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La Mujer que mas te duele

La Mujer que mas te duele

ImageL’oeuvre

Ecrite par Jorge Luis Piloto et Yoel Henriquez, cette très belle chanson, que l’on peut rattacher au style « salsa romantique », a été interprétée par Issac Delgado, en duo avec Victor Manuelle, dans son album En Primera Plana. Celui-ci fut le premier à être enregistré par le célèbre chanteur cubain après son exil aux Etats-Unis en 2006.

La femme disparue dont parle Issac Delgado dans le texte pourrait bien être tout simplement… sa mère, décédé quelques temps avant l’enregistrement de l’album, et à laquelle celui-ci est d’ailleurs dédié. L’allusion, cependant, reste très discrète, au point qu’un auditeur non averti pourrait très bien interpréter la chanson comme une classique histoire d’amour malheureuse. On notera en particulier que toutes les parties interprétées en solo par Issac Delgado pourraient être comprises comme une référence à sa mère, alors que les parties chantées par Victor Manuelle sont plus clairement orientées vers la description d’une séparation amoureuse.

Fabrice Hatem

 

 

 

Ses interprétations par Issac Delgado

En duo avec Victor Manuelle dans l’album En Primera Plana (2007)

Ses paroles en espagnol[1]

Sa traduction en Français

La mujer que mas te duele
(Jorge Luis Piloto / Yoel Henriquez)

(IS) Puedo entender el dolor que hay en ti
Porque hace tiempo me hizo sufrir, una mujer
A la que ame como a nadie
Y por eso te comprendo.
(VM) Yo te agradezco la buena intención
Pero es tan fuerte el dolor
Me estoy muriendo.
Y no sé si aguantará mi corazón.
(IS) Hay!
Cuando se quiere la mujer que más te duele
Sientes que la vida pasará sin reponerte.
Cuando se pierde la mujer, la diferente,
Se derrumba el mundo alrededor y no lo sientes.
Nadie te puede consolar,
Y solo quieres escuchar …
Que vuelve.
(VM) Quiero pensar que ella nunca existió.
Debes buscar otro amor
Pero no puedo.
Su recuerdo me persigue a donde voy.
(DU)Hay!
Cuando se quiere la mujer que más te duele
Sientes que la vida pasará sin reponerte.
Cuando se pierde la mujer, la diferente,
Se derrumba el mundo alrededor y no lo sientes.
Nadie te puede consolar,
Y solo quieres escuchar…
Que vuelve ….

Nadie te puede consolar cuando se pierde
La mujer que más te duele.
(ID) Relájate, cógelo suave, deja que tu pena vuele.
Nadie te puede consolar cuando se pierde
La mujer que más te duele.
(V) No me puedo consolar y no paro de llorar
Y no hay sol desde que se fue su amor,
Solo lluvia…
(DU) Quién me va a tapar de noche si hace frío ?
Quién me va a curar el corazón partío ?
Nadie te puede consolar cuando se pierde
La mujer que más te duele
Cuando se van te dan
Cuando se van te dan
Donde más te duele !
(DU) Y si te tiran con el PUM PUM PUM
(ID) Te dejan sin musiquita
Y sin la salsa que te entretiene.
Cuando se van te dan
Cuando se van te dan
Donde más te duele!
(VM) Y es que duele un poco más
Y mucho más y como duele
(ID) Oye Victor cuando te dan, te dan
(DU) Ella te dió otra vez
Donde más te duele
(DU) Con el 1, 2, 3
Le tocó otra vez
Donde más te duele
(VM) Directo al corazón
Esa herida como duele !
Donde más te duele
(IS) Se llevó el café pa que
Yo lo huele
Donde más te duele
(V) Pero que no no no no no no
Así son las mujeres
Donde más te duele
(IS) Oye tu sabes Victor
Ella me dió en el corazón
Donde más te duele
(V) Oye Issac tu sabes qué
A mí también me lastimó
Donde más te duele
(IS) Se formó tremendo lío
Y tremendo huereveque[2]
Donde más te duele
(V) Dejala y dejala y dejala y dejala
Que no te conviene
Donde más te duele

