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Para vivir

Para vivir

ImageL’oeuvre

Cette très belle chanson a été écrite dans la seconde moitié des années 1960 par Pablo Milanés. Son succès a largement contribué, avec d’autres chansons composées à la même époque, comme Mis ventidos años ou 14 pelos y un dia, à faire connaître le jeune guitariste comme auteur-compositeur et interprète.

Très peu de temps après, il participe avec d’autres auteurs-compositeurs cubains de sa génération, comme Silvio Rodriguez et Noel Nicol, à l’émergence du mouvement musical de la Nueva Trova, version cubaine de la Cancion protesta latino américaine, ajoutant ainsi à son œuvre une coloration plus politique et sociale.

La chanson Para vivir, très légèrement antérieure ce tournant, reste cependant ancrée dans une atmosphère plus intimiste et romantique : un homme analyse avec une lucidité amère les raisons de l’échec de son couple.

Fabrice Hatem

Ses interprétations par Pablo Milanés

En concert « live » (lieux et dates non précisés vraisemblablement années 1980)

Ses paroles en espagnol[1]

Sa traduction en français

Para vivir
(Pablo Milanès)

Muchas veces te dije que antes de hacerlo
Había que pensarlo muy bien,
Que a esta unión de nosotros
Le hacía falta carne y deseo también.

Que no bastaba que me entendieras
Y que murieras por mí,
Que no bastaba que en mi fracaso
Yo me refugiara en ti,

Y ahora ves lo que pasó
Al fin nació, al pasar de los años,
El tremendo cansancio que provoco ya en ti,
Y aunque es penoso lo tienes que decir.

Por mi parte esperaba
Que un día el tiempo se hiciera cargo del fin,
Si así no hubiera sido
Yo habría seguido jugando a hacerte feliz,

Y aunque el llanto es amargo piensa en los años
Que tienes para vivir,
Que mi dolor no es menos y lo peor
Es que ya no puedo sentir.

Y ahora tratar de conquistar
Con vano afán este tiempo perdido
Que nos deja vencidos sin poder conocer
Eso que llaman amor,
Para vivir.
Para vivir.

Pour vivre
(Traduction de Fabrice Hatem)

Je t’avais dit souvent qu’avant de le faire
Il fallait beaucoup y réfléchir,
Qu’à cette union de nos deux êtres
Il manquait de la chair et aussi du désir.

Qu’il ne suffisait pas que tu me comprennes
Que tu soit prête a donner ta vie pour moi
Qu’il ne suffisait pas que dans mon échec
Je me réfugie vers toi.

Et maintenant, regarde ce qui s’est passé
Comme est venue, au fil des années
Cette terrible lassitude que je provoque en toi
Et même si c’est triste tu dois me le dire.

De mon côté, j’espérais
Que le temps se chargerait un jour de la fin,
Et s’il n’en n‘avait pas été ainsi
J’aurais continué à jouer à te rendre heureuse.

Et même si les pleurs sont amers, pense aux années
Qu’il te reste à vivre
Que ma douleur n’est pas moindre et le pire
Est que je ne peux même pas regretter.

Et maintenant essaye de reconquérir
Ce temps perdu avec une vain désir
Qui nous laisse vaincus sans avoir pu connaitre
Ce qu’on appelle l’amour
Pour vivre
Pour vivre.

Références complémentaires

Très beau site officiel de Pablo Milanés


[1] Le texte est basé sur la version de l’interprétation proposée en lien.
Para Bailar Casino

Para Bailar Casino

ImageL’oeuvre

Cette Salsa a été composé par Adalberto Alvarez. Elle a été enregistrée dans l’album éponyme en 2003, par l’orchestre Adalberto Alvarez y Su Son, avec la Voix de Michel Gonzales.

Adalberto Alvarez a consacré la plus grande partie de son œuvre à la défense et la promotion des musique et des danse populaire cubaines, comme le Son et la Rueda de Casino. Cette chanson constitue l’un des témoignages les plus réussis de ces efforts.

