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Que bueno baila usted

Que bueno baila usted

Image Pour lire cette chanson et sa traduction, cliquez sur le lien suivant : quebueno.

Il existe plusieurs thèses, pas forcément incompatibles d’ailleurs, sur l’origine de ce thème célèbre.

Selon le tromboniste Generoso Jimenes, membre éminent de la Banda Gigante de Benny Moré, il aurait été improvisé de manière quasi-instantanée par celui-ci, au cours d’un voyage au Venezuela à la fin des années 1950. Benny Moré devait en effet compléter dans l’urgence le répertoire de son orchestre à l’occasion d’une émission télévisée.

Selon le musicologue Danilo Orozco, ce thème aurait été inspiré d’un très vieux Son cubain de Valera Miranda, intitulé Castellanos. Enrique Benitez, cousin de Benny Moré, en aurait tiré un arrangement vers 1955-1956 avant de l’offrir à celui-ci.

Ces deux versions ne sont pas nécessairement incompatibles. Il suffit en effet d’admettre que Benny Moré, pressé de compléter son répertoire à l’occasion de son passage à la télévision vénézuélienne, ait utilisé un arrangement jusque-là négligé, et donc inconnu des membres de son orchestre, pour en tirer dans l’instant une géniale improvisation.

 

De toutes manières, même si la filiation de Que bueno baila usted avec Castellanos ne fait pratiquement aucun doute à l’écoute, il reste que c’est bien le génie de Benny Moré qui a permis à ce thème inconnu d’accéder à la célébrité. En particulier, il lui revient d’y avoir intégré, en contrepoint de la référence aux talents de danseur du dénommé Castellano, un hommage à son tromboniste Generoso Jimenez, ainsi qu’à l’ensemble de son orchestre. Il a également réussi à créer une extraordinaire dynamique musicale entre ses propres solos de chanteur, les parties interprétées par le chœur, et les solos instrumentaux (notamment le trombone de Generoso Jimenez et la trompette de Alejandro El Negro).

Cette œuvre célèbre a donné lieu à de nombreuses reprises, dont celles de Tito Puente, Ibrahim Ferrer et Oscar d’Léon. Dans toutes ces versions, les paroles originales de la chanson ont été plus ou moins profondément modifiées pour les transformer en un hommage à Benny Moré.

Je vous propose d’écouter Que bueno baila usted, interprété par la Banda Gigante de Benny Moré, tout en lisant ma traduction.

Fabrice Hatem

Puerto Rico, Yo Soy Tuyo

Puerto Rico, Yo Soy Tuyo

ImageL’ oeuvre

La Salsa Puerto Rico Yo Soy Tuyo a été composée par Armando Napoleón.

Elle a été publiée en 1993 dans le CD éponyme de Frankie Ruiz.

Cette oeuvre rencontra alors un très grand succès auprès du public.

Ses interprétations (par Frankie Ruiz)

Interprétation n°1

Interprétation n°2

Interprétation n°3

Le texte en espagnol
(Les parties interprétées par le chœur sont indiquées en italiques)

Sa traduction en français

Puerto Rico, yo soy Tuyo

Puerto Rico,
Cuando mis labios pronuncian tu nombre,
Mi corazón se acelera y siempre espera
Seguirte a ti.

Cuando de niño, yo jugaba en tus calles,
Que con cariño viven en mi.
Tus lindos montes, tan bellos tus valles,
Que en esa isla, deseo morir.

Puerto-Rico,
Nuestra isla de encanto,
Frankie Ruiz, con su canto,
Quiere hacerte feliz.

Puerto Rico, mi ambición es tenerte,
Como todo un boricua[1], en mi pecho tenerte.
Puerto Rico, yo me siento latente,
Pues boricua me hiciste hasta la muerte.

Cuando de niño, yo jugaba en tus calles,
Que con cariño viven en mi.
Tus lindos montes, tan bellos tus valles,
Que en esa isla, deseo morir.

Puerto-Rico,
Nuestra isla de encanto,
Frankie Ruiz, con su canto,
Quiere hacerte feliz.

Puerto Rico, mi ambición es tenerte,
Como todo un boricua, en mi pecho tenerte.
Puerto Rico, yo me siento latente,
Pues boricua me hiciste hasta la muerte.