La femme qui plus te peine
(Traduction de Fabrice Hatem)

Je peux comprendre la douleur que tu portes en toi
Car il y a longtemps, une femme m’a fait souffrir
Une femme que j’ai aimée comme personne
Et pour cela je te comprends
Je te remercie pour tes bons sentiments
Mais la douleur est si forte
Que je suis en train d’en mourir.
Je ne sais si mon cœur va la supporter.
Ah !
Quand on aime la femme qui te fait le plus souffrir
Tu sens que la vie passera sans pouvoir t’en remettre
Quand on perd la femme, la différente
Le monde autour s’effondre et peut t’importe.
Personne ne peut te consoler,
Et tu veux seulement entendre…
Qu’elle revient
Je voudrais penser qu’elle n’a jamais existé
Tu dois chercher un autre amour
Mais je ne peux pas.
Son souvenir me poursuit en tous lieux.
Ah !!
Quand on aime la femme qui vous fait le plus mal,
Tu sens que la vie passera sans repos.
Quand on perd la femme, la différente,
Le monde autour s’effondre et peut t’importe.
Personne ne peut te consoler,
Et tu veux seulement entendre
Qu’elle revient…

Personne ne peut te consoler quand on perd
La femme qui vous fait le plus mal.
Relaxe- toi, prends-le cool, laisse la peine s’envoler.
Personne ne peut te consoler quand on perd
La femme qui vous fait le plus mal.
Je ne peux me consoler et je n’arrête pas de pleurer.
Il n’y a plus de soleil depuis qu’est parti son amour, Seulement la pluie…
Qui va me border la nuit lorsqu’il fait froid ?
Qui va soigner mon cœur blessé ?
Personne ne peut te consoler quand on perd
La femme qui vous fait le plus mal.
Quand elles partent, elles frappent
Quand elles partent, elles frappent
Là où cela fait le plus mal !
Et les visent directement au pum pum pum
Elles te laissent sans petite musique
Et sans la salsa qui te tient compagnie.
Quand elles partent, elles frappent
Quand elles partent, elles frappent
Là où cela fait le plus mal !
Et ça te fait un peu plus mal
Et beaucoup plus mal, et comme ça fait mal
Ecoute Victor quand elles te frappent, elles frappent
Elle t’a frappé encore
Là où ça fait le plus mal
Avec le 1,2, 3
Je le joue de nouveau
Là où ça fait le plus mal
Directement au cœur
Cette blesssure, comme elle fait mal !
Là où ça fait le plus mal
Elle apportait le café pour que
Je le remue
Là où ça fait le plus mal
Mais non, non, non, non
Les femmes sont ainsi
Là où ça fait le plus mal
Ecoute, tu sais Victor
Elle m’a frappé au cœur
Là où ça fait le plus mal
Ecoute Issac, tu sais que
Moi aussi j’ai eu mal
Là où ça fait le plus mal
Il y a eu un terrible désordre
Et un terrible bouleversement
Là où ça fait le plus mal
Laisse-la, laisse la, laisse-la
Elle n’est pas faite pour toi
Là où ça fait le plus mal

Références complémentaires

Une biographie générale de Issac Delgado

Une analyse approfondie de la vie et de l’œuvre de Issac Delgado

Une biographie générale de Victor Manuelle

Une interview avec Issac Delgado (en espagnol)

Une discographie complète de Issac Delgado

Une fiche technique sur l’album En Primera Plana

Un dossier de présentation approfondi de l’album En Primera Plana


[1] Le texte est basé sur la version de l‘album En Primera Plana proposée en lien. Les parties interprétées par le chœur figurent en italiques. Les parties interprétées par Issac Delgado, Victor Manuelle par les deux chanteurs en duo sont précédées respectivement par les lettres I, V et D.
[2] Le traducteur, ne connaissant pas la signification de ce terme, a traduit d’instinct en fonction du contexte. Si quelqu’un connaît la signification exacte du terme, prière de me constacter.

