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Me mantengo

Me mantengo

ImageL’oeuvre

Ecrite et composée par Robert Carlos Rodriguez « Cucuricho » Valdès, ce Songo[1] fait partie de l’album Arrasando enregistré en 2009 par le Groupe Los Van Van.

Ses paroles expriment la fierté des artistes d’être restés fidèles à l’authenticité de la musique populaire cubaine, créant ainsi une œuvre de qualité que le public continue aujourd’hui d’apprécier. Elles apparaissent également comme une critique à peine voilée de certaines formes actuelles de la musique cubaine (Reggaeton, Cubaton ?), indirectement qualifiées de « vulgaires » et « grossières ».

Interprétée par la voix entraînante de El Lele, elle est rapidement devenue un succès sur les pistes de danse. Son refrain « Por eso me mantengo », quoique de création très récente, est déjà aujourd’hui l’un des plus connu des Van Van.

Fabrice Hatem

 

Ses interprétations par Los Van Van

Dans l’album Arrasando (2009)

En live à l’émission télévisée Cubaine La Descarga

En live durant un concert à Stockholm

 

Ses paroles en espagnol[2]

Sa traduction en français

Me mantengo
(Robert Carlos Rodriguez « Cucuricho » Valdès)

Hey Juan![3]

Dice mi amigo Cucurucho[4] que seguimos poniéndola,
Dando, pegándola y ahora… ahora…
Que no nos cambien la emisora !

Desde tiempos de antaño surgieron ritmos
Que ya causaron gran sensación.
Como fueron el Mambo, el Son, la Cumbia,
El Danzonete y el Charlestón.
Y así la gente se contagiaba con una música singular
Que con buen gusto, a todos llegaba,
Incitándolos a bailar.
Pero al pasar el tiempo todo fue cambiando
Y en la actualidad…

Ay! Ay! Ay!

Ahora es mejor ni hablar !

Ahora es mejor… quedarse tranquilo
Por eso ahora con este Songo
A todo el mundo quiero expresar
Que si! Que si! Que si!
Que si se puede bailar de todo
Sin ser tan burdo ni chabacán.
Que la alegría y la picardía
No se confundan en tu cantar
Con todo aquello que nada aporte
A nuestra música popular.
Ahora defiende todas tus tradiciones
No las traiciones, porque así…

Ya no podrán hablar.

Ya no, ya no, ya no
Ya no podrán hablar.
Tendrán que confiar, te van a respetar
Ya no podrán hablar.
Y ahora vengo como vengo,
Sigo ahí! Por eso me mantengo.
Y ahora vengo como vengo,
Tengo lo que tengo.

Sigo ahí! Por eso me mantengo.
Si a la gente le gusta
Si a la gente le encanta mi salsa !
Suave !

Mi música linda a la mamita
y a las señoritas, si si
Ta buena pa bailar
Sigo ahí, sigo ahí, con mi música elegante,

Un poquitico picante
Y al final… no hay quien la aguante!
A todos mis amigos les digo:
Ay dios! Por eso me mantengo.

A mis hermanos, los que crecieron conmigo
El pueblo de Cuba ha sido testigo
De las tristezas y alegrías que he vivido.
Tu que no creías ay no…

Y ahora te veo rezando, pidiéndole a Dios!
Yo siempre estaba en tu preferencia y ahora
Que no me cambie la emisora.

Je me maintiens
(Traduction de Fabrice Hatem)

Hey Juan !

Mon ami Cucurucho a dit qu’on continue à diffuser,
A jouer, à passer nos chansons … alors… alors…
Qu’on ne nous change pas d’émission !

Dans les temps anciens ont surgi des rythmes
Qui ont causé grande sensation
Comme furent le Mambo, le Son la Cumbia,
Le Danzonete et le Charleston
Les gens furent ainsi pénétrés d’une musique originale
Pleine de bon goût, plaisant à tous
Qui les incitait à danser
Mais, avec le temps, tout a changé
Et aujourd’hui…

Ay Ay ay !

