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¿ Y tú qué has hecho ?
Pour consulter une traduction de cette chanson, cliquez sur le lien suivant : ytu.
Ce boléro fut écrit dans les années 1920 Par Eusebio Delfin. Celui-ci fut l’un des précurseurs du mouvement de rénovation de la trova cubaine traditionnelle qui conduira dans les années 1940 et 1950 à l’épanouissement du style dit « feeling » : formes des œuvres plus libre constructions harmoniques plus élaborées, jeux rythmiques, incorporation d’éléments stylistiques empruntés au jazz et plus généralement à la musique nord américaine.
Yo viviré
L’œuvreYo viviré est l’adaptation « Salsa » par Oscar Gomez de I will Survive, un thème très connu de variétés « disco » américaines écrit et composé en 1978 par Dino Fekaris et Frederick J. Perren pour Gloria Gaynor. Enregistré en 2001 dans l’album Siempre viviré par Celia Cruz, il est devenu l’un des « hits » les plus célèbres de la chanteuse latino.
Outre le changement de style musical, Yo Viviré se distigue de I will survivre par la thématique de ses paroles. La chanson de Gloria Gaynor campe en effet le personnage d’une femme abandonnée, mais bien décidée à surmonter la douleur provoquée par la trahison de son amant. Yo viviré exprime la nostalgie de Celia Cruz pour son île natale, son amour pour la musique cubaine, et son désir de vivre pour continuer à la chanter. Dans une très belle métaphore, la chanson suggère également que cet amour, exprimé la magnifique voix de la chanteuse, restera vivant même après la disparition de celle-ci.
Cette promesse prend une résonance particulière quand on pense que Yo viviré futr enregistrée par Celia Cruz deux ans seulement avant sa mort en 2003. Quelques mois avant son décès, au cours d’une très émouvante soirée, 20 chanteurs latinos parmi plus connus lui rendirent d’ailleurs hommage en interprétant en sa présence Yo Viviré.
Fabrice Hatem
Yo soy la muerte
L’oeuvreC’est en 1962 que le musicien porto-ricain Rafael Ithier, quittant le Combo de Rafeal Cortijo, fonde un orchestre destiné à connaître une carrière exceptionnelle, le Gran Combo de Porto-Rico. L’année suivante, la nouvelle formation sort son premier album, avec les voix d’Andy Montañez et Pellin Rodriguez. Ce long play – récemment réedité (en 2008) sous le nom El Gran Combo … de Siempre, contient, entre autre, le titre Yo Soy la Muerte.
Cette Salsa avant la lettre – en fait une sorte de Son montuno dynamisé par le renforcement de la section des cuivres et modernisé par l’adjonction d’un piano – propose aux danseurs un thème assurément assez déroutant : la Mort. Plus précisément, la chanson se présente d’emblée comme si elle était la mort elle-même. Un angoissant tremolo des cuivres ajoute encore au sentiment d’étrangeté induit par les paroles. Heureusement, l’extraordinaire dynamisme rythmique de l’orchestre soutient l’enthousiasme des danseurs et les incite à rester bien vivants sur la piste pour se déhancher au son de cette composition à la fois incongrue et géniale. Pari gagné, donc pour la jeune orchestre qui poursuivra au cours des cinquante années suivantes une carrière prestigieuse, portant la salsa portoricaine vers les sommets de la musique de loisir planétaire.
L’orchestre réenregistrera d’ailleurs à plusieurs reprises ce « tube » de jeunesse, comme par exemple à l’occasion de la parution en 1993 de son Album Bailando con el mundo pour la commémoration de son 30ème anniversaire.
Fabrice Hatem
Yo soy el son cubano

Ce son, écrit et composé en 1955 par P. (?) Salazar évoque l’histoire de ce style musical, né dans les villages réculés de l’Oriente cubain avant de descendre vers les villes.
Dans son imp
Il figure au répertoire de très nombreux orchestres, dont la Sonora Matancera, l’orchestre de Joe Quijano, La charanga cubana, ou encore Paquito Guzmán.
Yo soy el punto cubano
Pour consulter une traduction de cette chanson, cliquez sur le lien suivant : yosoy.
Ecrite en 1947 par Celinia González et Reutilio Dominguez, cette chanson utilise les structures du punto cubain traditionnel : successions de strophes composées de vers de huit ou dix syllabes, accompagnement de guitare.
Comme beaucoup d’autres oeuvre du répertoire de Celinia González[1], elle exalte l’une des composantes du patrimoine culturel cubain – ici, le punto – et, à travers celui-ci, l’histoire toute entière du pays.
La simplicité de ses paroles et de sa musique, l’interprétation énergique de la chanteuse, son style populaire teinté d’un patriotisme sans complexe, expliquent sans doute le succès immédiat rencontrée par cette chanson dès sa création.
Yo no me parezco a nadie
L’oeuvre
Cette salsa-timba de Leonel Limonta a été enregistrée en 1997 par le groupe Bamboleo dans l’album éponyme, avec les voix de Haila Monpie et Vania Borgès, accompagnées par Alejandro (Borrero) et Rafael (Labarrera).
Le texte témoigne de l’intense rivalité existant entre les orchestres cubains, ainsi que de la violence verbale de certaines paroles de timba. S’adressant à un imitateur ou plagiaire inconnu, l’auteur lui reproche son manque d’inspiration et d’originalité, tout en vantant ses propres mérites artistiques.