La mujer de Antonio

La mujer de Antonio

Image Pour lire une traduction de cette chanson, cliquez sur le lien suivant : mujer.

Le Son « La mujer de Antonio » fut composé par Miguel Matamoros en 1929. Comme beaucoup d’autres chansons de cet auteur, elle prend l’aspect d’une véritacle chronique sociale et politique[1], emplie d’une verve chansonnière et satirique.

En quelques vers sont ainsi décrit deux personnages bien caractéristiques des quartiers populaires de Santiago : d’une part, la voisine un peu médisante qui épie les gens et se moque de leurs travers ; d’autre part, la jeune santiaguera coquète et flirteuse, qui se déhanche dans les rues de manière un brin provocante.

La femme d’Antonio, cependant, n’est qu’un personnage imaginaire (voir lien). La première version du texte faisait en effet référence à la petite chienne de la chanteuse mexicaine Celia Montalbán, alors de passage à Santiago de Cuba, dont la démarche était un peu bizarre. Son premier vers était en effet le suivant : « La chienne de Celia trottine comme ça ». Mais Miguel Matamoros décida de transformer la chanson afin de la rendre plus compréhensible et mieux adaptée aux attentes du public Santiaguero. Et c’est ainsi que « La chienne de Celia » devint « La femme d’Antonio ».

 

La référence à Gérarldo Machado, dictateur des années 1930 haï par une bonne partie de la population cubaine, prend quant à elle une résonnance politique (voir lien). Miguel Matamoros fait ainsi la satire, dans le second couplet, de la politique populiste de Machado, qui consistait en gros à acheter la silence de la population par des livraisons de nourriture à bas prix. Est-ce pour cette raison que manquent les deux vers les plus compromettants – victimes sans doute de la censure – dans l’interprétation du Trio Matamoros que je vous propose d’écouter plus loin ?

La femme de Antonio a connu depuis sa naissance, il y a plus de 80 ans, une très brillante carrière artistique. Interprétée par de très nombreux orchestres, elle s’est régulièrement adaptée à l’évolution des styles musicaux cubains. En témoignent deux interprétations récentes de ce théme, l’une dans une sonorité très « Son » par l’orchestre Los Sabalos, l’autre dans une version plus proche de la timba cubaine par l’orchestre Dan Den.

Je vous propose pour conclure d’écouter ce thème dans une interprétation du Trio Matamoros, tout en lisant ma traduction.

Fabrice Hatem

La medicina cubana

La medicina cubana

ImageL’œuvre

Ecrite et composée par Cheni Navarro, cette chanson – une salsa dont la structure intègre nettement des éléments venus du son et de la guaracha – fut enregistrée en 2000 par Celia Cruz dans l’album Siempre Viviré.

Je suis personnellement convaincu qu’au dela de son côté humoristique, la thèse exposée dans cette chanson – les bienfaits de la danse en général et de la Rumba en particulier sur la santé physique et mentale – possède un fond de vérité scientifique.

Cette chanson drôle et tonique, merveilleusement propre à la danse, est très écoutée à Cuba. J’ai d’ailleurs retrouvé, en préparant cette présentation, la vidéo d’une petite chorégraphie de salsa que j’avais dansé en octobre 2010 à Santiago de Cuba avec ma partenaire Darita.

