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Maria-Christina me quiere gobernar

Maria-Christina me quiere gobernar

ImageA ma douce compagne Mireille

Pour lire une traduction de ce texte, cliquez sur le lien suivant : Maria.

Ecrite vers la fin des années 1940, la guaracha Maria Christina me querie governar est l’une des plus célèbres des 300 compositions de Ñico Saquito. Elle constitue également un excellent exemple de son style empli d’humour et de gouaille populaire. Ses paroles apporteront un réconfort moral à tous les hommes mariés à une épouse autoritaire et éprise de propreté.

Elle a été interprétée par de très nombreux orchestres et chanteurs, à Cuba comme à l’étranger, parmi lesquels on peut citer Le trio Matamoros, José de Aguilar, Compay Segundo et Eliades Ochoa, la Vieja trova Santiaguera, et, bien sur, Ñico Saquito lui-même. Elle a également été utilisée pour illustrer une scène de danse dans le film Mexicain El Bombero Atomico (1950), ce qui permet d’apprécier les talents comiques du comédien Cantinflas dans une sorte de « proto-Salsa » à la fois drôle et fort instructive en matière d’histoire des styles de danses.

 

Je vous propose d’écouter ce thème dans l’interprétation de la Vieja Trova Santiaguera tout en lisant ma traduction.

Fabrice Hatem

Mami yo te enseñe

Mami yo te enseñe

Image L’oeuvre

Ce Reggaeton-Cubaton a été écrit par Alexander Delgado Hernandez, Yosdany Jacob Carmenates et Fernando Otero Van-Caneghen.

Il a été enregistré en 2008 par le groupe Eddy K. y Gente de Zona pour l’album Lo Mejor Que Suena Ahora V2.0

Si j’ai bien compris ce texte, il met en scène un homme malade, reclus chez lui, et qui reproche à sa compagne, avec beaucoup de rancoeur et d’amertume, d’être partie et de l’avoir abandonné à sa souffrance.

Mais, comme d’autres chansons du Reggaeton cubain, ce texte est truffé d’expressions idiomatiques, argotiques, de néologismes, d’anglicismes et d’allusions cryptiques qui rendent sa traduction assez laborieuse. J’ai en particulier longtemps buté sur la dernière strophe, où demeurent peut-être quelques faux-sens que je vous prie, le cas échéant, de me signaler.

Fabrice Hatem

Ses interprétations

 

Clip associé au CD Lo Mejor Que Suena Ahora V2.0

Ses paroles en espagnol[1]

Sa traduction en français

Mami yo te enseñe

(A. D.Hernandez & alii)

Dicen que la prisa
Le acompaña a la desgracia
Y lo que pase en mi ausencia
Eso me da tremenda gracia.

Mami yo te enseñee…
Como se ama–
Pero me dejaste solo
Sufriendo en mi cama (bis)

Gente de zonaa !
Lo mejor que suena ahora !

Me recuerdo que te portaste muy mal
Dejaste todo por un sucio final,
No puedo negar que me siento fatal,
Te di la vida y a ti te daba igual
Ahora vete solita caminando,
Te creiste cosa,
Dale tu mambo.
Menteuse !
Sigue por la calle tu engañando
Que yo cuido el fuego,
Pero te sigo enseñando,
Mirate cuidado muchachita
Que el amor es grande
Que se necessita chiquita,
Se que conmigo tu estas frita,
No te arrepientes,
Pidele un deseo a tu abuelita

Mami yo te enseñee..
Como se ama
Pero me dejaste solo,
Sufriendo en mi cama (bis)

Hay mamita yo te quise,
Queria amarte para siempre..
Para siempre
Solo tu aqui me dejaste
Y tu recuerdo esta presente
En la vida hay que saber perder,
Porque siempre no se gana.

Juliana que mala eres,
Que mala eres Juliana !

Hayy hayy sosa, como esta la cosa
En tratar de viaje y salir a gozar
Hayy hayy sosa, como esta la cosa
Ya estoy en zona
Y vamos a ver quien goza..

La muchachita se me hace la dificil
Por que razon todo a su lado es tan dificil
Y yo quisiera hacerlo menos dificil
Se me hace dificil. (bis)

Mami yo te enseñee..
Como se ama
Pero me dejaste solo
Sufriendo en mi cama. (bis)

Oye Nando,
Gente de Zona
Jacob, y Alexander
Y que tu crees.