L’année même de son enregistrement, le Maestro présida d’ailleurs le Comité Organisateur du I° Encuentro Internacional de Ruedas de Casino, qui se tint à Matanzas et Varadero.

Fabrice Hatem

 

Ses interprétations par l’orchestre Adalberto Alvarez y Su Son

Dans le CD Para Bailar Casino (2003)

En concert « Live » (probablement au Vénézuéla)

Ses paroles en espagnol[1]

Sa traduction en français

Para Bailar Casino
(Aldalberto Alvarez)

Maria quisiera ir a la tropical
Pero su madre no la deja
Le gusta el casino y lo quiere bailar
Y ya hasta consiguio pareja
Ella quiere bailar con Fernando
Es que el tipo es un gran casinero[2]
Y para ella casino bailar eso es lo primero.

Un dia a su madre ella pudo engañar
Y se escapo para la fiesta
Su madre al saberlo la sale a buscar
Y con Fernando se la encuentra
Mami quiero que tu me perdones
Mas no puedo cambiar mi destino
Yo te aseguro que eso solo fue
Para bailar casino.

Y donde esta Maria ?
Donde esta Fernando
Bailando mama bailando casino
Y donde esta la gente
Que me esta escuchando?
Bailando mama bailando casino
Y donde estan los rusos ?
Donde estan los chinos?
Bailando mama bailando casino
Y donde esta la madre
Que estaba mirando
Bailando mama bailando casino.

Mambo !
…Anda!
Y dice que se va a formar:
A la rueda rueda de pan y canela[3]
Y el que no se meta, se queda sin bailar
Ay no me digas que con este son sabroso
Mami tu no vas a bailar
A la rueda rueda de pan y canela
Y el que no se meta, se queda sin bailar
El son tiene un buen coro,
Cántalo pero báilalo
Se queda sin bailar
No te pierdas esta rueda
Que Adalberto va a tocar
Se queda sin bailar casino
Y acaba de llegar al baile
Pepe con su rueda de casino
Se queda sin bailar
Ya se formó, la rueda ya se formó
Se queda sin bailar casino
Ya se formó y por eso
Busca tu pareja y goza
Quisiera que bailaras
Pero que no te vuelvas loca
Busca tu pareja y goza
Para que lo bailes para que lo goces,
Ay se forma el toca-toca[4]
Busca tu pareja y goza
Déjate de boberías mamita,
Y ponte pa’ las cosas
Busca tu pareja y goza
Loca loca loca,
Esta es la rueda que te sofoca
Busca tu pareja y goza (bis)
Pa’aqui y pa’alla! oh
Busca tu pareja y goza (rép.)
Y donde esta Maria ?
Donde esta Fernando ?
Bailando mama bailando casino
Y donde esta la gente
Que me esta escuchando?
Bailando mama bailando casino.

Pour danser le casino
(Traduction de Fabrice Hatem)

A la Tropical, Maria voudrait aller
Mais sa mère ne la laisse pas faire
Elle aime le casino et elle veut le danser
Et elle a même trouvé un partenaire
Elle veut danser avec Fernando
C’est que ce type est un super danseur
C’est vraiment le meilleur pour le Casino.

Un jour, elle a pu duper sa mère
Et elle s’est échappée pour aller faire la fête
Sa mère en l’apprenant est allée chercher
Et avec Fernando elle l’a rencontrée
Maman, je voudrais je te me pardonnes
Mais je ne peux pas changer mon destin
Je assure que je suis venue seulement
Pour danser le casino.

Et où est Maria ?
Où est Fernando ?
Ils dansent, maman, ils dansent le casino
Et où sont les gens
Que en ce moment m’écoutent ?
Ils dansent, maman, ils dansent le casino
Et où sont les russes ?
Où sont les chinois ?
Ils dansent, maman, ils dansent le casino
Et où est la maman
Qui regardait
Ils dansent, maman, ils dansent le casino.