Fabrice Hatem

Ses interprétations par Celia Cruz

Dans l’album Siempre viviré (2000)

Ses paroles en espagnol[1]

Sa traduction en français

La medicina Cubana

(Cheni Navarro)

La rumba, la rumba es
La medicina cubana
Que de la noche a la mañana
A un muerto pone de pie
Si lo ves todo al revés
Y te sientes decaido
Oye bien lo que te digo
Remedio la rumba es

Digame usted Don José
Que mal tiene
Si de siempre tuvo suerte
Y las cosas le van bien
Cuénteme usted Don José
Si le parece
Si es por culpa de los años
O producto del estrés
Lo cierto es
Que se esposa Doña Rosa
Va diciendo que en las cosas de la vida
No la tiene usted bien atendida
Y no le pone demasiado interés

La rumba, la rumba es
La medicina cubana
Que de la noche a la mañana
A un muerto pone de pie
Si lo ves todo al revés
Y te sientes decaido
Oye bien lo que te digo
Remedio la rumba es

Digame usted Don José
Que le pasa
Pues ya no sale de casa
Ni a los amigos quiere ver
Y en el Café
Entre la gente se murmura
Que en la cura de su mal ya no confia
Que va perdiendo dia a dia la alegria
Y ya no es ni la mitad de lo que fue

jAy! Don José escuche usted
Pues le conviene
La receta que a mi me dio un viejo doctor

La rumba, la rumba es
La medicina cubana
Que de la noche a la mañana
A un muerto pone de pie
Si lo ves todo al revés
Y te sientes decaido
Oye bien lo que te digo
Remedio la rumba es

Si te duelen hasta las muelas
Y no te puedes mover
Tu lo tienes que saber
Remedio la rumba es
Cuando acosan los temores
Y por ellos te preocupas
Si no encuentras soluciones
Remedio la rumba es
Para los males de amores
Que te complican la vida
Si estas buscando salida
Remedio la rumba es

Óigame usted Don José
Remedio la rumba es

Una vez que yo tenia
Unos extraños dolores
Me fue para la enfermeria
Para ver a los doctores
Y muy serios me dijeron
Ni pastillas ni vapores
Vayase usted pa’la rumba
Se le van todos los dolores

Óigame usted Don José
Remedio la rumba es

La rumba es, la rumba es
Remedio la rumba es

Rumba, rumba es
Rumba, rumba es

Rumbita buena que rumba
Rumbita para José

Rumba, rumba es
Rumba, rumba es

La rumba es la medicina
Mi medicina pa’usted.

La médecine cubaine

(Traduction de Fabrice Hatem)

La rumba la rumba est
La médecine de Cuba
A elle, une nuit suffira
Pour vous remettre un mort sur pieds
Si tu as les idées brouillées
Si tu te sens un peu flapi
Ecoute bien ce que je dis
Le remède, c’est la rumba

Dites-moi donc, Don José
Ce que vous avez
Si vous êtes toujours debout
Et si les choses vont bien pour vous
Expliquez-moi donc, Don José
S’il vous paraît
Que c’est à cause des années
Ou de la conjonction des planètes
Ce que je sais
C’est que votre épouse Dona Rosa
Dit partout que pour les choses de la vie
Vous êtes un petit peu ra pla pla
Et qu’elle n’est pas très bien servie

La rumba la rumba est
La médecine de Cuba
A elle, une nuit suffira
Pour vous remettre un mort sur pieds
Si tu as les idées brouillées
Et si tu te sens tout flapi
Ecoute bien ce que je dis
Le remède c’est la rumba

Dites-moi donc, Don José
Ce qui arrive
Vous ne sortez plus la maison
Vous n’voulez plus voir les amis
Et au café
Entre les gens il se murmure
Que vous n’avez pas confiance dans vos cures
Que vos perdez jour après jour la gaieté
Que vous n’êtes plus ce vous étiez

Ah ! Ecoutez bien, Don José
Peut-être vous appréciez
La recette qu’un vieux docteur m’a donné

La rumba la rumba est
La médecine de Cuba
A elle, une nuit suffira
Pour vous remettre un mort sur pieds
Si tu as les idées brouillées
Et si tu te sens tout flapi
Ecoute bien ce que je dis
Le remède c’est la rumba

Si tu as une rage de dent
Si tu ne peux même plus bouger
Il faut alors que tu le saches
Le remède, c’est la rumba
Quand tu es harcelé par l’angoisse
Et par les préoccupations
Sans trouver aucune solution
Le remède, c’est la rumba
Pour toutes les peines d’amour
Qui te compliquent la vie
Si tu cherches une voie de sortie
Le remède, c’est la rumba

