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Sabroso

Sabroso

Image Pour consulter la traduction de cette chanson, cliquez sur le lien suivant : Sabroso

Le titre et le refrain ce Son très savoureux de Compay Segundo sont en fait des jeux de mots. En effet, Sabroso signifie bien sur « savoureux « . Mais il s’agit également du surnom d’un personnage très populaire à Santiago de Cuba dans les années où fut composée la chanson, et qui était connu pour la vantardise avec laquelle il évoquait ses très nombreuses aventures amoureuses.

Je vous propose d’écouter Sabroso dans, bien sur, une interprétation de Compay Segundo, tout en lisant ma traduction.

Fabrice Hatem

Rico vacilón

Rico vacilón

ImagePour consulter une traduction de cette chanson, cliquez sur le lien suivant : vacilon.

Composé au milieu des années 1950 par Rosendo Ruiz Quevedo, lui-même fils d’un très grand trovadore Santiaguero, Rosendo Ruiz Suárez, ce célèbre Cha-cha-chá a constitué dès sa naissance l’une des pièces maîtresse du répertoire de l’Orquesta Aragón.

Fondé en 1939 par Oreste Aragón, l’Orquesta Aragón est une Charanga (c’est- à-dire une formation où, en plus des instruments habituellement utilisés dans les orchestres populaires cubains, figurent la flûte, le violon et le piano). Il a d’abord surtout interprété des Danzón avant de connaître sa plus grande heure de gloire dans les années 1950 en inscrivant à son répertoire de nombreux Cha-cha-cha, Boléros et Sones. La formation existe toujours aujourd’hui, et cultive son style traditionnel dans une sonorité modernisée.

 

Je vous propose d’écouter Rico Vacilón dans une des interprétations de l’Orquesta Aragón tout en lisant ma traduction.

 

Quizás, Quizás, Quizás

Quizás, Quizás, Quizás

ImagePour consulter une traduction de cette chanson, cliquez sur le lien suivant : quizas.

Cette célèbre chanson, écrite en 1947 par le cubain Osvaldo Farrés, a connu un retentissement planétaire dès l’année de sa création grâce à l’interprétation de Nat King Cole. Elle a été ensuite reprise par un très grand nombre d’interprètes, parmi lesquels on peut citer les noms de Doris Day, Xavier Cugat, Celia Cruz, et, plus récemment, Ibrahim Ferrer et Omara Portuondo.

 

Je vous propose de l’écouter dans l’une des interprétations de Celia Cruz tout en lisant ma traduction.

Fabrice Hatem

Quimbara

Quimbara

ImageQuimbara

Composée par Johnny Pacheco, Quimbara fut enregistré en 1974 par Celia Cruz dans l’album Celia et Johnny. Cet album marque le début d’une seconde et brillante carrière pour la chanteuse.

Celle-ci s’était en effet trouvé au creux de la vague à la fin des années 1960 et avait même envisagé un moment d’arrêter sa carrière. Mais sa rencontre avec de jeunes musiciens latinos, désireux de moderniser et de populariser les rythmes caraïbes auprès du public nord-américain, va en décider autrement. Larry Harlow la convainc tout d’abord de participer en 1970 à sa comédie musicale Hommy. Le succès rencontré attire sur elle l’attention des fondateurs du label Fania All Stars, qui cherche à rassembler des artistes de talents autour d’une nouvelle musique, la Salsa.

Johnny Pacheco, un des fondateurs du label, se charge alors de lui créer un nouveau répertoire et écrit pour elle chanson Quimbara. Celle-ci est enregistrée par Celia Cruz en 1974 dans l’album Celia & Johnny, dont le succès place définitivement Celia Cruz au rang des interprètes majeurs de la Salsa. En Octobre de la même année, cette chanson sera interprétée à Kinshasa lors d’un concert d’anthologie donné par les plus prestigieux artistes du label Fania, à l’occasion du match de boxe opposant Mohammed Ali et Georges Foreman.

