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Pintate los labios, María

Pintate los labios, María

Image Pour lire la traduction, cliquez sur le lien suivant : pintate

Ecrite par Ramón Castro Herrera vers 1950, interprétée par le chanteur Roberto Faz puis tombée dans l‘oubli, cette charmante Guaracha a connu un regain de célébrité dans les années 1990 grâce aux interprétations d’Eliades Ochoa.

 

Je vous en propose ici une traduction basée sur l’interprétation de celui-ci, que vous pouvez simultanément écoutersi vous le désirez.

 

Fabrice Hatem

Periodico de Ayer

Periodico de Ayer

ImageL’œuvre

C’est en 1976 que Héctor Lavoe publie son second album soliste De ti depende, nom inspiré d’un beau boléro de Miguel Amadeo.

L’un des titres de cet album n’est autre que Periodico de Ayer, écrit et composé par Tite Curet Alonso.

Les paroles très dures de cette chanson – le chanteur compare la femme qu’il veut quitter à un vieux journal qu’on jette à la poubelle – sont bien éloignées des Salsas romantiques un peu mièvres qui feront, quelques années plus tard, le succès d’un Frankie Ruiz.

Ce titre s’imposera rapidement comme l’un des plus gros succès mondiaux de Héctor Lavoe.

Fabrice Hatem

Ses interprétations par Héctor Lavoe

 

CD De ti depende (1976)

Avec des images de Héctor Lavoe en Concert

Ses paroles en espagnol[1]

Sa traduction en français

Periodico de ayer
(Tite Curet Alonso)

Tu amor es un periódico de ayer
Que nadie más procura ya leer
Sensacional cuando salió en la madrugada
A mediodía ya noticia confirmada
Y en la tarde materia olvidada.

Tu amor es un periódico de ayer
Fue el titular que alcanzó página entera
Por eso ya te conocen donde quiera
Tu nombre ha sido un recorte que guardé
Y en el álbum del olvido lo pegué.

Tu amor es un periódico de ayer
Que nadie más procura ya leer
El comentario que nació en la madrugada
Y fuimos ambos la noticia propagada
Y en la tarde materia olvidada.

Tu amor es un periódico de ayer…

Y para qué leer, un periódico de ayer ?

Oye noticia que todos saben
Ya yo no quiero leer.

Y para qué leer, un periódico de ayer ?

Tu no serviste pa’nada mami
Y al zafacón yo te eché.

Y para qué leer, un periódico de ayer ?

Echa, camina, apartate de mi vera
Apartate de mi lado.

Y para qué leer, un periódico de ayer ?

Tu eres el diario La Prensa
Radio Bemba, Radio Bemba.

Y para qué leer, un periódico de ayer ?

(Instrumental)

Y para qué leer, un periódico de ayer ?

Para que voy a leer la historia de un amor
Que no puedo ni creer.

Y para qué leer, un periódico de ayer ?

Te quise te tuve, te mantuve
Pero ya no te quiero.

Y para qué leer, un periódico de ayer ?

A tu casa yo no voy polito
Va, me tumba la chaveta la chaveta.

Y para qué leer, un periódico de ayer ?

En el album de mi vida
En una página escondida allí te encontré.

(Instrumental)

Y para qué leer, un periódico de ayer ?

Anda vete de mi vera
Cosa buena : ya no te quiero ni ver.

Y para qué leer, un periódico de ayer ?

Que te pasa estas llorando
Tienes alma de papel.

Y para qué leer, un periódico de ayer ?

Y como el papel aguanta todo
Así mismo te traté.

Y para qué leer, un periódico de ayer ?

Analizate tu historia
Y así podrás comprender.

Le journal d’hier
(Traduction de Fabrice Hatem)

Ton amour est un peu comme le journal d’hier
Que personne déjà n’essaye plus de lire
Sensationnel quand il sort dans la matinée
A midi information déjà confirmée
Et le soir une affaire complètement oubliée.