Ecoutez moi bien, Don José
Le remède c’est la rumba

Une fois que je souffrais
De bien étranges douleurs
A l’hôpital, je suis allé
Pour consulter les docteurs
Et très sérieux ils m’ont dit
Ni comprimés, ni piqûres
Allez donc danser la rumba
Elles partiront, les douleurs

Ecoutez moi bien, Don José
Le remède c’est la rumba

C’est la rumba, c’est la rumba
Le remède c’est la rumba

C’est la rumba, la rumba
C’est la rumba, la rumba

La petite rumba, que c’est bon
Une petite rumba pour José

C’est la rumba, la rumba
C’est la rumba, la rumba

La rumba, c’est mon remède
Le remède que je vous conseille.

Références complémentaires

Dossier multimédia du Smithonian Institute sur Celia Cruz

Biographie en français de Célia Cruz

Fabrice et Darita dansant une salsa à Santiago de Cuba sur « La medicina cubana »

 


[1] Les parties interprétées par le chœur figurent en italiques.

La machucadera

La machucadera

ImageL’oeuvre

Cette chanson de timba a été composée par César « Pupy » Pedroso.

Elle a été enregistrée en 2008 dans l’album Tranquilo que yo controlo de l’orchestre Pupy y los que Son Son » avec la voix de Armando « Mandy » Cantero.

Pastichant une vieille tradition de la chanson cubaine du XXème siècle, qui annonçait régulièrement la naissance d’une nouvelle danse (Mambo, Cha-cha-cha, Pilon, Mozambique), Pupy fait ici mine de nous présenter un nouveau rythme de son invention, la Machucadera (que que l’on pourrait traduire par « la danse du mortier° ou « la danse des bosses).

C’est terriblement entraînant pour danser … la salsa.

Fabrice Hatem

Ses interprétations par le groupe Pupy Los Que Son Son

– Dans l’album Tranquilo que yo controlo (2008)

En « live » la télévision cubaine (audibilité des vocals médiocre)

Ses paroles en espagnol[1]

Sa traduction en français

Báilalo hasta afuera
(La machucadera)[2]

(César « Pupy » Pedroso)

¿Sabes qué llegó?
Busca tu pareja y dale
Que se formó
Machúcalo, machúcalo ¡

Sube las manos, mueve cadera
Y con tu pareja ven pa’ la carretera

Pa’ bailar la machucadera (bis)

Buscando estoy ya hace tiempo
Un son que cruce fronteras
De excellente (?) movimiento
Que llamè machucadera
Pero suelto en carretera.

Sube las manos, mueve la cadera
Y con tu pareja ven pa’ la carretera
A bailar la machuacadera (bis)

Los hombres arriba las manos
Mujeres muevan caderas
Que al ritmo del bajo y piano
Vamos a gozar hasta afuera
Llegó la machucadera

(Variante légèrement différente du clip vidéo proposée en lien)

Sube las manos, mueve la cadera
Y con tu pareja ven pa’ la carretera
Pa’ que tú lo bailes mamá
Gózalo conmigo nena.

Sube las manos, mueve la cadera
Y con tu pareja ven pa’ la carretera
Con sabrosura y cadencia
Baila la machucadera.

Sube las manos, mueve la cadera
Y con tu pareja ven pa’ la carretera
Sí, sí, sí, sí este baile tan sabroso
Que yo traigo para ti.

Sube las manos, mueve la cadera
Y con tu pareja ven pa’ la carretera
Con sabrosura y cadencia
Baila la machucadera
¿Y qué? ¡Vamos!

