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Estoy Hecho Tierra

Estoy Hecho Tierra

Image Pour lire une traduction de ce texte, cliquez sur le lien suivant : Estoy

Cette guaracha à l’humour grinçant fut composée par Ñico Saquito (1901-1982), l’un des fondateurs de la Trova cubaine, alors qu’il traversait une période très difficile de son existence. « Estoy Hecho Tierra », « Estoy hecho Pulvo », sont en effet des expressions argotiques cubaines évoquant un grand désarroi personnel lié à une situation financière désastreuse. On pourrait les traduire en français par « Je suis plus bas que terre » (pour conserver l’image tellurique) ou encore par « Je suis raide comme les blés » ou « je n’ai pas un radis » (pour insister davantage sur l’idée de détresse économique).

C’est peut-être la douloureuse actualité de ce thème pour les cubains qui explique qu’il continue à être fréquement interprété aujourd’hui dans l’île, y compris dans des arrangements modernisés de type « hard-rock ».

Parmi les interprétrations les plus connues de « Estoy hecho Tierra », on peut citer celles d’Eliades Ochoa (écouter ici un petit extrait) et, celle, plus ancienne, de Ñico Saquito lui-même (extrait).

Je vous propose d’écouter « Estoy hecho tierra », en version complète cette fois, dans une très jolie interprétation du groupe « contrapunto », tout en lisant ma traduction. Je n’ai cependant pas fait figurer dans mon texte les deux dernières strophes de la version proposée par ce groupe, dont je n’ai pas trouvé trace dans les autres interprétations que j’ai pu écouter, et dont je suppose donc – peut-être à tord – qu’elles ne figurent pas dans le texte original. Ces deux strophes disent à peu près ceci « Au milieu de ma triste vie / On ne voit fleurir aucune fleur / Qu’on me chante des Son ou des Tango / mais qu’aucune goutte d’eau ne me transforme en boue ».

Pour une interprétation parfaitement homogène avec mon texte, mais à mon avis un peu moins intéressante musicalement -, on pourra également écouter le groupe Bejeque (lien rompu pour l’instant).

Fabrice Hatem

Dernière mise à jour : ( 04-06-2011 )
Esta cobardia

Esta cobardia

ImageL’œuvre

En 1985, Frankie Ruiz quitte l’orchestre La Primerisima de Tommy Olivencia pour devenir chanteur soliste. Il inaugure la même année cette nouvelle étape de sa carrière artistique par le lancement de son premier album solo Solista, Pero No Solo. Celui-ci contient plusieurs thèmes encore aujourd’hui célèbres, comme La Cura, Tu Con El, El Camionero et Esta Cobardia.

Cette dernière chanson, bon exemple de Salsa romantique, nous conte les tourments d’un amant quelque peu timide, réduit à rêver, solitaire, de l’amour qu’il n’ose déclarer à la femme qu’il désire en secret.

L’album rencontra un grand succès et fit de Frankie Ruiz l’un des chanteurs de Salsa les plus en vogue du moment. Il fut couronné par le titre de « meilleur disque de l’année » aux Latin Music Awards de Billboard en 1986.

Fabrice Hatem

Ses interprétations par Frankie Ruiz


CD Solista, Pero No Solo (1985)

Show TV au Pérou

Ses paroles en espagnol[1]

Sa traduction en français

Esta cobardia
(F.M. Moncada – P.Cepero)

No se da ni cuenta que cuando la miro
Por no delatarme me guardo un suspiro
Que mi amor callado se enciende con verla
Que diera la vida para poseerla

No se da ni cuenta que brillan mis ojos
Que tiemblo a su lado y hasta me sonrojo
Que ella es el motivo que a mi amor despierta
Que ella es mi delirio y no se da cuenta

Esta cobardía de mi amor por ella
Hace que le vea igual que a una estrella
Tan lejos, tan lejos en la inmensidad
Que no espero nunca poderla alcanzar

Esta cobardía de mi amor por ella
Hace que le vea igual que a una estrella
Tan lejos, tan lejos en la inmensidad
Que no espero nunca poderla alcanzar

(uhh.. uhhh, uuha )

No se da ni cuenta que le he conseguido
Los cálidos besos que no me ha pedido
Que en mis noches tristes desiertas de sueño
En loco deseo me siento su dueño