Ton amour est un peu comme le journal d’hier
Il fut la « une » qui a rempli une page entière
C’est pour cela qu’un peu partout on te connaît
Tu nom figure dans une coupure que j’ai gardée
Et que dans l’album de l’oubli j‘ai glissée.

Ton amour est comme le journal d’hier
Que personne déjà n’essaye plus de lire
Le commentaire qui parut dans la matinée
Et nous fûmes deux la nouvelle propagée
Et le soir une affaire complètement oubliée.

Ton amour est un peu comme le journal d’hier…

Et pourquoi lirait-on un journal de la veille ?

Ecoute, la nouvelle que tout le monde connaît
Moi je ne veux pas la lire.

Et pourquoi lirait-on un journal de la veille ?

Tu n’as servi a rien, chérie
Et je t’ai mise à la poubelle.

Et pourquoi lirait-on un journal de la veille ?

Vas t’en, suis ton chemin, hors de ma vie
Eloigne-toi de moi.

Et pourquoi lirait-on un journal de la veille ?

Tu es le journal La Prensa
Radio Bemba, Radio Bemba.

Et pourquoi lirait-on un journal de la veille ?

(Instrumental)

Et pourquoi lirait-on un journal de la veille ?

Pourquoi irais-je lire l’histoire d’un amour
A laquelle je ne peux même pas croire.

Et pourquoi lirait-on un journal de la veille ?

Je t’aimais, je t’ai trouvée, je t’ai protégée,
Mais maintenant je ne t’aime plus.

Et pourquoi aller lire un journal de la veille ?

Je ne viendrai pas chez toi, ma cocotte,
Allez, ça me prend la tête, la tête.

Et pourquoi aller lire un journal de la veille ?

Dans l’album de ma vie
Je t‘ai retrouvée dans une page oubliée.

(Instrumental)

Et pourquoi aller lire un journal de la veille ?

Allez, ôte-toi de mon chemin,
Bonne nouvelle : ne je ne veux même plus te voir.

Et pourquoi aller lire un journal de la veille ?

Qu’est-ce qui t’arrives, tu pleures ?
Tu as une âme de papier mâché.

Et pourquoi aller lire un journal de la veille ?

Et comme le papier supporte tout
Je t’ai traitée en conséquence.

Et pourquoi aller lire un journal de la veille ?

Réfléchis à ton histoire
Et alors tu pourras comprendre.

Références complémentaires

Une bio-discographie de Héctor Lavoe

Une autre fiche technique sur la même chanson


[1] Paroles basées sur la version du CD Mi Libertad (1992). Les paroles interprétées par le chœur figurent en italiques.

Pelo suelto y carretera

Pelo suelto y carretera

ImageL’oeuvre

Cette chanson de salsa romantique a été écrite par Manuel González Hernandez « Manolin » et arrangée par Luis Bu y Dagoberto González. Elle a été interprétée par Manolin dans son album De buena fe paru en 1997, juste un an après le départ du chanteur pour les Etas-Unis.

Dans le texte, Manolin propose tout simplement de servir de consolateur à toutes des auditrices victimes d’un chagrin d’amour. Il leur propose même de les emmener en voyage en Europe pour faire enrager leur amant volage…

Or, des femmes un peu seulettes, il doit y en avoir beaucoup parmi les fans de Manolin. Comment s’étonner alors de son succès auprès du public féminin, ainsi que des nombreuses sollicitations amoureuses qu’il reçoit régulièrement de ses auditrices, comme par exemple celle qui constitue le thème de la chanson Todo fue Mental ?