Avec cette chanson aux paroles très simples et répétives,mais au rythme étourdissant, Celia Cruz inaugure une longue série de Salsas célèbres rendant explicitement hommage à l’héritage musical Cubain et Caraïbe, comme Contrapunto musical, La medicina cubana ou Azucar negra.

Fabrice Hatem

Ses interprétations par Celia Cruz


– Dans l’album Celia & Johnny (1974)

En « live » au concert de Kinshasa en 1974

Ses paroles en espagnol[1]

Sa traduction en français

Quimbara
(Johnny Pacheco)

Quimbara qumbara qumba quimbamba
Quimbara qumbara qumba quimbamba
Quimbara qumbara qumba quimbamba
Quimbara qumbara qumba quimbamba

Ee Mamae, ee Mama
Ee Mama, ee Mama

La rumba me esta llamando
Bombo, dile que ya voy.
Que se espere un momentito,
Mientras canto guaguancó.
Dile que no es un desprecio,
Pues vive en mi corazón.
Mi vida es tan solo eso,
Rumba buena y guaguancó !

Ee Mama, ee Mama
Azucar !

Quimbara qumbara qumba quimbamba
Quimbara qumbara qumba quimbamba

Si quieres gozar,
Si quieres bailar
Quimbara qumbara qumba quimbamba

Quimbara qumbara qumba quimbamba
Quimbara qumbara qumba quimbamba

Ay, lo baila Maria y tambien José !
Quimbara qumbara qumba quimbamba

Quimbara qumbara qumba quimbamba
Quimbara qumbara qumba quimbamba

(Répétition du refrain
et improvisation)

Ay ! lo baila Teresa y tambien Joseito !

(Répétition du refrain
et improvisation)

Vamon pa’alla
Ay Dios mio,
Que lio !

(Répétition du refrain
et improvisation)

Ee lo baila Teresa, lo baila Juanito !

Quimbara
(Traduction de Fabrice Hatem)

Quimbara qumbara qumba quimbamba
Quimbara qumbara qumba quimbamba
Quimbara qumbara qumba quimbamba
Quimbara qumbara qumba quimbamba

Ee Mamae, ee Mama
Ee Mama, ee Mama

Ecoute, la rumba m’appelle
Tambour, dis-lui que je viens.
Qu’elle attende un petit moment,
Pendant que je chante le guaguanco.
Dis-lui que ce n’est pas par mépris.
Car elle vit dans mon cœur.
Ma vie c’est cela et rien d’autre,
Bonne rumba et guaguanco !

Ee mama, ee Mama
Azucar !

Quimbara qumbara qumba quimbamba
Quimbara qumbara qumba quimbamba

Ay, si tu veux t’amuser
Si tu veux danser
Quimbara qumbara qumba quimbamba

Quimbara qumbara qumba quimbamba
Quimbara qumbara qumba quimbamba

Ah, Maria le danse, et aussi José !
Quimbara qumbara qumba quimbamba

Quimbara qumbara qumba quimbamba
Quimbara qumbara qumba quimbamba

(Répétition du refrain
et improvisation)

Ah ! Théresa le danse, et aussi Joseito !

(Répétition du refrain
et improvisation)

Allons là-bas
Oh là ! Ah mon Dieu
Quelle agitation !

(Répétition du refrain
et improvisation)

Eh, Thérèsa le danse, Juanito le danse !

Références complémentaires

Dossier multimédia du Smithonian Institute sur Celia Cruz

Biographie en français de Célia Cruz


[1] Texte basé sur les paroles de l’album Celia & Johnny. Les parties interprétées par le chœur figurent en italiques.

Que bueno baila usted

Que bueno baila usted

Image Pour lire cette chanson et sa traduction, cliquez sur le lien suivant : quebueno.

Il existe plusieurs thèses, pas forcément incompatibles d’ailleurs, sur l’origine de ce thème célèbre.

