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Se Secó el Arroyito

Se Secó el Arroyito

Image Pour lire une traduction de cette chanson de Compay Segundo, cliquez sur le lien suivant : Se seco.

Cette belle Guajira fut intégrée dans l’œuvre théâtrale éponyme écrite Par Compay Segundo lui-même et étrennée avec succès au Théâtre national de Cuba, à la Havane, en novembre 2001. Cette pièce de théâtre, dont le thème est inspiré de faits réels, conte l’histoire des amours contrariés de deux jeunes gens pauvres. La mère de la fille souhaite en effet que celle-ci épouse le fils du directeur de la plantation de canne à sucre du village, qui est amoureux d’elle, et fait tout pour séparer les deux amants[1],.

Je vous propose d’écouter ce thème dans l’interprétation de François Wiss (guitare et chant), Julio Sanbillo (guitare) et Damian Quinones (cuatro), tout en lisant ma traduction.

 

Fabrice Hatem


[1] Source : Siempre Compay, Lino Betancourt, Collection Cinquillo, éditorial José Martí, 2009
Sandunguera

Sandunguera

ImageL’oeuvre

Cette célèbre Timba, écrite par Juan Formell, figure au répertoire de l’orchestre Los Van Van depuis 1983.

Elle a depuis lors été reprise in très grand nombre de fois dans différents albums du groupe, comme Este esta bueno (1995). Plusieurs de ces albums – par exemple ceux publiés en 1993 et 2008, ont d’ailleurs eux-mêmes pour titre Sandunguera.

S’inscrivant dans la tradition des texte de Son Cubain, la chanson a pour thème la description d’un personnage haut en couleur du quartier – ici une jeune noceuse. Ses roulements de hanche provocants nous rappellent un peu la manière de marcher de La mujer de Antonio de Miguel Matamoros (1929) ou lesattrait féminins surabondants de La Engañadora de Enrique Jorrin (1949).

Parmi les très nombreux enregistrements de ce thème, je vous propose d’écouter celui réalisé lors d’un concert public à Miami dans la seconde moitié des années 1990. La chaleur du contact entre le public et l’orchestre, la personnalité charismatique de Pedrito Calvo accompagné du jeune Mayito, les improvisations instrumentales èpoustouflantes (notamment celle de Pupy au piano) font de cette vidéo un véritable morceau d’anthologie.

Fabrice Hatem

Ses interprétations par le groupe Los Van Van et Pedrito Calvo

En concert à Miami à la fin des années 1990

Autre version « live » plus récente (Concert de commémoration ?)

Ses paroles en espagnol[1]

Sa traduction en français

Sandunguera
(Juan Formell)

¡¡Sandunga!!
Sandunguera!!

Sandunguera
Se te va por encima la cintura.
No te muevas más así
Que te vas por encima del nivel.(bis)

Y dicen que:
A esa muchacha
No hay quien le ponga el freno
¿Que que de qué?
Que si la siguen se lleva el baile entero
Que facilidad.

Mírala, mírala, mírala
Sandunguera
Se te va por encima la cintura.
No te muevas más así
Que te vas por encima del nivel. (bis)

Y dicen que..
Que no es un cuento
Lo de ese movimiento
¿Que que de qué?
Que si la sigues
Te deja casi muerto
Que facilidad
Mírala, mírala, mírala
Vamos!

Sandunguera
Se te va por encima del nivel.

Cuando va por las calles
De La Habana, vieja,
Todo el mundo grita:
¡Ahí va la sandunguera!
Ay no te muevas más así…
Que estás por encima del nivel..
A esa muchacha
No hay quien le ponga un freno.
Cuando llega al baile
Se lo lleva entero
Sandunga en la cinturita…
Sandunga en su movimiento.
Un meneito pa’qui, un meneito pa’lla.
Un meneito pa’qui, un meneito pa’lla.
Mira como me tienes,
Mira como me tienes.
Que me tiene con la lengua casi afuera !
Sandunga en la cinturita…
Sandunga en su movimiento
Ay… si sigue asi caminando
¡Rompe el pavimento!

(Instrumental et improvisation vocale)

Te vas pa encima
Vaya!
Que tú te vas por encima
Sandunguera, que tú te vas por encima

La noceuse
(Traduction de Fabrice Hatem)

C’est la noce !!
Quelle noceuse !!!

Noceuse
Tu remues bien haut tes hanches
Arrête de bouger comme ça
Tu les remues bien trop haut.

On dit que
A cette fille,
Personne ne peut lui mettre de frein
Quoi, quoi de quoi
Si on la suit elle se lève le bal tout entier
Quelle facilité.

