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El cantante

El cantante

Image Pour lire la traduction de cette chanson, cliquez sur le lien suivant : Paroles.

Composée en 1978 par Ruben Blades, El Cantante fut l’un des plus grands succès du chanteur d’origine portoricaine Hector Lavoe. Au delà de sa valeur artistique intrinsèque, cette oeuvre constitue un témoignage intéressant du processus par lequel la Salsa est née, au cours des années 1960 et 1970, d’une évolution des formes de la musique populaire traditionnelle des Caraïbes, et tout particulièrement du Son Cubain.

Cette chanson, que nous classons de manière spontanée dans la catégorie musicale « Salsa », est en fait extrêmement proche d’un Son Cubain par sa structure : exposé du thème en quelques couplets, suivi d’un dialogue entre le chanteur soliste et le chœur ; part de plus en plus grande laissée à l’improvisation (vocale et instrumentale) au fil de l’interprétation, tandis que l’atmosphère musicale monte progressivement vers un « climax » final.

Cette appartenance de El Cantante à l’univers « Sonero » est quelque peu masquée par la présence dans l’orchestre d’instruments étrangers aux groupes de Son traditionnels et typiques au contraire de la Salsa (extension de la section de cuivres par introduction notamment de trombones, présence du piano et même de cordes dans certaines versions[1]). On assiste ainsi, en « direct » en quelque sorte, à la mise en oeuvre du processus de transmutation musicale conduisant du Son traditionnel à la Salsa moderne.

L’auteur de la chanson, Ruben Blades, de mère cubaine quoique de nationalité panaméenne, semble d’ailleurs avoir éparpillé à dessein dans son texte et dans sa partition des « clins d’œil » soulignant cette filiation. Homme d’une grande culture, il est d’ailleurs coutumier du fait, comme le montre l’analyse de certaines autres de ses Salsas célèbres, comme Pedro Navaja, directement inspirée de la chanson de Kurt Weill, Mack the Knife, et remplie de « citations » musicales et littéraires. Il a, semble-t-il, procédé de même dans El cantante, mais pour faire cette fois de sa chanson un hommage cryptique au Son Cubain.

Par exemple le terme pregon, typiquement cubain, évoque les petits refrains chantés par les marchands des rues pour vanter leur marchandise, et dont de nombreux Sones célèbres, comme El Manisero ou Echale Salsita, se sont directement inspirés. De même, l’expression « pregon de la montaña » pourrait être considérée comme une référence aux origines du Son, né dans les collines des environs de Santiago de Cuba. Enfin, la mélodie du refrain est très proche de celle de la chanson Vamonos Pa’monte de Eddie Palmieri, qui est elle-même directement inspirée par le Son.

Quant au chanteur, Hector Lavoe, parfois surnommé El cantante de los cantantes, il a joué un rôle majeur dans l’essor de la Salsa au cours des années 1970 et 1980, au sein notamment du label Fania All Stars. Il rend d’ailleurs hommage, dans la version que je vous propose d’écouter ici, à plusieurs autres chanteurs membre du groupe Fania, comme Celia Cruz, Ismael Rivera ou Cheo Feliciano.

Notons pour conclure que la chanson El cantante est si fortement identifiée à Hector Lavoe qu’elle constitue aussi le titre d’un film consacré à la vie de cet artiste, décédé du Sida en 1993, et dont le rôle est interprété par un autre « grand » de la Salsa, Marc Anthony.

Je vous propose d’écouter cette chanson interprétée par Hector Lavoe, tout en lisant ma traduction.

Bonne écoute et bonne lecture.

Fabrice Hatem


[1] On entend clairement la présence de violons dans la version que je vous propose d’écouter, mais ceux-ci ne figurent pas à l’image, qui apparemment correspond à une autre interprétation où les cordes (contrebasse mise à part) sont absentes.

Echale Salsita

Echale Salsita

Image Pour lire une traduction de ce texte, cliquez sur le lien suivant : Echale

Ce Son, écrit en 1928 par Ignacio Piñeiro, est surtout célèbre auprès de Salseros contemporains pour être l’une des premières chansons où figure le mot « salsa » ou plus exactement « salsita ». Cependant, ce terme n’est utilisé ici que dans son sens premier de nature culinaire. C’est une « petite sauce » dont un marchand ambulant, qui apparemment est également vendeur de saucisses[1], vante les mérites dans un « pregón », c’est-à-dire un petit refrain destiné à attirer l’attention sur ses produits.