Mambo !
Allez !
La rueda va se former
La rueda, rueda de pain et de canelle
Et celui qui ne s’y met pas, il reste sans danser
Ah, ne me dis pas qu’avec ce Son savoureux
Maman, tu ne vas pas danser
La rueda, rueda de pain et de canelle
Et celui qui ne s’y met pas, il reste sans danser
Le Son possède un bon chœur
Chante-le, mais danse-le aussi
Il reste sans danser
N’oublie pas cette rueda
Qu’Aldaberto va jouer
Il reste sans danser le casino
Et il arrête d’aller au bal
Pepe avec sa rueda de casino
Il reste sans danser
Elle s’est formée, la rueda s’est formée
Il reste sans danser le casino
Elle c’est formée et alors…
Cherche ton partenaire, amuse-toi
J’aimerais que tu danses
Mais sans perdre la tête
Cherche ton partenaire, amuse-toi
Que tu le danses, en prenant du plaisir
Le toca-toca se met en place
Cherche ton partenaire, amuse-toi
Arrête les conneries, p’tite mère
Et passe aux choses sérieuses
Cherche ton partenaire, amuse-toi
Folle, folle, folle
C’est la rueda qui t’affole
Cherche ton partenaire, amuse-toi
Par ci, par là ! Oh !
Cherche ton partenaire, amuse-toi
Et où est Maria ?
Où est Fernando ?
Ils dansent, maman, ils dansent le casino
Et où sont les gens
Que en ce moment m’écoutent ?
Ils dansent, maman, ils dansent le casino.

Référence complémentaires

Sur Aldaberto Alvarez


[1] Le texte est basé sur la version de l‘album Para Bailar Casino. Les parties interprétées par le chœur figurent en italiques.
[2] Danseur de Rueda de Casino.
[3] Refrain d’une chanson enfantine cubaine, sans signification particulière.
[4] Littéralement : touche-touche. D’après le nom d’une chanson de Adalberto Alvarez « A bailar el toca toca ». Pourrait être considéré comme une sorte de diminutif affecteux et un peu coquin de « Rueda de Casino » .
Oye como va

Oye como va

ImageL’œuvre

Oye como va est un Cha cha cha composé par Tito Puente en 1962.

Le texte, au-delà de son apparente légèreté – l’auteur invite les danseurs inexpérimentés à se laisser guider par sa musique au rythme facile et entraînant – constitue un intéressante illustration de l’histoire de la musique latine aux Etats-Unis. Beaucoup de danses de loisirs inventés en Amérique du nord au cours des 60 dernières années – mambo, cha cha cha, et plus récemment salsa – sont en effet directement dérivées des rythmes traditionnels afro-caraïbes, simplifiés et adaptés au goûts – et aux possibilités corporelles – du public local. Et c’est exactement cette transformation qui est décrite dans les paroles de la chanson de Tito Puente.

Celle-ci a connu au cours des 50 dernières années un immense succès auprès du public. Elle a été interprétée par plusieurs chanteurs célèbres, aux premiers rangs desquels on peut citer Celia Cruz – qui a par ailleurs a longuement collaboré avec Tito Puente – et Carlos Santana.

Fabrice Hatem

 

Ses interprétations

Par Celia Cruz

Par Carlos Santana

Ses paroles en espagnol[1]

Sa traduction en français

Oye como va
(Tito Puente)

Listen to my rythm
I’ve gotta go go go with my babe (bis)

Oye como va
Mi ritmo bueno pa’gozar[2], mulata[3]
Oye como va
Mi ritmo bueno pa’gozar, mulata

Si tu no sabes bailar
Si estas pelea’o con el son
Sigue me marcando el paso
Y te asseguro que te va sabroson.

Voy pa’la rumba la rumba la rumba
Porque me llama me lama me llama
Y necesito que suene el coro
Para que se ponga a vacilar
Y te lo digo.

Oye como va
Mi ritmo bueno pa’gozar, mulata
Oye como va
Mi ritmo bueno pa’gozar, mulata

Esto se pone caliente
Esto se baila apreto
Cuatro pasito pal frente
Y un meneito del lao.