J’aimerais bien être chanteur de charme…

Fabrice Hatem

Ses interprétations par Manolin

Dans l’album De buena fé (1997)

Ses paroles en espagnol[1]

Sa traduction en français

Pelo suelto y carretera
(Manuel González / Luis Bu y Dagoberto González[2])

Dicen que te dejó plantada el sábado en la noche
Lloraba que daba pena
Porque te dejó y se fue
Y cuentan que esa misma noche el tipo la hizo buena
Lo vieron con otra nena
Cayendo el amanecer
Y solita la noche pasó sentada en la escalera
Vestidita esperando por él como una niña buena
Dicen que te dejó plantada el sábado en la noche
Lloraba que daba pena
Porque te dejó y se fue
Salsa !
Cuando el amor
Se siente traicionado
Cuando hay dolor
Porque de tí se han burlado
Se caen las alas del corazón
Se va perdiendo la ilusión
Pues se ha pasado …
Una noche de amargo sabor
Dicen que te dejó plantada el sábado en la noche
Lloraba que daba pena
Porque te dejó y se fue
Y cuentan que esa misma noche el tipo la hizo buena
Lo vieron con otra nena
Cayendo el amanecer
Y solita la noche pasó sentada en la escalera
Vestidita esperando por él como una niña buena
Y sus ojos tristes y solos
Vieron el amanecer
Llorando toda la noche
Marchitándose por él
Salsa!
Dicen que te dejo plantada el sábado en la noche
Lloraba que daba pena
Y cuenta la leyenda que una noche
Triste y sola la dejaste y te fuiste por ahí [3]
Dicen que te dejó plantada el sábado en la noche
lloraba que daba pena
No está, se fue
Y no queda ni su ausencia [4]
¡Dale mambo!
¡Los chamacos!
Bueno, mira
Y si tu novio te deja
No cojas lucha[5]
Es su problema
Ay mami vete conmigo anda
Pelo suelto … ¡y carretera!
Y si tu novio te deja
Y si tu novio, mamá
No cojas lucha
Es su problema
Ay mami vete conmigo
Pelo suelto y carretera

Y si tu novio por casualidad
Comete el error de abandonarte
No cojas lucha
Echa pa’ alante
Y búscate tu cantante, nené
Y si tu novio te deja
Y si tu novio, mamá
No cojas lucha
Es su problema
Ay mami vete conmigo

Y como dice mi gente, a ver
Pelo suelto y carretera
¡¡Vaya!!
Vete pa’ que te respete
Pelo suelto y carretera (rép)
Vete del sábado hasta el lunes
Pa’ que te calcule
Pelo suelto y carretera
No venga’ el lunes, ven el martes
Pa’ que te arrebate
Pelo suelto y carretera
Este marte no, el otro
Pa’ que se vuelva loco
Pelo suelto y carretera

Vete conmigo para Europa
Pa que le de una cosa
Pelo suelto y carretera (rép.)

Y como dice mi gente, a ver …
Vete pa’ que te respete
¡¡Vaya!!

(Fin de l’improvisation, très répétitive, non retranscrite)

Cheveux au vent
(Traduction de Fabrice Hatem)