Maintenant, il vaut mieux ne rien dire !

Il vaut mieux… rester tranquille
C’est pourquoi maintenant avec ce Songo
A tout le monde je veux annoncer
Que oui ! Que oui ! Que oui !
Que oui, l’on peut danser de tout
Sans être grossier ni vulgaire.
Que la gaieté et l’espièglerie
Ne se mélangent pas dans ton chant.
Avec tout ce qui n’apporte rien
A notre musique populaire
Alors défends toutes tes traditions
Ne les trahis pas, parce qu’alors…

Ils ne pourront plus rien dire.

Ah non, ah non, ah non,
Ils ne pourront plus rien dire.
On devra te faire confiance, on va te respecter
Ils ne pourront plus rien dire.
Et maintenant, je suis mon chemin
Je continue ! Et c’est pourquoi je me maintiens
Et maintenant je suis mon chemin
Je suis ce que je suis.

Je continue, c’est pourquoi je me maintiens
Car elle plait aux gens
Car elle plaît aux gens ma salsa !
Tout doux !

Ma musique, jolie pour toutes les chéries
Et les demoiselles, oui, oui
Si bonne pour danser
Je continue, je continue avec ma musique élégante.

Un peu piquante
Et à la fin … Il n’y personne qui lui résiste
Et à tous mes amis je dis
Ah mon Dieu ! C’est pourquoi je me maintiens…

A mes frères, ceux qui ont grandi avec moi
Le peuple de Cuba a été témoin
De la tristesse et de la joie que j’ai vécu.
Tu qui ne croyais pas, non…

Et maintenant, je te vois prier et suppliant Dieu !
J’étais toujours dans ta préférence et maintenant
Qu’on ne nous change pas d’émission.

Références complémentaires

Une présentation générale du groupe Los Van Van

Sur le parcours musical de Los Van Van

Sur le songo

Sur l’album Arrasando (en français)

Sur l’album Arrasando (en espagnol)

Sur l’album Arrasando (en anglais)


[1] Le Songo est une forme de polyrythmie mise au point par les musiciens de Los Van Van. Quoiqu’imité par d’autres orchestres; il reste aujourd’hui encore une des marques distinctives du groupe.
[2] Le texte est basé sur la version de l’album Arrasando. Les parties interprétées par le chœur figurent en italiques.
[3] Juan Formell, fondateur et leader du groupe Los Van Van
[4] Robert Carlos Rodriguez « Cucuricho » Valdès, auteur de la chanson Me mantengo.

Me liberé

Me liberé

ImageL’oeuvre

Ecrite par Julio Castro, cette salsa a été enregistrée en 2001 par le Gran Combo de Puerto Rico avec la voix de Jerry Rivas dans l’album Nuevo Millenio – El mismo sabor.

Le texte, d’une inspiration un peu similaire à celle de Mujer Celosa, décrit un homme un peu coureur de jupon, qui, las des jalousies féminines induites par son comportement, finit par abandonner en même temps toutes ses conquêtes pour avoir la paix.

Cette chanson très drôle repose sur un triple ressort comique :

– Tout d’abord, l’apparente inconséquence de l’homme, qui, malgré la longue liste de ses conquêtes féminines, dûment répertoriées, semble s’étonner de ce que chacune de ses amantes lui reproche d’être infidèle ;

– Ensuite, la manière dont il « noircit » le caractère de ces femmes, présentées par lui comme intolérablement abusives alors qu’elles ne font qu’exprimer un sentiment d’agacement somme toute assez naturel. Il s’agit là d’une sorte de contrepoint négatif à l’idéalisation naïve et finalement assez égoïste de la femme, que l’on trouve dans d’autres chansons du Gran Combo, comme Azuquita pal café. Comment d’ailleurs d’étonner qu’avec une telle « instrumentalisation » des femmes, réduites comme dans cette dernière chanson au statut d’objet du plaisir masculin, celles-ci ne finissent pas se rebeller et par exprimer leur frustration ?