Todo el mundo bailando machucadera
Arriba no te quedes fuera
Todo el mundo bailando machucadera
Báilalo, báilalo a tu manera
Todo el mundo bailando machucadera
Yo sé que te va a gustar
Todo el mundo bailando machucadera
No te pares nena, no te pares de bailar
Todo el mundo bailando machucadera
Yo te lo dije una vez
Si tú no bailes con esto
No bailas con nada
Todo el mundo bailando
¡Mambo! Y ahí na’má’

(Improvisation finale non reproduite)

(Danse-la jusqu’au bout)
La machucadera

(Traduction de Fabrice Hatem)

Tu sais ce qui est arrivé ?
Vas chercher ta partenaire et vas-y
On va danser
Ecrase bien, écrase bien, allez !!

Lève les mains, bouge la ceinture
Et avec ta partenaire viens sur la piste
Pour danser la machucadera.

Je cherchais depuis déjà pas mal de temps
Un son qui franchirait les frontières
Avec un excellent mouvement
Je l’ai appelé machucadera
Bien décontracté sur la piste.

Lève les mains, bouge la ceinture
Et avec ta partenaire viens sur la piste
Pour danser la machucadera.

Les hommes, levez les mains
Les femmes, bougez la ceinture
Et au rythme de la basse et du piano
Nous allons danser jusqu’au bout
La machucadera est arrivée.

(Variante légèrement différente du clip vidéo proposée en lien)

Lève les mains, bouge les hanches
Et avec ta partenaire, viens vers la piste
Pour que tu la danses, chérie
Profites-en avec moi, petite.

Lève les mains, bouge la ceinture
Et avec ta partenaire viens vers la piste
Avec saveur et rythme,
Danse la machucadera.

Lève les mains, bouge la ceinture
Et avec ta partenaire viens vers la piste
Oui, oui, oui, cette danse si savoureuse
Que j’ai apportée pour toi.

Lève les mains, bouge la ceinture
Et avec ta partenaire viens vers la piste
Avec saveur et rythme,
Danse la machucadera
Et alors ? allons-y !

Tout le monde danse la machucadera
Allez viens, ne reste pas en dehors
Tout le monde danse la machucadera
Danse-la, danse-la à ta manière
Tout le monde danse la machucadera
Je sais que ça va te plaire
Tout le monde danse la machucadera
N’arrêtes pas petite, n’arrêtes pas de danser
Tout le monde danse la machucadera
Je te l’ai dit déjà
Si tu ne danses pas là dessus,
Tu ne danseras sur rien
Tout le monde danse la machucadera
Mambo ! et voila tout !

(Improvisation finale non traduite)

Références complémentaires

Biographie de César « Pupy » Pédroso


Présentation du groupe « Pupy y los que Son Son »

Interview de César « Pupy » Pédroso

Critique de l’album Tranquilo que yo controlo

[1] Les parties interprétées par le chœur figurent en italiques.
[2] Pourrait de se traduire par « bosse », « pilon », « mortier », on « danse des bosses », « danse du pilon » , « danse du mortier ». J’ai choisi de conserver le terme espagnol pour préserver la saveur du texte.

La Habana me llama

La Habana me llama

ImageL’œuvre

Ecrite par Roberto « Cucurucho » Rodriguez Valdes et Jorge Diaz Varela, cette chanson a été enregistrée en 2008 par Manolito Simonet y su trabuco dans l’album Control.

Musicien prodige de la timba cubaine, Cucurucho a malgré son jeune âge (il a aujourd’hui 30 ans à peine), a déjà joué dans plusieurs très grands orchestres, comme Los Van Van, Paulito FG, Issac Delgado, Charanga Forever, Charanga Habanera. Il a également écrit plusieurs chansons à succès, dont notamment de « hit » Me mantengo de Los Van Van.

La chanson est construite comme un hymne à la beauté de Cuba, prenant la forme attachante, mais peut-être un peu laborieuse d’un guide des curiosités touristes locales. C’est d’ailleurs avec le Guide du routard à la main que je l’ai traduite. Mais j’ai finalement trouvé mieux : une très intéressante explication de texte où toutes les références de la première partie du texte, parfois un peu obscures pour un non-cubain, sont systématiquement explicitées.