Cette référence à la vie et aux personnages de la rue, ainsi qu’aux chansonnettes que l’on peut y entendre, est très fréquente dans les chansons de Son de cette époque. Par exemple, El Manisero de Moises Simons (1927) a pour personnage principal un vendeur ambulant de cacahuètes, qui lui aussi, entonne son pregón. Dans El Carretero (1930), Guillermo Portabales met en scène un joyeux charretier qui chante en travaillant. Enfin, dans La Mujer de Antonio du Trio Matomoros (1929), ce sont plutôt les talents d’imitatrice d’une voisine un peu médisante qui sont évoqués.

L’omniprésence de ce thème du peuple qui chante peut être considéré, comme un hommage spontané rendu par les artistes cubains à la vitalité des traditions musicales populaires et notamment des musiques de rue dont provient, encore aujourd’hui, une bonne partie de leur inspiration.

Je vous propose d’écouter Echale Salsita, tout en lisant ma traduction, en choisissant entre deux versions : celle du Septeto Nacional Ignacio Piñeiro, qui présente l’intrérêt de proposer une sonorité sans doute assez proche de la version originale, mais dont le texte est malheureusement écourté ; et celle, plus récente, de l’orchestre Sierra Maestra, qui se termine par une très longue partie improvisée et instrumentale.

Fabrice Hatem

[1] A moins qu’il ne s’agisse de l’un de ses collègues.
Dos gardenias para ti

Dos gardenias para ti

ImagePour consulter la traduction de cette chanson, cliquez sur le lien suivant : gardenias

Ecrit en 1947 par Isolina Carrillo, ce boléro a figuré au répertoire des plus grands chanteurs cubains des cinquante dernières années

Parmi ses interprètes, on peut citer Antonio Machin, Omara Portuondo ou encore Daniel Santos.

Il a retrouvé un regain récent de célébrité grâce à l’interprétation de Ibrahim Ferrer dans le film Buena Vista Social Club.

 

Je vous propose de l’écouter dans la très belle version de Antonio Machin tout en lisant ma traduction.

Fabrice Hatem

Dernière mise à jour : ( 04-06-2011 )
Despues de todo

Despues de todo

Image L’oeuvre

Cette belle chanson romantique a été écrite et composée par Juan Formell dans les années 1970. Elle fut depuis lors interprétée par l’orchestre Los Van Van à de nombreuses reprises, par exemple au cours des années 1980 avec la chanteuse Mirtha Medina dans un arrangement très mélodique, avec un accompagnement très « soft » d’orgue électronique.

Elle a été reprise plus récemment, avec la voix de Yenisel Valdès « Yenni », dans l’album Chapeando en 2004. Le style est cette fois celui de la « Timba », beaucoup plus rythmé, avec une forte présence des cuivres, et une large place donnée, dans la seconde partie, à l’alternance soliste-chœur. C’est cette interprétation adaptée aux goût du public contemporain, qui est la plus connue aujourd’hui, au point que beaucoup pensent que Despues de todo est une thème récent.

La comparaison des deux versions montre l’extraordinaire capacité de Los Van Van a renouveler leur style et à entrer en osmose avec l’évolution de leur public. Ceci explique sans doute le succès jamais démenti de ce groupe depuis sa création en 1969, il y a plus de 40 ans.

Fabrice Hatem

 

 

Ses interprétations par le groupe Los Van Van

Interprétation « Live » de Yénni au Theatre Karl Marx, La Havane

Interprétation de Yénni en « « Live »

Interprétation de Mirtha Medina (1986)

Ses paroles en espagnol[1]

Sa traduction en français

Despues de todo
(Juan Formell)

(Improvisation vocale)

Nos dejamos llevar
Por la gente
Que ahora suele decir
Que lo siente.

Nos dejamos llevar
Por el miedo
De vivir juntos
Aun siendo abuelos.

Nos dejamos llevar
Por la prisa
Y olvidamos
Aquella sonrisa.

Cuando todo era lindo
Y con ganas
Y funcionaba el amor
En la cama.

Y después de todo que?
Roto el sentimiento
Para que y por que mi amor?
Di por mi lo siento.

Y después de todo que?
Todo es amargura
Tu de cama en cama y yo
Y yo durmiendo sola.

(Improvisation vocale)

Nos dejamos llevar
Por las dudas
Cuando de veras,
No había ninguna.

O nos dejamos llevar
Por el odio
De los que viven siempre
En un agobio.

