elite’ de ses débuts, enrichie de sa maitrise des nouvelles sonorités et de la nouvelle rythmique du Reggaeton prédominant. « Ce CD est la grande surprise 2010 : non seulement le nouveau disque de Paulito était attendu depuis un moment mais aussi ses deux dernières productions (« Te deseo Suerte » 2003 et « Un poquito de to’ » 2006 sans parler de l’anecdotique « Illusion » 2005) nous avaient laissé un peu sur notre faim, comme un mets qui manquerait de sel ou d’un je ne sais quoi… « El sofocador de la Habana » revient en force avec un disque à la finesse musicale et d’une rare inventivité. »
Le premier morceau se révèle être sa profession de foi : « Sin Etiqueta ». Comme son titre l’indique, Paulito FG, à l’instar de Benny More dans « Elige Tu », chante tout, mais à la sauce actuelle, entre Rumba, Reggeaton et Timba.. Sa maitrise de la voix, de musique et de son orchestre lui permet d’alterner les climats et les styles sans qu’on ne sente les transitions. Paulito tente de réconcilier son public avec sa culture de ‘Musica con clave’. On comprend alors son engagement en faveur du concert de défense de la Timba au Salon de La Tropical. Sa synthèse musicale permet de rassembler un public large, juvénile et festif mais non moins exigeant. Paulito a beaucoup muri et ca s’entend. Il livre avec Amaray un autre message, « Mi Filosofia » qui, sous la houlette de Manolito Simonet, s’impose comme une évidence : leur collaboration permet de toucher les sommets de la Musique Cubaine dansante. On le retrouve encore en train de se répondre : Manolito joue « Te Invito a Cuba » et Paulito tout simplement lui renvoie la balle en chantant son pays avec bonheur sur « Me Gusta Cuba ». Plus bel hommage ne saurait être fait et quelle énergie positive pour tous les danseurs. On retrouve aussi l’excellent version timbera du Reggaeton « La Celosa » et un nouveau Reggaeton de bonne facture « No Con Cualquiera ». D’autres titres qui font fureur sur la piste sont « Bombon » qui se laisse savourer à souhait et « Yo Sigo Siendo » qui conclut ce magnifique CD avec l’affirmation de Paulito FG comme « Lo Maximo » de siempre sur une Timba des plus Funky. Il semble que Paulito FG est prêt pour célébrer sa domination musicale cette année et son titre « Este Año » n’arrive pas par hasard. Il consacre la Timba ressuscitée et l’Elite retrouvée.
D’autres artistes cubains ont produit des œuvres intéressantes cette année.
JOSE LUIS CORTES « Recordar es vivir »
El Tosco sort de ses vieux tiroirs un CD passé quasi inaperçu qui finalement porte bien son nom « Recordar es vivir » si ce n’était « Grabar para poder vivir ». Jose Luis cortes avait déjà commencé dès 2004 ses enregistrements de vieux Sones traditionnels cubains avec la touche de folie qui le caractérise. Yeni Valdes (Los Van Van, ex NG La Banda) y chante le vieux morceau truculent d’Arsenio Rodriguez « Vecina Prestame El Cubo » déjà immortalisé par la version d’Omara Portuondo avec Pupy y Los que Son Son. On retrouve aussi un vieil enregistrement comme « Botellita » pour les amoureux du ‘biberon’ alcoolisé et de chansons burlesques. Burlesque est aussi la nouveauté guarachera « Cangrejo » qui rappelle qu’il faut suivre les conseils du Babalawo et que si on mange du crabe on finit par marcher comme lui. De travers ou en arrière et tout va à volo. « El Pollo de Caridad » est une Cumbia enregistrée par Pedro Lugo « El Nene » il y a quelques années qui est toute aussi hilarante. Un parfum de sonorités et d’harmonies suranné, des vieux Sons aux paroles cocasses mélangées à des arrangements modernes, dans la lignée de « El Papi », font de CD un objet inclassable, révélé seulement l’année dernière.
SUR CARIBE ouvrent un « Horizonte Proximo » où Ricardo Leyva, le directeur, prend un rôle plus important dans la ligne de chanteurs, probablement du fait du départ du chanteur vedette Javier Rodriguez « El Chocolate De La Salsa ». Toujours est-il qu’il invite aussi à chanter Juan Formell et Omara Portuondo sur le morceau « Si ». Les morceaux les plus remarquables sont « Todo Por El Son » d’une efficacité redoutable et « Pilon Porque Si », la tentative de déterrer le Pilon de l’oubli. « Ay Felicidad » est une autre Conga, assez réussie, similaire a la fameuse « Añoranza por la Conga ». Il s’essaye aussi à la Conga-pop sur « Bonito Bonito » avec peut-être moins de bonheur.