Juste avant la publication de cet album, qui fut un grand succès, Léonel Limonta quitta le groupe Bamboleo pour fonder son propre orchestre, Azucar negra.
Fabrice Hatem
Ven Bernabé
Pour consulter une traduction de cette chanson, cliquez sur le lien suivant : ven. Composée au cours des années 1950 par Santiago Ortega Gonzalez et Agustín Lara, cette chanson évoque les malheurs de la négritude. Sa construction est a priori un peu déroutante,...
Veinte Años
Pour lire une traduction de ce texte, cliquez sur le lien suivant : Veinte.
Veinte años est une Habanera composée en 1935 par la célèbre chanteuse Maria-Teresa Vera (1895-1967) sur des paroles de Guillermina Aramburu. Interprétée depuis par de très nombreux chanteurs – en général sur un rythme de Boléro – elle a accédé au cours des quinze dernières années au statut de « hit » planétaire grâce à l’interprétation de Omara Portuondo dans le film Buena Vista Social Club.
Vecina, préstame el cubo
L’œuvre
Vecina Préstame El Cubo est un Son Montuno composé par Arsenio Rodríguez, qui en fut également le premier interprète avec son célèbre Conjunto. La fraîcheur populaire et coquine des paroles ferait presque oublier la virtuosité technique des interprètes.
Cette œuvre apparaît en effet, à l’instar de beaucoup d’autres Sones, comme une petite scène comique, tirée d’une chronique de la vie quotidienne dans les quartiers populaires de Santiago de Cuba ou de Centro Habana, avec ses discussions et ses petites disputes entre voisins, l’inévitable intervention des badauds, etc.
Sa subtilité particulière tient au fait que c’est ici la structure même du Son Montuno – le dialogue entre le soliste improvisateur et le chœur répétant de manière obsédante son petit refrain, tandis que la partie instrumentale monte progressivement vers un climax – qui est utilisée au service de la théâtralisation. Il est clair en effet que l’insistance intrusive du voisin (exprimé par le refrain), alors même que le personnage féminin a d’emblée exprimé son refus de prêter son seau, provoque chez elle une exaspération progressive. Celle-ci se traduit par de savoureuses improvisations utilisant toute les nuances du « non », depuis le refus poli jusqu’à l’expression d’une colère ouverte, tandis que la montée en puissance de l’orchestre souligne son agacement croissant.
Vamonos pa’l monte
Pour lire une traduction de ce texte, cliquez sur le lien suivant : Vamonos.Composée et enregistré à New York en 1971 par Eddie Palmieri dans l’album éponyme, Vamonos pal’monte constitue un chaînon important dans l’évolution qui conduisit à l’invention du style Salsa à partir d’une réinterprétation des musiques populaires des Caraïbes.
Le texte fait par exemple constamment référence à ce fond culturel, comme en témoigne l’utilisation des termes « guarachar », « vacilón », ou encore « punto ». Quant à la musique, elle est calée sur la base rythmique traditionnelle du Son et de la Guajira.
Mais l’instrumentation est rénovée par rapport aux orchestres traditionnels, à travers notamment l’incorporation du piano et de l’orgue électriques, ainsi que par l’amplification de la section des cuivres (saxophones). Quant la structure même de l’œuvre, largement articulée sur un dialogue entre les deux claviers – piano et orgue – interprétés respectivement par Eddie Palmeri et son frère Charlie, elle présente un caractère profondément original.
Par cette dualité – invention de formes nouvelles, mais inspiration ancrée dans la tradition musicale – l’inspiration de Vamonos pa’l Monte apparaît très proche de celle d’un autre thème composé à la même époque par Johnny Pacheco : La esencia del guaguancó.
Una mulata en La Habana
L’oeuvre
Cette chanson, que je classerai par simplicité dans la catégorie « Timba », mais qui est en fait un Son Montuno modernisé, a été composée par Adalberto Alvarez. Elle a été enregistrée en 1999 par l’orchestre Adalberto Alvarez y su Son, avec la voix de Aramis Galindo, dans l’album Jugando Con Candela.
Le texte décrit de manière cocasse un phénomène bien connu : les relations amoureuses qui s’établissent souvent entre cubains et touristes de passage, et qui débouchent fréquemment ensuite sur un mariage. Loin d’afficher une attitude de réprobation morale, Adalberto Alvarez opte ici pour l’humour bienveillant. Plus encore, il nous incite à venir à Cuba pour y chercher notre mulâtresse. Présenté de cette manière très simple et très naturelle, c’est en effet très tentant pour célibataire… Mais gare aussi aux Abusadoras sans scrupules (titre d’une autre chanson du même orchestre) !!!
Fabrice Hatem
Una loca como yo
L’œuvre
Ecrite et composée par Candido Fabré, cette chanson a été enregistrée en 2008 par la chanteuse Haila Monpie dans son album Tal como soy.
La valeur du texte tient largement à l’espèce de pudeur avec laquelle le personnage féminin déguise, sous les dehors de la loufouquerie et de l’extraversion, sa tendresse pour l’homme qu’elle aime et son désir de former un couple avec lui.
Cette chanson au rythme très « Reggaeton » met pleinement en valeur la puissance vocale et le charisme de cette artiste, qui poursuit une carrière soliste depuis 2001.
Fabrice Hatem