On dit qu’il t’a abandonné ce samedi soir
Elle pleurait à en faire peine
Parce qu’il t’a laissé et qu’il est parti
Et on dit que la même nuit ce type a passé un bon moment
On l’a vu avec une autre fille
Jusqu’au lever du jour
Et elle a passé la nuit toute seule assise dans l’escalier
Toute habillée à l’attendre comme une brave fille
On dit qu’il t’a abandonné ce samedi soir
Elle pleurait à en faire peine
Parce qu’il t’a laissé et qu’il est parti
Salsa !
Quand l’amour
Se sent trahi
Quand il y a de la douleur
Parce qu’on s’est moqué de toi
Alors les ailes du coeur tombent
Les illusions se perdent
Voila ce qui s’est passé
Une nuit à l’amère saveur
On dit qu’il t’a abandonné ce samedi soir
Elle pleurait à en faire peine
Parce qu’il t’a laissé et qu’il est parti
Et on dit que la même nuit le type a passé un bon moment
On l’a vu avec une autre fille
Jusqu’au lever du jour
Et elle passé la nuit toute seule assise dans l’escalier
Toute habillée à l’attendre comme une brave fille
Et ses yeux tristes et solitaires
Ont vu le lever le jour
Après avoir pleuré toute la nuit
Toute fanée, toute flétrie pour lui
Salsa !
On dit qu’il t’a abandonné ce samedi soir
Elle pleurait à en faire peine
Et la légende nous conte qu’une nuit
Tu l’as laissé seule et triste et tu est parti par la-bas
On dit qu’il t’a abandonné ce samedi soir
Elle pleurait à en faire peine
Il n’est pas là; il est parti
Et il ne reste même pas son absence.
Allez, mambo !
Les cuivres !
Bon, écoute …
Si ton amant t’abandonne
N’en fais pas un drame
C’est son problème
Ah chérie, viens avec moi, vas
Cheveux au vent et sur la route !
Si ton amant t’abandonne
Si ton amant, chérie
N’en fais pas un drame
C’est son problème
Ah chérie, viens avec moi, vas
Cheveux au vent et sur la route !
Si ton amant, par hasard,
Commet l’erreur de t’abandonner
N’en fait pas un drame
Continue de l’avant
Et cherche-toi ton chanteur, petite
Si ton amant t’abandonne
Si ton amant, chérie
N’en fais pas un drame
C’est son problème
Ah chérie, viens avec moi, vas
Et comme on dit par chez moi : on verra
Cheveux aux vents et sur la route !
Allez !!
Vas-t’en pour qu’il te respecte
Cheveux au vent et sur la route !
Vas-t’en du samedi au lundi
Pour le faire bien mariner
Cheveux au vent et sur la route !
Ne reviens pas le lundi, mais le mardi
Pour qu’il s’emporte
Cheveux au vent et sur la route
Pas ce mardi, l’autre
Pour qu’il devienne fou
Cheveux au vent et sur la route
Viens avec moi en Europe
Pour régler ton compte avec lui
Cheveux au vent et sur la route
Et comme on dit par chez moi, on verra…
Vas-t’en pour qu’il te respecte
Vas-y !

(Fin de l’improvisation non traduite)

Références complémentaires

Sur la carrière artistique de Manolin

Une interview de Manolin (en espagnol)

[1] Le texte est basé sur la version de l’album De buena fe proposée en lien. Les parties interprétées par le chœur figurent en italiques.

[2] Source du texte espagnol : Abel Robaina et Majela Serrano.
[3] Référence à la chanson sud-americaine « La leyenda del pájaro chogüí » (source : Abel Robaina, Majela Serrano)
[4] Référence à la chanson « Se fue » de Raúl Torres (source : Abel Robaina, Majela Serrano)
[5] Cojer lucha : accomplir une peine ; passer un mauvais moment.

Pedro navaja

Pedro navaja

ImagePour lire ma traduction de cette chanson, cliquez sur le lien suivant : Pedro.

Pedro Navaja est une Salsa très connue, écrite en 1978 par le chanteur/compositeur Rubén Blades sur une musique de Willie Colón. Elle transpose sur des rythmes tropicaux l’un des thèmes les plus connus de l’Opéra de Quat’sous de Bertold Brecht et Kurt Weill : « Die Moritat von Mackie Messer », « La chanson de Mackie de surineur »[1]. Traduite dans de très nombreuses langues[2], celle-ci raconte l’histoire d’un voyou/maquereau un peu fou qui erre la nuit et poignarde les gens sans pitié (surtout les femmes, Jack l’éventreur n’est pas loin) pour les voler – et, aussi, pour le simple plaisir de tuer.

ImageLa spécificité de la chanson de Ruben Blades (à part le fait qu’il s’agit de Salsa), c’est qu’à la fin, Pedro Navaja (alias Mack the knife) se fait-lui-même tuer à coups de revolver Smith et Wesson par la prostituée qu’il vient de poignarder : le féminisme et le progrès technique sont passés par là.