Regarde là, regarde là, regarde là
Quelle noceuse
Tu remues bien haut tes hanches
Arrête de bouger comme ça
Tu les remues bien trop haut.

On dit que :
Que ce n’est pas un conte
Cette histoire de mouvement
Que que de quoi ?
Que si tu la suis,
Elle te laisse à moitié mort
Quelle facilité
Regarde la regarde la regarde la
Allons !

Quelle noceuse
Tu remues bien haut tes hanches.

Quand elle marche dans les rues
De La Habana Vieja
Tout le monde s’écrie :
Voilà la noceuse !
Arrête de bouger comme cela
Tu remues trop haut les hanches..
A cette fille,
Personne ne peut lui mettre de frein
Quand elle arrive au bal
Elle se le lève tout entier
C’est la noce avec les hanches
La noce dans ses mouvements.
Balancement par ici, balancement par là
Balancement par ici, balancement par là
Regarde comme tu me tiens,
Regarde comme tu me tiens
J’en ai presque la langue qui pend !
C’est la noce avec les hanches
La noce dans ses mouvements.
Ah ! Continue à marcher comme ça
Tu vas casser les pavés.

(Instrumental et improvisation vocale)

Tu remues bien haut les hanches
Allez !
Tu les remues bien haut
Noceuse, qu’est-ce tu les remues haut !

Références complémentaires

Pour un présentation générale du groupe Los Van Van

Sur le parcours musical de Los Van Van

Une passionnante interview de Juan Formell

Sur le songo


[1] Le texte est basé sur la version du concert de Miami proposé en lien. Les parties interprétées par le chœur figurent en italiques.

Sabroso

Sabroso

Image Pour consulter la traduction de cette chanson, cliquez sur le lien suivant : Sabroso

Le titre et le refrain ce Son très savoureux de Compay Segundo sont en fait des jeux de mots. En effet, Sabroso signifie bien sur « savoureux « . Mais il s’agit également du surnom d’un personnage très populaire à Santiago de Cuba dans les années où fut composée la chanson, et qui était connu pour la vantardise avec laquelle il évoquait ses très nombreuses aventures amoureuses.

Je vous propose d’écouter Sabroso dans, bien sur, une interprétation de Compay Segundo, tout en lisant ma traduction.

Fabrice Hatem

Rico vacilón

Rico vacilón

ImagePour consulter une traduction de cette chanson, cliquez sur le lien suivant : vacilon.

Composé au milieu des années 1950 par Rosendo Ruiz Quevedo, lui-même fils d’un très grand trovadore Santiaguero, Rosendo Ruiz Suárez, ce célèbre Cha-cha-chá a constitué dès sa naissance l’une des pièces maîtresse du répertoire de l’Orquesta Aragón.

Fondé en 1939 par Oreste Aragón, l’Orquesta Aragón est une Charanga (c’est- à-dire une formation où, en plus des instruments habituellement utilisés dans les orchestres populaires cubains, figurent la flûte, le violon et le piano). Il a d’abord surtout interprété des Danzón avant de connaître sa plus grande heure de gloire dans les années 1950 en inscrivant à son répertoire de nombreux Cha-cha-cha, Boléros et Sones. La formation existe toujours aujourd’hui, et cultive son style traditionnel dans une sonorité modernisée.

 

Je vous propose d’écouter Rico Vacilón dans une des interprétations de l’Orquesta Aragón tout en lisant ma traduction.

 

Quizás, Quizás, Quizás

Quizás, Quizás, Quizás

ImagePour consulter une traduction de cette chanson, cliquez sur le lien suivant : quizas.

Cette célèbre chanson, écrite en 1947 par le cubain Osvaldo Farrés, a connu un retentissement planétaire dès l’année de sa création grâce à l’interprétation de Nat King Cole. Elle a été ensuite reprise par un très grand nombre d’interprètes, parmi lesquels on peut citer les noms de Doris Day, Xavier Cugat, Celia Cruz, et, plus récemment, Ibrahim Ferrer et Omara Portuondo.

 

Je vous propose de l’écouter dans l’une des interprétations de Celia Cruz tout en lisant ma traduction.

Fabrice Hatem

Quimbara

Quimbara

ImageQuimbara

Composée par Johnny Pacheco, Quimbara fut enregistré en 1974 par Celia Cruz dans l’album Celia et Johnny. Cet album marque le début d’une seconde et brillante carrière pour la chanteuse.