Selon le tromboniste Generoso Jimenes, membre éminent de la Banda Gigante de Benny Moré, il aurait été improvisé de manière quasi-instantanée par celui-ci, au cours d’un voyage au Venezuela à la fin des années 1950. Benny Moré devait en effet compléter dans l’urgence le répertoire de son orchestre à l’occasion d’une émission télévisée.

Selon le musicologue Danilo Orozco, ce thème aurait été inspiré d’un très vieux Son cubain de Valera Miranda, intitulé Castellanos. Enrique Benitez, cousin de Benny Moré, en aurait tiré un arrangement vers 1955-1956 avant de l’offrir à celui-ci.

Ces deux versions ne sont pas nécessairement incompatibles. Il suffit en effet d’admettre que Benny Moré, pressé de compléter son répertoire à l’occasion de son passage à la télévision vénézuélienne, ait utilisé un arrangement jusque-là négligé, et donc inconnu des membres de son orchestre, pour en tirer dans l’instant une géniale improvisation.

 

De toutes manières, même si la filiation de Que bueno baila usted avec Castellanos ne fait pratiquement aucun doute à l’écoute, il reste que c’est bien le génie de Benny Moré qui a permis à ce thème inconnu d’accéder à la célébrité. En particulier, il lui revient d’y avoir intégré, en contrepoint de la référence aux talents de danseur du dénommé Castellano, un hommage à son tromboniste Generoso Jimenez, ainsi qu’à l’ensemble de son orchestre. Il a également réussi à créer une extraordinaire dynamique musicale entre ses propres solos de chanteur, les parties interprétées par le chœur, et les solos instrumentaux (notamment le trombone de Generoso Jimenez et la trompette de Alejandro El Negro).

Cette œuvre célèbre a donné lieu à de nombreuses reprises, dont celles de Tito Puente, Ibrahim Ferrer et Oscar d’Léon. Dans toutes ces versions, les paroles originales de la chanson ont été plus ou moins profondément modifiées pour les transformer en un hommage à Benny Moré.

Je vous propose d’écouter Que bueno baila usted, interprété par la Banda Gigante de Benny Moré, tout en lisant ma traduction.

Fabrice Hatem

Puerto Rico, Yo Soy Tuyo

Puerto Rico, Yo Soy Tuyo

ImageL’ oeuvre

La Salsa Puerto Rico Yo Soy Tuyo a été composée par Armando Napoleón.

Elle a été publiée en 1993 dans le CD éponyme de Frankie Ruiz.

Cette oeuvre rencontra alors un très grand succès auprès du public.

Ses interprétations (par Frankie Ruiz)

Interprétation n°1

Interprétation n°2

Interprétation n°3

Le texte en espagnol
(Les parties interprétées par le chœur sont indiquées en italiques)

Sa traduction en français

Puerto Rico, yo soy Tuyo

Puerto Rico,
Cuando mis labios pronuncian tu nombre,
Mi corazón se acelera y siempre espera
Seguirte a ti.

Cuando de niño, yo jugaba en tus calles,
Que con cariño viven en mi.
Tus lindos montes, tan bellos tus valles,
Que en esa isla, deseo morir.

Puerto-Rico,
Nuestra isla de encanto,
Frankie Ruiz, con su canto,
Quiere hacerte feliz.

Puerto Rico, mi ambición es tenerte,
Como todo un boricua[1], en mi pecho tenerte.
Puerto Rico, yo me siento latente,
Pues boricua me hiciste hasta la muerte.

Cuando de niño, yo jugaba en tus calles,
Que con cariño viven en mi.
Tus lindos montes, tan bellos tus valles,
Que en esa isla, deseo morir.

Puerto-Rico,
Nuestra isla de encanto,
Frankie Ruiz, con su canto,
Quiere hacerte feliz.

Puerto Rico, mi ambición es tenerte,
Como todo un boricua, en mi pecho tenerte.
Puerto Rico, yo me siento latente,
Pues boricua me hiciste hasta la muerte.