Hayy hayy sosa, como esta la cosa
En tratar de viaje y salir a gozar
Hayy hayy sosa, como esta la cosa
Ya yo estoy en zona,
Y vamos a ver quien goza

Hablan de mi,
Es el punto de mi amor
Pero soy yo el que te hace sudar
Hay ahy no’ma’, gota go
Jacob for ever y Alexander.
Oye Nando, tu tranquilo
Solamente, al que se meta al aire
Usted lo quisa.

Chérie, je t’ai montré

(Traduction de Fabrice Hatem)

On dit que les gens manquent de patience
Quand les autres ont de la malchance
Ce que j’ai souffert en mon absence
M’offre une étrange récompense.

Chérie je t’ai montré
Comment on s’aime, mais
Tu m’as laissé souffrir
Tout seul dans mon lit.

Gens de la zone !
Le meilleur de la musique d’aujourd’hui !

Je me rappelle, tu t’es comportée très mal
T’as tout laissé en plan pour un sale final
Je ne peux nier que je me sens très mal
Je t’ai donné ma vie, toi ça t’était égal
Maintenant vas-t-en marcher tout seule
Qu’est-ce ce que tu te croyais,
Allez, fais ton numéro,
Menteuse !
Continue ta comédie dans la rue
Pendant que je reste au coin du feu
Mais à te conseiller, je continue
Fais bien attention à toi, gamine
Car l’amour est une grande chose
Et qu’on en a besoin, petite
Tu sais qu’avec moi tu es grillée
Tu ne t’es même pas repentie
Vas donc faire un vœu avec ta mémé.

Chérie je t’ai montré
Comment on s’aime mais
Tu m’as laissé souffrir,
Tout seul dans mon lit.

Ah, chérie, je t’aimais
Je voulais t’aimer pour toujours
Pour toujours
Mais tu m’as laissé seul ici
Et ton souvenir est présent
Dans la vie, il faut savoir perdre,
Parce qu’on ne gagne pas toujours.

Juliana comme tu es mauvaise
Comme tu es mauvaise, Juliana !

Ay, la vache, la vie c’est une mocheté
Au lieu de voyager, de m’amuser
Ay, la vache, la vie c’est une mocheté
Voila, je suis planté
Mais rira bien qui rira le dernier.

La petite me fait sa difficile
Pourquoi avec elle tout est si difficile
Et j’aimerais que ce soit moins difficile
Elle me fait la difficile.

Chérie, je t’ai montré
Comment on s’aime mais
Tu m’as laissé souffrir,
Tout seul dans mon lit.

Ecoute Nando,
Gente de Zona
Jacob et Alexander
Qu’est-ce que tu crois.

Ay, la vache, la vie c’est une mocheté
Au lieu de voyager, de m’amuser
Ay, la vache, la vie c’est une mocheté
Voila, je suis planté
Mais rira bien qui rira le dernier.

On parle de moi,
C’est à propos de mon amour
Mais c’est moi qui vous fais suer
Alors, c’est bon, I gota go
Jacob salut for ever et Alexander.
Ecoute Nando, reste tranquille
Il n’y a que celui qui peut sortir de chez lui
Que vous aimiez.

Références complémentaires

Sur le groupe Gente de Zona


[1] Le texte est basé sur la version du clip proposé en lien. Les parties interprétées par le chœur figurent en italiques.
Macusa

Macusa

ImagePour consulter la traduction de Macusa, cliquez sur le lien suivant : macusa

Macusa est un texte autobiographique de Compay Segundo, puisqu’il parle du grand amour malheureux, de sa jeunesse. Ils s’aimaient, il partit quelques temps pour La Havane. Il revint pour l’enlever et pour l’épouser, elle refusa au dernier moment. Il reparti, le cœur meurtri. Quand il revint, quelques années plus tard, elle était mariée et mère de famille. De cette histoire vécue, qui aurait pu être banale, est né l’un des plus grands chefs d’œuvre du Son Cubain.

Je m’aperçois, en rédigeant cet article, que la vraie Macusa, de son nom Michaela Periche, habitait en plein centre de Santiago de Cuba, au coin des rues San Basile et Padre Pico, c’est-à-dire à 20 mêtres de l’endroit où j’ai moi-même résidé dans cette ville… Encore un miracle de Santiago, dont les rues, les maisons, sont de véritables livres ouverts où l’on peut lire, simplement en marchant, toute l’histoire de la musique cubaine…

Et, depuis l’ancienne maison de Macusa, on pouvait sans doute entendre, le soir, la chanson de Compay Segundo sur laquelle je dansais le Son…

Je vous propose d’écouter Macusa dans une interprétation de Compay Segundo tout en lisant ma traduction.