Boricua soy, y siempre seré.

Es la isla del encanto,
La tierra donde nací es mi Borinquen[2].

Boricua soy, y siempre seré.

Preciosa te llaman las olas
De ese azul y verde mar.

Boricua soy, y siempre seré.

Porque boricua me hiciste
Y te querre hasta la muerte.

Cachimba[3], vuelvo otra vez !

Y siempre seré…

Puerto Rico yo soy tuyo.
Boricua, y de Mayaguez[4].
Puertorriqueño hasta la muerte (bis)
Ah ah ah !

Yo soy de aquí…
Como el coquí[5]de Puerto Rico…

Yo soy Frankie Ruiz !
Ya tu verás siempre es así…
Soy el papá de la salsa.

Te lo dije !
Ay Frankie Ruiz, OK ?

(Armando Napoleón)

Porto Rico, je t’appartiens
(Traduction de Fabrice Hatem)

Porto Rico,
Quand mes lèvres prononcent ton nom,
Mon coeur se met à battre et espère toujours
Rester près de toi.

Quand, enfant, je jouais dans tes rues
Qui vivent en moi avec tendresse.
Tes belles forêts, tes vallées sont si belles,
Que dans cette île, je veux mourir.

Porto Rico,
Notre île enchantée,
Frankie Ruiz, avec son chant,
Veut te rendre heureuse.

Porto-Rico, mon ambition est de te serrer
Contre ma poitrine, comme un vrai Boricua,
Porto Rico; je sens ta vie en moi,
Car tu m’as fait Boricua jusqu’à la mort.

Quand, enfant, je jouais dans tes rues,
Qui vivent en moi avec tendresse.
Tes belles forêts, tes vallées sont si belles,
Que dans cette île, je veux mourir.

Porto Rico,
Notre île enchantée,
Frankie Ruiz, avec son chant,
Veut te rendre heureuse.

Porto-Rico, mon ambition est de te serrer
Contre ma poitrine, comme un vrai Boricua.
Porto Rico; je sens ta vie en moi,
Car tu m’as fait Boricua jusqu’à la mort.

Je suis Boricua, et le serai toujours.

C’est l’île enchantée,
La terre où que suis né, c’est mon Boriquen.

Je suis Boricua, et le serai toujours.

Elles te servent d’écrin, les vagues
De cette mer azur et verte.

Je suis Boricua, et le serai toujours.

Parce que Boricua tu m’as fait
Et que je t’aimerai jusqu’à la mort.

Ça chauffe, je recommence !

Je serai toujours…

Porto Rico je t’appartiens.
Boricua, et de Mayaguez.
Portoricain jusqu’à la mort.
Ah ah ah !

Je suis d’ici…
Comme le coqui de Porto Rico

Je suis Frankie Ruiz !
Tu verras, ce sera toujours ainsi…
Je suis le Pape de la salsa.

Voila, c’est dit !
Moi, Frankie Ruiz, OK ?

Références complémentaires

Un site dédié a Frankie Ruiz (en espagnol)

Un excellent article nécrologique de Jack « El oso »

Les paroles de la chanson en espagnol

Une autre présentation de Puerto Rico Soy Tuyo

Une présentation de l’oeuvre de Frankie Ruiz (en espagnol)

[1] Terme utilisé par les habitants indiens primitifs de Porto-Rico pour se désigner, et repris de manière affectueuse par les habitants actuels.
[2] Nom donné à Porto Rico par les habitants indiens primitifs de l’île, et repris de manière affectueuse par ses habitants actuels.
[3] Littéralement : la pipe, le calumet. Interjection souvent utilisée par Frankie Ruiz lors de ses interprétations.
[4] Ville de Porto Rico Où Frankie Ruiz a vécu une partie de sa jeunesse.
[5] Petite grenouille, connue pour son chant caractéristique, que l’on ne trouve qu’à Porto Rico.
Pintate los labios, María

Pintate los labios, María

Image Pour lire la traduction, cliquez sur le lien suivant : pintate

Ecrite par Ramón Castro Herrera vers 1950, interprétée par le chanteur Roberto Faz puis tombée dans l‘oubli, cette charmante Guaracha a connu un regain de célébrité dans les années 1990 grâce aux interprétations d’Eliades Ochoa.

