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HAVANA D’PRIMERA s’envole conquérir le monde avec son « Pasaporte » !

HAVANA D’PRIMERA s’envole conquérir le monde avec son « Pasaporte » !

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Le prochain CD de Alexander Abreu y Havana D’Primera s’appellera « Pasaporte » du nom de la chanson « Carita de Pasaporte » qui a déjà conquis la terre entière et qui a remporté le FIESTA CUBANA AWARDS 2011 de la Meilleure Chanson de l’Année !

Ce CD aura 10 titres qu’Alexander Abreu nous a présentés lors d’une interview exclusive pour www.fiestacubana.net

1. pa mi gente (No me importa)
2. plato de segunda mesa
3. la figura
4. carita de pasaporte
5. se te olvido quien soy
6. al final de la vida
7. la celosa
8. donde estemos tu y yo
9. amor a la roca
10. el que sabe esta cayao

Lisez la revue du CD et découvrez en image Alexander Abreu vous proposer un voyage avec son « PASAPORTE »

Précisons que cette image n’est pas la pochette du CD « Pasaporte » mais une libre inspiration avant la sortie officielle du disque !

Oui Havana D’Primera s’envole avec son « Pasaporte » et voyage non seulement en Europe mais aussi en Amérique Latine et plus récemment aux Etats-Unis !

Ce titre est particulièrement bien inspiré car Havana D’Primera a clairement choisie une voie essentiellement Salsera pour pénétrer le cœur d’un plus large public, latino, salsero, et s’ouvrir les portes du marché international. Toutefois ce choix ne sacrifie nullement la qualité musicale de cet ensemble bien connu !

Des morceaux construits intelligemment, progressifs, un rythme cadencé mais très dansant, avec des Tumbaos clairs, imprimés tout autant par un piano subtil et par une basse groovy et vigoureuse, pulsant comme le cœur de cet orchestre et ne cessant de rebondir de contretemps en contretemps, de surprises en surprises, des chœurs entraînants, obsédants, aigus et nasals, dont le style semble emprunté au « Medico De La Salsa » pour accompagner cette voix si particulière, chaude et émouvante, celle d’Alexander Abreu.

Comme le dit Juan Formell, la musique d’Havana D’Primera est une « Salsa de lujo », une Salsa de luxe : ses échanges incessants entre instruments décorent la musique pour le plus grand plaisir des mélomanes sans jamais perdre le danseur. Le clavier d’Harold Diaz, le piano de Tony Rodriguez, la guitare de Rogelio Napoles interviennent par petites touches délicates comme des pépites incrustées dans cet ensemble musical déjà bien riche. Les mambos de cuivres, tour à tour jazzy, salsero, swing ou funky, harmonisés ou en forme de questions réponses entre trompettes et trombones, se distinguent par la complicité entre ces musiciens hors pair et prouvent qu’après « Los Metales de Terror » de NG La Banda sont nés « Los Metales de la Maestria » avec Amaury Perez, Carlos Alvarez, Uyuni Martinez et Orlando Vasquez.
La complicité est encore plus remarquable en ce qui concerne l’orfèvrerie des percussions à la fois puissantes et subtiles, surprenantes par leurs ‘bloques’, leur breaks mais toujours en finesse. La virtuosité respective des timbales de Rodney Barretto, des Congas de Guillermo Del Toro et du nouveau bongocero alternent et s’entrelacent dans une pluie fine de percussions imprimant un rythme irrésistible, puissant de l’intérieur et pourtant léger, sautillant et facétieux.

Le tout se combine en une orchestration magistrale entièrement destinée à jouer une Salsa de haute volée, de premier plan, « D’Primera », teintée des saveurs de La Havane d’aujourd’hui, celle de la Timba élégante, héritière de Issac Delgado, Paulito FG et Manolin el Medico de la Salsa mais aux sonorités à la fois contemporaines et intemporelles et à la force inhérente à Alexander Abreu, ce colosse de la Musica Cubana .

La nouvelle œuvre d’Havana D’Primera devrait contenir au moins les 10 titres suivants

1. Pa mi gente (No me importa)
2. Plato de segunda mesa
3. La figura (feat. Alexander Delgado – Gente D’Zona)
4. carita de pasaporte
5. Se te olvido quien soy
6. Al final de la vida
7. La celosa
8. Donde estemos tu y yo (feat. Issac Delgado)
9. Amor a la roca
10. El que sabe esta cayao

Alexander pense rajouter 2 morceaux supplémentaires mais ce point reste à confirmer.

L’essence de ce disque est résolument Salsera ! Une Salsa Cubaine avec des incursions subtiles dans l’univers de la Timba mais l’inspiration, cette fois ci, est globalement plus romantique, mélancolique sur le plan des paroles et la musique volontairement conçue pour les danseurs du monde entier.

A l’image de l’entame du disque « Haciendo Historia » avec « Resumen de Los 90 », ce « Pasaporte » s’ouvre sur un morceau tonitruant, haletant, endiablé en hommage à son public « Pa’Mi Gente ».

Toutefois Alexander Abreu semble se livrer un peu plus à son public et dévoile une sensibilité à fleur de peau, une émotion intime probablement inspirée de sa vie privée, sur trois morceaux troublants et profonds de poésie : « Plato de segunda mesa », « Se te olvido quien soy » et «Amor a la roca ».

« Plato de segunda mesa » est une Salsa, presque Romantica dans son introduction et toujours élégante, qui plaira à coup sur aux danseurs tant sa cadence mesurée est propice au Casino quand le groupe entame le Tumbao et les coros.

« La Figura » est une nouvelle collaboration de Alexander Abreu avec Alexander Delgado de Gente d’Zona ! Ils avaient déjà travaillé ensemble notamment au Salon Rojo de l’Hotel Capri ou Havana D’Primera avait interprété « El Animal ». « Alexander y Alexander », « Lo mejor que suena ahora.. con … Lo mejor que suena ahora » ! La mélodie de ce morceau reprend la sempiternelle mélodie de tous les morceaux de Gente D’Zona mais cette fois ci, la musique est là ! Bien présente ! Une salsa virant au Timbaton de manière très subtile tant le Tumbao est omniprésent ! Eso es Talento, eso es Corazon, eso es melodia y seo es Guaperiaaaa !

« Pasaporte » ne se présente plus ! Cette chanson a ravi le public du monde entier car elle parle aux cœurs, aux âmes de tous les émigrants et de leurs familles ! La douceur de la mélodie, la simplicité et la pureté de son rythme en ont fait la chanson de l’année ! Qu’on la danse collé-serré en Colombie, en ligne ou en Casino, cette chanson est désormais un classique à la portée universelle.

« Se te olvido quien soy » est une autre Salsa à la cadence plus rapide, haletante, magistrale avec des orchestrations de violons majestueux s’entrelaçant avec ces trompettes mélancoliques, émouvante de par ses paroles tristes, fortes et profondes.

« Viste … Te lo dije
Un poquito mas pega’o que antes
Un poquito mas duro que ayer
Viste … Te lo dije
Es que yo sigo el mismo que te hizo mujer »

La force et l’entrain de ce morceau rappellent à tous qui sont Havana d’Primera, si on avait oublié qui ils sont ! Un orchestre de premier plan offrant une Salsa de luxe, pleine d’énergie et de poésie !

« Al final de la vida » est un autre succès déjà connu du grand public grâce à sa sortie sur les compilations Latino! 44 et grâce au magnifique et spectaculaire Vidéo Clip de Kerry Ribchester :

Ce Son rappelle la recette du fameux « Despues de un beso », un savant mélange de Son traditionnel et de Salsa élégante, les sonorités du Tres et du Bongo se mêlant au Tumbao du piano et aux mambos salseros de los « Metales de la Maestria »… Alexander entraîne cette chanson dont la sauce monte, monte et culmine avec les Timbales de Rodney Barretto et les incantations aiguës des trompettes… « Ojo por ojo.. Es un refran que dice la gente » « Œil pour œil, dent pour dent » au risque de laisser derrière soi un monde d’aveugles. Heureusement Alexander apporte ici son message de paix et de sagesse.

« La celosa » est un Pilon, un Son fusionné au Pilon aux sonorités caribéennes qui rappellent les succès d’Arnaldo y su Talisman. Ce rythme et ces couleurs tropicales rafraîchissent cet œuvre essentiellement Salsera. La cadence invite à danser naturellement en Merengue jusqu’à ce que le Pilon s’impose ! Avec des saluts à Adalberto Alvarez et aux Salseros du Mama-Rumba de Mexico, Alexander nous fait voyager et revisite ce genre popularisé par Enrique Bonne et Pacho Alonso les pères respectifs de Angel Bonne et Pachito Alonso ! « La celosa » invite à la fête et égayera bien des soirées.