Le texte de Ruben Blades est en outre intéressant, outre ses qualités littéraires assez rares pour une chanson de Salsa (c’est une véritable petite nouvelle qui vous tient en haleine du début à la fin), par la multiplicité de ses références littéraires et musicales : Brecht, bien sur, mais aussi Kafka, West Side Story, les comédies musicales de Jacques Demy… et encore d’autres sans doute qui m’ont échappé.

 

Je vous propose d’écouter Pedro Navaja interprétée par Rubén Bladès tout en lisant ma traduction.

Fabrice Hatem


[1] On peut entendre cette chanson, interprétée par Brecht lui-même, en cliquant sur le lien suivant : http://www.youtube.com/watch?v=_QXJ3OXWaOY
Voici une autre version en allemand interprétée par Lotte Lenya (créatrice du titre, femme de Kurl Weill) : http://www.youtube.com/watch?v=aPG9GcykPIY&feature=related
Par ailleurs, dans l’Opéra de quat’ sous, il y a un tango sulfureux qui ne laisse aucun doute sur la profession principale de Mack the Knife, alias Pedro Navaja, alias Mackie Messer, alias Mackie le surineur : souteneur. Pour l’écouter : http://www.youtube.com/watch?v=9XK2_t6BVmk
[2] Voici la version Jazz interprétée par Louis Armstrong: http://www.youtube.com/watch?v=hLIrS5dtTZI&feature=related
Voici la version « variétés américaines », interprétée par Franck Sinatra : http://www.youtube.com/watch?v=QGdwQf2a0W0&feature=related
Voici la version « chanson populaire française », interprétée par Damia : http://www.youtube.com/watch?v=JIHT28yiYBU
Voici les paroles en français : http://paroles.abazada.com/chanson,la-complainte-de-mackie-2,13199.htm
Para vivir

Para vivir

ImageL’oeuvre

Cette très belle chanson a été écrite dans la seconde moitié des années 1960 par Pablo Milanés. Son succès a largement contribué, avec d’autres chansons composées à la même époque, comme Mis ventidos años ou 14 pelos y un dia, à faire connaître le jeune guitariste comme auteur-compositeur et interprète.

Très peu de temps après, il participe avec d’autres auteurs-compositeurs cubains de sa génération, comme Silvio Rodriguez et Noel Nicol, à l’émergence du mouvement musical de la Nueva Trova, version cubaine de la Cancion protesta latino américaine, ajoutant ainsi à son œuvre une coloration plus politique et sociale.

La chanson Para vivir, très légèrement antérieure ce tournant, reste cependant ancrée dans une atmosphère plus intimiste et romantique : un homme analyse avec une lucidité amère les raisons de l’échec de son couple.

Fabrice Hatem

Ses interprétations par Pablo Milanés

En concert « live » (lieux et dates non précisés vraisemblablement années 1980)

Ses paroles en espagnol[1]

Sa traduction en français

Para vivir
(Pablo Milanès)

Muchas veces te dije que antes de hacerlo
Había que pensarlo muy bien,
Que a esta unión de nosotros
Le hacía falta carne y deseo también.

Que no bastaba que me entendieras
Y que murieras por mí,
Que no bastaba que en mi fracaso
Yo me refugiara en ti,

Y ahora ves lo que pasó
Al fin nació, al pasar de los años,
El tremendo cansancio que provoco ya en ti,
Y aunque es penoso lo tienes que decir.

Por mi parte esperaba
Que un día el tiempo se hiciera cargo del fin,
Si así no hubiera sido
Yo habría seguido jugando a hacerte feliz,

Y aunque el llanto es amargo piensa en los años
Que tienes para vivir,
Que mi dolor no es menos y lo peor
Es que ya no puedo sentir.

Y ahora tratar de conquistar
Con vano afán este tiempo perdido
Que nos deja vencidos sin poder conocer
Eso que llaman amor,
Para vivir.
Para vivir.