 

Je vous en propose ici une traduction basée sur l’interprétation de celui-ci, que vous pouvez simultanément écoutersi vous le désirez.

 

Fabrice Hatem

Periodico de Ayer

Periodico de Ayer

ImageL’œuvre

C’est en 1976 que Héctor Lavoe publie son second album soliste De ti depende, nom inspiré d’un beau boléro de Miguel Amadeo.

L’un des titres de cet album n’est autre que Periodico de Ayer, écrit et composé par Tite Curet Alonso.

Les paroles très dures de cette chanson – le chanteur compare la femme qu’il veut quitter à un vieux journal qu’on jette à la poubelle – sont bien éloignées des Salsas romantiques un peu mièvres qui feront, quelques années plus tard, le succès d’un Frankie Ruiz.

Ce titre s’imposera rapidement comme l’un des plus gros succès mondiaux de Héctor Lavoe.

Fabrice Hatem

Ses interprétations par Héctor Lavoe

 

CD De ti depende (1976)

Avec des images de Héctor Lavoe en Concert

Ses paroles en espagnol[1]

Sa traduction en français

Periodico de ayer
(Tite Curet Alonso)

Tu amor es un periódico de ayer
Que nadie más procura ya leer
Sensacional cuando salió en la madrugada
A mediodía ya noticia confirmada
Y en la tarde materia olvidada.

Tu amor es un periódico de ayer
Fue el titular que alcanzó página entera
Por eso ya te conocen donde quiera
Tu nombre ha sido un recorte que guardé
Y en el álbum del olvido lo pegué.

Tu amor es un periódico de ayer
Que nadie más procura ya leer
El comentario que nació en la madrugada
Y fuimos ambos la noticia propagada
Y en la tarde materia olvidada.

Tu amor es un periódico de ayer…

Y para qué leer, un periódico de ayer ?

Oye noticia que todos saben
Ya yo no quiero leer.

Y para qué leer, un periódico de ayer ?

Tu no serviste pa’nada mami
Y al zafacón yo te eché.

Y para qué leer, un periódico de ayer ?

Echa, camina, apartate de mi vera
Apartate de mi lado.

Y para qué leer, un periódico de ayer ?

Tu eres el diario La Prensa
Radio Bemba, Radio Bemba.

Y para qué leer, un periódico de ayer ?

(Instrumental)

Y para qué leer, un periódico de ayer ?

Para que voy a leer la historia de un amor
Que no puedo ni creer.

Y para qué leer, un periódico de ayer ?

Te quise te tuve, te mantuve
Pero ya no te quiero.

Y para qué leer, un periódico de ayer ?

A tu casa yo no voy polito
Va, me tumba la chaveta la chaveta.

Y para qué leer, un periódico de ayer ?

En el album de mi vida
En una página escondida allí te encontré.

(Instrumental)

Y para qué leer, un periódico de ayer ?

Anda vete de mi vera
Cosa buena : ya no te quiero ni ver.

Y para qué leer, un periódico de ayer ?

Que te pasa estas llorando
Tienes alma de papel.

Y para qué leer, un periódico de ayer ?

Y como el papel aguanta todo
Así mismo te traté.

Y para qué leer, un periódico de ayer ?

Analizate tu historia
Y así podrás comprender.

Le journal d’hier
(Traduction de Fabrice Hatem)

Ton amour est un peu comme le journal d’hier
Que personne déjà n’essaye plus de lire
Sensationnel quand il sort dans la matinée
A midi information déjà confirmée
Et le soir une affaire complètement oubliée.

Ton amour est un peu comme le journal d’hier
Il fut la « une » qui a rempli une page entière
C’est pour cela qu’un peu partout on te connaît
Tu nom figure dans une coupure que j’ai gardée
Et que dans l’album de l’oubli j‘ai glissée.

Ton amour est comme le journal d’hier
Que personne déjà n’essaye plus de lire
Le commentaire qui parut dans la matinée
Et nous fûmes deux la nouvelle propagée
Et le soir une affaire complètement oubliée.

Ton amour est un peu comme le journal d’hier…

Et pourquoi lirait-on un journal de la veille ?

Ecoute, la nouvelle que tout le monde connaît
Moi je ne veux pas la lire.

Et pourquoi lirait-on un journal de la veille ?