« Donde estamos tu y yo » est à la fois la surprise et le plat de résistance de ce nouveau volume ! Comme chacun sait, Alexander Abreu, après les succès de Grupo Danson, avait décidé de reprendre l’essentiel de l’orchestre d’Issac Delgado lorsque ce dernier a quitté Cuba pour vivre en Floride. Les voilà de nouveau réunis et complices, se rendant les compliments où qu’ils soient !

En effet « Quel que soit l’endroit où toi et moi nous nous trouvons » , « Donde estamos tu y yo », Issac et Alexander sont des frères, cubains, pour le monde entier ! L’un à la divine voix de velours et l’autre à la trompette magique. A l’instar d’Arsenio Rodriguez et de Felix Chappottin, ces deux compères seront complices pour la vie et seront les principaux ambassadeurs de l’expansion de la Musique Cubaine à l’étranger grâce à l’excellence de leur musique et l’universalité de leurs messages et de leurs styles. A ce titre, on reconnaît bien à la fin du morceau cette touche de Cumbia, telle « La vida es un Carnaval » ou « Paquito va », qui a fait le succès d’Issac auprès du monde Latino.

Ce morceau démarre avec la marque du Chevere de La Salsa ! Un Salsa élégante où les 2 voix d’Issac et d’Alexander se répondent puis se mêlent pour célébrer la Musique Cubaine, leur Cubania, et leur relation musicale de toujours, pleine de respect et d’admiration respective. Imperceptiblement la Timba s’immisce avec sa force et sa virtuosité pour laisser un moment le champ aux Timbales de Rodney Barretto. La trompette semble monter au ciel, marche après marche pour finalement ouvrir la voie à cette Cumbia « Se baila aqui, se baila alla » qui invite tout le monde à la fête.

« Amor a la roca » est une Salsa émouvante, poignante, où Alexander débute son chant comme une ballade sentimentale d’une gravité sans précédent.

« Ya no me puedes decir
como se te sale el amor a la roca
Como le vienen dos cubos de hielos
Al liquor que te hizo salir de este mundo
Lo malo es de ser profundo al amar
Es como llegar sin freno al adios»

Alexander nous avait troublés avec la force de ses sentiments sur « Confiesale » ! Avec « Amor a la roca », il nous commotionne et nous fait chavirer. Sa voix nous charme et nous sublime jusqu’à ce que les coros entrent pour nous emporter dans le tourbillon salsero prenant un tour plus léger :

« Pide este amor en el Sprite
No me lo pides a la roca
Porque si sigues así
Te voy a dar por loca»

Havana D’Primera rappelle ici son attachement à la musique de Manolin El Medico de la Salsa, avec ses chœurs et ses mambos obsédants et cette machine à danser. Ce tourbillon est si bon qu’après une pause surprise, il reprend de plus belle !

« El que sabe esta calla’o » est véritablement une Timba explosive, de la pure énergie afro-cubaine ! Une impression de puissance impressionnante se dégage de ce morceau ou Alexander livre le secret de son destin « Voy caminado al cielo…. Pero nadie sabe nada … El que sabe esta calla’o » !

Un crochet par le Mambo de Perez Prado pour pénétrer la culture afro-cubaine et sa saveur si forte, troublante et entrainante, avec son « Palo Vencedor » et sa « Mata Siguaraya » ! Magistral et énigmatique, cette musique est sublime, entre ses racines profondes et la virtuosité du Jazz, l’entrain de ces chœurs et la puissance de conviction et de passion de son chanteur livrant sa vérité !

Alexander Abreu pensait à une ballade, « Verdades que hablan », pour refermer cet album mais il résiste difficilement à l’envie généreuse d’ajouter 2 autres titres. L’avenir dira si ce ‘Pasaporte’ s’envolera avec ces 2 visas supplémentaires…

Le dimanche 6 Mai 2012, à la suite de ses 2 concerts, à Cali et à Bogota, pour les 30 ans de Grupo Niche, Alexander Abreu nous a accordé une interview exclusive pour nous présenter en avant-première son prochain CD et ses projets de tournées :

HAVANA D’PRIMERA s’envole conquérir le monde avec son « Pasaporte » !

HABANA D’PRIMERA s’envole conquérir le monde avec son PASAPORTE !

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Le prochain CD de Alexander Abreu y Habana D’Primera s’appellera « Pasaporte » du nom de la chanson « Carita de Pasaporte » qui a déjà conquis la terre entière et qui a remporté le FIESTA CUBANA AWARDS 2011 de la Meilleure Chanson de l’Année !

Ce CD aura 11 titres qu’Alexander Abreu nous a présentés lors d’une interview exclusive pour www.fiestacubana.net

1. Pa mi gente (No me importa)
2. Plato de segunda mesa
3. La figura (feat. Alexander Delgado – Gente D’Zona)
4. Carita de pasaporte
5. Se te olvido quien soy
6. Al final de la vida
7. La celosa
8. Donde estemos tu y yo (feat. Issac Delgado)
9. Amor a la roca
10. El que sabe esta cayao
11. Verdades que hablan

Lisez la revue du CD et découvrez en image Alexander Abreu vous proposer un voyage avec son « PASAPORTE »

Précisons que cette image n’est pas la pochette du CD « Pasaporte » mais une libre inspiration avant la sortie officielle du disque !

Oui Habana D’Primera s’envole avec son « Pasaporte » et voyage non seulement en Europe mais aussi en Amérique Latine et plus récemment aux Etats-Unis !

Ce titre est particulièrement bien choisi car Habana D’Primera a clairement choisie une voie essentiellement Salsera pour pénétrer le cœur d’un plus large public, latino, salsero, et s’ouvrir les portes du marché international. Toutefois ce choix ne sacrifie nullement la qualité musicale de cet ensemble bien connu !

Des morceaux construits intelligemment, progressifs, un rythme cadencé mais très dansant, avec des Tumbaos clairs imprimés tout autant par un piano subtil et une basse groovy et vigoureuse, pulsant comme le cœur de cet orchestre et ne cessant de rebondir de contretemps en contretemps, de surprises en surprises, des chœurs entrainants, obsédants, aigus et nasals, dont le style semble emprunté au « Medico De La Salsa » pour accompagner cette voix si particulière, chaude et émouvante, celle d’Alexander Abreu.

Comme le dit Juan Formell, la musique d’Habana D’Primera est une « Salsa de lujo », une Salsa de luxe : ses échanges incessants entre instruments décorent la musique pour le plus grand plaisir des mélomanes sans jamais perdre le danseur. Le clavier d’Harold Diaz, le piano de Tony Rodriguez, la guitare de Rogelio Napoles interviennent par petites touches délicates comme des pépites incrustées dans cet ensemble musical déjà bien riche. Les mambos de cuivres, tour à tour jazzy, salsero, swing ou funky, harmonisés ou en forme de questions réponses entre trompettes et trombones, se distinguent par la complicité entre ces musiciens hors pair et prouvent qu’après « Los Metales de Terror » de NG La Banda sont nés « Los Metales de la Maestria » avec Amaury Perez, Carlos Alvarez, Uyuni Martinez et Orlando Vasquez.
La complicité est encore plus remarquable en ce qui concerne l’orfèvrerie des percussions à la fois puissantes et subtiles, surprenantes par leurs ‘bloques’, leur breaks mais toujours en finesse. La virtuosité respective des timbales de Rodney Barretto, des Congas de Guillermo Del Toro et du nouveau bongocero alternent et s’entrelacent dans une pluie fine de percussions imprimant un rythme irrésistible, puissant de l’intérieur et pourtant léger, sautillant et facétieux.

Le tout se combine en une orchestration magistrale entièrement destinée à jouer une Salsa de haute volée, de premier plan, « D’Primera », teintée des saveurs de La Havane d’aujourd’hui, celle de la Timba élégante, héritière de Issac Delgado, Paulito FG et Manolin el Medico de la Salsa mais aux sonorités à la fois contemporaines et intemporelles et à la force inhérente à Alexander Abreu, ce colosse de la Musica Cubana .

La nouvelle œuvre d’Habana D’Primera devrait contenir au moins les 11 titres suivants

1. Pa mi gente (No me importa)
2. Plato de segunda mesa
3. La figura (feat. Alexander Delgado – Gente D’Zona)
4. carita de pasaporte
5. Se te olvido quien soy
6. Al final de la vida
7. La celosa
8. Donde estemos tu y yo (feat. Issac Delgado)
9. Amor a la roca
10. El que sabe esta cayao
11. Verdades que hablan

Alexander pense rajouter 2 morceaux supplémentaires mais ce point reste à confirmer.

L’essence de ce disque est résolument Salsera ! A l’exception de « Verdades que hablen » qui est une balade, tous les morceaux sont Salsa. Une Salsa Cubaine avec des incursions subtiles dans l’univers de la Timba mais l’inspiration, cette fois ci, est globalement plus romantique, mélancolique sur le plan des paroles et la musique volontairement conçue pour les danseurs du monde entier.

