par Ahinama | Oct 29, 2015 | Danse
La Salsa, comme les autres musiques de loisirs globalisées dites « tropicales », n’est pas seulement la descendante des traditions caribéennes. Elle est surtout le produit de l’alchimie culturelle qui s’est déroulée au cours du XXème siècle dans les grandes métropoles, multiethniques et hyperactives, d’Amérique du nord, entre l’apport des populations migrantes et et les expressions musicales du pays d’accueil. Mais ce mécanisme a conduit à des expressions musicales et dansées différentes en fonction des situations locales (photo ci-contre : festival « Calle 8 » à Miami).
L’analyse comparée du cas de trois grandes villes nord-américaines qui ont constitué les principaux berceaux des cultures urbaines latinos aux Etats-Unis (New-York, Miami, Los Angeles…) fourmille à cet égard d’enseignements révélateurs.
Elle nous permet en particulier de comprendre le caractère profondément new-yorkais de la Salsa, née de la rencontre des rythmes caribéens apportés par une vaste émigration portoricaine et de la tradition Jazzy de la ville. Ce style musical hybride est alors adopté par un public populaire et urbain d’origine latino, habitant les quartiers pauvres de la Big Apple, dont il reflète la dualité identitaire (photo ci-contre : danseurs du barrio new-yorkais dans les années 1970).
Elle nous montre aussi comment Los Angeles, faiblement concernée par l’immigration caribéenne mais cœur d’une industrie dynamique et internationalement très influente de l’entertainment, a constitué, sans nécessairement apporter des innovations majeures en matière strictement musicale, le creuset de formes salseras parmi les plus commerciales, à travers notamment l’organisation de nombreux congrès de danse dans les villes du monde entier. La présence d’une importante communauté d’origine mexicaine s’y est également traduite par l’apparition de styles musicaux syncrétiques associant musique chicano et pop/rock nord-américains (photo ci-contre : démonstration de Salsa « LA style »).
Enfin, Miami a accueilli une immigration cubaine massive. Celle-ci, certes nostalgique de ses origines, s’est aussi profondément identifiée, pour des raisons politiques, aux valeurs et aux modes de vie du pays d’accueil. L’expression musicale de cette volonté d’intégration a été l’apparition d’un « Latin Sound » associant les rythmes cubains traditionnels à la musique de variétés « mainstream » nord-américaine pour à aboutir des produits culturels bien calibrés pour la consommation de masse (photo ci-contre : soirée au Bongos Cuban Cafe de Miami).
Fabrice Hatem
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par Ahinama | Sep 17, 2015 | Danse

Depuis la première fois que j’ai visité Berlin, cette ville a représenté pour moi un paradoxe. J’ai toujours été partagé, en effet, entre les épouvantables souvenirs historiques qu’évoquent pour moi la capitale allemande, et le sentiment de bien-être et de gaieté qu’elle suscite aujourd’hui chez le visiteur étranger, charmé par l’hospitalité souriante de ses habitants.
Ville de grande tradition culturelle, devenue durant l’entre-deux guerre une ruche d’expérimentation artistique, puis transformée après 1945, par les hasards de l’histoire, en lieu d’accueil de la contre-culture, Berlin a retrouvé à la fin du XXème siècle son statut de grande capitale européenne à la vie nocturne trépidante et un peu décalée (photo ci-contre : Carnaval des Cultures).

Haut lieu des musiques alternatives – de la Techno à l’Electro en passant par le Rock Heavy Metal – Berlin a également vu se développer depuis 25 ans une scène latino, qui, sans égaler celles de Paris, Londres ou Madrid, est tout de même assez active (photo ci-dessous : soirée au
Soda Club). Un mouvement alimenté par le goût prononcé des berlinois pour les cultures alternatives, exotiques et métissées, si possible teintées d’un zeste de kitch et de provocation.
Bref, à Berlin, on peut aujourd’hui apprendre et pratiquer la Salsa chaque jour de la semaine dans des lieux très divers : confortables écoles de danse installées dans des immeubles modernes de bureau, théâtres alternatifs, anciennes brasseries relookées en centres de loisirs multiplexes, night-clubs tenus par des latinos, boites « queer»… Il y a même quelques orchestres locaux de Salsa, à la sonorité souvent très cubaine. Sans oublier les grands festivals, comme le Berlin Salsa Congress… Tentés par la visite ? Croyez-en mon expérience, cela vaut vraiment le voyage !!!