Fabrice Hatem

Locos por mi Habana

Locos por mi Habana

ImageL’oeuvre

Ecrite par Manolito Simonet et Ricardi Amaray, cette salsa-timba a été enregistrée en 2004 par l’orchestre Manolito Simonet y su Trabuco, avec la voix de Ricardo Amaray, dans le CD Locos por mi habana.

Le theme de l’amour pour Cuba et sa capitale, La Havane, se retrouve assez fréquement dans les chansons de Manolito Simonet, comme encore récemment dans le fameux La Habana me llama, enregistré en 2008 dans l’album Control.

Fabrice Hatem

 

Ses interprétations par Manolito Simonet


Dans l’album Locos por mi Habana (2004)

Ses paroles en espagnol[1]

Sa traduction en français

Locos por mi Habana
(Manolito Simonet / Ricardo Amaray)

¡Bien!
Manos pa’rriba los locos por mi Habana
Y digo…huh
Privilegio de vivir en la ciudad del swing
Donde nunca se duerme
Donde se une la noche con el día
Donde se baile hasta que se amanece
Donde se juego un buen dominó (¡Cerro!)
Un buen motivo pa’ la caldosa
Un doctor juega a la pelota
Y de repente mete un jonrón
¡Mira!
Por eso me gusta La Habana
Porque en La Habana hay una pila ‘e locos como yo
Locos a mi música, locos a mi salsa, locos a mi Cuba
Un mercedes suele ser un taxi
Y rueda Usted para dondequiera
Y si prefiere a la antología
Un artefacto del año 40
Una botella y se formó la fiesta
Con una lata se formó la orquesta
Sin vanidades ni protocolos
Somos sencillos y un poquito locos
¡Mira!
Por eso me gusta La Habana
Porque en La Habana hay una pila ‘e locos como yo
Ya te lo dije…locos a mi Cuba
A mi solar, a mi barrio
Huh…disciplina !

Porque en La Habana hay una pila ‘e locos
Locos a mi Cuba, locos a mi salsa, locos a mi son
Porque en La Habana hay una pila ‘e locos
Ay si me tomo una cerveza
Se me sube a la cabeza y me voy pa’ El Malecón
Porque en La Habana hay una pila ‘e locos
Sin vanidades ni protocolos
Porque en La Habana hay una pila ‘e locos
¡Digo!…¡Aquí no falta nadie, vinieron todos!
Porque en La Habana hay una pila ‘e locos
!Hah!
Porque en La Habana hay una pila ‘e locos
Porque La Habana está
Porque en La Habana hay una pila ‘e locos
!Mira! Iré, iré, iré !

(Instrumental)

¡Levanta, levanta!
Porque en La Habana hay una pila ‘e locos
Manos pa’rriba y repitan todos los locos
Por mi Cuba y mi Habana
¿Por qué vinieron todos, por qué y por qué?
¡Digo!
¿Por qué no falta nadie, por qué y por qué?
¿Por qué le gusta tanta, por qué y por qué?
Porque en La Habana hay una pila ‘e locos (rép.)
¡Levanta, levanta!
Porque en La Habana hay una pila ‘e locos
¡Repeat with me, juh!
Porque en La Habana hay una pila ‘e locos (rép.)
¿Por qué vinieron todos, por qué y por qué?
Porque en La Habana hay una pila ‘e locos
Yo digo: si tú estás loco búscate un psicólogo
Porque en La Habana hay una pila ‘e locos
Repite, si tú estás loco búscate un psicólogo
Porque en La Habana hay una pila ‘e locos
¡Coge!
Si tú estás loco búscate un psicólogo
Pa’que te cure, pa’que te cure nene
Si tú estás loco búscate un psicólogo
Pero pa’que, pa’que, pa’que, pa’que
Si tú estás loco búscate un psicólogo
Si tú estás loco La Habana es tu psicólogo
Si tú estás loco búscate un psicólogo
Yo te lo digo… y te lo digo otra vez
Si tú estás loco búscate un psicólogo
A mi barrio, a mi Cuba, a mi Habana
Si tú estás loco búscate un psicólogo
¿Qué es esto? ¡Ay Dio’!
Si tú estás loco búscate un psicólogo
Si tú estás loco búscate un psicólogo
Porque en La Habana hay una pila ‘e locos
Como te dije, locos a mi Cuba
Locos a mi salsa, locos a mi son
Porque en La Habana hay una pila ‘e locos
¡Crazy!