A l’image de l’entame du disque « Haciendo Historia » avec « Resumen de Los 90 », ce « Pasaporte » s’ouvre sur un morceau tonitruant, haletant, endiablé en hommage a son public « Pa’Mi Gente ».

Toutefois Alexander Abreu semble se livrer un peu plus à son public et dévoile une sensibilité à fleur de peau, une émotion intime probablement inspirée de sa vie privée, sur trois morceau troublants et profonds de poésie : « Plato de segunda mesa », « Se te olvido quien soy » et «Amor a la roca ».

« Plato de segunda mesa » est une Salsa, presque Romantica dans son introduction et toujours élégante, plaira à coup sur aux danseurs tant sa cadence mesurée est propice au Casino quand le groupe entame le Tumbao et les coros.

« La Figura » est une nouvelle collaboration de Alexander Abreu avec Alexander Delgado de Gente d’Zona ! Ils avaient déjà travaillé ensemble notamment au Salon Rojo de l’Hotel Capri ou Habana D’Primera avait interprété « El Animal ». « Alexander y Alexander », « Lo mejor que suena ahora.. con … Lo mejor que suena ahora » ! La mélodie de ce morceau reprend la sempiternelle mélodie de tous les morceaux de Gente D’Zona mais cette fois ci, la musique est là ! Bien présente ! Une salsa virant au Timbaton de manière très subtile tant le Tumbao est omniprésent ! Eso es Talento, eso es Corazon, eso es melodia y seo es Guaperiaaaa !

« Pasaporte » ne se présente plus ! Cette chanson a ravi le public du monde entier car elle parle aux cœurs, aux âmes de tous les émigrants et de leurs familles ! La douceur de la mélodie, la simplicité et la pureté de son rythme en ont fait la chanson de l’année ! Qu’on la danse collé-serré en Colombie, en ligne ou en Casino, cette chanson est désormais un classique a la portée universelle.

« Se te olvido quien soy » est une autre Salsa à la cadence plus rapide, haletante, magistrale avec des orchestrations de violons majestueux s’entrelaçant avec ces trompette mélancoliques, émouvante pour ses paroles tristes, fortes et profondes.

« Viste … Te lo dije
Un poquito mas pega’o que antes
Un poquito mas dura que ayer
Viste … Te lo dije
Es que yo sigo el mismo que te hizo mujer »

La force et l’entrain de ce morceau rappelle à tous qui sont Habana d’Primera si on avait oublie qui ils sont ! Un orchestre de premier plan offrant une Salsa de luxe, pleine d’énergie et de poésie !

« Al final de la vida » est une autre succes deja connu du grand public grace a sa sortie sur les compilations Latino ! 42 et grâce au magnifique et spectaculaire Vidéo Clip de Kerry Ribchester :

Ce Son rappelle la recette du fameux « Despues de un beso », un savant mélange de Son traditionnel et de Salsa élégante, les sonorités du Tres et du Bongo se mêlant au Tumbao du piano et aux mambos salseros de los « Metales de la Maestria »… Alexander entraine cette chanson dont la sauce monte, monte et culmine avec les Timbales de Rodney Barretto et les incantations aigues des trompettes… « Ojo por ojo.. Es un refran que dice la gente » « Œil pour œil, dents pour dents » au risque de laisser derrière soi un monde d’aveugles. Heureusement Alexander apporte ici son message de paix et de sagesse.

« La celosa » est un Pilon, un Son fusionné au Pilon aux sonorités caribéennes qui rappellent les succès d’Arnaldo y su Talisman. Ce rythme et ces couleurs tropicales rafraichissent cet œuvre essentiellement Salsera. La cadence invite à danser naturellement en Merengue jusqu’à ce que le Pilon s’impose ! Avec des saluts à Adalberto Alvarez et aux Salseros du Mama-Rumba de Mexico, Alexander nous fait voyager et revisite ce genre popularisé par Enrique Bonne et Pacho Alonso les pères respectifs de Angel Bonne et Pachito Alonso ! « La celosa » invite a la fête et aiguayera bien des soirées.

« Donde estamos tu y yo » est à la fois la surprise et le plat de résistance de ce nouveau volume ! Comme chacun sait, Alexander Abreu, après les succès de Grupo Danson avait décidé de reprendre l’essentiel de l’orchestre d’Issac Delgado lorsque ce dernier a quitté Cuba pour vivre en Floride. Les voilà de nouveau réunis et complices, se rendant les compliments ou qu’ils soient ! En effet « Quel que soit l’endroit où toi et moi nous nous trouvons » , « Donde estamos tu y yo », Issac et Alexander sont des frères, cubains, pour le monde entier ! L’un à la divine voix de velours et l’autre à la trompette magique. A l’instar d’Arsenio Rodriguez et de Felix Chappottin, ces deux compères seront complices pour la vie et seront les principaux ambassadeurs de l’expansion de la Musique Cubaine à l’étranger grâce à l’excellence de leur musique et l’universalité de leurs messages et de leurs styles. A ce titre, on reconnaît bien à la fin du morceau cette touche de Cumbia, telle « La vida es un Carnaval » ou « Paquito va », qui a fait le succès d’Issac auprès du monde Latino. Ce morceau démarre avec la marque du Chevere de La Salsa ! Un Salsa élégante ou les 2 voix d’Issac et d’Alexander se répondent puis se mêlent pour célébrer la Musique Cubaine, leur Cubania, et leur relation musicale de toujours, pleine de respect et d’admiration respective. Imperceptiblement la Timba s’immisce avec sa force et sa virtuosité pour laisser un moment le champ aux Timbales de Rodney Barretto. La trompette semble monter au ciel, marche après marche pour finalement ouvrir la voie à cette Cumbia « Se baila aqui, se baila alla » qui invite tout le monde a la fête.

« Amor a la roca » est une Salsa émouvante, poignante, ou Alexander débute son chant comme une ballade sentimentale d’une gravité sans précédent.

« Ya no me puedes decir
como se te sale el amor a la roca
Como le vienen dos cubos de hielos
Al liquor que te hizo salir de este mundo
Lo malo es de ser profundo al amar
Es como llegar sin freno al adios»

Alexander nous avait troublés avec la force de ses sentiments sur « Confiesale » ! Avec « Amor a la roca », il nous commotionne et nous fait chavirer. Sa voix nous charme et nous sublime jusqu’à ce que les coros entrent pour nous emporter dans le tourbillon salsero prenant un tour plus léger :

« Pide este amor en el Sprite
No me lo pides a la roca
Porque si sigues así
Te voy a dar por loca»

Habana D’Primera rappelle ici son attachement à la musique de Manolin El Medico de la Salsa, avec ses chœurs et ses mambos obsédants et cette machine à danser. Ce tourbillon est si bon qu’après une pause surprise, il reprend de plus belle !

« El que sabe esta calla’o » est véritablement une Timba explosive, de la pure énergie afro-cubaine ! Une impression de puissance impressionnante se dégage de ce morceau ou Alexander livre le secret de son destin « Voy caminado al cielo…. Pero nadie sabe nada … El que sabe esta calla’o » !
Un crochet par le Mambo de Perez Prado pour pénétrer la culture afro-cubaine et sa saveur si forte, troublante et entrainante, avec son « Palo Vencedor » et sa « Mata Siguaraya » ! Magistral et énigmatique, cette musique est sublime, entre ses racines profondes et la virtuosité du Jazz, l’entrain de ces chœurs et la puissance de conviction et de passion de son chanteur livrant sa vérité !

« Verdades que hablan » est selon Alexander Abreu une ballade pour refermer cet album mais il résiste difficilement à l’envie généreuse d’ajouter 2 autres titres. L’avenir dira si ce ‘Pasaporte’ s’envolera avec ces 2 visas supplémentaires…

Le dimanche 6 Mai 2012, à la suite de ses 2 concerts, à Cali et à Bogota, pour les 30 ans de Grupo Niche, Alexander Abreu nous a accordé une interview exclusive pour nous présenter en avant-première son prochain CD et ses projets de tournées :

HAVANA D’PRIMERA s’envole conquérir le monde avec son « Pasaporte » !

ISSAC DELGADO revient avec un nouveau CD : « Supercubano » !

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ISSAC DELGADO, « El Chevere de la Salsa », Rumbero, Salsero et Cancionista réaffirme sa Cubania avec un nouveau disque chez PlanetRecords : SUPERCUBANO

A l’évidence ISSAC rachète sa Cubanité avec le renfort des piliers du Reggaeton de Cuba comme El Micha ou Gente D’Zona avec lesquels il conclut sa 2ème coopération.