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par Ahinama | Août 29, 2015 | Culture populaire cubaine

Avec la levée de l’embargo américain, le tourisme va vraisemblablement se développer à Cuba. De fait, l’année 2015 est déjà bien partie pour dépasser largement les 3 millions de visiteurs enregistrés en 2014. Beaucoup craignent que ce mouvement se fasse au dépend d’une certaine forme d’authenticité, sans d’ailleurs vraiment définir ce qu’ils entendent par ce terme : pratique intensive des traditions culturelles locales ? Spontanéité sans arrière- pensée dans la relation avec le visiteur étranger ?
Posons donc ainsi la question : faut-il craindre qu’un développement invasif du tourisme ne conduise à Cuba à transformer les lieux les plus visités en théâtres d’illusions exotiques, à polluer les relations humaines par l’argent, et à déstabiliser les sociétés locales, comme cela s’est trop souvent produit ailleurs sur la planète ?
Je voudrais proposer ici une réponse optimiste : sans nier que le risque existe, je crois qu’il pourrait être assez facilement surmonté, et ce pour quatre raisons principales :
– Parce que la culture populaire cubaine est une culture vivace, profondément enracinée dans l’âme des habitants, et que ce ne sont pas quelque cars de touristes supplémentaires qui changeront cet état des choses.

– Parce que l’authenticité cubaine la plus profonde réside peut-être justement dans cette capacité à accueillir le visiteur, à lui offrir du rêve et à tirer des contacts avec l’étranger de nouvelles sources d’inspiration et de créativité (photo ci-contre : stage de Rumba pour visiteurs étrangers à Santiago de Cuba).
– Parce que le sens du collectif et de la solidarité est à Cuba une valeur forte qui transcende les régimes politiques et les contextes économiques.
– Enfin, parce que les ressources touristiques inexplorées de l’île sont considérables, et qu’avant que tous les lieux dits « authentiques » de Cuba aient été, je ne dis pas détruits, mais simplement effleurés par le tourisme, il pourra peut-être s’écouler des générations.
J’illustrerai ce point de vue optimiste par six exemples, dont la plupart sont inspirés d’un séjour que j’ai effectué là-bas en avril dernier avec l’association Cuba Sin Fronteras : La Havane. Varadero, Trinidad, Viñales, Puerto-Padre et Santiago de Cuba.
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par Ahinama | Août 14, 2015 | Danse
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L’île de Porto-Rico a joué un rôle majeur dans la génèse, la naissance et l’histoire de la Salsa. Berceau de nombreux rythmes traditionnels dont on retrouve l’influence dans cette musique, comme la Bomba ou la Plena, elle a ensuite offert à New York, à travers l’émigration, une grande partie des artistes et du public qui y ont enfanté cette nouvelle forme de culture urbaine à la fin des années 1960 (photo ci-contre : le chanteur Ismael Rivera).
Mais la Salsa s’est également développée dans l’île elle-même, et tout particulièrement dans sa capitale, San Juan, depuis les précurseurs guaracheros des années 1950 jusqu’à la vague de la Salsa romantique des années 1980 qui s’est traduite par une montée verticale de la production musicale proprement portoricaine. A travers la circulation des artistes et des oeuvres, c’est un dialogue créatif permanent qui s’est ainsi noué, au cours du dernier demi-siècle, entre New York et Puerto-Rico, permettant à la Salsa de se nourrir à la fois des cultures musicales de l’île tropicale et de celles des grandes villes nord-américaines.
A travers l’organisation de différents congrès et festivals internationaux, les entrepreneurs locaux du « show business » ont également cherché avec succès, au cours des années 1990, à se réapproprier la mode de la Salsa dansée, lancée à New York à la fin des années 1980, et fortement identifiée à Porto-Rico.