No se da ni cuenta que ya la he gozado
Por que ha sido mía sin haberla amado
Que es su alma fría la que me atormenta
Que ve que me muero y no se da cuenta

Esta cobardía de mi amor por ella
Hace que le vea igual que a una estrella
Tan lejos, tan lejos en la inmensidad
Que no espero nunca poderla alcanzar

Esta cobardía de mi amor por ella
Hace que le vea igual que a una estrella
Tan lejos, tan lejos en la inmensidad
Que no espero nunca poderla alcanzar

(uhh…uhhh… uuha )

Esta cobardia
Esta cobardia
De mi amor por ella
Mi amor por ella
Hace que la vea como una estrella en la inmensidad

La miro de lejos en mi cobardia
Pero yo se lo que soy
El dueño suyo en la realidad, en la vida

Esta cobardia
Esta cobardia
De mi amor por ella
Mi amor por ella
Hace que la vea como una estrella en la inmensidad

Y no se da cuenta
De mi amor por ella
Aunque sea para mi
Igual que la unica estrella, que bella

Esta cobardia
Esta cobardia
De mi amor por ella
Mi amor por ella
Hace que la vea como una estrella en la inmensidad

Me paso noches enteras
Pensando en que la he gozado
Con alma y a cuerpo entero
cuanto amor nos hemos dado

Esta cobardia
Esta cobardia
De mi amor por ella
Mi amor por ella
Hace que la vea como una estrella en la inmensidad

(Instrumental)

Esta cobardia
Esta cobardia
De mi amor por ella
Mi amor por ella
Hace que la vea como una estrella en la inmensidad

Esta cobardia
Esta cobardia
De mi amor por ella
Mi amor por ella
Hace que la vea como una estrella en la inmensidad

Se me agita el corazon
Me hace temblar su presencia
Ya me estoy volviendo loco
Y ella no se da ni cuenta

Esta cobardia
Esta cobardia
De mi amor por ella
Mi amor por ella
Hace que la vea como una estrella en la inmensidad

Yo la he tenido en mis brazos
Borracha de amor por mi
Regalandome sus besos
Diciendo a todo que si, que si, que si

Esta cobardia
Esta cobardia
De mi amor por ella
Mi amor por ella
Hace que la vea como una estrella en la inmensidad

Y pensar que ha sido un sueño,
Fantastica intimidad
Este mundo es tan pequeño la ingrata no quiere mas
Me hecho pa’ un lao

Esta cobardia
Esta cobardia
De mi amor por ella
Mi amor por ella
Hace que la vea como una estrella en la inmensidad

Cette lâcheté
(Traduction de Fabrice Hatem)

Lorsque je la regarde, n’a-t-elle pas remarqué
Que je retiens mon souffle pour ne lui rien montrer
Que mon amour muet à sa vue s’incendie
Que pour la posséder je donnerais ma vie

Elle ne se rend pas compte que brille mon regard
Que je tremble près d’elle et que mon front rougit
Que mon amour s’éveille comme par sa lumière
Elle ne se rend pas compte qu’elle est ma folie

Mais il est si lâche, mon amour pour elle
Si lâche qu’elle est pour moi pareille à une étoile
Etoile si lointaine dans l’infini du ciel
Que jamais, non jamais, je ne pourrai l’atteindre

Mais il est si lâche, mon amour pour elle
Si lâche qu’elle est pour moi pareille à une étoile
Etoile si lointaine dans l’infini du ciel
Que jamais, non jamais, je ne pourrai l’atteindre

(uhh … uhhh… uhhha)

Elle ne se rend pas compte que je lui ai donné
De torrides baisers qu’elle n’a pas demandés
Que dans mes tristes nuits de rêves solitaires
Empli de désirs fous, d’elle je suis le maître

Elle ne se rend pas compte que j’ai déjà joui d’elle
Car, sans rien demander, elle fut déjà mienne
Que son âme glacée est ce qui me tourmente
Je meurs sous ses yeux, elle ne s’en rend pas compte

Mais il est si lâche, mon amour pour elle
Si lâche qu’elle est pour moi pareille à une étoile
Etoile si lointaine dans l’infini du ciel
Que jamais, non jamais, je ne pourrai l’atteindre