– Enfin, l’absurdité du propos : comment un homme peut-il prétendre se « libérer » en même temps de 20 femmes différentes comme si chacune d’entre elle faisait peser sur sa vie une pression épouvantable ? C’est arithmétiquement absurde – avec aussi un petit fond de vantardise…

Bref, cette chanson décrit avec humour un macho latino un peu irresponsable, dont l’immaturité affective est encore un peu plus soulignée par la référence au personnage de sa mère, seule femme qui semble trouver grâce à ses yeux – et aux yeux de laquelle il trouve grâce !!!

Fabrice Hatem

Ses interprétations par El Gran Combo de Puerto Rico
Ses paroles en espagnol[1]
Sa traduction en français
Me liberé
(Julio Castro)

Me libere, Me libere
Gracias a Dios me libere
Me libere, me libere
Gracias al cielo me libere

Me libere de mujeres perversas
Que quieren hacer mi vida de cuadritos
Me libere de chicas sin escrúpulos,
Me libere de Oria y Socorrito
Me libere de Nancy, de Rebeca, de Olga,
Damaris, Helga y de Giselle
Me libere también de Taquel
Gracias a Dios me libere
Me libere de Mariela y de Fe
Gracias al cielo me libere (bis)

Todas me insultaban me decían mujeriego
No te dejare vivir en paz
Donde quieras que te encuentre te la formo
Y no se porque será, pero que
Todas me insultaban me decían mujeriego
No te dejare vivir en paz
Donde quieras que te encuentres te la formo
Y yo me pregunto
Y yo no me explico que razón ellas tendrán
Por eso le tuve que hacer,

Me libere, me libere
Gracias a Dios me libere
Me libere, me libere
Gracias al cielo me libere

Que yo no quiero mas complicaciones
Por eso me libere
Fueron tantas las presiones
Que me puse los patines,
Me puse en bolina y tuve que correr
Que yo no quiero mas complicaciones
Por eso me libere
Mujeres egoístas me querían solo para ellas,
Para ellas nada mas y así no puede ser
Que yo no quiero mas complicaciones
Por eso me libere
Recuerdo a mi madre cuando les decía :
« Bendito si el es un muchacho bueno,
Si ese es un hombre de bien »
Que yo no quiero mas complicaciones
Por eso me libere
A toditas le quiero decir
Que el amor hay que compartirlo
Y sino I’m sorry good bye

(Instrumental)

Que yo no quiero mas complicaciones
Por eso me libere
Libre yo soy, me libere, me libere
Que yo no quiero mas complicaciones
Por eso me libere
Y no me debo a nadie, me libere, me libere.

Mas complicaciones yo no quiero para que[2]
De ese hombre olvido yo ya no quiero saber
Mas complicaciones yo no quiero para que
Que ya no quiero cantaleta
De toda ella me canse
Si yo me libere, si yo me libere
Que yo no quiero mas complicaciones
Por eso me libere
Si me siento bien, me libere, me libere
Que yo no quiero mas complicaciones
Por eso me libere
Pregúntale a Julito o a Ithier[3],
Me libere, me libere.

Je me suis libéré
(Traduction de Fabrice Hatem)

Je me suis libéré, libéré
Grace à Dieu je me suis libéré
Je me suis libéré, libéré
Grâce au ciel, je me suis libéré

Je me suis libéré de ces femmes perverses
Qui voulaient transformer ma vie en enfer
Je me suis libéré de ces femmes sans scrupules
Je me suis libéré d’Oria et Socorrito
Je me suis libéré de Nancy, de Rebecca, d’Olga
De Damaris, d’Helga et de Giselle
Je me suis aussi libéré de Raquel
Grâce à Dieu, je me suis libéré
Je me suis aussi libéré de Mariela et de Fe
Grâce à Dieu, je me suis libéré.