Pour vivre
(Traduction de Fabrice Hatem)

Je t’avais dit souvent qu’avant de le faire
Il fallait beaucoup y réfléchir,
Qu’à cette union de nos deux êtres
Il manquait de la chair et aussi du désir.

Qu’il ne suffisait pas que tu me comprennes
Que tu soit prête a donner ta vie pour moi
Qu’il ne suffisait pas que dans mon échec
Je me réfugie vers toi.

Et maintenant, regarde ce qui s’est passé
Comme est venue, au fil des années
Cette terrible lassitude que je provoque en toi
Et même si c’est triste tu dois me le dire.

De mon côté, j’espérais
Que le temps se chargerait un jour de la fin,
Et s’il n’en n‘avait pas été ainsi
J’aurais continué à jouer à te rendre heureuse.

Et même si les pleurs sont amers, pense aux années
Qu’il te reste à vivre
Que ma douleur n’est pas moindre et le pire
Est que je ne peux même pas regretter.

Et maintenant essaye de reconquérir
Ce temps perdu avec une vain désir
Qui nous laisse vaincus sans avoir pu connaitre
Ce qu’on appelle l’amour
Pour vivre
Pour vivre.

Références complémentaires

Très beau site officiel de Pablo Milanés


[1] Le texte est basé sur la version de l’interprétation proposée en lien.
Para Bailar Casino

Para Bailar Casino

ImageL’oeuvre

Cette Salsa a été composé par Adalberto Alvarez. Elle a été enregistrée dans l’album éponyme en 2003, par l’orchestre Adalberto Alvarez y Su Son, avec la Voix de Michel Gonzales.

Adalberto Alvarez a consacré la plus grande partie de son œuvre à la défense et la promotion des musique et des danse populaire cubaines, comme le Son et la Rueda de Casino. Cette chanson constitue l’un des témoignages les plus réussis de ces efforts.

L’année même de son enregistrement, le Maestro présida d’ailleurs le Comité Organisateur du I° Encuentro Internacional de Ruedas de Casino, qui se tint à Matanzas et Varadero.

Fabrice Hatem

 

Ses interprétations par l’orchestre Adalberto Alvarez y Su Son

Dans le CD Para Bailar Casino (2003)

En concert « Live » (probablement au Vénézuéla)

Ses paroles en espagnol[1]

Sa traduction en français

Para Bailar Casino
(Aldalberto Alvarez)

Maria quisiera ir a la tropical
Pero su madre no la deja
Le gusta el casino y lo quiere bailar
Y ya hasta consiguio pareja
Ella quiere bailar con Fernando
Es que el tipo es un gran casinero[2]
Y para ella casino bailar eso es lo primero.

Un dia a su madre ella pudo engañar
Y se escapo para la fiesta
Su madre al saberlo la sale a buscar
Y con Fernando se la encuentra
Mami quiero que tu me perdones
Mas no puedo cambiar mi destino
Yo te aseguro que eso solo fue
Para bailar casino.

Y donde esta Maria ?
Donde esta Fernando
Bailando mama bailando casino
Y donde esta la gente
Que me esta escuchando?
Bailando mama bailando casino
Y donde estan los rusos ?
Donde estan los chinos?
Bailando mama bailando casino
Y donde esta la madre
Que estaba mirando
Bailando mama bailando casino.