Por que la rumba la rumba la rumba
Tiene le clave la clave la clave
Ay que meterle candela al jaro
Para que suene asi como va
Te lo repito.

Oye como va
Mi ritmo bueno pa’gozar, mulata
Oye como va
Mi ritmo bueno pa’gozar, mulata

Oye como va
Ay camina como chencha o no vay echa pa’ras
Oye como ova
Oye como va,oye como va
Quimbara. Quimbara…[4]
Oye como va
Como va la rumba, como viene y va, gozala
Oye como va como va

Y llega el negro Vicente
Y el bodegero de al lao
Que venga toda mi gente, mi gente
Para que gozen tumbao.

Por que la rumba la rumba la rumba
Tiene le clave la clave la clave
Ay que meterle candela al jaro
Para que suene asi como va
Vien suavesito.

Oye como va
Mi ritmo bueno pa’gozar, mulata
Oye como va
Mi ritmo bueno bueno pa’gozar.

Ecoute donc ça
(Traduction de Fabrice Hatem)

Ecoute mon rythme
Je dois aller, aller, avec ma chérie

Ecoute donc ça
Mon rythme si bon pour danser, la fille
Ecoute donc ça
Mon rythme si bon pour danser, la fille

Si tu ne sais pas danser
Si tu es fâché avec le son
Suis-moi quand je marque le pas
Et je t’assure que ça sera bon.

Je vais à la rumba, la rumba la rumba
Parce qu’elle m’appelle, m’appelle, m’appelle
Et j’ai besoin que résonne le choeur
Pour qu’on puisse bien faire la fête
Je te le dis.

Ecoute donc ça
Mon rythme si bon pour danser, la fille
Ecoute donc ça
Mon rythme si bon pour danser, la fille

Ca devient vraiment très chaud
Et ça se danse avec classe
Quatre petits pas devant
Et un petit mouvement de côté.

Parce que la rumba, la rumba, la rumba
Elle t’offre la clave; la clave, la clave
Il faut bien mettre le feu au buisson
Pour que ça sonne bien comme ça
Je le répète.

Ecoute donc ça
Mon rythme si bon si bon pour danser, la fille
Ecoute donc ça
Mon rythme si bon si bon pour danser, la fille

Ecoute donc ça
Vas-y tranquille, pas penché en arrière
Ecoute donc ça
Ecoute donc ça, écoute donc ça
Quimbara, Quimbara…
Ecoute donc ça
Elle bouge bien la rumba, elle va et vient, profites-en
Ecoute donc ça, écoute ça

Et voila le Vincente le noir
Et puis l’épicier d’à côté
Que viennent donc tous mes amis, mes amis
Pour bien profiter du rythme.

Parce que la rumba, la rumba, la rumba
Elle t’offre la clave; la clave, la clave
Il faut mettre le feu au buisson
Pour que ça sonne ainsi comme ça
Viens, c’est si bon.

Ecoute donc ça
Mon rythme si bon si bon pour danser, la fille
Ecoute donc ça
Mon rythme si bon si bon pour danser.

Références complémentaires

Biographie de Tito Puente

Biographie de Carlos Santana

Biographie en français de Célia Cruz


[1] Texte basé sur la version interprétée par Celia Cruz. Les parties chantées par le chœur figurent en italiques.
[2] Gozar : jouir, prendre du plaisir.
[3] Mulata, negra : termes affectueux utilisés à Cuba pour désigner un femme. Ils ne sont pas nécessairement utilisés avec une connotation ethnique.
[4] Allusion de Celia Cruz à sa chanson Quimbara qui évoque aussi la rumba.

Orgullecida

Orgullecida

ImagePour consulter une traduction de cette chanson, cliquez sur le lien suivant : orgullecida.

Composée à Cuba par Eliseo Silvera vers 1925, cette chanson incorpore de nombreuses influences du jazz et plus généralement de la musique nord-américaine. Elle figure pratiquement depuis sa création au répertoire de Compay Segundo, qui l’a interprétée notamment en compagnie de Ry Cooder dans l’album Buena Vista Social Club.