Boricua soy, y siempre seré.

Es la isla del encanto,
La tierra donde nací es mi Borinquen[2].

Boricua soy, y siempre seré.

Preciosa te llaman las olas
De ese azul y verde mar.

Boricua soy, y siempre seré.

Porque boricua me hiciste
Y te querre hasta la muerte.

Cachimba[3], vuelvo otra vez !

Y siempre seré…

Puerto Rico yo soy tuyo.
Boricua, y de Mayaguez[4].
Puertorriqueño hasta la muerte (bis)
Ah ah ah !

Yo soy de aquí…
Como el coquí[5]de Puerto Rico…

Yo soy Frankie Ruiz !
Ya tu verás siempre es así…
Soy el papá de la salsa.

Te lo dije !
Ay Frankie Ruiz, OK ?

(Armando Napoleón)

Porto Rico, je t’appartiens
(Traduction de Fabrice Hatem)

Porto Rico,
Quand mes lèvres prononcent ton nom,
Mon coeur se met à battre et espère toujours
Rester près de toi.

Quand, enfant, je jouais dans tes rues
Qui vivent en moi avec tendresse.
Tes belles forêts, tes vallées sont si belles,
Que dans cette île, je veux mourir.

Porto Rico,
Notre île enchantée,
Frankie Ruiz, avec son chant,
Veut te rendre heureuse.

Porto-Rico, mon ambition est de te serrer
Contre ma poitrine, comme un vrai Boricua,
Porto Rico; je sens ta vie en moi,
Car tu m’as fait Boricua jusqu’à la mort.

Quand, enfant, je jouais dans tes rues,
Qui vivent en moi avec tendresse.
Tes belles forêts, tes vallées sont si belles,
Que dans cette île, je veux mourir.

Porto Rico,
Notre île enchantée,
Frankie Ruiz, avec son chant,
Veut te rendre heureuse.

Porto-Rico, mon ambition est de te serrer
Contre ma poitrine, comme un vrai Boricua.
Porto Rico; je sens ta vie en moi,
Car tu m’as fait Boricua jusqu’à la mort.

Je suis Boricua, et le serai toujours.

C’est l’île enchantée,
La terre où que suis né, c’est mon Boriquen.

Je suis Boricua, et le serai toujours.

Elles te servent d’écrin, les vagues
De cette mer azur et verte.

Je suis Boricua, et le serai toujours.

Parce que Boricua tu m’as fait
Et que je t’aimerai jusqu’à la mort.

Ça chauffe, je recommence !

Je serai toujours…

Porto Rico je t’appartiens.
Boricua, et de Mayaguez.
Portoricain jusqu’à la mort.
Ah ah ah !

Je suis d’ici…
Comme le coqui de Porto Rico

Je suis Frankie Ruiz !
Tu verras, ce sera toujours ainsi…
Je suis le Pape de la salsa.

Voila, c’est dit !
Moi, Frankie Ruiz, OK ?

Références complémentaires

Un site dédié a Frankie Ruiz (en espagnol)

Un excellent article nécrologique de Jack « El oso »

Les paroles de la chanson en espagnol

Une autre présentation de Puerto Rico Soy Tuyo

Une présentation de l’oeuvre de Frankie Ruiz (en espagnol)

[1] Terme utilisé par les habitants indiens primitifs de Porto-Rico pour se désigner, et repris de manière affectueuse par les habitants actuels.
[2] Nom donné à Porto Rico par les habitants indiens primitifs de l’île, et repris de manière affectueuse par ses habitants actuels.
[3] Littéralement : la pipe, le calumet. Interjection souvent utilisée par Frankie Ruiz lors de ses interprétations.
[4] Ville de Porto Rico Où Frankie Ruiz a vécu une partie de sa jeunesse.
[5] Petite grenouille, connue pour son chant caractéristique, que l’on ne trouve qu’à Porto Rico.