Mais il est si lâche, mon amour pour elle
Si lâche qu’elle est pour moi pareille à une étoile
Etoile si lointaine dans l’infini du ciel
Que jamais, non jamais, je ne pourrai l’atteindre

(uhh…uhhh… uuha )

Mais il est si lâche
Mais il est si lâche
Mon amour pour elle
Mon amour pour elle
Qu’elle est pour moi pareille à une étoile lointaine

Je la regarde de loin dans ma lâcheté
Mais je sais ce que je suis
Son vrai maître dans la réalité, dans la vie

Mais il est si lâche
Mais il est si lâche
Mon amour pour elle
Mon amour pour elle
Qu’elle est pour moi pareille à une étoile lointaine

Elle ne se rend pas compte
De mon amour pour elle
Bien qu’elle soit pour moi
Comme l’étoile unique, si belle

Mais il est si lâche
Mais il est si lâche
Mon amour pour elle
Mon amour pour elle
Qu’elle est pour moi pareille à une étoile lointaine

Je passe des nuits entières
Pensant que j’ai fait l’amour avec elle
Avec notre âme, et nos corps entiers
Combien d’amour nous nous sommes donnés

Mais il est si lâche
Mais il est si lâche
Mon amour pour elle
Mon amour pour elle
Qu’elle est pour moi pareille à une étoile lointaine

(Instrumental)

Mais il est si lâche
Mais il est si lâche
Mon amour pour elle
Mon amour pour elle
Qu’elle est pour moi pareille à une étoile lointaine

Mais il est si lâche
Mais il est si lâche
Mon amour pour elle
Mon amour pour elle
Qu’elle est pour moi pareille à une étoile lointaine

Sa présence m’agite le cœur,
Elle me fait trembler
Cela me fait devenir fou
Et elle ne s’en rend pas compte

Mais il est si lâche
Mais il est si lâche
Mon amour pour elle
Mon amour pour elle
Qu’elle est pour moi pareille à une étoile lointaine

Je l’ai tenue dans mes bras
Ivre d’amour pour moi
M’offrant ses baisers,
Disant oui, oui, oui, à tout

Mais il est si lâche
Mais il est si lâche
Mon amour pour elle
Mon amour pour elle
Qu’elle est pour moi pareille à une étoile lointaine

Et penser que cela a été un songe,
Cette fantastique intimité
Ce monde est si petit, l’ingrate n‘aime plus
Elle me laisse tomber

Mais il est si lâche
Mais il est si lâche
Mon amour pour elle
Mon amour pour elle
Qu’elle est pour moi pareille à une étoile lointaine

Références complémentaires

Une excellente bio-discographie de Frankie Ruiz par Robert Tèllez


[1] Basé sur la version du CD Solista, pero non solo. Les parties interprétées par le chœur figurent en italiques.

Esa es una abusadora

Esa es una abusadora

ImageL’oeuvre

Cette Chanson de Timba a été composée par Aldalberto Alvarez.

Elle a été enregistrée en 2005 dans l’album Mi Linda Habanera par l’orchestre Adalberto Alvarez y Su Son avec la voix de Isaac Cruz.

Elle met en scène un homme qui se plaint d’être la victime d’une femme intéressée, manipulatrice et dépensière.

Pour le tanguero que je suis également, ce lamento cocasse n’est pas sans rappeler le tango Chorra de Enrique Discepolo, qui traite à peu près du même thème.

Fabrice Hatem

Ses interprétations par l’orchestre Adalberto Alvarez y Su Son


– Album « Best of Adalberto alvarez y su Son »

Ses paroles en espagnol[1]

Sa traduction en français

Ella est un abusadora
(Adalberto Alvarez)

Abusadora ! Me entere…
Desde que yo estoy con ella
Las cosas no me van bien
Ya no me alcanza el dinero
Como gasta esa mujer
Todo lo que a ella le gusta
Me lo pide sin demora
No le importa lo que cueste
Tremenda derrochadora
Abusadora, abusadora
Ella sabe que me gusta
Y por eso me devora
Abusadora, abusadora
Esta acabando conmigo
Es una demoledora.
Mientras que tiene dinero
Ni me extraña ni me llora
Pero cuando se le acaba
Llama 24 horas.
Menos mal que descubri
Su jugada engañadora
Todo era por interes
Ni me quiere ni me adora.
Yo se que es mentira
Yo se que es mentira nena
Esa nena que esta ahí
Ni me quiere ni me adora y por eso
Abusadora, abusadora
Ella sabe que me gusta
Y por eso me devora