Toutes m’insultaient, me traitaient de coureur
« Je ne te laisserai pas vivre en paix
N’importe où qu’on se rencontre, je te fais ta fête »
Et je ne sais pas pourquoi, mais
Toutes m’insultaient, me traitaient de coureur
« Je ne te laisserai pas vivre en paix
N’importe où qu’on se rencontre, je te fais ta fête »
Et je me demande
Je ne sais pourquoi elles se comportaient ainsi
Et c’est pour cela que j’ai dû le faire.

Je me suis libéré, libéré
Grace à Dieu je me suis libéré
Je me suis libéré, libéré
Grâce au ciel, je me suis libéré.

Je ne veux plus de complications
C’est pour ça que je me suis libéré
Elles m’ont tellement mis la pression
Que je me suis mis les patins à roulette
Le sac à dos et j’ai dû courir
Je ne veux plus de complications
C’est pour ça que je me suis libéré
Des femmes égoïstes qui me voulaient pour elles seules
Pour rien toutes seules, c’est pas possible
Je ne veux plus de complications
C’est pour ça que je me suis libéré
Je me rappelle ma mère quand elle leur disait :
« Bendito oui c’est un gentil garçon
Oui c’est un homme très bien »
Je ne veux plus de complications
C’est pour ça que je me suis libéré
A toutes je voudrais leur dire
Que l’amour il faut le partager
Et sinon, I’m sorry good bye.

(Instrumental)

Je ne veux plus de complications
C’est pour ça que je me suis libéré
Je suis libre, je suis libre, je suis libre
Je ne veux plus de complications
C’est pour ça que je me suis libéré
Je ne dois rien à personne, je suis libre, je suis libre.

Je ne plus de complications, pourquoi donc ?
De cet homme oublié je ne veux rien savoir
Je ne veux plus de complication pourquoi donc ?
Je ne veux plus de ritournelles,
De tout ça je me suis fatigué
Oui, je me suis libéré, je me suis libéré
Je ne veux plus de complications
C’est pour ça que je me suis libéré
Oui je me sens bien, je me suis libéré, libéré
Je ne veux plus de complications
C’est pour ça que je me suis libéré
Demande-le à Julito ou à Ithier
Je me suis libéré, libéré.

Références complémentaires

Présentation générale du Gran Combo de Puerto Rico (en anglais)

Dossier très complet sur le Gran Combo de Puerto Rico (en français)

Discographie intégrale du Grand Combo de Puerto Rico (en espagnol)

Autre fiche technique sur Me liberé


[1] Le texte est basé sur la version de l‘album Nuevo Millenio. Les parties interprétées par le chœur figurent en italiques.
[2] Le texte présente à partir d’ici quelques différences très minimes avec la vidéo proposée en lien.
[3] Prénoms de membres de l’orchestre El Gran Combo.
Maria-Christina me quiere gobernar

Maria-Christina me quiere gobernar

ImageA ma douce compagne Mireille

Pour lire une traduction de ce texte, cliquez sur le lien suivant : Maria.

Ecrite vers la fin des années 1940, la guaracha Maria Christina me querie governar est l’une des plus célèbres des 300 compositions de Ñico Saquito. Elle constitue également un excellent exemple de son style empli d’humour et de gouaille populaire. Ses paroles apporteront un réconfort moral à tous les hommes mariés à une épouse autoritaire et éprise de propreté.

Elle a été interprétée par de très nombreux orchestres et chanteurs, à Cuba comme à l’étranger, parmi lesquels on peut citer Le trio Matamoros, José de Aguilar, Compay Segundo et Eliades Ochoa, la Vieja trova Santiaguera, et, bien sur, Ñico Saquito lui-même. Elle a également été utilisée pour illustrer une scène de danse dans le film Mexicain El Bombero Atomico (1950), ce qui permet d’apprécier les talents comiques du comédien Cantinflas dans une sorte de « proto-Salsa » à la fois drôle et fort instructive en matière d’histoire des styles de danses.