Malgré la concurrence du Merengue puis du Reggeaton auprès des jeunes générations, malgré aussi la très grave crise économique qui frappe actuellement Puerto-Rico, la scène salsera est toujours active à San Juan : apparition d’une nouvelle génération d’orchestres, lieux de danse relativement nombreux pour une ville de taille moyenne, organisation d’évenénements festifs destinés à population locale ou de congrès internationaux à vocation plus touristique…
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par Ahinama | Juil 31, 2015 | Danse
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Le fait que Madrid est Barcelone prennent aujourd’hui rang parmi les capitales européennes de la Salsa n’a rien de très surprenant quand on pense aux liens puissants qui unissent la culture espagnole à celles des Caraïbes. On sait en effet que les musiques et danses caribéennes d’aujourd’hui sont les lointaines héritières d’un phénomène de métissage entre les apports africains et hispaniques associés aux populations de différentes origines qui ont peuplé ces îles (photo ci-contre : deux jeunes cubaines).
Mais ces liens culturels entre Espagne et Caraïbes ne sont pas seulement de l’ordre de la filiation. Ils résultent également d’un processus de co-développement qui s’est déroulé tout au long de l’histoire coloniale. Un phénomène incarné par les musiques d’Ida y Vuelta, voyageant d’un bord à l’autre de l’Atlantique pour y être appropriées, transformées et renvoyées vers l’autre rive (image ci-contre : André Lhote, Marin à l’accordéon).
Ce mouvement de va-et-vient a simultanément alimenté l’évolution musicale des deux mondes. C’est ainsi que la contredanse espagnole donna naissance à Cuba à la Habanera, style musical qui fut ensuite largement intégré dans les opérettes (Zarzuelas) espagnoles ; celles-ci influencèrent à leur tour la scène musicale de Buenos-Aires, jouant leur rôle dans l’apparition du Tango argentin… qui aujourd’hui triomphe à nouveau en Europe.
En d’autres termes, la culture populaire caribéenne d’aujourd’hui n’est pas seulement la lointaine descendante du folklore hispanique du XVIème siècle.
Elle est aussi, en quelque sorte, la soeur de lait de la culture populaire espagnole moderne, puisqu’elles sont toutes deux issues d’un même processus interactif d’évolution qui s’est déroulé entre les deux rives de l’Océan.
Malgré la marginalisation de la musique tropicale en Espagne dans les années 1960 et 1970, sous les coups de boutoir de l’industrie du disque nord-américaine, du Rock, du Disco et de la Pop, ces profondes affinités culturelles faisaient de l’Espagne une terre d’accueil naturelle pour les rythmes caribéens contemporains. Aussi les musiques latines – et en particulier la Salsa – commencèrent-elles à y remporter dès la fin des années 1980 un très grand succès auprès du public local – ouvrant ainsi, d’une certaine manière, une nouvelle page dans le processus multiséculaire d’Ida y vuelta (photo ci-contre : les Lebron Brothers au Solar de los Aburridos à Madrid).
Alimentée par un flux considérable d’immigration en provenance d’Amérique latine, par les nombreuses tournées d’orchestres étrangers, par l’engouement retrouvé pour la danse de couple, par un climat général d’expansion et d’optimisme, par le goût espagnol de la fête nocturne, la mode des rythmes latino-américains va déferler au cours des années 1990 sur le péninsule ibérique,.
Des scènes musicales très actives émergèrent alors en quelques années, à partir de pratiquement rien, à Valence ou Séville, mais surtout à Madrid et à Barcelone (photo ci – contre).
Ces deux dernières villes, avec leur vie nocturne trépidante, prennent rang aujourd’hui parmi les capitales européennes de la musique latino-américaine, qui s’agisse de Merengue, de Bachata, de Salsa, mais aussi de Tango. Abritant plusieurs orchestres de renom (comme Trombonanga à Barcelone et Orquesta del Solar à Madrid), accueillant de nombreux festivals (comme le festival international de Guaguanco de Barcelone), elles offrent également des ressources importantes et variées en matière de danse : depuis les nights – clubs commerciaux ou les petits bars musicaux du centre ville jusqu’aux soirées de faubourg presqu’exclusivement fréquentées par la diaspora latino (photo ci- contre : soirée de Salsa au club El Son de Madrid).
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par Ahinama | Juil 8, 2015 | Culture populaire cubaine
De la Rueda de Casino à la Salsa cubaine d’aujourd’hui
La scène havanaise de la musique populaire dansante a connu, au cours des 150 dernières années, une trajectoire en dent de scie, où ont alterné les périodes d’intense rayonnement et de repli.