Tu n’as servi a rien, chérie
Et je t’ai mise à la poubelle.

Et pourquoi lirait-on un journal de la veille ?

Vas t’en, suis ton chemin, hors de ma vie
Eloigne-toi de moi.

Et pourquoi lirait-on un journal de la veille ?

Tu es le journal La Prensa
Radio Bemba, Radio Bemba.

Et pourquoi lirait-on un journal de la veille ?

(Instrumental)

Et pourquoi lirait-on un journal de la veille ?

Pourquoi irais-je lire l’histoire d’un amour
A laquelle je ne peux même pas croire.

Et pourquoi lirait-on un journal de la veille ?

Je t’aimais, je t’ai trouvée, je t’ai protégée,
Mais maintenant je ne t’aime plus.

Et pourquoi aller lire un journal de la veille ?

Je ne viendrai pas chez toi, ma cocotte,
Allez, ça me prend la tête, la tête.

Et pourquoi aller lire un journal de la veille ?

Dans l’album de ma vie
Je t‘ai retrouvée dans une page oubliée.

(Instrumental)

Et pourquoi aller lire un journal de la veille ?

Allez, ôte-toi de mon chemin,
Bonne nouvelle : ne je ne veux même plus te voir.

Et pourquoi aller lire un journal de la veille ?

Qu’est-ce qui t’arrives, tu pleures ?
Tu as une âme de papier mâché.

Et pourquoi aller lire un journal de la veille ?

Et comme le papier supporte tout
Je t’ai traitée en conséquence.

Et pourquoi aller lire un journal de la veille ?

Réfléchis à ton histoire
Et alors tu pourras comprendre.

Références complémentaires

Une bio-discographie de Héctor Lavoe

Une autre fiche technique sur la même chanson


[1] Paroles basées sur la version du CD Mi Libertad (1992). Les paroles interprétées par le chœur figurent en italiques.

Pelo suelto y carretera

Pelo suelto y carretera

ImageL’oeuvre

Cette chanson de salsa romantique a été écrite par Manuel González Hernandez « Manolin » et arrangée par Luis Bu y Dagoberto González. Elle a été interprétée par Manolin dans son album De buena fe paru en 1997, juste un an après le départ du chanteur pour les Etas-Unis.

Dans le texte, Manolin propose tout simplement de servir de consolateur à toutes des auditrices victimes d’un chagrin d’amour. Il leur propose même de les emmener en voyage en Europe pour faire enrager leur amant volage…

Or, des femmes un peu seulettes, il doit y en avoir beaucoup parmi les fans de Manolin. Comment s’étonner alors de son succès auprès du public féminin, ainsi que des nombreuses sollicitations amoureuses qu’il reçoit régulièrement de ses auditrices, comme par exemple celle qui constitue le thème de la chanson Todo fue Mental ?

J’aimerais bien être chanteur de charme…

Fabrice Hatem

Ses interprétations par Manolin

Dans l’album De buena fé (1997)

Ses paroles en espagnol[1]

Sa traduction en français

Pelo suelto y carretera
(Manuel González / Luis Bu y Dagoberto González[2])

Dicen que te dejó plantada el sábado en la noche
Lloraba que daba pena
Porque te dejó y se fue
Y cuentan que esa misma noche el tipo la hizo buena
Lo vieron con otra nena
Cayendo el amanecer
Y solita la noche pasó sentada en la escalera
Vestidita esperando por él como una niña buena
Dicen que te dejó plantada el sábado en la noche
Lloraba que daba pena
Porque te dejó y se fue
Salsa !
Cuando el amor
Se siente traicionado
Cuando hay dolor
Porque de tí se han burlado
Se caen las alas del corazón
Se va perdiendo la ilusión
Pues se ha pasado …
Una noche de amargo sabor
Dicen que te dejó plantada el sábado en la noche
Lloraba que daba pena
Porque te dejó y se fue
Y cuentan que esa misma noche el tipo la hizo buena
Lo vieron con otra nena
Cayendo el amanecer
Y solita la noche pasó sentada en la escalera
Vestidita esperando por él como una niña buena
Y sus ojos tristes y solos
Vieron el amanecer
Llorando toda la noche
Marchitándose por él
Salsa!
Dicen que te dejo plantada el sábado en la noche
Lloraba que daba pena
Y cuenta la leyenda que una noche
Triste y sola la dejaste y te fuiste por ahí [3]
Dicen que te dejó plantada el sábado en la noche
lloraba que daba pena
No está, se fue
Y no queda ni su ausencia [4]
¡Dale mambo!
¡Los chamacos!
Bueno, mira
Y si tu novio te deja
No cojas lucha[5]
Es su problema
Ay mami vete conmigo anda
Pelo suelto … ¡y carretera!
Y si tu novio te deja
Y si tu novio, mamá
No cojas lucha
Es su problema
Ay mami vete conmigo
Pelo suelto y carretera