Mami
Cuida a tu papi
Que si te quiere
Y eso tu lo sabes, lo sabes muy bien.
Abusadora, abusadora
Ella sabe que me gusta
Y por eso me devora

Y te digo
Aprende a darle la mano a quien es tu amigo
Y al otro deja que siga por su camino
Derechito y bien.

(Improvisation non reproduite)

Abusatrice
(Traduction de Fabrice Hatem)

Abusatrice ! J’ai bien compris…
Depuis que je suis avec elle
Les choses ne vont pas très bien
Je ne gagne pas autant d’argent
Que n’en dépense cette femme
Tout ce qui lui plaît à elle,
Elle me le demande sans vergogne
Elle s’en fiche, ce que cela coûte
C’est une terrible dépensière
Abusatrice, abusatrice
Elle sait bien qu’elle me plaît
Et qu’elle peut me dévorer
Abusatrice, abusatrice
Elle va me mettre sur la paille
C’est une démolisseuse
Tant qu’elle a un peu d’argent
Elle ne pense pas à moi
Mais quand le pognon lui manque
Elle m’appelle de jour et de nuit.
C’est moindre mal de découvrir
Son petit manège de menteuse.
Tout ça était par intérêt
Elle ne m’aime ni ne m’adore.
Tout cela n’est que mensonge.
Ce n’est que mensonge, petite
Cette petite que voici
Elle ne m’aime ni ne m’adore, et voila
Abusatrice, abusatrice,
Elle sait qu’elle me plaît,
Et qu’elle peut me dévorer
Ma chérie
Fait attention à ton papi
Car il t’aime, oui
Et ça tu le sais, tu le sais très bien.
Abusatrice, abusatrice,
Elle sait qu’elle me plaît,
Et qu’elle peut me dévorer
Et je te dis
Apprends à tendre la main à qui est ton ami
Et l’autre, laisse-le suivre sa route
Tranquille, de son côté.

(Improvisation non traduite)

Référence complémentaires

Sur Aldaberto Alvarez

Sur l’album Mi Linda Habanera


[1] Le texte est basé sur la version de l‘émission télévisée proposée en lien. Les parties interprétées par le chœur figurent en italiques.

El Todo Poderoso

El Todo Poderoso

ImageL’œuvre

Cette étrange salsa d’inspiration mystique et chrétienne, composée par Wille Colón, a été enregistrée dans le premier album solo de Héctor Lavoe, La Voz, publiée en 1975.

Son thème a priori un peu surprenant pour des auditeurs vivant dans des sociétés européennes sécularisées, et où il est parfois de bon ton d’afficher une certaine distance par rapport aux croyances religieuses traditionnelles, montre a contrario la force qu’a conservé la foi catholique en Amérique Latine.

J’avais d’ailleurs moi-même été témoin de ce fait lors de mes récents voyages à Cuba, et notamment d’une visite à l’Eglise de la Virgen de la Caritad del Cobre, près de Santiago de Cuba. L’expression de la ferveur catholique semblait y faire très bon ménage avec les rythmes tropicaux…

Fabrice Hatem

Ses interprétations par Héctor Lavoe


Dans l’album La Voz (1975)

En concert au Mexique (1978)

Ses paroles en espagnol[1]

Sa traduction en français

El Todo Poderoso
(Willie Colón / Héctor Lavoe)

Ay, como lo escupieron
Cómo lo empujaron
Cómo lo llevaron
A crucificar.

Si viéramos bien al mundo
Y a nuestros pueblos hermanos
No existiera lo rotundo
Ni existiera la creencia
Cada cabeza es un mundo.

Todos tenemos problemas
Que tienen su solución
Sin pensar que el de la muerte
De eso se encarga el Señor.

Es el que todo lo sabe
Es el que todo lo ve
No conoce el egoísmo
Ni actúa de mala fe.

Todopoderoso es el Señor,
El Todopoderoso es el Señor.