Fous de ma Havane
(Traduction de Fabrice Hatem)

Bien !
Les main en l’air, les fous de ma Havane
Et je dis..: huh !
Privilège de vivre dans la ville du Swing
Qui jamais ne s’endort
Où la nuit s’unit avec le jour
Où l’on danse jusqu’au petit matin
Où l’on joue une partie de dominos (zéro !)
Un bon motif pour venir s’agglutiner
Un docteur joue à la pelote
Et tout à coup marque un point
Regarde !
C’est pour cela que me plaît la Havane
Parce qu’à la Havane il y a une bande de fous comme moi
Fous de ma musique, fous de ma salsa, fous de mon Cuba
Ici les taxis sont des Mercedes
Qui vous emportera là où vous voulez
Et si vous aimez l’anthologie
Une voiture des années 1940
Une bouteille, et la fête commence
Avec une boite de conserve, on monte un orchestre
Sans vanité ni protocole
Non sommes simples et un peu fous
Regarde !
C’est pour ça que j’aime La Havane
Parce qu’à la Havane il y a une bande de fous comme moi
Je l’ai déjà dit… fous de mon Cuba
De mon solar, de mon quartier..
ahh… discipline !

Parce qu’à la Havane il y a une bande de fous
Fous de mon Cuba, fous de ma Salsa, fous de mon Son.
Parce qu’à la Havane il y a une bande de fous
Ah, si je me prend une petite bière
Elle me monte à la tête et je vais vers le Malecon
Parce qu’à la Havane il y a une bande de fous
Sans vanité ni protocole
Parce qu’à la Havane il y a une bande de fous
Dis-moi ! Ici il ne manque personne, ils sont tous venus
Parce qu’à la Havane il y a une bande de fous
Ah !
Parce qu’à la Havane il y a une bande de fous
Parce que c’est La Havane
Parce qu’à la Havane il y a une bande de fous
Regarde ! J’irai, j’irai, j’irai !

(Instrumental)

On lève ! On lève !
Parce qu’à la Havane il y a une pile de fous
Les mains en l’air et tous les fous répètent
Pour mon Cuba, pour ma Havane
Pourquoi sont-ils tous venus, pourquoi, pourquoi ?
Dis-moi !
Pourquoi il ne manque personne, pourquoi, pourquoi ?
Pourquoi ça leur plaît tant, pourquoi, pourquoi ?
Parce qu’à la Havane il y a une bande de fous
On lève, on lève !
Parce qu’à la Havane il y a une bande de fous
Repeat with me, ugh !
Parce qu’à la Havane il y a une bande de fous
Pourquoi sont-ils tous venus, pourquoi, pourquoi ?
Parce qu’à la Havane il y a une bande de fous
Je dis que si tu es fou, cherche-toi un psychologue
Parce qu’à la Havane il y a une bande de fous
Répète, si tu es fou, cherche-toi un psychologue
Parce qu’à la Havane; il y a un bande de fous
Prends ça !
Si tu es fou, cherches-toi un psychologue
Pour qu’il te soigne, qu’il te soigne, mon chou
Si tu es fou, cherche-toi un psychologue
Mais pourquoi, pourquoi, pourquoi
Si tu es fou, cherche-toi un psychologue
Si tu es fou, La Havane est ton psychologue
Si tu es fou, cherche-toi un psychologue
Je te le dis..; et je te le répète encore
Si tu es fou, cherche-toi un psychologue
A mon quartier, à mon Cuba, à ma Havane
Si tu es fou, cherche-toi un psychologue
Qu’est-ce que c’est ? Ah, mon Dieu
Si tu es fou, cherches-toi un psychologue
Si tu es fou, cherches-toi un psychologue
Parce qu’à la Havane il y a une bande de fous
Comme je t’ai dit, fous de mon Cuba
Fous de ma Salsa, fous de mon Son
Parce qu’à la Havane il y a une bande de fous
Crazy !

Références complémentaires

Biographie succincte de Manolito Simonet

Analyse détaillée de l’œuvre de Manolito Simonet

Entretien avec Manolito Simonet (en espagnol)


[1] Le texte est basé sur la version du CD Locos Por Mi Habana proposée en lien. Les parties interprétées par le chœur figurent en italiques.
Lluvia

Lluvia

ImagePour lire une traduction de cette chanson, cliquez sur le lien suivant : Lluvia.