Nos dejamos tender ese lazo
Que casi siempre conduce al fracaso
Y decidimos cambiar nuestras vidas
Para vivirlas en nueva medida.

Y después de todo que?
Roto el sentimiento
Para que y por que mi amor?
Di por mi lo siento.

Y después de todo que?
Todo es amargura
Tu de cama en cama y yo
Y yo durmiendo sola.

No se vigilen
No se atormenten más
Que cada cual tiene su suplente ya.

No me vigiles
No me atormentes papi
Que se acabó se acabó.

No se vigilen
No se atormenten más
Que cada cual tiene su suplente ya.

Y es que el amor que te tenía
Era lindo y verdadero
Pero se acabó mi cielo.

No se vigilen
No se atormenten más
Que cada cual tiene su suplente ya.

¡Ay! dile a esa dile a esa, dile a esa
Que tu amor no me interesa
Yo te regalo con papele’ y to’.

No se vigilen
No se atormenten más
Que cada cual tiene su suplente ya.

Y agua que no has de beber
Déjala correr, déjala, déjala
Déjala, déjala, déjala, déjala, déjala.

No se vigilen más…

¡Corre’l agua!

Lo que pasó pasó
Ta bueno ya
No comenten má’, ya pasó.

Lo que pasó fue que el destino
A ti te puso en mi camino
¡Oh-oh-oh !

Lo que pasó pasó
Ta bueno ya
No comenten má’, ya pasó.

Y si te duele
Y si no puedes
Eso se te va caminando.

Lo que pasó pasó
Ta bueno ya
No comenten má’, ya pasó…

Ahora te invito
A que sigas tu camino
Porque vivir feliz
No está prohibido.

Lo que pasó pasó
Ta bueno ya
No comenten má’, ya pasó.

¡Ay! pa’que baile’ conmigo
Ha’ta mañana
Pa’que vuelvas
La próxima semana.

Lo que pasó pasó
Ta bueno ya
No comenten má’, ya pasó.

(Improvisation finale non reproduite)

Après tout
(Traduction de Fabrice Hatem)

(Improvisation vocale)

Nous nous laissâmes mener
Par les gens
Qui maintenant disent souvent
Qu’ils le regrettent.

Nous nous laissâmes mener
Par la peur
De vivre ensemble
Notre vieillesse.

Nous nous laissâmes mener
Par la hâte
Et nous avons oublié
Ce sourire.

Lorsque tout était beau
Empli de désir
Que l’amour fonctionnait
Au creux du lit.

Et après tout cela, quoi ?
Le sentiment s’est cassé
Pour quoi et pourquoi mon amour ?
Dis-moi s’il te plaît, « je regrette ».

Et après tout cela, quoi ?
Tout est amertume
Toi de lit en lit et moi
Et moi je dors solitaire.

(Improvisation vocale)

Nous nous laissâmes mener
Par les doutes
Quand en vérité,
Il n’y en avait pas.

Nous nous laissâmes mener
Par la haine
De ceux qui vivent toujours
Dans l’accablement.

Nous nous sommes laissé tendre ce piège
Qui conduit presque toujours à l’échec
Et nous avons décidé de changer nos vies
Pour les vivre d‘une nouvelle manière.

Qu’est-ce qui reste près cela ?
Le sentiment est rompu
Pour quoi et pourquoi mon amour ?
Dis-moi s’il te plaît « je regrette ».

Et après tout cela, quoi ?
Tout est amertume
Toi de lit en lit et moi
Et moi je dors solitaire.

Ne vous épiez pas
Ne vous tourmentez plus
Chacun a déjà son remplaçant.

Ne m’épie pas
Ne me tourmente pas mon chou
Ce qui est fini est fini.

Ne vous épiez pas
Ne vous tourmentez plus
Chacun a déjà un remplaçant.

C’est que l’amour que j’éprouvais
Etait beau et sincère
Mais mon ciel s’est obsurci.

Ne vous épiez pas
Ne vous tourmentez plus
Chacun a déjà un remplaçant.

Ah ! Dis-le lui à elle
Que ton amour ne m’intéresse pas
Je lui offre avec un papier-cadeau.

Ne vous épiez pas
Ne vous tourmentez plus
Chacun a déjà un remplaçant.

Et l’eau que tu ne dois pas boire
Laisse-la couler, laisse-la, laisse-la
Laisse-la, laisse-la, laisse-la, laisse-la.

Ne vous épiez plus

Elle coule l’eau !

Ce qui est fini est fini
C’est bon, voila
On ne commente plus, c’est fini.