Malgré son talent, TIRSO DUARTE et son manager peinent à finaliser et produire « Te Quiero y mas » un CD de belles chansons de Agustin Diaz Cartaya , poète et commandant de la révolution. Tirso, en franc-tireur de la Timba, pour ne pas dire en électron libre, continue d’apparaitre sur la scène des autres, celles d’Habana D’Primera, de Pachito, de Son Del Indio mais a force d’être partout il est nulle part. Il fera une tournée mitigée ne Europe au printemps et une autre en Colombie et au Pérou à la fin de l’année 2010. Un portrait complet de cet artiste vous est proposé ici : TIRSO DUARTE : Le Franc-Tireur de la Timba !
AZUCAR NEGRA , malgré le départ de Yordis puis de Dayan, lance de nouvelles chansons en préparation du prochain CD comme l’excellente “La Mala De La Pelicula” et “Que Risa Me Da” qui propulse Aylin au premier plan des chanteuses cubaines, une fois de plus. Le prochain morceau « Plato Fuerte » serait encore en gestation. La perte de DAYAN CARRERA est un coup dur pour Leonel Limonta : Dayan interprétait une reprise de Nino Bravo « Un Beso y una Flor » et il avait pris le devant de la scène avec aisance et brio, faisant le show d’Azucar Negra, notamment sur la nouvelle version de « Identidad ». AYLIN reste donc l’étoile d’Azucar Negra avec une voix et une personnalité qui s’embellit années apres années : Un petit portait de Aylin vous est proposé ici : [Artiste] AYLIN – La Muñeca de Azucar Negra
PUPY y LOS QUE SON SON préparent un nouveau CD « Siempre Pupy » qui devrait sortir seulement en 2011. Toutefois de nouveaux changements ont été opérés après la tournée américaine du début de l’été. Rusdell Nuñez et Michel Perez, les 2 jeunes chanteurs issus respectivement de Azucar Negra et de La Charanga Forever sortent et sont remplacés par Norisley « El Noro », Johans « El Dibu » et tout récemment par DAYAN CARRERA, venu de La Charanga Forever puis d’Azucar Negra. Le morceau « Un Loco Con Una Moto » né d’une collaboration de Pupy avec Norberto Gomez (ex Pupy,ex Salsa Mayor) est en permanence en haut du hit parade. La version avec EL MICHA, puis de EL NORO a fait feu et flamme. En parallèle Pupy travaille à des bijoux comme « La Batea », un morceau de Toni Taño, chanté par Johans « El Dibu » et Omara Portuondo. « Ni Bombon Ni Caramelos » et « Parece Mentira » seront des reprises de Pupy interprété par « El Noro » et Pupy co-compose avec El Noro un nouveau thème « Yo No Te Dejé Por Mala, Yo Te Dejé Por Loca »
DAYAN CARRERA interprétera la nouvelle version de « Vino a comerse La Habana » et occupera une place entre celle de Mandy et celle de Rusdell. Il a l’étoffe d’un Sonero et assure le spectacle sur scène.
La Timba produite en dehors de Cuba connaît aussi un certain essor avec El Zorro et son nouveau CD « Sin Compromiso », Pepito qui produit 2 chanson en téléchargement, El Paisa et Contrabando et leur CD « Abriendo Caminos », Vission Latina et leur « Sonando Como Un Cañon », Havana NRG « Receta Perfecta », Tomasito Cruz & Cuban Timba All Stars « Candela », Orquesta Mayimbe, etc..