 

Je vous propose d’écouter ce thème dans l’interprétation de la Vieja Trova Santiaguera tout en lisant ma traduction.

Fabrice Hatem

Mami yo te enseñe

Mami yo te enseñe

Image L’oeuvre

Ce Reggaeton-Cubaton a été écrit par Alexander Delgado Hernandez, Yosdany Jacob Carmenates et Fernando Otero Van-Caneghen.

Il a été enregistré en 2008 par le groupe Eddy K. y Gente de Zona pour l’album Lo Mejor Que Suena Ahora V2.0

Si j’ai bien compris ce texte, il met en scène un homme malade, reclus chez lui, et qui reproche à sa compagne, avec beaucoup de rancoeur et d’amertume, d’être partie et de l’avoir abandonné à sa souffrance.

Mais, comme d’autres chansons du Reggaeton cubain, ce texte est truffé d’expressions idiomatiques, argotiques, de néologismes, d’anglicismes et d’allusions cryptiques qui rendent sa traduction assez laborieuse. J’ai en particulier longtemps buté sur la dernière strophe, où demeurent peut-être quelques faux-sens que je vous prie, le cas échéant, de me signaler.

Fabrice Hatem

Ses interprétations

 

Clip associé au CD Lo Mejor Que Suena Ahora V2.0

Ses paroles en espagnol[1]

Sa traduction en français

Mami yo te enseñe

(A. D.Hernandez & alii)

Dicen que la prisa
Le acompaña a la desgracia
Y lo que pase en mi ausencia
Eso me da tremenda gracia.

Mami yo te enseñee…
Como se ama–
Pero me dejaste solo
Sufriendo en mi cama (bis)

Gente de zonaa !
Lo mejor que suena ahora !

Me recuerdo que te portaste muy mal
Dejaste todo por un sucio final,
No puedo negar que me siento fatal,
Te di la vida y a ti te daba igual
Ahora vete solita caminando,
Te creiste cosa,
Dale tu mambo.
Menteuse !
Sigue por la calle tu engañando
Que yo cuido el fuego,
Pero te sigo enseñando,
Mirate cuidado muchachita
Que el amor es grande
Que se necessita chiquita,
Se que conmigo tu estas frita,
No te arrepientes,
Pidele un deseo a tu abuelita

Mami yo te enseñee..
Como se ama
Pero me dejaste solo,
Sufriendo en mi cama (bis)

Hay mamita yo te quise,
Queria amarte para siempre..
Para siempre
Solo tu aqui me dejaste
Y tu recuerdo esta presente
En la vida hay que saber perder,
Porque siempre no se gana.

Juliana que mala eres,
Que mala eres Juliana !

Hayy hayy sosa, como esta la cosa
En tratar de viaje y salir a gozar
Hayy hayy sosa, como esta la cosa
Ya estoy en zona
Y vamos a ver quien goza..

La muchachita se me hace la dificil
Por que razon todo a su lado es tan dificil
Y yo quisiera hacerlo menos dificil
Se me hace dificil. (bis)

Mami yo te enseñee..
Como se ama
Pero me dejaste solo
Sufriendo en mi cama. (bis)

Oye Nando,
Gente de Zona
Jacob, y Alexander
Y que tu crees.

Hayy hayy sosa, como esta la cosa
En tratar de viaje y salir a gozar
Hayy hayy sosa, como esta la cosa
Ya yo estoy en zona,
Y vamos a ver quien goza

Hablan de mi,
Es el punto de mi amor
Pero soy yo el que te hace sudar
Hay ahy no’ma’, gota go
Jacob for ever y Alexander.
Oye Nando, tu tranquilo
Solamente, al que se meta al aire
Usted lo quisa.

Chérie, je t’ai montré

(Traduction de Fabrice Hatem)

On dit que les gens manquent de patience
Quand les autres ont de la malchance
Ce que j’ai souffert en mon absence
M’offre une étrange récompense.

Chérie je t’ai montré
Comment on s’aime, mais
Tu m’as laissé souffrir
Tout seul dans mon lit.