Ecrit au début des années 1990, ce thème est l’un des plus célèbre « hits » du chanteur Portoricain Eddie Santiago. Il constitue également un excellent exemple du genre dit « Salsa Romantique » dont celui-ci s’est fait une spécialité.

Je vous propose de l’écouter dans l’interprétation de Eddie Santiago, tout en lisant ma traduction.

Fabrice Hatem

Lloraras

Lloraras

ImagePour lire une traduction de ce texte, cliquez sur le lien suivant : Lloraras.

En 1975, l’orchestre d’Oscar de Léon, La dimension Latina, achève d’enregistrer un 33 tours. Il manque un morceau pour compléter le disque. Oscar d’Léon compose alors, dans la précipitation, Llorarás. Ce morceau écrit presque par hasard deviendra ensuite le tube planétaire que l’on sait, propulsant La Dimension Latina et Oscar d’Léon aux sommets des hits-parades.

Je vous propose d’écouter ce thème interprété, bien sur, par Oscar de Léon, tout en lisant ma traduction.

Fabrice Hatem

Lágrimas negras

Lágrimas negras

Image Pour consulter une traduction de Lágrimas negras, cliquez sur les liens suivants : Courte (version courte) et longue (version longue).

Lágrimas negras est un boléro-son écrit en 1929 par Miguel Matamoros. Devenu un Standard de la musique cubaine, il figure au répertoire d’un très grand nombre d’artistes.

Le travail du traducteur est compliqué par le fait que la seconde partie de la chanson – où le refrain est répété à plusieurs reprises – donne habituellement lieu à des improvisations chantées. Il n’y a donc pour ainsi dire pas deux textes similaires dans toutes les chansons que j’ai écoutées.

Pour donner une idée de cette diversité d’interprétations tout en respectant le texte original de la chanson, j’ai décidé de diviser ma traduction en deux parties :

– La première traduction est basée sur une interprétation originale du Trio Matamoros lui-même, où les improvisations vocales de la seconde partie sont pratiquement inexistantes, les interprètes (qui dans ce cas sont dirigés par l’auteur lui-même) se contentant de répéter à plusieurs reprises le célèbre refrain, entrecoupé d’intermèdes instrumentaux.

– La seconde traduction est basée sur une interprétation beaucoup plus récente de Compay Segundo, où des couplets improvisés – parfois un peu répétitifs – sont systématiquement intercalés entre les reprises du refrain.

N’oublions pas également l’existence de très nombreuses autres interprétations, souvent magnifiques, parmi lesquelles je mentionnerai Celles de Celia Cruz, de la Vieja Trova Santiaguera (ou l’on retrouve Compay …Primo ), celle de José Feliciano (dans une coloration très « jazz manouche ») et celle d’Eliades Ochoa… et ce n’est qu’un tout petit échantillon.

Fabrice Hatem

La vida es un carnaval

La vida es un carnaval

ImageL’œuvre

La vida es un Carnaval est une Cumbia – c’est-à-dire une Salsa de rythme Colombien -, écrite et composée par Victor Daniel, et enregistrée par Celia Cruz dans son album Mi Vida est cantar, publié en 1998.

On ne peut qu’être impressionné, au visionnage du clip vidéo de cette chanson par la vitalité de la chanteuse, alors âgée de près de 75 ans.

Ce thème célèbre a été repris par plusieurs autres chanteurs, tout particulièrement le cubain Isaac Delgado dans son album La Primera Noche, enregistré en 2000.

Chaque interprétation présentant une version différente des paroles, j’ai choisi de baser ma traduction sur le texte du vidéo-clip tourné à Miami. Le lecteur désireux de lire les paroles originales de la chanson pourra tout simplement les trouver … Dans le texte reproduit en face de ce vidéo -clip, qui ne correspond pas exactement à la bande audio.

Fabrice Hatem

Ses interprétations

Par Celia Cruz

Clip vidéo tourné à Miami (avec le texte des paroles originales en espagnol)

Clip vidéo tourné à Miami (avec une meilleurs définition d’image)

Par Isaac Delgado

Clip vidéo associé au CD La primera noche (2000)

Concert donné à Milan (2004)

 

Ses paroles en espagnol[1]

Sa traduction en Français

La vida es un carnaval

(Victor Daniel)

(Victor Daniel)Todo aquel que piense que la vida es desigual,
Tiene que saber que no es asi,
Que la vida es una hermosura, hay que vivirla.
Todo aquel que piense que esta solo y que esta mal,
Tiene que saber que no es asi,
Que en la vida no hay nadie solo,
Siempre hay alguien.