LES REVELATIONS DE L’ANNEE 2010
HAVANA HEAVY HITTERS
Même si ce projet semble surgir de nulle part pour n’aller nulle part, HAVANA HEAVY HITTERS a particulièrement attiré notre attention, pour la qualité des arrangements, de la production et le retour de LA VOIX de la Timba, la voix légendaire de Michel Maza. Les meilleurs musiciens de Los Van Van, de Habana D’Primera, d’Irakere, de Bamboleo, de La Charanga Habanera ont participé à ce projet entre les USA, le Pérou et Cuba. Une présentation de ce nouveau groupe et l’écoute de leur musique vous est proposée ici : [CD]HAVANA HEAVY HITTERS – Vestido de Blanco (2010)
COMBINACION DE LA HABANA
Un groupe comme COMBINACION DE LA HABANA s’est révélé particulièrement cette année, comme s’il avait enfin trouvé son style, sa maturité, sa musique : une Timba héritière de la Charanga Habanera et historiquement de Michel Maza mais qui a trouve son Tumbao, plus dansant. Maykel Blanco y su Salsa Mayor risque de se voir talonner par cette autre nouvelle génération de la musique cubaine. Une présentation complète de ce nouveau groupe et l’écoute de leur musique vous est proposée ici : COMBINACION DE LA HABANA – Le renouveau de la Timba à la “Moda Habana”
SUAVE TUMBAO
De nouveaux groupes sont apparus comme SUAVE TUMBAO a Bayamo qui emprunte les formules gagnantes de TIMBALIVE et MAYKEL BLANCO, a savoir reprendre l’héritage de LOS VAN VAN pour l’amener aux sonorités du XXIème siècle, fusionnant Son Moderno, Songo, et Reggaeton. La Cañonera de Cuba est en marche prête à tirer ! Une présentation de ce nouveau groupe et l’écoute de leur musique vous est proposée ici : [Artiste] SUAVE TUMBAO – Le Songo incendiaire de Bayamo
MONIKA y su MAQUINA PERFECTA
MONICA MESA dirige avec le grand YOEL DOMINGUEZ la destinee de MONIKA y su MAQUINA PERFECTA une formation solide, puissante, virtuose et versatile pour un repertoire Salsero, Timbero mais aussi Pop, Bachata, Balada. Le groupe peut etre formidablement funky ou Jazzy et la voix de cette nouvelle Diva est magnifique, elle n’a rien a envier aux autres chanteuses de premier plan a Cuba. Monica a de la classe, de l’envergure et elle est en train de se révéler comme une immense chanteuse. Sa Maquina Perfecta est son carrosse, sa limousine pilotée par un bassiste génial qui fut l’un des maestros de la Timba auprès de Paulito FG et de Manolin El Medico De La Salsa. Une présentation complète de ce nouveau groupe vous est proposée ici : LA MAQUINA PERFECTA démarre en trombe avec MONICA, la nouvelle diva de la Timba et bien plus… Et l’écoute de leur musique vous est proposée ici : [CD] MONICA MESA – Monika y su Maquina Perfecta -promocional
SON DEL INDIO
SON DEL INDIO nous assure que « Lo que sucede conviene », en faisant contre mauvais fortune bon cœur. Apres tout, c’est un mal pour un bien que Manolito Simonet se soit séparé du meilleur Sonero de Cuba. Il revient avec une Sonora solide, impressionante, virtuose et précise qui se cale sur Sixto Llorente « El Indio », celui qui a décliné à 4 reprises l’offre de Juan Formell de rentrer dans Los Van Van.
ALBERTO GV est un chanteur surprenant par sa démarche. Féru de Hip-Hop, il développe un nouveau genre entre sa passion et ses racines guajiras de Ciego De Avila, le centre de Cuba. Alberto GV défriche le ReggeSon, une fusion subtile et réussie entre Reggaeton, Hip-Hop et la musique traditionnelle cubaine, le Son, la Guajira, le Danzon, le tout dans des arrangements surprenants entre boite à rythme et orchestre de charanga. Alberto GV collabore avec Paulito FG sur son dernier CD sur le morceau « Remember Hialeah » et avec Moises Gonzales, le nouvel Issac Delgado des Canaris. Son projet « Hasta La Inconciencia » est une révélation où participe aussi Tirso Duarte. Un Son nouveau est arrivé : le ReggeSon.
PEDRITO CALVO Jr organise « Mi Fiesta Latina » : le fils de la voix tutélaire de Los Van Van, Pedrito Calvo, continue sa carrière solo et lance un bon CD aux styles assez varies pour toucher un large public. Pedrito Calvo Jr a une voix profonde, tantôt de velours, tantôt de braise. Il s’inscrit essentiellement dans un registre Sonero et Salsero mais use de la Timba avec intelligence. Sa palette évolue du Salsaton du titre « Mi Fiesta Latina » a une Timba inspiree des Rucu Rucu d’Irakere sur « Ponte Pa’ Lo tuyo ». Il défend pourtant aussi avec force le Son Moderno, de qualité, tout d’abord sur « Se Desafina » et la Salsa Cubaine de toujours avec son père sur « Esta Comprobao ». Une chose est certaine est que Pedrito Calvo Jr porte en lui toute les pallettes de la Cubania, même celle des exilés cubains d’Italie ou de Miami, et il nous l’affirme « Somos Cuba » sur un morceau très festif.
A Noter aussi de très beaux projets musicaux comme l’hommage d’Isaac Delgado a Nat King Cole avec son CD L-O-V-E, la superbe collaboration d’Eliade Ochoa avec des musiciens maliens pour produire « Afrocubism » et probablement l’un des projets les plus intéressants de revisite de la musique traditionnelle cubaine qu’est « Barrio Tres » et leur superbe morceau « Africa » nominé au Premios Lucas pour le clip vidéo.