Mambo !
…Anda!
Y dice que se va a formar:
A la rueda rueda de pan y canela[3]
Y el que no se meta, se queda sin bailar
Ay no me digas que con este son sabroso
Mami tu no vas a bailar
A la rueda rueda de pan y canela
Y el que no se meta, se queda sin bailar
El son tiene un buen coro,
Cántalo pero báilalo
Se queda sin bailar
No te pierdas esta rueda
Que Adalberto va a tocar
Se queda sin bailar casino
Y acaba de llegar al baile
Pepe con su rueda de casino
Se queda sin bailar
Ya se formó, la rueda ya se formó
Se queda sin bailar casino
Ya se formó y por eso
Busca tu pareja y goza
Quisiera que bailaras
Pero que no te vuelvas loca
Busca tu pareja y goza
Para que lo bailes para que lo goces,
Ay se forma el toca-toca[4]
Busca tu pareja y goza
Déjate de boberías mamita,
Y ponte pa’ las cosas
Busca tu pareja y goza
Loca loca loca,
Esta es la rueda que te sofoca
Busca tu pareja y goza (bis)
Pa’aqui y pa’alla! oh
Busca tu pareja y goza (rép.)
Y donde esta Maria ?
Donde esta Fernando ?
Bailando mama bailando casino
Y donde esta la gente
Que me esta escuchando?
Bailando mama bailando casino.

Pour danser le casino
(Traduction de Fabrice Hatem)

A la Tropical, Maria voudrait aller
Mais sa mère ne la laisse pas faire
Elle aime le casino et elle veut le danser
Et elle a même trouvé un partenaire
Elle veut danser avec Fernando
C’est que ce type est un super danseur
C’est vraiment le meilleur pour le Casino.

Un jour, elle a pu duper sa mère
Et elle s’est échappée pour aller faire la fête
Sa mère en l’apprenant est allée chercher
Et avec Fernando elle l’a rencontrée
Maman, je voudrais je te me pardonnes
Mais je ne peux pas changer mon destin
Je assure que je suis venue seulement
Pour danser le casino.

Et où est Maria ?
Où est Fernando ?
Ils dansent, maman, ils dansent le casino
Et où sont les gens
Que en ce moment m’écoutent ?
Ils dansent, maman, ils dansent le casino
Et où sont les russes ?
Où sont les chinois ?
Ils dansent, maman, ils dansent le casino
Et où est la maman
Qui regardait
Ils dansent, maman, ils dansent le casino.

Mambo !
Allez !
La rueda va se former
La rueda, rueda de pain et de canelle
Et celui qui ne s’y met pas, il reste sans danser
Ah, ne me dis pas qu’avec ce Son savoureux
Maman, tu ne vas pas danser
La rueda, rueda de pain et de canelle
Et celui qui ne s’y met pas, il reste sans danser
Le Son possède un bon chœur
Chante-le, mais danse-le aussi
Il reste sans danser
N’oublie pas cette rueda
Qu’Aldaberto va jouer
Il reste sans danser le casino
Et il arrête d’aller au bal
Pepe avec sa rueda de casino
Il reste sans danser
Elle s’est formée, la rueda s’est formée
Il reste sans danser le casino
Elle c’est formée et alors…
Cherche ton partenaire, amuse-toi
J’aimerais que tu danses
Mais sans perdre la tête
Cherche ton partenaire, amuse-toi
Que tu le danses, en prenant du plaisir
Le toca-toca se met en place
Cherche ton partenaire, amuse-toi
Arrête les conneries, p’tite mère
Et passe aux choses sérieuses
Cherche ton partenaire, amuse-toi
Folle, folle, folle
C’est la rueda qui t’affole
Cherche ton partenaire, amuse-toi
Par ci, par là ! Oh !
Cherche ton partenaire, amuse-toi
Et où est Maria ?
Où est Fernando ?
Ils dansent, maman, ils dansent le casino
Et où sont les gens
Que en ce moment m’écoutent ?
Ils dansent, maman, ils dansent le casino.

Référence complémentaires

Sur Aldaberto Alvarez


[1] Le texte est basé sur la version de l‘album Para Bailar Casino. Les parties interprétées par le chœur figurent en italiques.
[2] Danseur de Rueda de Casino.
[3] Refrain d’une chanson enfantine cubaine, sans signification particulière.
[4] Littéralement : touche-touche. D’après le nom d’une chanson de Adalberto Alvarez « A bailar el toca toca ». Pourrait être considéré comme une sorte de diminutif affecteux et un peu coquin de « Rueda de Casino » .