Fabrice Hatem

Ses interprétations par Manolito Simonet y su trabuco

Clip basé sur le CD Control (2008)

Programme de la télévision cubaine Donde si no

Ses paroles en espagnol[1]

Sa traduction en français

La Habana me llama
(Roberto Rodriguez Valdès / Jorge Diaz Varela)

A mi Habana…Con amor… Otra vez
Quiero cantarle hoy a esta tierra santa
Lindo Caiman[2] que ya se levanta
A son de cana, tabaco y ron.

Quiero cantarle cosas maravillosas
A mis provincias que son hermosas
Como el canto del ruisenor.

Tierras santiagueras
Cuna de trova y sabroso son
Camaguey con sus llanuras
Y su autentico tinajon
Santa Isabel en Cienfuegos
Donde naciera aquel gran cantor
Matanzas con su rumba y su religion[3]
Sigo, a Villa Clara con su Sandino
Recuerdo mucho a Pinar del Rio
Donde me quieren con mucho amor
Guantanamo, ciudad que tiene mucha virtud
La isla con su juventud
Granma siempre con su sabor
La ciudad de Holguin me dio la elegancia
La monumental me llevo a la Habana
La Habana que siempre siempre
La llevo dentro
Porque alimenta mis sentimientos
Ahora le quiero cantar
Otra vez, otra vez ez ez !

Y es que La Habana tiene un swing
Que tiene y que se mantiene
Y es por eso que me llama
Pero si la nostalgia y l’ausencia
En mi alma se me gozaran,
No sufrirìa de pena
Porque me queda La Habana,
La Habana entera
Y es que la habana tiene un swing
Averigua, camina a La Habana
Y es por eso que me llama
Mira tù !
La Habana tiene un no sé qué
La Habana tiene un no sé cuanto
Ya te lo puedo decir
La Habana tiene su swing
La Habana tiene su incanto
Tù lo sabes
Sube! Ay dios!
Qué es lo que tiene?
Qué tiene que no conviene?
Y es que La Habana tiene un swing
Mira tù
Y es por eso que me llama La Habana
Y es por eso que me llama
Camina a La Habana,
Llegò el trabujo, tù lo sabes
Y es por eso que me llama
Hace calor en La Habana,
Hace calor en La Habana mi hermana (rép.)
Y es por eso que me llama.

Y es que la habana tiene un swing
Y es por eso que me llama
Camina a La Habana,

Mambo !

(Variante non reprise dans le clip)

Si voy a Parìs, Londres o Madrid
Qué dicen de mì ?
Y es por eso que me llama
Oye bien, como dirìa el sonero
« Ay como te gusta hacerte en habanero »
Y es por eso que me llama
Repito, hace calor en La Habana,
Hace calor en la habana, mi hermana
Y es por eso que me llama
Te digo ahora:
Es que La Habana tiene un swing
Y es por eso que me llama
Camina a La Habana
Mambo!ooooh la habana
Y es por eso que me llama La Habana
Disciplina!
Y es por eso que me llama La Habana
Pa’ la gente del Cerro, Santa fe, Marianao
Chinito dice! Ahahahah!
Y es por eso que me llama.

La Havane m’appelle
(Traduction de Fabrice Hatem)

A ma Havane… Avec amour… Encore une fois
Je veux chanter aujourd’hui cette terre sainte
Jolie Caïman qui déjà s’éveille
Au rythme de la canne, du tabac et du rhum.

Je veux chanter des choses merveilleuses
Pour mes provinces, qui sont si belles
Comme le chant du rossignol.

Terre Santiaguera,
Berceau du son savoureux et de la trova
Camaguey, avec ses plaines
Ses authentiques citernes d’argile
Santa Isabel de Cienfuegos
Où est né ce grand chanteur
Matanzas avec sa rumba et sa religion
Je continue, vers Villa Clara avec son Sandino
J’ai des souvenirs à Pinar del Rio
Où l’on me donne beaucoup d’amour
Guantanamo, ville qui tant de vertu possède
L’île avec toute sa jeunesse
Granma, pleine de charme; toujours
La ville de Holgun ma offert l’élégance
La Monumentale m’a conduit à la Havane
La Havane que toujours, toujours
Je porte dans mon cœur
Parce qu’elle nourrit mes sentiments
Aujourd’hui, je veux la chanter
Encore une fois, encore une fois !