Mais ISSAC sera toujours un pont, un ambassadeur entre Cuba et Puerto-Rico,  » de un parajo las 2 alas  » comme il chantait dans son 2ème CD « Con Ganas » sur le morceau légendaire de Pablo Milanes « Son de Cuba a Puerto Rico »

Publié le 3 Aout 2011

Quelques semaines après sa visite historique à Cuba et peu après le concert légendaire à Paris, au Cabaret Sauvage, organisé par Odduara, avec Habana D’Primera et Interactivo, Issac Delgado livre son dernier album.

Cette nouvelle œuvre est en vente exclusive sur iTunes et sur LatinMusicStore.com en pré-écoute depuis le 2 Aout !

http://www.latinmusicstore.com/index.php?page=shop.product_details&flypage=shop.flypage_p&product_id=339&option=com_virtuemart&Itemid=65

Cette production comprend 10 titres avec de nombreuses collaborations:

01. « El Negro Vuelve A La Habana » Feat. El Micha
02. « Perdona »
03. « Salsa, Timba y Amor »
04. « Somos Cuba (Mira Como Vengo) » Feat. Gente De Zona
05. « Que No Se Te Olvide (Salsa Extended Mix) » Feat. La India
06. « Mienteme »
07. « Pal Bailador »
08. « Mala Cabeza »
09. « Que No Se Te Olvide (Santo Domingo Bachata Version) » Feat. La India
10. « Somos Cuba (Mira Como Vengo) » Feat Gente de Zona, Los Generales, Baby Lores, El Micha, Manolin « El Medico De La Salsa », Alain Perez

Le disque s’ouvre en fait sur un Timbaton, ou plutôt un Congaton, massif et puissant, « El Negro Vuelve A La Habana » avec El Micha, qui fait penser à la Bala de Billy. Une Conga en l’honneur de La Havane et de sa ‘gozadera’ et probablement une preuve de la nostalgie d’Issac pour sa festive terre natale.

Issac enchaine avec une Salsa Romantica « Perdona » assez semblable à son succès avec Victor Manuelle « La Mujer Que Mas Te Duele », avec des arrangements de violons ‘symphoniques’ et des cuivres assez stéréotypés. Toutefois on se laisse séduire par la voix unique du Cheveré et par le Montuno qui nous emporte avec son Tumbao et ses coros enivrant.

Issac Delgado est un pont musical, et à ce titre il jette le manteau de ce pont avec le morceau « Salsa Timba y Amor » qui évolue doucement de son environnement actuel de la Salsa Boricua à la bonne Timba qui l’a rendu célèbre.

« Salsa Timba y Amor, es lo que hay !
El le pone Salsa
Pero ella quiere Timba
Es lo que hay »

Issac est intelligent. Il a compris que la Musique Cubaine ne pourra faire la place qu’elle mérite, s’imposer, que depuis l’interieur du système économique et politique qui permet l’accès à la promotion de grande échelle.

Comme disent Kola Loca, « Cuba Se Extraña » et ISSAC se nourrit du Cubaton de Gente D’Zona tout en lui apportant sa propre poésie pour nous convaincre qu’il n’a rien perdu de ses racines cubaines sur « Somos Cuba« .

Mais ce pont est à bascule puisqu’il vire aussitôt du côté de l’ Isla del Encanto avec sa camarade de la RMM dans les années 90, LA INDIA…
Un duo de Salsa Romantica sur « Que No se Te Olvide » très, voire trop classique, mais assurément au cœur de sa stratégie de cooperation d’avec les grandes têtes d’affiche comme Victor Manuelle, Gilberto Santa Rosa…
LA INDIA et ISSAC sont les filleuls de la grande CELIA CRUZ et ce duo était prévisible… De « La Voz De La Experiencia » a « Vivir Lo Nuestro » !

« Mienteme » est encore un morceau entre deux eaux, avec des arrangements de cuivres téléphonés et trop commerciaux mais avec un une section rythmique et un Tumbao qui porte la marque d’Issac… Entre ‘un tin’ de Timba, un soupcon de Cancion et de la Salsa, qu’elle qu’en soit le qualificatif ou l’origine !

« Pa’l Bailador » est le slogan fourre-tout et démagogue de bien des groupes de Cuba, de Puerto Rico, de Colombie et de New-York.
Mais cette fois ci il s’agit d’un Guaguanco, certes Jazzifié mais savoureux, sabroso, avec la voix feutré, la voix de velours de ce pur Rumbero… ISAAC est de la Timablaye ! Et il va par la conga ! Pa’l tambor !
Et le Coro « Dicen Los Caracoles..  » nous assure qu’Issac n’a rien perdu depuis son fameux « Vengo Con Ire » sur le CD « Con Ganas »

« Mala Cabeza » est une Timba a la Issac, subtile et discrète mais toute en nuance et dissonances modernes, avec sa chronique sociale, sa ‘calle’, et ses cuivres qui finissent quasi en Champola tandis que Issac imprime sa ‘Guaperia’ cubaine. La « Mala Cabeza se porto mal ! »

L’ajout d’une Bachata Dominicaine, la reprise de « Que No Se Te Olvide« , avec La India ne doit trouver sa justification que dans des objectifs commerciaux et marketing… Circulez….

Et sautez au dernier Reggaeton, la version « All Stars”, « Todas Estrellas » avec El Micha, Gente D’Zona, Manolin, Alain Perez, etc…

« Mira Como Vengo … Por Eso Me Mantengo » tiens donc ! Et bien oui, ils se maintiennent bien et « No me cambie la emisora » jejejejeje
Oui « Somos Cuba”, Nous sommes Cuba, la Cuba d’aujourd’hui… La Cuba où le petit commerce est désormais autorisé…

Ce disque est somme toute très commercial, destiné à un large public et je ne suis pas sûr d’adhérer au commentaire de PlanetRecords prétendant que ce sera la meilleure production d’Issac Delgado.

Toutefois, chaque disque du « Chevere de la Salsa » est un événement en soit qui mérite le détour et dans mon cas, l’achat !

 

HAVANA D’PRIMERA s’envole conquérir le monde avec son « Pasaporte » !

TIRSO DUARTE y LA MECANICA LOCA : le Big Bang de leur CD “Lucharé”

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Le 27 Avril 2012, Tirso Duarte y La Mecanica Loca lancent leur disque laser « Lucharé » dans l’univers de la Timba lors d’un concert exceptionnel à Bayonne. La Super Nova de la Timba franco-cubaine crée la révélation de l’année avec une œuvre exceptionnelle, consacrant l’ascension de La Mecanica Loca dans le paysage Timbero et le retour de l’Ange Noir au devant de la scène avec enfin un enregistrement à la hauteur de son génie. Julien Garin, directeur de La Mecanica Loca et Tirso Duarte ont offert à www.fiestacubana.net, parrain du projet, une interview exclusive…

Fiestacubana.net, qui suit ce projet depuis ses origines, les a interviewés le 14 avril dernier au Studio Condorcet de Toulouse, où ils ont enregistré et mixé leur album. Celui-ci a été présenté au public à Bayonne, le 27 avril prochain, lors du concert inaugural de leur grande tournée européenne.

Il est désormais en vente en téléchargement légal :

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Sur iTunes.fr : http://itunes.apple.com/fr/album/luchare-se-unen-francia-y-cuba/id524922638

Il est en vente sur support physique CD :

Sur le site de la maison de disque Agorila.com : http://www.agorila.com/cd-luchare-tirso-duarte-y-mecanica-loca-1282.php

Sur le site de La Mecanica Loca : http://www.mecanicaloca.com/#Musique

Ce CD s’intitule « Lucharé », éponyme du premier morceau composé par le Franc-tireur de la Timba, Tirso Duarte.
Sa très belle pochette met en avant le protagonisme principal ‘del Angel Negro de la Timba’ au sein de cette œuvre de 10 titres composés principalement par Tirso Duarte et Angel Yosvany Quiros, dit ‘Yos’, bien connu du public français :

1/ Lucharé (Tirso Duarte)
2/ Que te vaya bien (Tirso Duarte / Angel Batule)
3/ Te quiero y mas (Tirso Duarte)
4/ Vagabundo (Tirso Duarte)
5/ A lo loco titi (Angel « Yos » Quiros / Harold Driggz)
6/ Te lo agradezco pero no (Alejandro Sanz / Tirso Duarte)
7/ La luna (Tirso Duarte)
8/ Los Herederos (Angel « Yos » Quiros / Ruben Paz)
9/ Herido de amor (Tirso Duarte)
10/ Soy de ahi (Angel « Yos » Quiros)

Cette œuvre est résolument une œuvre de Salsa Cubaine, Timbera, à la fois conçue pour les danseurs de Casino et pour les amateurs de pure Timba, contemporaine et progressive. Bien que jouée par des musiciens français, elle n’a rien à envier à nombre de productions purement cubaines tant la réalisation de ce projet fut animée de passion et inspirée par le génie et l’expérience des maestros Tirso et Yosvany. Les voix de Martha Galarraga et Yoslando Quintana renforcent ce projet qui explore les différents rythmes de la Musique Cubaine comme la Timba, le Pilon, le Changüi, le Son, la Rumba et l’Afro.