Ay, no ha que llorar,
Que la vida es un carnaval,
Es mas bello vivir cantando.
Oh, oh, oh, Ay, no hay que llorar,
Que la vida es un carnaval
Y las penas se van cantando.

Carnaval Es para reir
Por que Llorar ? Para gozar
Carnaval Para disfrutar
Hay que vivir cantando.

Carnaval La vida es un carnaval
Porque llorar ? Todos podemos cantar
Carnaval Ay senores…
Hay que vivir cantando.

Carnaval Todo aquel que piense
Por que llorar Que la vida es cruel
Carnaval Nunca esta solo
Hay que vivir cantando
Dios esta con el.

La mano arriba (bis)

Woah ! Woah !

Para aquellos que se quedan solos Woah !
Para aquellos que todo critican Woah !
Para aquellos que usan las armas Woah !
Para aquellos que no nos quieren Woah !
Para aquellos que nos maltratan Woah !
Para aquellos que no sirven !!!

La vie est un carnaval

(Traduction de Fabrice Hatem)

Tous ceux qui pensent que la vie est injuste
Doivent savoir que ce n’est pas vrai.
Que la vie est une merveille, qu’il faut la vivre
Tous ceux qui pensent qu’ils sont seuls et malheureux
Doivent savoir que ce n’est pas vrai
Que dans la vie personne n’est seul,
Qu’il y a toujours quelqu’un.

Ah, il ne faut pas pleurer
Car la vie est un carnaval
C’est plus beau de vivre en chantant
Oh oh, oh Il ne faut pas pleurer
Car la vie est un carnaval
Et les peines s’en vont en chantant.

Carnaval C’est pour rire
Pourquoi pleurer ? Pour être heureux
Carnaval Pour prendre du plaisir
Il faut vivre en chantant.

Carnaval La vie est un carnaval
Pourquoi pleurer ? nous pouvons tous chanter
Carnaval Ah messieurs…
Il faut vivre en chantant.

Carnaval Tous ceux qui pensent
Pourquoi pleurer ? Que la vie est cruelle
Carnaval Ne sont jamais seuls
Il faut vivre en chantant
Dieu est avec eux.

Levez les mains !!

Woah ! Woah !

Pour tous ceux qui sont seuls Woah !
Pour tous ceux qui toujours critiquent Woah !
Pour tous ceux qui utilisent les armes Woah !
Pour tous ceux qui ne nous aiment pas Woah !
Pour tout ceux qui nous maltraitent Woah !
Pour tous ceux qui ne servent à rien !

Références complémentaires

Dossier multimédia du Smithonian Institute sur Celia Cruz

Biographie en français de Célia Cruz


[1] Paroles basées sur la version du vidéo-clip tourné à Miami. Les paroles interprétées par le chœur figurent en italiques.

La Trigueñita

La Trigueñita

Image Ce très beau Boléro, composé par Cristobal d’Ale, constitue l’un des souvenirs les plus émouvants de mon récent voyage à Santiago de Cuba, pour des raisons que vous pourrez comprendre en consultant le lien suivant : casadelatrova

Il raconte l’histoire tout simple d’un amour non payé de retour.

 

Pour l’écouter en lisant sa traduction en français, cliquez sur les liens suivants :

 

Musique pour écouter son interprétation par le duo Los Cubanitos.

Paroles pour lire les paroles en espagnol et leur traduction en français.

Bonne écoute et bonnne lecture !

Fabrice Hatem

La trigueña Encarnación (El Paso de Encarnación)

La trigueña Encarnación (El Paso de Encarnación)

ImagePour consulter une traduction de cette chanson, cliquez sur le lien suivant : triguena.

Composé par Richard Egües, célèbre flutiste de l’Orquesta Aragón dont il fit partie entre 1952 et 1985, ce célèbre Son, également connu sous le titre El Paso de Encarnación, été interprété notamment par Antonio Machin, Lary Harlow (avec la voix de Junior Gonzalez), et Manolito Simonet y su Trabuco. Il a ainsi parcouru tous les styles de la musique populaire cubaine de ces 60 dernières années, du Son traditionnel à la Timba. Mais il a surtout constitué depuis 60 ans l’un des succès les plus durables de l’Orquesta Aragón lui-même.

 

Je vous propose de l’écouter dans l’interprétation originale de l’Orquesta Aragón, qui permet également d’apprécier les talents de flûtiste de Richard Egües, tout en lisant ma traduction.

Fabrice Hatem