Y si tu novio por casualidad
Comete el error de abandonarte
No cojas lucha
Echa pa’ alante
Y búscate tu cantante, nené
Y si tu novio te deja
Y si tu novio, mamá
No cojas lucha
Es su problema
Ay mami vete conmigo

Y como dice mi gente, a ver
Pelo suelto y carretera
¡¡Vaya!!
Vete pa’ que te respete
Pelo suelto y carretera (rép)
Vete del sábado hasta el lunes
Pa’ que te calcule
Pelo suelto y carretera
No venga’ el lunes, ven el martes
Pa’ que te arrebate
Pelo suelto y carretera
Este marte no, el otro
Pa’ que se vuelva loco
Pelo suelto y carretera

Vete conmigo para Europa
Pa que le de una cosa
Pelo suelto y carretera (rép.)

Y como dice mi gente, a ver …
Vete pa’ que te respete
¡¡Vaya!!

(Fin de l’improvisation, très répétitive, non retranscrite)

Cheveux au vent
(Traduction de Fabrice Hatem)

On dit qu’il t’a abandonné ce samedi soir
Elle pleurait à en faire peine
Parce qu’il t’a laissé et qu’il est parti
Et on dit que la même nuit ce type a passé un bon moment
On l’a vu avec une autre fille
Jusqu’au lever du jour
Et elle a passé la nuit toute seule assise dans l’escalier
Toute habillée à l’attendre comme une brave fille
On dit qu’il t’a abandonné ce samedi soir
Elle pleurait à en faire peine
Parce qu’il t’a laissé et qu’il est parti
Salsa !
Quand l’amour
Se sent trahi
Quand il y a de la douleur
Parce qu’on s’est moqué de toi
Alors les ailes du coeur tombent
Les illusions se perdent
Voila ce qui s’est passé
Une nuit à l’amère saveur
On dit qu’il t’a abandonné ce samedi soir
Elle pleurait à en faire peine
Parce qu’il t’a laissé et qu’il est parti
Et on dit que la même nuit le type a passé un bon moment
On l’a vu avec une autre fille
Jusqu’au lever du jour
Et elle passé la nuit toute seule assise dans l’escalier
Toute habillée à l’attendre comme une brave fille
Et ses yeux tristes et solitaires
Ont vu le lever le jour
Après avoir pleuré toute la nuit
Toute fanée, toute flétrie pour lui
Salsa !
On dit qu’il t’a abandonné ce samedi soir
Elle pleurait à en faire peine
Et la légende nous conte qu’une nuit
Tu l’as laissé seule et triste et tu est parti par la-bas
On dit qu’il t’a abandonné ce samedi soir
Elle pleurait à en faire peine
Il n’est pas là; il est parti
Et il ne reste même pas son absence.
Allez, mambo !
Les cuivres !
Bon, écoute …
Si ton amant t’abandonne
N’en fais pas un drame
C’est son problème
Ah chérie, viens avec moi, vas
Cheveux au vent et sur la route !
Si ton amant t’abandonne
Si ton amant, chérie
N’en fais pas un drame
C’est son problème
Ah chérie, viens avec moi, vas
Cheveux au vent et sur la route !
Si ton amant, par hasard,
Commet l’erreur de t’abandonner
N’en fait pas un drame
Continue de l’avant
Et cherche-toi ton chanteur, petite
Si ton amant t’abandonne
Si ton amant, chérie
N’en fais pas un drame
C’est son problème
Ah chérie, viens avec moi, vas
Et comme on dit par chez moi : on verra
Cheveux aux vents et sur la route !
Allez !!
Vas-t’en pour qu’il te respecte
Cheveux au vent et sur la route !
Vas-t’en du samedi au lundi
Pour le faire bien mariner
Cheveux au vent et sur la route !
Ne reviens pas le lundi, mais le mardi
Pour qu’il s’emporte
Cheveux au vent et sur la route
Pas ce mardi, l’autre
Pour qu’il devienne fou
Cheveux au vent et sur la route
Viens avec moi en Europe
Pour régler ton compte avec lui
Cheveux au vent et sur la route
Et comme on dit par chez moi, on verra…
Vas-t’en pour qu’il te respecte
Vas-y !