Les institutions de la Musique Traditionnelle cubaine ont aussi continué leurs productions de qualité. On peut citer : Omara Portuondo qui sort « Rumpiendo La Rutina », Le Septeto Habanero celebrant ses “90 Años” avec un coffret de 2 CDs alors que Aragon fit une tournée pour leur 70 ans de carrière. Le Septeto Santiaguero clame “Oye Mi Son Santiaguero” sur leur nouveau CD où on trouve l’excellent morceau «Esa Niña Que Cintura » dont un clip vidéo a été réalisé. Le Septeto Santiaguero a aussi effectué une tournée en France en 2010. Sierra Maestra sort le CD « SonandoYa » et La charanga Orquesta Sublime nous le confirme avec un CD : « Soy Sensacion » La Musique Cubaine progressive contineu d’esxperimenter avec des incursions Dans le Funk comme Interactivo qui donne une suite a leur « Goza Pepillo » avec l’excellent « Cubanos Por El Mundo » . On a aussi découvert aux USA ces terribles cubains de Palo ! Afro-Cuban Funk qui valent le détour. Impossible d‘être exhaustif tellement la production est importante mais elle n’en est pas moins en danger.
Une manière de soutenir Les Musiques Cubaines, au delà d’acheter les disques, de télécharger légalement et d’aller aux concerts, c’est d’en parler et de les célébrer en votant au FIESTA CUBANA AWARDS !
Ecoutez, Profitez, Comparez, Discutez et Votez ! Merci pour eux !
FIESTA CUBANA AWARDS meilleur CD de l’Année 2010 ADALBERTO ALVAREZ – « Son De Altura » BIS Music BAMBOLEO – « Quien Manda? » – BIS Music ELITO REVE y su CHARANGON – « De Que Estamos Hablando » BIS Music MANOLITO y su TRABUCO – « Trabuco Una Vez Mas » BIS Music MAYKEL BLANCO y su SALSA MAYOR – « Soy El que Te Hala » – PlanetRecords PAULITO FG – « Sin Etiqueta » Bis Music Promocional
FIESTA CUBANA AWARDS Meilleur Chanson de l’Année 2010 ADALBERTO ALVAREZ – « El Melon » AZUCAR NEGRA – « La Mala de la Pelicula » ELITO REVE y su CHARANGON – « Agua Pa’ Yemaya » MANOLITO y su TRABUCO – « La Noche » MAIKEL BLANCO – « Que Tu Crees » PAULITO – « Sin Etiqueta » PUPY y LOS QUE SON SON – « Un Loco Con Una Moto »
FIESTA CUBANA AWARDS Meilleur Chanteur de l’Année 2010 DAGOBERTO VASQUEZ (Elito Reve y su Charangon) DAYAN CARRERA (Pupy y Los Que Son Son, ex Azucar Negra, ex Charanga Forever) EMILIO FRIAS « El Niño » (Elito Reve y su Charangon, ex Tumbao Habana ) NORISLEY VALLADARES « El Noro » (Pupy y Los Que Son Son, ex Manolito y su Trabuco, ex Salsa Mayor) PABLO FERNANDEZ GALLO (Paulo FG y su Elite) RICARDO AMARAY (Manolito y su Trabuco, ex Aliamen)
FIESTA CUBANA AWARDS Meilleur Chanteuse de l’Année 2010 AYLIN DALLERA (Azucar Negra « La Mala De La Pelicula ») MONICA MESA (Monika y la Maquina Perfecta, ex NG La Banda) SUSEL GOMEZ « La China » (Elito Reve y su Charangon) TANIA PANTOJA (Bamboleo « Juan Pescao ») YESY GONZALEZ (Timbalive « Un Poquito Pa Despues »)
FIESTA CUBANA AWARDS Meilleur Concert de l’Année 2010 PUPY y LOS QUE SON SON (Aubagne, Paris, etc.) TIMBALIVE (Rennes, Paris, Montpellier, Toulouse, etc.) MAIKEL BLANCO y su SALSA MAYOR (Paris) ELITO REVE y su CHARANGON (Paris, Aubagne) KLIMAX (Cannes, Maugio, La Seyne sur Mer) LA MECANICA LOCA (Hossegor, Toulouse) TUMBAO HABANA (Montpellier,Paris)
FIESTA CUBANA AWARDS Révélation de l’Année 2010 ALBERTO GV COMBINACION DE LA HABANA HAVANA HEAVY HITTERS MONIKA y su MAQUINA PERFECTA PEDRITO CALVO Jr SON DEL INDIO SUAVE TUMBAO
FIESTA CUBANA AWARDS Meilleur Groupe Cubain de Reggaeton de l’Année 2010 GENTE D’ZONA « Quien Eres Tu » LOS 4 « Ahora Como Te Mantienes », »Si se va formar que se forme » LOS CONFIDENCIALES « La Guagua » (Aceite Agua) KOLA LOCA « Cuba Se extraña » HAILA, LOS MATADORES « Dando y Dando » YULIEN OVIEDO « Sandunguera » EL MICHA « En Punta de Pié », « Un Loco Con Una Moto »
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