C’est que La Havane a son swing
Qui dure et qui perdure
C’est pour cela qu’elle m’attire
Mais si la nostalgie et l’absence
Prenaient possession de mon âme
Je n’aurais pourtant pas de peine
Car elle reste avec moi, La Havane
La Havane toute entière
C’est que La Havane a son swing
Vérifie, marche à La Havane
C’est pour cela qu’elle m’attire
Regarde !
La Havane a un je-ne-sais-quoi
La Havane a un je-ne-sais-combien
Je ne peux te l’expliquer
La Havane a son swing
La Havane a son charme
Tu le sais
Vas-y ! Ah Dieu !
Qu’est ce qu’elle a ?
Qu’est ce qu’elle a qui ne convient pas ?
C’est que la Havane a son swing,
Regarde
C’est pour cela qu’elle m’attire, la Havane
C’est pour cela qu’elle m’attire
Marche à la Havane,
Le trabujo est arrivé, tu le sais
Et c’est pour cela qu’elle m’attire
Il fait chaud à La Havane
Il fait chaud à La Havane, ma sœur
C’est pour cela qu’elle m’attire.

C’est que La Havane a un swing
C’est pour cela qu’elle m’attire
Marche à La Havane.

Mambo !

(Variante non reprise dans le clip)

Si je vais à Paris ; Londres ou Madrid
Qu’est-ce qu’on dit de moi ?
Et c’est pour cela qu’elle m’attire
Ecoute bien, comme dirait le Sonero
« Ah, comme cela te plaît de faire le Habanero »
Et c’est pour cela qu’elle m’attire
Je répète, il fait chaud à La Havane
Il fait chaud à la Havane, ma soeur
Et c’est pour cela qu’elle m’attire
Je te le dis maintenant,
C’est que La Havane a un swing
Et c’est pour cela qu’elle m’attire
Marche à la Havane
Mambo ! oh La Havane
Et c’est pour cela qu’elle m’attire, La Havane
Disciplina !
Et c’est pour cela qu’elle m’attire, La Havane
Pour les gens de Cerro, Santa Fé, Marianao ;
Chinito dit !! Ahahahah !
Et c’est pour cela qu’elle m’attire.

Références complémentaires

Sur Manolito Simonet

Sur Roberto « Cucurucho » Rodriguez Valdès

Explication des paroles de la chanson La Havana me llama


[1] Le texte est basé sur la version du clip proposé en lien. Les parties interprétées par le chœur figurent en italiques.
[2] Surnom de Cuba.
[3] Terme à entendre ici au sens de Santeria, religion afro-cubaine.

La Esencia del Guaguanco

La Esencia del Guaguanco

ImagePour lire une traduction de ce texte, cliquez sur le lien suivant : Esencia.

Ce célèbre thème de Tite Curet Alonso fut enregistré en 1969 par le chanteur Pete « Conde » Rodriguez accompagné par la formation de Johnny Pacheco – par ailleurs un des principaux fondateurs du Label Fania – et publié en 1971 dans un album intitulé La Perfecta Combinacion.

Au-dela de ses éminentes qualités musicales, il présente un grand intérêt historique. Il constitue en effet l’un des jalons majeurs majeurs du cheminement qui conduisit les musiciens latino- américains de New-York, regroupés autour du Label Fania, à crééer le style « Salsa » à travers une réinterprétation et une fusion des différentes musiques populaires des Caraïbes – avec bien sur, un très fort apport cubain, illustré ici par l’hommage rendu au Guaguanco.

Je vous propose d’écouter ce thème dans l’interprétation de Johnny Pacheco et Pete Rodriguez, tout en lisant ma traduction.

Fabrice Hatem