Depuis la fin du XIXème siècle jusqu’en 1959, elle a traversé une période d’activité ascendante, pour devenir à partir des années 1920 la capitale incontestée de la musique tropicale. C’est dans cette ville que sont en effet inventés rien moins que le Son urbain, le Mambo ou le Cha Cha Cha, qui vont ensuite conquérir les pistes de danse du monde entier (photo ci-contre : le cabaret Tropicana en 1956). Et c’est aussi à la Havane qu’apparaît, à la fin des années 1950, le style de danse dit « Casino », qui préfigure ce qui est aujourd’hui appelé « Salsa Cubaine ».
A partir de 1959, La Havane souffre cependant d’un climat politico-économique très défavorable à l’essor d’une industrie des loisirs dynamique et influente. Tout en favorisant une réelle mise en valeur de la culture populaire, le gouvernement castriste affaiblit en effet les mécanismes spontanés de création reposant sur l’initiative privée, tandis que Cuba est coupée des grandes scènes musicales étrangères et voit de ce fait son influence internationale décliner en matière de musique tropicale. En particulier, le pays ne participe pas, entre 1965 et 1990, à l’essor et au développement de ce nouveau phénomène musical appelé Salsa, dont les rythmes sont cependant largement inspirés du Son Urbain.
Une renaissance s’amorce au cours des années 1990 avec l’avènement de la Timba cubaine (un style musical très proche de la Salsa) et le développement du tourisme encouragé par les autorités. Cuba se réapproprie alors en force l’identité salsera, diffusant à l’étranger ses propres styles (Timba pour la musique, Salsa cubaine pour la danse). A la Havane même, la scène commerciale des loisirs nocturnes reste cependant peu active jusque vers 2010.
Mais les choses commencent à bouger aujourd’hui en ce domaine. La Havane fait en effet peau neuve, avec un début de restauration de son magnifique patrimoine architectural ; La scène nocturne se développe rapidement, avec une floraison d’écoles et de lieux de danse accessibles aussi bien aux autochtones qu’aux touristes. Quant à la vitalité artistique de la ville, elle continue à se manifester tant par l’apparition régulière de nouveaux orchestres de Salsa/Timba que par la diversité des styles de danses interprétés sur cette musique.
C’est cette histoire que je vais vous conter maintenant, en prenant pour fil directeur la transformation progressive de la vieille Rueda de Casino, style de danse apparu à la fin des années 1950, en la moderne « Salsa cubaine » (photo ci-dessus : Rueda de Casino au restaurant 1830 en 2010).
Fabrice Hatem
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par Ahinama | Juil 4, 2015 | Culture populaire cubaine
Introduction et résumé
Pour les amoureux de la Salsa et les connaisseurs de Cuba, Santiago de Cuba représente un troublant paradoxe.
Berceau du Son dont la Salsa est elle-même largement issue, cette ville constitue encore aujourd’hui un foyer exceptionnellement riche de talents artistiques, qui peuplent dans le monde entier les compagnies de danse et les orchestres de musique tropicale les plus prestigieux.
Et pourtant cette éminente contribution à la culture caribéenne n’est pas toujours reconnue à sa juste valeur, la ville restant quelque peu en retrait sur la carte mondiale de la production salsera et timbera contemporaine.
Ce paradoxe s’explique selon moi par trois raisons concomitantes :
– Santiago a été historiquement victime d’un phénomène de phagocytose artistique par la Havane, dont la scène musicale a drainé les talents nationaux comme les visiteurs étrangers. La capitale cubaine s’est ainsi alimentée de l’énergie artistique de tout le pays (et tout particulièrement de l’Oriente) pour forger de nouveaux styles ensuite exportés vers le monde entier.
– Cette situation a été aggravée au cours du dernier demi-siècle. En effet, le régime castriste, tout en favorisant la mise en valeur du folklore populaire, a longtemps freiné, par les effets collatéraux de sa politique culturelle, le dynamisme de la musique de danse tropicale moderne dans le pays. Cuba a de plus été relativement coupé de la scène musicale internationale jusqu’au début des années 1990.