Tirso est aussi un monstre au piano et à ce titre il joue avec une grande délicatesse sur la ballade ‘Soy de ahi’ chantée par Angel ‘Yos’ Quiros.

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Yosvany nous livre avec ‘A lo loco titi ’ une pure Timba endiablée, dotée d’un Tumbao implacable, contagieux, flirtant par moment avec le Timbaton comme ‘Yos’ sait si bien le faire, et avec ‘Los Herederos’ une œuvre profonde en hommage aux traditions afro-cubaines, à la clave de Rumba et de Son. ‘Yos’ et Tirso nous offrent un duo de Rumberos qui va régaler les Timberos et amateurs d’Afro-Cubain. « No hay pa’ nadie, pa’ » ! Cette décharge de Rumba survitaminée et joyeuse enflamme cet opus et ne manquera pas de s’imposer parmi les morceaux préférés avec le fascinant chant afro de Martha Galarraga…

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Tirso entame ce CD avec une Timba fiévreuse, populaire, ‘Lucharé’ , qui donne le ton du chanteur du peuple, ‘El Cantante del pueblo’, dont l’intro rappelle ‘La Pelea Murumba’ mais dont le climat général, entre Songo, Rumba et Conga, rappelle le style du CD « Fin Del Juego ».

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Il enchaîne avec une œuvre plus sentimentale, ‘Que te vaya bien’, écrite en binôme avec son beau-frère Angel Batule, un guaguanco-salsa lyrique dans l’esprit de ‘Un Mal Sueño’ du CD ‘Timba Cubana’.

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‘Te Quiero Y Mas’ est une chanson composée par Agustin Diaz Cartaya, commandant de la Révolution Cubaine, déjà connue du public français depuis la tournée 2010 de Tirso Duarte avec Son Del Indio durant laquelle il avait diffusé une maquette promotionnelle de cette œuvre.

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La nouvelle version, cette fois enregistrée avec un véritable orchestre, confirme l’esprit de ‘Los Van Van’ qui inspire son interprétation et la passion de Tirso pour les sentiments purs, Puro Sentimiento ! Mais cette version surprend par des arrangements plus Timberos, plus puissants et enivrants.

‘Vagabondo’ s’échappe avec un tempo soutenu, des mambos de cuivres brillants, jazzy, joyeux renforcés par des ‘coros’ , en italines, grisants et enjoués, le tout culminant avec une trompette puissante et virtuose.

‘Te lo agradezco pero no’
est encore une reprise d’Alejandro Sanz par Tirso. Il est coutumier du fait de reprendre les auteurs majeurs de la Pop-Latino après les interprétations de ‘Quisiera Ser’ et de ‘Regalame la silla’ du même Alejandro Sanz , après ‘La Cosa Mas Bella’ d’Eros Ramazzoti ou ‘Un Mal Sueño’ d’Omar Alfanno. Il s’agit à chaque fois de revisiter ce registre avec des arrangements inédits, une touche de Guaguanco, de Pop et de Timba et tout le lyrisme, la virtuosité et les sentiments de l’Ange Noir, et cette fois ci dans un duo sublime avec la voix de Martha Galarraga.

La Mecanica Loca est tellement folle qu’elle s’attaque au double succès de Tirso Duarte, ‘La Luna’, de son premier CD et d’avec « Musica Cubana en Tokyo» !

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Et le pari est réussi ! Oui, comme dit la chanson, La Mecanica sonne… Et elle sonne du feu de Dieu ! Un Big Bang je vous avais dit !

Avec ‘Herido de amor’ Tirso revient à une onde plus proche de Los Van Van, plus romantique, propice à danser le Casino et la Salsa en hommage à son public Colombien. Un rythme chaloupé, un soneo limpide, une voix de velours et un Tumbao transparent pour un pas de deux.

Le CD se conclut en douceur avec la voix de ‘Yos’ sur une ballade apaisante ‘Yo soy de ahi’.

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En conclusion ce projet démontre par sa qualité et sa richesse que la Timba Cubana s’exporte et peut être interprétée avec justesse et ‘Cubania’ par des musiciens de talents, quelle que soit leur nationalité, pourvu qu’ils aient la passion, la curiosité, l’humilité et la persévérance de percer les secrets d’un art aussi exigeant et que les plus grands maestros leur servent de guide. Pari réussi pour La Mecanica Loca ! Oui… Ils peuvent dire « Lucharé », « Je lutterai » mais le jeu en vaut la chandelle car le résultat est au rendez-vous !

Ce CD « Lucharé » sera le Big Bang de la révélation de l’année 2012 !
Rien de plus normal pour le grand retour de Tirso Duarte avec la Super Nova de la Timba franco-cubaine, La Mecanica Loca.

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En tant que parrain de ce projet, Leonel ‘El Farandulero Mayor’ et les représentants de www.fiestacubana.net , DJ Tumbao et DJ AxEL Cubadicto, ont été invités à réaliser une interview de Tirso Duarte et Julien Garin aux studios Condorcet de Toulouse où La Mecanica Loca a enregistré le CD «Lucharé » et où ils finissaient le mixage. Nous avons le plaisir de vous proposer dans un reportage exclusif la vidéo complète de cet entretien, accompagnée d’une transcription en français pour les non-hispanisants.

FC. Comment vous sentez-vous ?

Tirso Duarte. Très content, très content. Ce que je sens se définit en trois paroles : ému, impressionné et content. Je suis très satisfait du travail réalisé par l’orchestre La Mecanica Loca dans le cadre de ce projet, que ce soit avec ma musique ou avec la sienne.

Julien Garin. Je suis très ému d’avoir le maestro Tirso Duarte à mes côtés, de faire un projet avec lui. Cela fait de nombreuses années que je l’écoute, que je le regarde. Finalement, aujourd’hui me dire que je vais jouer avec lui. C’est un plaisir énorme pour moi de partager avec ce maestro.

Que pouvez-vous dire de cette nouvelle production parrainée par www.fiestacubana.net ? Quel sera le répertoire ? Quels thèmes ? Comment s’appellera le CD ?

Tirso Duarte. Le CD se compose de dix thèmes parmi lesquels j’interprète quasiment huit. Les autres chanteurs sont [Angel] Yosvany [Quiros], le chanteur de La Mecanica Loca, Martha Galarraga et Yoslando [Quintana].

Il y a 3 reprises de thèmes que j’ai déjà interprétés, comme ‘La luna’, ‘Te querio y mas’, et ‘Herido de amor’. Je les avais déjà enregistrés, mais maintenant, le rêve est vraiment devenu réalité : ils vont sortir avec toute la qualité qu’ils méritent. Ils étaient déjà sortis sous la forme de maquettes ou tout simplement piratés sans avoir été mixés. Mais là nous les avons enregistrés avec un orchestre comme il se doit, avec la réalité que portent ces morceaux et avec tous les sentiments, le feeling, que je mets toujours dans mes chansons.

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Le CD s’appelle Lucharé [Je lutterai]. C’est aussi le nom de la tournée que nous allons faire dans toute l’Europe.

A quel stade en est l’enregistrement ?

Julien Garin. Nous terminons en ce moment le mixage et nous allons commencer le master. Le disque va sortir le 27 avril, à l’occasion de notre premier concert à Bayonne.

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Tirso Duarte. Et je regrette qu’on ne puisse pas vous inviter pour l’instant, car c’est déjà archi-complet. Mais enfin, on trouvera une solution, pour que tout le monde puisse profiter de cette musique, de Tirso Duarte y La Mecanica Loca.

Quel est l’originalité de ce disque ? En quoi est-il différent des autres ? Est-ce du 100 % Timba ?

Tirso Duarte. Avec ce disque, je réalise le rêve d’enregistrer des thèmes que jusqu’ici j’avais sous le coude et qui avançaient bon gré mal gré, comme La luna, Te querio y mas et Herido de amor. Et j’ai le plaisir de le faire comme il faut, avec le mixage comme il faut, avec tous les instruments en vivo, avec des morceaux très bien travaillés, le tout très bien réalisé.

Non seulement ces thèmes mais aussi des nouveaux morceaux que je vais étrenner. J’ai aussi profité de cette occasion pour que les gens n’oublient pas que moi, Tirso, je suis timbero. Cela fait pas mal de temps que j’ai enregistré mon dernier CD de pure Timba, Fin del juego, en 2008.