Celle-ci s’était en effet trouvé au creux de la vague à la fin des années 1960 et avait même envisagé un moment d’arrêter sa carrière. Mais sa rencontre avec de jeunes musiciens latinos, désireux de moderniser et de populariser les rythmes caraïbes auprès du public nord-américain, va en décider autrement. Larry Harlow la convainc tout d’abord de participer en 1970 à sa comédie musicale Hommy. Le succès rencontré attire sur elle l’attention des fondateurs du label Fania All Stars, qui cherche à rassembler des artistes de talents autour d’une nouvelle musique, la Salsa.

Johnny Pacheco, un des fondateurs du label, se charge alors de lui créer un nouveau répertoire et écrit pour elle chanson Quimbara. Celle-ci est enregistrée par Celia Cruz en 1974 dans l’album Celia & Johnny, dont le succès place définitivement Celia Cruz au rang des interprètes majeurs de la Salsa. En Octobre de la même année, cette chanson sera interprétée à Kinshasa lors d’un concert d’anthologie donné par les plus prestigieux artistes du label Fania, à l’occasion du match de boxe opposant Mohammed Ali et Georges Foreman.

Avec cette chanson aux paroles très simples et répétives,mais au rythme étourdissant, Celia Cruz inaugure une longue série de Salsas célèbres rendant explicitement hommage à l’héritage musical Cubain et Caraïbe, comme Contrapunto musical, La medicina cubana ou Azucar negra.

Fabrice Hatem

Ses interprétations par Celia Cruz


– Dans l’album Celia & Johnny (1974)

En « live » au concert de Kinshasa en 1974

Ses paroles en espagnol[1]

Sa traduction en français

Quimbara
(Johnny Pacheco)

Quimbara qumbara qumba quimbamba
Quimbara qumbara qumba quimbamba
Quimbara qumbara qumba quimbamba
Quimbara qumbara qumba quimbamba

Ee Mamae, ee Mama
Ee Mama, ee Mama

La rumba me esta llamando
Bombo, dile que ya voy.
Que se espere un momentito,
Mientras canto guaguancó.
Dile que no es un desprecio,
Pues vive en mi corazón.
Mi vida es tan solo eso,
Rumba buena y guaguancó !

Ee Mama, ee Mama
Azucar !

Quimbara qumbara qumba quimbamba
Quimbara qumbara qumba quimbamba

Si quieres gozar,
Si quieres bailar
Quimbara qumbara qumba quimbamba

Quimbara qumbara qumba quimbamba
Quimbara qumbara qumba quimbamba

Ay, lo baila Maria y tambien José !
Quimbara qumbara qumba quimbamba

Quimbara qumbara qumba quimbamba
Quimbara qumbara qumba quimbamba

(Répétition du refrain
et improvisation)

Ay ! lo baila Teresa y tambien Joseito !

(Répétition du refrain
et improvisation)

Vamon pa’alla
Ay Dios mio,
Que lio !

(Répétition du refrain
et improvisation)

Ee lo baila Teresa, lo baila Juanito !

Quimbara
(Traduction de Fabrice Hatem)

Quimbara qumbara qumba quimbamba
Quimbara qumbara qumba quimbamba
Quimbara qumbara qumba quimbamba
Quimbara qumbara qumba quimbamba

Ee Mamae, ee Mama
Ee Mama, ee Mama

Ecoute, la rumba m’appelle
Tambour, dis-lui que je viens.
Qu’elle attende un petit moment,
Pendant que je chante le guaguanco.
Dis-lui que ce n’est pas par mépris.
Car elle vit dans mon cœur.
Ma vie c’est cela et rien d’autre,
Bonne rumba et guaguanco !

Ee mama, ee Mama
Azucar !

Quimbara qumbara qumba quimbamba
Quimbara qumbara qumba quimbamba

Ay, si tu veux t’amuser
Si tu veux danser
Quimbara qumbara qumba quimbamba

Quimbara qumbara qumba quimbamba
Quimbara qumbara qumba quimbamba

Ah, Maria le danse, et aussi José !
Quimbara qumbara qumba quimbamba

Quimbara qumbara qumba quimbamba
Quimbara qumbara qumba quimbamba

(Répétition du refrain
et improvisation)

Ah ! Théresa le danse, et aussi Joseito !

(Répétition du refrain
et improvisation)

Allons là-bas
Oh là ! Ah mon Dieu
Quelle agitation !

(Répétition du refrain
et improvisation)

Eh, Thérèsa le danse, Juanito le danse !

Références complémentaires

Dossier multimédia du Smithonian Institute sur Celia Cruz

Biographie en français de Célia Cruz


[1] Texte basé sur les paroles de l’album Celia & Johnny. Les parties interprétées par le chœur figurent en italiques.