– Enfin, Santiago reste encore aujourd’hui, contrairement à la Havane, une ville provinciale, à l’atmosphère tranquille et un peu hors du temps. Un univers, bien éloigné de la frénésie des grandes métropoles latinos dont la Salsa, la Timba cubaine ou le Reggaeton, avec leur énergie et leurs stridences, constituent les expressions musicales naturelles.
La capitale de l’Oriente apparaît ainsi au visiteur fasciné et charmé comme une sorte d’Ovni musical, une anomalie spatio-temporelle où le folklore traditionnel reste extraordinairement vivant et présent, mais où les styles plus modernes restent relativement marginaux tant sur la scène musicale officielle que dans la création artistique spontanée.
Santiago possède cependant d’importants atouts pour sortir de sa somnolence.
Dans cette ville où la musique et la danse populaires possèdent une extraordinaire vitalité, l’offre commerciale de loisirs, longtemps bridée du fait du contexte politico-économique, commence à se structurer.
Si l’industrie de la production musicale suivait demain le même chemin, mettant ainsi en valeur son immense vivier de talents, Santiago pourrait alors se transformer en un centre majeur d’attraction touristique et de création artistique. Au risque de perdre son âme et son originalité ?
Pour consulter le texte dans son intégralité, cliquez sur : Santiago
par Ahinama | Juin 13, 2015 | Danse
La prolifique famille des danses afro-haïtiennes a trouvé à Cuba une fertile terre d’accueil. C’est tout particulièrement vrai dans la partie orientale de ce pays, où s’est installé au cours de l’histoire une importante diaspora haïtienne. Aujourd’hui, ce patrimoine est valorisé par le travail de nombreuses compagnies de danse folkloriques cubaines, comme Cutumba, Banrarra ou encore le Conjunto Folklorico de Oriente.
A l’occasion d’une visite à Santiago de Cuba, en avril 2015, notre collaborateur Fabrice Hatem a pu rencontrer Osmar Prades Salazar, premier danseur et chorégraphe du Conjunto Folklorico de Oriente et spécialiste du répertoire afro-haïtien. Osmar a bien voulu lui accorder un entretien sur ces danses et le faire assister à des répétitions du Conjunto. Fabrice a complété ce matériau par des éléments tirés de reportages plus anciens auprès de quelques autres éminents artistes et compagnies de danses cubaines pour réaliser le petit documentaire qui suit. Pour visionner ce documentaire, cliquez sur le lien suivant : Haïti |
par Ahinama | Juin 13, 2015 | Danse
Santiago de Cuba fait preuve d’une impressionnante fertilité en matière talents artistiques. En dépit du relatif isolement et de la pauvreté de cette ville, danseurs et musiciens semblent jaillir de ses rues comme d’un inépuisable creuset. Et c’est même des quartiers les plus déshérités que proviennent beaucoup de ces artistes.
En cherchant à comprendre les rouages de cette merveilleuse machine à produire du talent, j’y ai identifié trois éléments essentiels. Tout d’abord, la diversité du folklore populaire santiaguero, qui fournit un très riche aliment de base à l’épanouissement artistique de ses habitants. Ensuite, l’intensité de la vie festive de quartier, qui permet aux enfants d »être associés dès leur plus jeune âge à la pratique des arts populaires. Enfin l’existence d’un réseau dense et hiérarchisé d’écoles, de ballets ou d’orchestres amateurs et professionnels, qui offre aux jeunes talents d’importantes possibilités de formation et d’expression. J’ai développé ces thèmes dans un petit documentaire, réalisé à l’occasion d’une visite à Santiago de Cuba en Avril 2015. Pour visionner ce documentaire, cliquez sur le lien suivant : Santiago Fabrice Hatem |
par Ahinama | Juin 13, 2015 | Danse
Né dans les faubourgs marginaux et les ports de l’Occidente cubain à la fin du XIXème siècle, La rumba est également très pratiquée à Santiago de Cuba.
A l’occasion d’une visite dans cette ville, en avril 2015, notre collaborateur Fabrice Hatem a réalisé un petit documentaire sur cette danse avec la complicité de Jesus La Rosa Perez, premier danseur et chorégraphe au Conjunto Folklorico de Oriente. Si vous souhaitez visionner ce documentaire, cliquez sur le lien suivant : Rumba |
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