Ensuite est sorti un CD plus Reggaeton [CD Para que nada te pueda pasar] parce que c’est ce qui se faisait à La Havane. Apres j’ai plutôt fait des morceaux qui sont sortis comme ça, comme des singles de Timba qui ont plu.

Mais dans ce disque, Lucharé, je reviens à l’attaque avec de la Timba. Nous y avons aussi rajouté quelques thèmes un peu plus lents, comme Te querio y mas, et une très jolie composition, Que te vaya bien, que j’ai écrite en binôme avec mon beau-frère Angel Batule – un musicien très jeune mais déjà plein de maturité – et qui occupe la même place en quelque sorte que le thème Un mal sueño que j’avais chanté dans le CD Timba Cubana. Ca c’est le plus important pour moi.

Mais pour le reste du monde, ce qui est important, c’est que ce disque ait été fait par des musiciens français. Si c’était moi qui donnais les Grammy, je leur donnerais. Nous, les cubains, on fait de la Timba tous les jours. Mais un musicien français qui se dédie à cela, qui apprend à jouer la Timba cubaine, qui plus est une Timba dura, cela me paraît digne d’admiration. C’est une des choses les plus extraordinaires que j’ai vues dans ma carrière ! En plus ils jouent ma Timba, qui est une Timba dure et la leur qui est très bien faite. Et ils le font vraiment très bien, de manière très professionnelle, très construite, avec beaucoup de respect, beaucoup de cœur et de foi en ce que nous faisons. Un jour, j’ai dit à Julien qu’il devait mettre sur la pochette « La France s’unit avec Cuba ». C’est une belle idée, que les gens puissent écouter des timberos français accompagnant Tirso Duarte.

Qui a composé les thèmes ?

Julien Garin. Sept thèmes sont de Tirso, dont un qu’il a écrit avec Angel Batute, ‘Que te vaya bien’.

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Tirso Duarte. Il y a un morceau de Cartaya. Tous les thèmes ne sont pas de moi. Il y a ‘Te quiero y mas’ de Agustin Diaz Cataya, commandant de la révolution. Il y a aussi ‘Te lo agradezco pero no’ qui est une reprise d’une composition de Alejandro Sanz, que je chante avec Martha Galarraga. Félicitations à Marthica !

Julien Garin. Il y a aussi trois thèmes écrits par Yosvani. Le premier, ‘A lo loco titi’, est une pure Timba cubaine. Le second, Los Herederos, les héritiers de la clave de Rumba et de Son, est un mélange de Timba, de Son, d’un peu de Rumba et d’Afro. Enfin, le troisième, qui conclut aussi le CD, Soy de Ahi, est une balade chantée par Yosvani avec au piano Tirso Duarte.

Cette musique est mêlée de différentes influences. A-t-elle aussi une touche française ?

Tirso Duarte. Bien évidement, l’orchestre est français. Fondamentalement, c’est de la Timba cubaine contemporaine. C’est ma musique, avec un mélange de différents rythmes : on entend des références au rythme Pilon, il y a du Changüi, de la Timba cubaine, de l’Afro, avec quelque références à Eleggua, et des tambours Bata, qui sont un des mes instruments préférés, bien que je n’en joue pas moi-même.

Il y a aussi quelques paroles en français comme ‘c’est très joli’, des combinaisons de mots en français… ‘je ne parle pas français’ …

Mais l’essentiel est basé sur la musique cubaine, la Timba cubaine contemporaine.

Est-ce une musique plutôt sophistiquée et de virtuose, ou est-elle plutôt destinée à faire danser les amateurs de Salsa, de Casino ?

Tirso Duarte. On trouve les deux dans le CD. Il y a des thèmes bien adaptés pour les danseurs, comme ‘Herido de amor’, car on pense toujours à ça. Il y a aussi des arrangements un peu plus complexes, avec des variations difficiles notamment de tessiture très élevée à la trompette – il faut d’ailleurs féliciter les trompettistes de l’orchestre.
On trouve des changements de rythmes comme dans ‘Los herederos’. Il y a aussi des passages de reggaeton comme dans ‘A lo loco titi’ : ça plaît et nous n’avons rien contre ce qui est actuel, cela plaît aux jeunes, aux ‘chamacos’ comme on dit à Cuba. Nous ne sommes fermés à rien, nous sommes à l’avant-garde, nous sommes ouverts à tout ce qui se passe, aux tendances de la musique d’aujourd’hui, à ce qui intéresse les danseurs, à ce qui plaît au peuple. Ce qui plait au peuple, nous le feront.

Nous faisons de la Timba combinée à d’autres styles, sans perdre les racines, mais aussi avec des rythmes contemporains, afin d’obtenir un résultat intéressant pour les gens.

Que pouvez-vous dire de la dynamique ou de l’alchimie qui s’opère à l’occasion de votre travail collectif ?

Tirso Duarte. C’était en 2010, au cours de la tournée de « Son Del Indio », qui est un très bon orchestre, qui m’accompagnait pour l’occasion et que je veux féliciter. Un soir, je chantais sur scène, et j’entends qu’il se passe quelque chose d’intéressant derrière moi à la rythmique que nous n’avions pas répété. Je me retourne, je regarde, je continue à chanter mais je vois ce petit blanc a la percussion et je me demande ce qui se passe. C’est fou. Je continue de chanter et encore une fois je sens un changement bien agréable. Au final Julien a joué de tous les instruments de percussions pendant le spectacle. C’était Julien qui était monté sur scène.

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A la fin du concert, je suis allé le voir et je lui ai dit : « mais d’où tu sors ? » Nous avons parlé et à partir de là s’est produit une alchimie entre nous, on s’est revu à Barcelone, on a commencé à évoquer l’idée que je travaille avec La Mecanica Loca. Madeline Rodriguez a aussi joué un rôle important dans cette dynamique. C’est un peu la marraine du projet.

Julien Garin . Je suis venu à Cuba aussi…

Tirso Duarte. Oui, on a continué à échanger, Julien m’a donné ses enregistrements, mais moi, je n’ai pas eu besoin de le faire, car il avait déjà tous mes disques. On a commencé à monter précisément le projet. Et maintenant, voilà, ça y est : on est en France, on enregistre le disque et on prépare la tournée.

Que peux tu dire du travail avec La Mecanica Loca, par comparaison avec d’autres groupes avec lesquels tu as travaillé, à Cali, comme le groupe Calibre, ou au Pérou, au Chili, aux Etats-Unis ?

Tirso Duarte. Ce n’est pas facile de comparer des orchestres de différents pays, dont chacun a ses coutumes, ses manières de vivre, d’apprendre et de sentir la musique. C’est un peu injuste de dire que tel orchestre est de meilleure ou de moins bonne qualité sans tenir compte de ces différences.

Par exemple, à Cuba, celui qui veut étudier la musique et a du talent peut le faire gratuitement. Il n’a pas besoin de payer 25 ou 50 euros pour une classe de piano ou de percussions. Il existe des enseignements musicaux très complets, intégrés dans des cursus de formation générale, avec des cours de mathématiques, d’espagnol, sciences, etc. Et si on ne réussit pas le cursus général, on peut te chasser de l’école ou te faire redoubler même si tu es un bon musicien. Au Pérou, au Chili, en Colombie, tu payes pour apprendre l’instrument que tu veux et on se fiche du reste. A Cuba ce n’est pas pareil. Tu dois gérer toutes tes matières du cursus au même niveau. Le contexte est différent.

Tu t’imagines, quand j’étais au Chili, il y avait de grandes manifestations d’étudiants pour demander la gratuité des études.

On ne peut donc pas comparer d’un pays à l’autre. Au Pérou, les musiciens ont la plupart du temps une autre profession, par exemple chauffeur de taxi. L’effort qu’il faut faire pour former un orchestre est donc particulièrement méritoire dans ce pays, car on ne peut vivre de la musique.

A Cuba, il y a dix mille orchestres. Mais il faut voir les arrangements et en fait beaucoup de groupes ne sonnent pas bien ! On s’imagine qu’à Cuba nous sommes les rois de la Timba. Mais
par exemple, cet orchestre La Mecanica Loca sonne bien mieux que bien des groupes à Cuba.

Donc cela dépend de beaucoup de choses : les arrangements, le type de musique que l’on a l’habitude de jouer, la composition de l’orchestre. Et c’est pour cela que je veux féliciter et remercier tous les très bons orchestres qui m’ont accompagné à travers le monde : au Chili, au Pérou, en Colombie avec le groupe Calibre, à New York, à Bogota… Moi, j’ai essayé de leur transmettre mon expérience, de leur inculquer ma musique, et je crois que peu à peu, cela a donné des résultats…

Notre musique timbera, ce n’est pas une musique simplette, facile, avec juste un chanteur, deux accords et un chœur, comme pour le Reggaeton, où un chanteur peut s’afficher comme reggaetonero s’il réussit à faire un tube. Il n’est pas possible de s’autoproclamer chanteur de Timba avec 2 accords et un coro. Cela ne fonctionne pas ainsi. Il faut du temps et tout un apprentissage, c’est une musique très riche mais elle aussi beaucoup de saveur.