Ay en el calvario fue puesto
Y alli fue crucificado
La sentencia fue de Herodes
Y firmada por Pilatos.

Es el que todo lo sabe
Es el que todo lo ve
No conoce el egoísmo
Ni actua de mala fe.

Si vierameos bien al mundo
Y a nuestros pueblos hermanos
No existiera lo rotundo
Ni existiera la crencia
Cada cabeza es un mundo.

Oye después que lo escupieron
Y después que lo empujaron
Todito lo que le hicieron
Fueron todos perdonados.

Padre nuestro que estas en el cielo
Libranos de todo mal
Y cuidanos de las manos
Que nos quieren acabar.

Es, ese el que to lo sabe
Es ese que to lo ve
No conoce el egoísmo
Ni actua de mala fe.

Le Tout-Puissant
(Traduction de Fabrice Hatem)

Ah, comme ils l’ont insulté
Comme ils l’ont bousculé
Comme ils l’ont amené
A la cruxifixion.

Si le monde tournait rond
Tous les peuples seraient frères
Le fanatisme n’existerait pas
La crédulité n’existerait pas
Chaque esprit est un monde.

Nous avons tous des problèmes
Qui ont leur solution
Sans penser que de la Mort
Se chargera notre Seigneur.

Il est celui qui tout sait
Il est celui qui tout voit
L’égoïsme, il ne connaît pas
Il n’agit pas de mauvaise foi.

Tout-puissant est le Seigneur,
Le Tout puissant est le Seigneur.

Ah, au calvaire il fut amené
Et là il fut crucifié
Hérode dicta la sentence
Elle fut confirmée par Pilate.

Il est celui qui sait tout
Il est celui qui voit tout
Il ne connaît pas l’égoïsme
Il n’agit pas de mauvaise foi.

Si le monde tournait rond
Tous les peuples seraient frères
Le fanatisme n’existerait pas
La crédulité n’existerait pas
Chaque esprit est un monde.

Ecoutez, après qu’ils aient insulté
Après qu’ils l’aient maltraité
Avec tout ce qu’ils lui ont fait
Ils ont été tous pardonnés.

Nôtre Père qui êtes aux cieux
Libérez-nous de tous mal
Et protégez-nous-nous des mains
Qui veulent nous faire du mal.

Il est celui qui sait tout
Il est celui qui voit tout
Il ne connaît pas l’égoïsme
Il n’agit pas de mauvaise foi.

Références complémentaires

– Une bio-discographie de Héctor Lavoe

Une biographie en français de Héctor Lavoe


[1] Paroles basées sur la version de l’album La voz(1975). Les paroles interprétées par le chœur figurent en italiques.

El que sembra su maiz

El que sembra su maiz

Image Ce Son, composé en 1928 par Miguel Matamoros fut l’un des premiers grands succès qui ouvrit au musicien le chemin de la notoriété. Et pourtant les paroles de cette chanson sont fort obscures et décousues : un mélange sans logique d’allusions parfois cryptiques à de petits évènements la vie de quartier du Santiago de Cuba de jugements inspirés la sagesse populaire et de mots aimables à l’adresse de l’auditeur.

La première strophe fait ainsi allusion à la disparition d’un vendeur ambulant nommé Mayor. La seconde strophe – les conseils de la grand-mère à sa fillette de ne pas jouer avec le feu, au-delà de leur apparente banalité, pourraient avoir un double sens un peu coquin. Quant à la troisième strophe – l’histoire de Rufina et du trombone cassé – même des chercheurs passionnés comme Alberto Muguercia n’ont pu identifier l’anecdote réelle qui pourrait l’avoir inspiré. Nous en sommes donc quittes pour laisser vagabonder notre imagination à ce sujet. Quant au refrain, qui n’a rien à voir avec les couplet, il se contente de nous rappeler qu’il serait juste que l’homme puisse recueillir le fruit de son travail.

Mais cet ensemble de strophes décousues forme un petit chef d’œuvre de fraîcheur et de grâce populaire, que je vous propose d’écouter dans l’interprétation du Trio Matamoros (voir photo) tout en lisant ses paroles orignales en espagnol et sa traduction en français.

Bonne écoute et bonne lecture !

Fabrice Hatem