Ce qui s’est passé c’est que le destin
T’as mis sur mon chemin
Oh ! oh ! oh !

Ce qui est fini est fini
C’est bon, voila
On ne commente plus, c’est fini.

Et si ça te fait mal
Et si c’est insupportable
Ça te part en marchant.

Ce qui est fini est fini
C’est bon, voila
On ne commente plus, c’est fini.

Maintenant je t’invite
A suivre ton chemin
Parce que vivre heureux
Ce n’est pas interdit.

Ce qui est fini est fini
C’est bon, voila
On ne commente plus, c’est fini.

Ah ! ah ! Pour que vous dansiez avec moi
Jusqu’au matin
Pour que vous reveniez
La semaine prochaine.

Ce qui est fini est fini
C’est bon, voila
On ne commente plus, c’est fini.

(Improvisation finale non traduite)

Références complémentaires

Présentation générale du groupe Los Van Van

Sur le parcours musical de Los Van Van

Sur le Songo

Sur l’album Chapeando

Une passionnante interview de Juan Formell

Sur la timba cubaine


[1] Le texte est basé sur la version de l’interprétation « Live » au Theatre Karl Marx de La Havane. Les parties interprétées par le chœur figurent en italiques.

Desnudate mujer

Desnudate mujer

ImageL’œuvre

C’est en 1987, deux ans après avoir quitté l’orchestre La Primerisima de Tommy Olivenca et débuté une carrière de chanteur soliste, que Frankie Ruiz enregistre son second album solo Voy pa’Encima.

Y figure notamment, aux côtés d’autres thèmes mémorables comme Quiero Llenarte, Si No te Hubieras Ido, Imposible Amor ou Voy Pa’ Encima, une chanson de Valter Pulignano, Desnudate Mujer. Son thème assez cru et direct – un homme désirant une femme lui enjoint de se mettre nue afin de passer à l’acte et de vérifier si ses talents amoureux sont à la hauteur de son art de séductrice – est assez éloigné de ceux des Salsas romantique chantées par Frankie Ruiz au début de sa carrière, comme La Rueda.

Mais le public semble apprécier, et cette chanson, comme le reste de l’album, va remporter un très grand succès qui vaudra cette année-là à Frankie Ruiz l’octroi d’un « Disque de platine ».

Fabrice Hatem

Ses interprétations par Frankie Ruiz

 

Cd Voy pa’ encima (1987)

Show à New York, invité de Andy Montañez (fin des années 1980 ?)

Ses paroles en espagnol[1]

Sa traduction en français

Desnudate mujer
(Valter Pulignano)

Yo no se porque me engañas
Si yo si yo te adoro
Quizás la culpa fue mía que no supe
Imponerme desde el principio (bis)
Pero no sabia que tú serias capaz de traicionarme
Capaz de engañarme

Desnúdate mujer yo quiero ver también
El arte que tú tienes cuando haces el amor
Desnúdate mujer que estoy vibrando todo
Estoy palidecido y un poco asustado de ti….
Me engañaste, tu cuerpo me hace extraño
Eres otra mujer desnuda….

Yo no se porque me engañas
Si yo si yo te adoro
Yo te busque entre mil mujeres
Pero me equivoque
Con tu cara infantil representaste
Un papel de gran actriz
Si ya se acabo la comedia termino
Ya te quite la mascara que tanto yo quería

Desnudate mujer…

Desnúdate mujer así te quiero ver
Ese ángel que tú tienes
Cuando hacer el amor mujer
Desnúdate mujer así te quiero ver
Mamita tu no me vez que yo estoy vibrando
Cada vez que yo te miro
Desnúdate mujer
Así te quiero ver
Hay denúdate desnúdate mujer
Ppor que así yo te quiero ver
Desnúdate mujer
Desnúdate
Asi te quiero ver
Yo te busque entre miles de mujeres
Pero mamita ya te encontré
Te busque y te encontré.

Desnúdate mujer, así te quiero ver
Ha llegado la oportunidad de encontrarnos
De nuevo otra vez
Desnúdate mujer, así te quiero ver
Yo yo yo mamacita yo quiero verte también
Desnúdate mujer, Así te quiero ver
Desnúdate mujer estoy empalidecido
Y todavía tu me tienes temblando.