Il faut aider chaque orchestre dans ce processus d’apprentissage. Par exemple le pianiste de La Mecanica Loca joue très bien. Mais à un moment je lui montre un autre Tumbao et il s’exclame « au secours ! ». Un pianiste qui joue bien d’autres styles peut s’effrayer à un moment des difficultés qui se présentent. Mais alors, il faut le rassurer, lui dire qu’il peut facilement apprendre compte tenu de son talent. Il faut de la patience, des efforts.

Mais ce que j’ai entendu ici est une merveille. Et j’espère bien qu’en concert, ça sera aussi bien. Il n’y a pas de raisons que cela ne fonctionne pas, car ce seront les mêmes musiciens.

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Je voudrais ajouter qu’ils ont tout enregistré sans moi, ils ont enregistré ma musique sans que je ne sois la. Je suis arrivé après. Ce n’est pas facile d’enregistrer sans que le compositeur soit là. Et pourtant ils ont fait exactement ce que j’avais en tête et j’en suis resté bouche bée. Et c’est bien MA musique que j’ai entendue : les Tumbaos, les percussions, les timbales, les congas, la basse, les cuivres… tout était en place, tout tombait très bien. Je suis très content, et, sans faire de comparaison…

La Mecanica Loca est un des meilleurs orchestres timberos qui m’aient accompagné dans le monde. Elle est bien meilleure que beaucoup d’orchestres cubains.

Peux-tu dire si ton projet actuel avec La Mecanica Loca restera unique, ou si tu penses continuer à travailler avec ce groupe ?

Tirso Duarte. Chaque chose en son temps ! Là, nous sommes en train de finir l’enregistrement, ensuite nous commencerons les répétitions, puis il y a le concert de Bayonne, la tournée. Je profite de ce moment, je prends plaisir aux répétitions, je veux convertir cela en une grande fête. On va terminer tout cela et puis ensuite il peut se passer plein de choses très belles. On ne peut prévoir le futur, mais nous sommes très contents de ce qui se passe et c’est un fait que c’est déjà un succès. Je suis très satisfait de cette collaboration avec La Mecanica Loca, avec Julien ‘El Salvaje’ [le monstre-l’animal]. Je peux te donner un pronostic, si tout va bien comme ça, on va continuer longtemps…

Julien, comment as-tu vécu le travail avec Tirso ?

Julien Garin. Tirso, c’est un ‘Salvaje’ aussi, un type formidable. Vraiment pour moi, c‘est un rêve, cela fait des années que j’écoute Tirso, je suis content de ce faire projet avec lui. Je l’ai vu travailler : c’est vraiment un gros travailleur. Le premier jour il m’a dit, en sortant de l’avion : « On y va!» Moi j’étais bouche bée ; j’étais très fatigué, et lui, il sort de l’avion tout frais. Il arrive à la maison et il se met à travailler, travailler, même sur des chansons qu’il chante depuis longtemps déjà dans le monde entier. Il écoute ce qu’a fait notre orchestre, et, le jour suivant, il enregistre toutes les chansons en un jour !!! Jamais je n’avais vu cela !!! Pour moi, c’est un grand plaisir d’être avec lui.

Que penses-tu du travail avec les musiciens de la Mecanica Loca ?

Julien Garin. J’ai des musiciens formidables, j’ai des chanteurs extraordinaires, Yosvani, que tout le monde connait en France, et une chanteuse, Martha, qui a une voix incroyable et Yoslando aussi. Mes musiciens ont fait un travail génial pour ce projet. Même moi, qui les connais, j’ai été surpris du résultat.

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Mais la préparation a aussi été un stress énorme pour moi. Tirso n’était pas là, alors qui s’est chargé de tout ? C’est moi. Et, prendre des décisions seul, me dire « que va penser Tirso, là ? », c’était une grosse responsabilité. Alors, quand il est arrivé et a commencé à écouter, j’étais tout tremblant à côté de lui, et quand il m’a dit que c’était bien, j’étais soulagé.

Et surtout, quand il a commencé à chanter, je me suis dit : « Ah ça y est, on y est ». Ce n’était plus un rêve.

Je suis jeune, j’ai 24 ans, j’ai commencé à m’intéresser à cette musique à 17 ans. J’ai d’abord joué un peu de tumbadoras (Congas), puis j’ai commencé à écouter la musique de Tirso, cette musique cubaine, tous les jours. Je ne pensais pas qu’un jour j’allais jouer avec lui. Je me disais : « Je ne suis pas cubain, donc jamais je ne jouerai avec ce genre de musiciens »

J’ai une formation classique, de solfège, au conservatoire, depuis l’âge de huit ans. Je viens d’une famille de musiciens et j’ai la musique dans le sang. Après, j’ai découvert cette passion, j’ai vécu là- dedans, je m’y suis mis à fond, je me suis mis à écouter, tous les jours, de la musique cubaine. Et finalement tu te dis que c’est cela le secret, écouter, écouter, jusqu’à ce qu’elle te rentre dans le sang. Maintenant parfois, quand je joue quelque chose, je me dis : « Ah oui, ça je l’ai écouté dans tel disque !! Ah tiens, je vais essayer cela !!» C’est ainsi que se forme une expérience et que j’en suis arrivé jusqu’à l’enregistrement de ce CD.

Il y a Pepino aux tumbadores, Jérôme à la batterie, et aussi la section des cuivres, le bassiste… Pour ma part j’ai enregistré les autres percussions : Bongo, Timbales, Bata…

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Comment vivez-vous la perspective de la prochaine tournée, ainsi que celle du concert de 27 avril à Bayonne ?

Julien Garin. Pour moi, c’est un plaisir personnel, car Bayonne est ma ville, mon village. Je suis très content. Le concert de lancement est déjà complet depuis 3 semaines, 700 places. Les gens attendent des invitations, des entrées… Ensuite il y a la tournée, avec plein de concerts. Nous allons jouer en Pologne, en Hongrie, en France, à Taras’Kuba, à Paris, Lyon, à Toulouse – un festival formidable -, ensuite au festival de Guaguanco de Barcelone peut-être ensuite aux Etats-Unis. J’attends que les gens écoutent ce qu’on fait et on va voir ce qui se passe !!

Pouvez-vous nous parler du rôle qu’elle a joué qu’a joué Madeline Rodriguez dans ce projet ?

Tirso Duarte. Madeline est une excellente danseuse qui a inculqué ici à beaucoup de gens la connaissance de la danse et de l’art populaire cubain. Ca c’est une chose très belle. Madeline est une bénédiction… c’est une maestra, une maîtresse…

Je veux aussi vous présenter une autre maestra, professeur de solfège, de piano, de composition musicale, qui a aussi joué un rôle dans le projet : mon épouse Lala Batule.

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Madeline est la marraine de ce projet, elle en est l’inspiration, celle qui lui a donné la première impulsion. Elle est aussi notre premier public danseur. Si elle arrive et qu’elle se met à faire juste trois pas de danse, c’est que notre musique fonctionne bien.

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Avec elle et Julien, nous sommes une grande famille, avec beaucoup d’affection, on fait plein de chose ensemble, on fait la cuisine, on fait la fête.

Est-ce que vous avez un message spécial pour le public de Fiestacubana et ses représentants, tout particulièrement le parrain du projet, Leonel ?

Tirso Duarte. Leonel est mon ami. Je le salue, ainsi que toute sa famille, ses enfants, sa femme auxquels j’envoie mes pensées. C’est Le Farandulero Mayor, imaginez-vous !

Il est l’un de ceux qui jouent le plus grand rôle pour transmettre, diffuser la musique cubaine et la Timba. Moi on m’écoute partout, mais lui aussi il est partout. Je l’ai vu partout où je suis allé, au Pérou, ensuite en France, en Colombie. Chaque fois qu’il y a de la musique cubaine quelque part, il est là.

Je ne crois pas qu’il y ait beaucoup de sites de salsa dans le monde qui aient des membres aussi actifs que lui. Aux Etats-Unis, il y a de beaux sites, mais ils ne parlent que des Etats-Unis. Leonel, lui, est partout.

Je le félicite, je le remercie, c’est un exemple à suivre, c’est un ami, notre parrain, il nous aide, on lui demande son opinion, il est très avisé, il connaît plein de choses sur le monde de la Timba, les chanteurs qui sont partis, ceux qui arrivent, les dernières chansons, celles qui ont plu, celles qui n’ont pas plu, le dernier concert.