Gens de la zone !
Le meilleur de la musique d’aujourd’hui !

Je me rappelle, tu t’es comportée très mal
T’as tout laissé en plan pour un sale final
Je ne peux nier que je me sens très mal
Je t’ai donné ma vie, toi ça t’était égal
Maintenant vas-t-en marcher tout seule
Qu’est-ce ce que tu te croyais,
Allez, fais ton numéro,
Menteuse !
Continue ta comédie dans la rue
Pendant que je reste au coin du feu
Mais à te conseiller, je continue
Fais bien attention à toi, gamine
Car l’amour est une grande chose
Et qu’on en a besoin, petite
Tu sais qu’avec moi tu es grillée
Tu ne t’es même pas repentie
Vas donc faire un vœu avec ta mémé.

Chérie je t’ai montré
Comment on s’aime mais
Tu m’as laissé souffrir,
Tout seul dans mon lit.

Ah, chérie, je t’aimais
Je voulais t’aimer pour toujours
Pour toujours
Mais tu m’as laissé seul ici
Et ton souvenir est présent
Dans la vie, il faut savoir perdre,
Parce qu’on ne gagne pas toujours.

Juliana comme tu es mauvaise
Comme tu es mauvaise, Juliana !

Ay, la vache, la vie c’est une mocheté
Au lieu de voyager, de m’amuser
Ay, la vache, la vie c’est une mocheté
Voila, je suis planté
Mais rira bien qui rira le dernier.

La petite me fait sa difficile
Pourquoi avec elle tout est si difficile
Et j’aimerais que ce soit moins difficile
Elle me fait la difficile.

Chérie, je t’ai montré
Comment on s’aime mais
Tu m’as laissé souffrir,
Tout seul dans mon lit.

Ecoute Nando,
Gente de Zona
Jacob et Alexander
Qu’est-ce que tu crois.

Ay, la vache, la vie c’est une mocheté
Au lieu de voyager, de m’amuser
Ay, la vache, la vie c’est une mocheté
Voila, je suis planté
Mais rira bien qui rira le dernier.

On parle de moi,
C’est à propos de mon amour
Mais c’est moi qui vous fais suer
Alors, c’est bon, I gota go
Jacob salut for ever et Alexander.
Ecoute Nando, reste tranquille
Il n’y a que celui qui peut sortir de chez lui
Que vous aimiez.

Références complémentaires

Sur le groupe Gente de Zona


[1] Le texte est basé sur la version du clip proposé en lien. Les parties interprétées par le chœur figurent en italiques.
Macusa

Macusa

ImagePour consulter la traduction de Macusa, cliquez sur le lien suivant : macusa

Macusa est un texte autobiographique de Compay Segundo, puisqu’il parle du grand amour malheureux, de sa jeunesse. Ils s’aimaient, il partit quelques temps pour La Havane. Il revint pour l’enlever et pour l’épouser, elle refusa au dernier moment. Il reparti, le cœur meurtri. Quand il revint, quelques années plus tard, elle était mariée et mère de famille. De cette histoire vécue, qui aurait pu être banale, est né l’un des plus grands chefs d’œuvre du Son Cubain.

Je m’aperçois, en rédigeant cet article, que la vraie Macusa, de son nom Michaela Periche, habitait en plein centre de Santiago de Cuba, au coin des rues San Basile et Padre Pico, c’est-à-dire à 20 mêtres de l’endroit où j’ai moi-même résidé dans cette ville… Encore un miracle de Santiago, dont les rues, les maisons, sont de véritables livres ouverts où l’on peut lire, simplement en marchant, toute l’histoire de la musique cubaine…

Et, depuis l’ancienne maison de Macusa, on pouvait sans doute entendre, le soir, la chanson de Compay Segundo sur laquelle je dansais le Son…

Je vous propose d’écouter Macusa dans une interprétation de Compay Segundo tout en lisant ma traduction.

Fabrice Hatem