(Fin de l’improvisation non traduite)

Références complémentaires

Sur la carrière artistique de Manolin

Une interview de Manolin (en espagnol)

[1] Le texte est basé sur la version de l’album De buena fe proposée en lien. Les parties interprétées par le chœur figurent en italiques.

[2] Source du texte espagnol : Abel Robaina et Majela Serrano.
[3] Référence à la chanson sud-americaine « La leyenda del pájaro chogüí » (source : Abel Robaina, Majela Serrano)
[4] Référence à la chanson « Se fue » de Raúl Torres (source : Abel Robaina, Majela Serrano)
[5] Cojer lucha : accomplir une peine ; passer un mauvais moment.

Pedro navaja

Pedro navaja

ImagePour lire ma traduction de cette chanson, cliquez sur le lien suivant : Pedro.

Pedro Navaja est une Salsa très connue, écrite en 1978 par le chanteur/compositeur Rubén Blades sur une musique de Willie Colón. Elle transpose sur des rythmes tropicaux l’un des thèmes les plus connus de l’Opéra de Quat’sous de Bertold Brecht et Kurt Weill : « Die Moritat von Mackie Messer », « La chanson de Mackie de surineur »[1]. Traduite dans de très nombreuses langues[2], celle-ci raconte l’histoire d’un voyou/maquereau un peu fou qui erre la nuit et poignarde les gens sans pitié (surtout les femmes, Jack l’éventreur n’est pas loin) pour les voler – et, aussi, pour le simple plaisir de tuer.

ImageLa spécificité de la chanson de Ruben Blades (à part le fait qu’il s’agit de Salsa), c’est qu’à la fin, Pedro Navaja (alias Mack the knife) se fait-lui-même tuer à coups de revolver Smith et Wesson par la prostituée qu’il vient de poignarder : le féminisme et le progrès technique sont passés par là.

Le texte de Ruben Blades est en outre intéressant, outre ses qualités littéraires assez rares pour une chanson de Salsa (c’est une véritable petite nouvelle qui vous tient en haleine du début à la fin), par la multiplicité de ses références littéraires et musicales : Brecht, bien sur, mais aussi Kafka, West Side Story, les comédies musicales de Jacques Demy… et encore d’autres sans doute qui m’ont échappé.

 

Je vous propose d’écouter Pedro Navaja interprétée par Rubén Bladès tout en lisant ma traduction.

Fabrice Hatem


[1] On peut entendre cette chanson, interprétée par Brecht lui-même, en cliquant sur le lien suivant : http://www.youtube.com/watch?v=_QXJ3OXWaOY
Voici une autre version en allemand interprétée par Lotte Lenya (créatrice du titre, femme de Kurl Weill) : http://www.youtube.com/watch?v=aPG9GcykPIY&feature=related
Par ailleurs, dans l’Opéra de quat’ sous, il y a un tango sulfureux qui ne laisse aucun doute sur la profession principale de Mack the Knife, alias Pedro Navaja, alias Mackie Messer, alias Mackie le surineur : souteneur. Pour l’écouter : http://www.youtube.com/watch?v=9XK2_t6BVmk
[2] Voici la version Jazz interprétée par Louis Armstrong: http://www.youtube.com/watch?v=hLIrS5dtTZI&feature=related
Voici la version « variétés américaines », interprétée par Franck Sinatra : http://www.youtube.com/watch?v=QGdwQf2a0W0&feature=related
Voici la version « chanson populaire française », interprétée par Damia : http://www.youtube.com/watch?v=JIHT28yiYBU
Voici les paroles en français : http://paroles.abazada.com/chanson,la-complainte-de-mackie-2,13199.htm