Je vous propose de l’écouter dans une version « live » de Compay Segundo, enregistrée lors d’un concert donné en 1999 au Brésil, tout en lisant ma traduction.

 

Fabrice Hatem

Open the door

Open the door

ImageL’oeuvre

Cette chanson de timba, composée par Aisar Hernández, a été enregistré en 2010 dans l’album De que estamos hablando par l’orchestre Elio Revé y su Charangon, avec Pascual « Sinsonte » Matos en voix principale , et le trompettiste El Guajiro Mirabal en musicien invité.

La description, à caractère souvent satirique, de petits évènements mettant en scène la vie de tous les jours, constitue l’une des sources majeures d’inspiration des chansons de Son. S’inscrivant dans l’héritage de cette tradition, Elio Revé nous propose ici un « instantané » de la vie quotidienne dans La Havane d’aujourd’hui, avec ses bus bondés, ses passagers énervés, ses familles partagées entre Cuba et les Etats-Unis, ses trafics d’objets de première nécessité, ses petits voleurs ciblant les visiteurs et les touristes de passage…

Fabrice Hatem

 

Ses interprétations par Elio Revé Jr y su Charangon

– – Dans l’album De que estamos hablando (2010)

Ses paroles en espagnol[1]

Sa traduction en français

Open the door
(Aisar Hernández)

Caballero
Caballero
Caballero
Repito
Déjeme montar primero
Ahí na’má’
Caballero, caballero déjeme montar primero
Así decía Mireya cuando llegaba a la guagua[2]
Para irme de esa forma mejor me voy en una yaguar
Caballero, caballero déjeme montar primero
Caballero, caballero déjeme montar primero

Pues la gente no respeta
Y a grupo quieren subir
Si hace rato que no pasa
Y todos queremos subir
Caballero, caballero déjeme montar primero
Caballero, caballero déjeme montar primer
o
Y al que viene bajando se le escucha así decir :
« Permiso señor »
Pues si yo no me bajo
Usted no se va a subir ¡camina!
Caballero, caballero déjeme montar primero
Aguanta señor
Caballero
Permiso
Caballero déjeme montar primero
Y venía Miguelito él que llegaba de un viaje
Cuando el chofer arrancó le robaron su equipaje
Y dijo así
Open the door
Open the door o me tiro por la window
¿Qué cosa fue? Je je je je je
Open the door o me tiro por la window
Abreme la puerta o me voy por la ventana
Open the door o me tiro por la window
Permiso caballero pa’ convencer al chofer
Open the door o me tiro por la window
Señores no se metan me han robado la maleta
Open the door o me tiro por la window
La tiene el moreno aquel montado en la bicicleta
Open the door o me tiro por la window
Ay apartate porque a mí se me respeta
Repito conmigo…Aguanta
El chofer paró la guagua por notarme preocupado
Y al conductor preguntó ¿al señor qué le ha pasado? »
« ¿Y su maleta dónde está? »
Se la llevaron
Se la llevaron completa
Se la llevaron
Con todo lo que traía
Se la llevaron
Con la goma de bicicleta
Se la llevaron
Yo no sé que me hago ahora
Se la llevaron
Que yo le digo a Susana
Se la llevaron
Con los zapatos de Lola
Se la llevaron
Y el vestido de mi hermana
Se la llevaron
Pa’ dónde
Se la llevaron
Cógelo ahí
Se la llevaron
Pero mira mira mira mira mira mira donde va
Se la llevaron
Se la llevaron

Reyna Morales
Se la llevaron
La DJ…Me llevaron la maleta
Se la llevaron
Me la llevaron…!Ay Dios mio!
Se la llevaron
Ja ja ja ja ja
Se la llevaron

(Solo de trompette par le Guajiro Mirabal)

Se la llevaron
El Guajiro Mirabal
Se la llevaron
Se la llevaron

Sopla Guajiro
Se la llevaron (rép.)
En la próxima parada
Open the door o me tiro por la window
Y yo me tiro, mira que yo me tiro, yo me tiro,
Yo me tiro por la window
Open the door o me tiro por la window
Eh !
Agáchate !