Y si tu superias de que forma
Tu me tienes temblando, ahi

Femme, déshabille-toi
(Traduction de Fabrice Hatem)

Je ne sais pourquoi tu me trompes
Si moi, si moi je t’adore
Peut-être est-ce ma faute, parce que je n’ai pas su
M’imposer depuis le début
Mais je ne savais pas que tu serais capable de me trahir
Capable de me tromper

Déshabille-toi, femme, car je veux découvrir
Le talent qui est tien lorsque tu fais l’amour
Déshabille-toi, femme, je vibre tout entier
Je suis pâle, très pâle et un peu effrayé de toi …
Tu m’as trompé, ton corps me surprend
Tu es une autre femme, dénudée…

Je ne sais pourquoi tu me trompes
Si moi, si moi je t’adore
Je t’ai cherché entre mille femmes
Mais je me suis trompé
Avec ta figure d’enfant, tu m’as fait
Un numéro de grande actrice
Et voila, c’est fini, la comédie est terminée
Tu as enlevé le maquillage que j’aimais

Déshabille-toi, femme …

Déshabille-toi, femme, je veux te voir ainsi
Ce charme que tu as
Lorsque tu fais l’amour, femme
Déshabille-toi, femme, je veux te voir ainsi
Ma chérie, tu ne vois pas comme je vibre
Chaque fois que je te regarde
Déshabille-toi femme
Je veux te voir ainsi
Ah ! Déshabille-toi femme,
Car je veux te voir ainsi
Déshabille-toi femme
Déshabille-toi
Je veux te voir ainsi
Je t’ai cherchée entre des milliers de femmes
Mais maintenant chérie, je t’ai rencontrée
Je t’ai cherchée et je t’ai rencontrée.

Déshabille-toi femme, je veux te voir ainsi
Maintenant nous pouvons nous rencontrer
A nouveau, encore une fois
Déshabille-toi femme, je veux te voir ainsi
Moi moi moi petite chérie je veux te voir aussi
Déshabille-toi femme, je veux te voir ainsi
Déshabille-toi femme, je suis pâle, tout pâle
Et cependant je suis aussi tout tremblant.

Et si tu savais le genre de tremblement
Que tu me provoques, oh la la !

Références complémentaires

Excellente bio-discographie de Frankie Ruiz par Robert Tèllez


[1] Paroles correspondant au CD Voy pa’Encima. Les parties interprétées par le choeur sont indiquées en italiques.

Decisiones

Decisiones

ImageL’oeuvre

Cette salsa écrite par Rubén Blades, avec des arrangements musicaux de Oscar Hernández, a été enregistrée dans l’album Buscando America en 1984. L’auteur y poursuit sa galerie de portraits des personnages du faubourg latino-américain, dans son style si particulier, tenant autant de la nouvelle ou de la série à épisodes que de la poésie chantée.

Nous voyions ainsi défiler devant nous en trois couplets, une jeune fille enceinte, un mari se préparant à casser la figure d’un voisin trop entreprenant avec sa femme, et un jeune ivrogne provoquant un accident de circulation mortel : bref, une chronique des faits divers du quartier sur un rythme de Salsa.

Fabrice Hatem

 

Ses interprétations par Rubén Blades


Dans le vidéo-clip basé sur l’album Buscando America

En show télévisé

Ses paroles en espagnol[1]

Sa traduction en français

Decisiones
(Rubén Blades)

La ex-señorita no ha decidio que hacer…
En su clase de geografia
La maestra habla de Turquía
Mientras que la susodicha
Solo piensa en su desdicha y en su dilema
Ah que problema
En casa el novio ensaya que va a decir
Seguro que va a morir
Cuando los padres se enteren
Y aunque él otra solucion prefiere
No llega a esa decision
Porque esperar es mejor
A ver si la regla viene.

Decisiones cada día
Alguien pierde alguien gana
Ave Maria
Decisiones todo cuesta
Salgan y hagan sus apuestas
Ciudadania Oooooh

El señor de la casa de alquiler
A pesar de que ya tiene mujer
Ha decidido tener una aventura
(A lo Casanova)
Y le ha propuesto
A una vecina que es casada,
De la manera mas vulgar y descarada,
Que cuando su marido al trabajo se haya ido
Lo llame para él ser su enamorado.
La señora que no es boba
Se lo cuenta a su marido
Y el bravo decide,
Como no,
Invitar al atrevido
Y ella lo cita
Cuan lo acordado
(Le llama por telefono)
Y el vecino sale todo perfumado
Con ropa limpia
Que su esposa le ha planchado
Y trae una flor
Que se encontro en el tendedero
Dentro en casa de la vecina
Está el marido
Indeciso sobre donde dar primero
Con un bate de beisbol del extranjero
(De esos que dicen Tonny Armas)(2)
Y suena el timbre,
Riing riing…
Comienza la segunda del noveno(3)