Open the door
(Traduction de Fabrice Hatem)

Cher Monsieur
Cher Monsieur
Cher Monsieur
Je répète
Laissez-moi monter en premier
Voila c’est tout
Cher monsieur, laissez-moi monter en premier
C’est ce que disait Mireille en arrivant à la guagua
Pour se déplacer, si c’est comme ça, je préfère une Jaguar
Cher monsieur, laissez-moi monter en premier
Cher monsieur, laissez-moi monter en premier
Mais les gens ne respectent rien
Et veulent monter tous en même temps
Cela fait un moment que le bus n’est pas passé
Et nous voulons tous monter
Cher monsieur, laissez-moi monter en premier
Cher monsieur, laissez-moi monter en premier
Et celui qui descend, il s’entend dire comme ça :
« Permettez, monsieur »
Mais si moi je ne descend pas,
Vous vous n’allez pas monter ! allez !
Cher monsieur, laissez-moi monter en premier
Permettez monsieur
Cher monsteur
S’il vous plaît
Cher monsieur, laissez-moi monter en premier
Et voila Miguelito qui revenait d’un voyage
Quand le chauffeur démarra, ou lui vola ses bagages
Et il dit comme ça
Open the door
Open the door ou je descend par la window
Qu’est-ce qui s’est passé ? Eh eh…
Open the door ou je descend par la window
Ouvrez moi la porte ou je sors par la fenêtre
Open the door ou je descend par la window
Excusez-moi messieurs je dois convaincre le chauffeur
Open the door ou je descend par la window
Messieurs, ne vous en mêlez pas, on m’a dérobé ma valise
Open the door ou je descend par la window
C’est le basané à bicyclette qui l’a prise
Open the door ou je descend par la window
Ah, poussez vous parce moi on me respecte
Répétez avec moi… on tient le coup
Le chauffeur arrêta la guagua en me voyant préoccupé
Et demanda au receveur : qu’est qui est arrivé au monsieur
Et sa valise, ou est-elle ?
Ils la lui ont prise
Ils la lui ont prise toute entière
Ils la lui ont prise
Avec tout ce qu’elle contenait
Ils la lui ont prise
Avec le pneu de bicyclette
Ils la lui ont prise
Je ne sais pas ce que vais faire maintenant
Ils la lui ont prise
Qu’est-ce que je vais dire à Suzanne
Ils la lui ont prise
Avec les chaussures de Lola
Ils la lui ont prise
Et le vêtement de ma soeur
Ils la lui ont prise
Où ils sont partis ?
Ils la lui ont prise
Attrapez-le, allez
Ils la lui ont prise
Mais regarde, regarde, regarde où il va
Ils la lui ont prise
Ils la lui ont prise
Reyna Morales
Ils la lui ont prise
La DJ… Ils m’ont pris la malette
Ils la lui ont prise
Il me l’ont prise… Ah mon Dieu !
Ils la lui ont prise
Ja ja ja
Ils la lui ont prise

(Solo de trompette par le Guajiro Mirabal)

Ils la lui ont prise
Le guajiro Mirabal
Ils la lui ont prise
Ils la lui ont prise
Joue, Guajiro
Ils la lui ont prise
Au prochain arrêt
Open the door ou je descend par la window
Ou je descends, regarde, je descends, je descends,
Je descends par la fenêtre
Open the door ou je descend par la window
Eh !
Calme-toi !

Références complémentaires

Discographie de l’orchestre Elio Revé y su Charangon

Sur l’histoire de l’orchestre Elio Revé y su Charangon

Biographie de Elio Revé (le père, en espagnol)

Sur l’album De que estamos hablando


[1] Le texte est basé sur la version de l’interprétation de l’album De que estamos hablando proposée en lien. Les parties interprétées par le chœur figurent en italiques.
[2] Surnom donné aux bus urbains à Cuba.
Ojalá

Ojalá

ImageL’oeuvre

Cette chanson fut composée en en 1969 par Silvio Rodriguez en souvenir d’une femme qui fut son premier amour de jeunesse, Emilia.