Decisiones cada día
Alguien pierde alguien gana
Ave Maria
Decisiones todo cuesta
Salgan y hagan sus apuestas
Ciudadania Oooooh

El borracho esta convencido
Que a él el alcohol
No le afectan los sentidos
Por el contrario
Que sus reflejos son mucho mas claros
Y tiene mas control
Por eso hunde el pie en el acelerador
Sube el volumen de la radio
Para sentirse mejor
(Bien chevere)
Y cuando la luz cambia a amarilla
Las ruedas del carro chillan
Y el tipo se cree un James Bond
Decide la luz del semaforo comerse
Y no ve el troque
Aparecerse en la oscuridad
Ahhhhh grito choque y la pregunta
« ¿Que paso? » para la eternidad
(Persignate brother)

Decisiones cada día
Alguien pierde alguien gana
Ave Maria
Decisiones todo cuesta
Salgan y hagan sus apuestas
Ciudadania Oooooh
(Amen)

Décisions
(Traduction de Fabrice Hatem)

L’ex-demoiselle n’a pas décidé quoi faire…
Dans la classe de géographie
La maîtresse parle de Turquie
Pendant que la susdite
Ne pense qu’à son infortune et à son dilemme ah,
Quel problème
A la maison, le petit ami répète-ce qu’il va dire
Sur qu’il va mourir
Quand les parents vont apprendre ça
Et bien qu’elle préfère l’autre solution
Elle n’a pas encore pris cette décision
Parce qu’il vaut mieux attendre
Si viennent les règles.

Décisions tous les jours
Certains perdent, d’autres gagnent
Ave Maria
Décisions tout coûte
Allez-y faites vos jeux
Citoyens Ohhhh

Le propriétaire de la maison de location
Bien qu’il ait déjà une femme
A décidé d’avoir une aventure
(A la Casanova)
Et il a proposé
A une voisine qui est mariée,
De la manière la plus vulgaire et grossière,
Que quand son mari sera allé travailler,
Qu’il l’appelle pour venir être son amant.
La dame qui n’est pas idiote
Dit tout à son mari
Et le type, qui a des tripes, décide,
Pourquoi pas,
De donner une correction au vicieux
Et elle lui donne un rendez-vous
Convenu avec le mari
(Elle l’appelle par téléphone)
Et le voisin sort tout parfumé
Avec des vêtements propres
Que son épouse lui a repassés
Et il apporte une fleur
Qu’il a trouvée dans la buanderie,
A l’intérieur de la maison de la voisine
Le mari est caché
Il est indécis sur où frapper le premier coup
Avec une batte de base-ball de l’étranger
(Une de celle où il y a marqué Tonny Armas)
Et il tire la sonnette,
ring, ring,
Et la fin de la partie va commencer.

Décisions tous les jours
Certains perdent, d’autres gagnent
Ave Maria
Décisions tout coûte
Allez-y faites vos jeux
Citoyens Ohhhh

L’ivrogne est convaincu
Qu’à lui l’alcool
N’affecte pas la lucidité
Au contraire
Que ses réflexes sont beaucoup plus clairs
Et qu’il contrôle mieux les choses
Alors il appuie sur l’accélérateur
Augmente le volume de la radio
Pour se sentir mieux
(C’est top)
Et quand la lumière du feu passe à l’orange
Les roues de la voiture crissent
Et le type se croit un James Bond
Il décide de brûler le feu
Et ne voit pas le camion
Apparaître dans l’obscurité
Ahhhh cri choc et la question
« Qu’est-ce qui s’est passé ? » pour l’éternité
(Signe-toi, brother)

Décisions tous les jours
Certains perdent, d’autres gagnent
Ave Maria
Décisions tout coûte
Allez-y faites vos jeux
Citoyens Ohhhh
(Amen)

Références complémentaires

Une biographie en français de Ruben Blades

Une biographie en anglais de Ruben Blades

Une discographie en français de Ruben Blades

Une discographie très complète (en espagnol) de Rubén Blades

Un site internet très complet consacré à Rubén Blades

Une analyse des personnages des chansons de Rubén Blades


[1] Le texte est basé sur la version du vidéo clip proposé en lien. Les parties interprétées par le chœur figurent en italiques.
[2] Jouer de base-ball très connu.
[3] Terne de Base-Ball désignant une fin de partie.