Dans une interview citée en lien, il explique que le souvenir de cet amour malheureux le poursuivit pendant des années jusqu’à ce qu’il se décide à composer cette chanson.

Fondateur avec d’autres jeunes auteurs cubains comme Pablo Milanés du mouvement de la Nueva trova – version cubaine de la Cancion protesta latino-américaine, Silvio Rodriguez est également connu pour son engagement « de gauche » et « anti-impérialiste » aux cotés du régime castriste.

Fabrice Hatem

Ses interprétations par Silvio Rodriguez

Version « live » en concert (date et lieu non précisés, mais ambiance survoltée)

Ses paroles en espagnol[1]

Sa traduction en français

Ojalá
(Silvio Rodriguez)

Ojalá que las hojas no te toquen el cuerpo
Cuando caigan
Para que no las puedas convertir en cristal
Ojalá que la lluvia deje de ser el milagro
Que baja por tu cuerpo
Ojalá que la luna pueda salir sin ti
Ojalá que la tierra no te bese los pasos.

Ojalá se te acabe la mirada constante
La palabra precisa, la sonrisa perfecta
Ojalá pase algo que te borre de pronto
Una luz cegadora, un disparo de nieve
Ojalá por lo menos que me lleve la muerte
Para no verte tanto, para no verte siempre
En todos los segundos, en todas las visiones
Ojalá que no pueda tocarte ni en canciones.

Ojalá que la aurora no dé gritos
Que caigan en mi espalda
Ojalá que tu nombre se le olvide esa voz
Ojalá las paredes no retengan
Tu ruido de camino cansado
Ojalá que el deseo se vaya tras de ti
A tu viejo gobierno de difuntos y flores.

Ojalá se te acabe la mirada constante
La palara precisa, la sonrisa perfecta
Ojalá pase algo que te borre de pronto
Una luz cegadora, un disparo de nieve
Ojalá por lo menos que me lleve la muerte
Para no verte tanto, para no verte siempre
En todos los segundos, en todas las visiones
Ojalá que no pueda tocarte ni en canciones.

Ojala
(Traduction de Fabrice Hatem)

Je souhaite que les feuilles ne touchent pas ton corps
Quand elles tombent
Pour que tu ne puisses pas les transformer en cristal
Je souhaite que la pluie cesse d’être le miracle
Qui descend sur ton corps
Je souhaite que la lune puisse se lever sans toi
Je souhaite que la terre ne baise plus tes pas.

Je souhaite que disparaisse le regard ferme,
La parole précise, le sourire parfait
Je souhaite que quelque chose t’efface soudain
Une lumière aveuglante, une tempête de neige
Je souhaite au moins que la mort m’enlève
Pour ne pas te voir autant, pour ne pas te voir toujours
A chaque seconde, à chaque image
Je souhaite ton absence même dans mes chansons.

Je souhaite que l’aurore n’entende pas de cris
Qui tomberaient sur mes épaules
Je souhaite que ma voix oublie ton nom
Je souhaite que les murs ne retiennent pas
Le bruit de ton chemin de fatigue
Je souhaite que le désir s’en aille loin de toi
Vers ton vieux royaume de défunts et de fleurs.

Je souhaite que disparaisse le regard ferme,
La parole précise, le sourire parfait
Je souhaite que quelque chose t’efface soudain
Une lumière aveuglante, une tempête de neige
Je souhaite au moins que la mort m’enlève
Pour ne pas te voir autant, pour ne pas te voir toujours
A chaque seconde, à chaque vision
Je souhaite ton absence même dans mes chansons.

Références complémentaires

Site très complet consacré à Silvio Rodriguez (en espagnol)

Présentation succincte de la vie et de l’œuvre de Silvio Rodriguez

Sur l’explication de l’origine et de certains vers cryptiques de la chanson (en espagnol)


[1] Le texte est basé sur la version de l’interprétation publique proposée en lien. Les parties interprétées par le chœur figurent en italiques.