Donc j’envoie un salut spécial à Leonel El Farandulero mayor. Dans Fiestacubana, il y a fête, et moi, Tirso Duarte, j’aime la fête et c’est ce que nous allons faire : une grande fiesta cubana avec La Mecanica Loca.

Quand Mayito est parti des Van Van, les gens pensaient que toi, Tirso Duarte, tu irais chanter avec eux. Que penses-tu de ces commentaires ?

Los Van Van sont l’orchestre symbole de Cuba. C’est un groupe précurseur, le modèle pour tous les jeunes musiciens, c’est un orchestre qui signifie beaucoup pour nous. Pour moi, Mayito Riviera est un des plus grands chanteurs de tous les temps. J’ai toujours eu envie de partager la scène avec Los Van Van, qui sont aussi mes amis. Mais chacun prend son propre chemin.

Et comme le dit El Tosco [Jose Luis Cortes – directeur de NG La Banda] : « Ah, si j’avais 20 ans !! » Là, je viens d’avoir trente-quatre ans il y a deux jours, et grâce à vous ou à cause de vous, j’ai pris le chemin d’offrir ma propre musique aux gens. J’ai un grand répertoire, j’ai fait cinq disques, et, par chance, les thèmes ont bien fonctionné, sont écoutés partout dans le monde. J’ai eu la chance de pouvoir apporter ma musique à tous ces peuples qui dansent sur mes chansons, au Chili, au Pérou, en Colombie, aux Etats-Unis en France, dans toute l’Europe. C’est un chemin sur lequel je ne peux pas reculer.

Ce n’est pas que ce serait reculer de chanter avec Los Van Van. Bien sûr, Los Van Van est un orchestre formidable, le plus prestigieux de Cuba, mais que deviendrait la carrière de Tirso Duarte, que deviendraient mes chansons, que deviendraient ‘Un mal sueño’, ‘Que le vaya bien’ ? Quel rêve plus grand puis-je avoir que d’apporter mon propre répertoire au public ? Comme ici ces dix thèmes que j’ai interprétés, par exemple Que te vaya bien, accompagné par un cet excellent orchestre français qu’est La Mecanica Loca ? Et cet orchestre qui m’attend en Colombie, avec lequel je joue 7 ou 8 de mes thèmes, comme ‘Dejala que corra’, ‘Eso que me pides’, ‘Te molesta que sea feliz’…

Ce sont des choses que je ne peux pas laisser en plan. Je ne peux trahir ces gens qui m’ont fait confiance, qui m’ont suivi pendant tout ce temps. Si un jour, je faisais partie de Los Van Van, j’interprèterais au mieux 3 morceaux par concert pour la quantité et la qualité de talents qui s’y trouvent. Il y a beaucoup d’excellents chanteurs. Il y a 4 chanteurs chez Los Van Van. Pour un tour de chant de 12 thèmes, cela fait trois thèmes par chanteur.
Et moi, alors, qu’est-ce que je fais avec ma musique ? Je la garde dans mon sac et je l’écoute pour moi tout seul ?

Alors tous mes vœux aux Van Van, tous mes vœux aussi à Mandy Cantero. Il va faire des choses formidables en chantant avec eux car c’est un très grand chanteur. Il ne se substitue à personne. Mayito a marqué son époque, comme la chanteuse Yeni. Mandy devra faire son trou comme l’a fait Lele à une autre époque. Lele n’avait pas la voix de Mayito, ni une tessiture si large mais il a une connection et il est au cœur de Van Van. Roberton, Timbero Mayor, Rumbero… Mandy, cela sera autre chose.

Jamais Juan Formell ne s’est trompé. Que pouvait-il faire de plus difficile que de remplacer Pupy, un grand maestro, quand il est parti ? Mais il a fait fait venir Cucurucho, qui a étudié avec moi à l’école comme un frère, et qui a pris ses responsabilités dans le groupe, qui a commencé à faire une carrière au sein des Van Van, à marquer son époque. Et Cucurucho a pris son essor comme compositeur, pianiste, arrangeur. Il y a plein d’époques différentes dans l’histoire des Van Van. Maintenant c’est une nouvelle ère qui s’ouvre et c’est bien. Mais moi aussi, dans mon cas personnel, je suis en train d’ouvrir une nouvelle époque dans ma carrière, comme distributeur de joie qu’on écoute de toutes parts… Tirso Duarte… Que se escucha en todas partes !

Un dernier mot ?

Merci à vous, merci à Fiestacubana, de vous impliquer et de venir jusqu’à ce studio d’enregistrement. Cela aide à informer les gens de notre travail, car nous n’avons pas tellement de temps pour le faire nous-mêmes. Et maintenant, on va continuer l’enregistrement. Merci donc de diffuser et de promotionner la carrière des artistes et tout ce que nous faisons. Merci à Leonel et toute l’équipe pour cet entretien. Meilleurs vœux et preparez vous a ce qui arrive… C’est une bombe !

Une interview préparée et dirigée par Leonel El Farandulero Mayor
Propos recueillis et filmés par Deejay Tumbao et AxEL Cubadicto
Traitement de la vid
éo par Pascualito El Cubanito
Traduction, mise en forme du texte et illustrations : Fabrice Hatem et Leonel El Farandulero Mayor

Tras la large noche : musica afroperuana

Tras la large noche : musica afroperuana

Documentaire de Patricia Ferreira, Espagne, Pérou, 2011, 57 minutes

ImageGaie et entraînante, mais avec un imperceptible fond de tristesse, la musique afro-péruvienne de la côte pacifique rappelle à la fois la tonicité rythmique cubaine et la douceur rêveuse de la Bossa Nova brésilienne. Le documentaire Musica Afroperuana nous emmène à la découverte de cette musique syncrétique, issue de la rencontre d’influences hispanique, africaine et indienne. Nous sommes guidés par la chanteuse et compositrice Suzana Baca, devenue depuis … ministre de la culture de son pays. Celle-ci s’efforce depuis un demi-siècle de recueillir et de transmettre le riche héritage de la musique populaire péruvienne, un peu comme Violetta Parra le fit en son temps au Chili.

 

Nous visitons avec elle les lieux de son enfance, le quartier populaire la Vitoria de Lima, où l’on retrouve un peu de de l’atmosphère humaine et musicale de Santiago de Cuba. Nous assistons à une soirée à la Peña Don Porfirio, nommée ainsi en hommage à un grand musicien populaire du pays. Nous allons visiter, dans le nord du pays, la ville de Zaña, première capitale du Pérou espagnole, ruinée par un tremblement de terre, abandonnée par ses habitants d’origine espagnole et où s’est depuis lors concentré l’héritage de la musique africaine avec ses rythmes et ses calebasses. Nous nous rendons aussi à Trujillo, dans la région de La Libertad, berceau de l’une des principales danses folkloriques péruviennes, la Marinera : une parade de séduction où domine l’influence hispanique, mélange de Chacarera, de Zamba, de Boléro Mexicain, de Sévillanes, avec des couples en habit traditionnel aux déplacements fluides et aériens …

Avec sa voix poétique, son doux sourire et son beau regard, Suzana nous explique les origines de la culture populaire péruvienne. Elle nous présente d’autres artistes incarnant cette musique, comme le contrebassiste David Pinto, le chanteur Chebo Ballumbrosio, le percussionniste Rafael Santa Cruz, le chanteur-compositeur Javier Lazo ou le groupe PeruJazz, qui explore les voies d’une fusion avec d’autres genres musicaux. C’est l’occasion de très beaux moments d’écoute, sur des thèmes comme Zamba Malató, Toro Mata, Maria Lando, Negros del combos ou encore les rythmes de Panalivio. Les paroles évoquent la vie simple et difficile des gens du peuple, leur travail, leurs amours, leur faim – assouvie ou non -, leurs rêves modestes.

J’ai été très frappée par les similitudes existant entre les musiques populaire afro-péruviennes et cubaines (Son notamment) : même mélange de polyrythmies noires et de mélodies espagnoles ; même complexes instrumentaux associant cordes pincées (guitare, basse, contrebasse) et percussions (cajones, tumbadores, guiro……) ; même interpénétration entre musique et danse ; même dialogues chœur/soliste dans les parties chantés. Précipitez vous donc pour regarder ce documentaire de grande qualité, qui vous fait découvrir l’existence d’une petite sœur de la musique cubaine à des milliers de kilomètres de cette île aimée !!!

Fabrice Hatem

Pour visionner ce documentaire : http://www.rtve.es/alacarta/videos/todo-el-mundo-es-musica/todo-mundo-musica-peru-musica-afroperuana-tras-larga-noche/1082081/

 

 

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Les orchestres de Son à Santiago de Cuba : un recensement commenté

Les orchestres de Son à Santiago de Cuba : un recensement commenté

bisset 2

Lors de mes visites à Santiago de Cuba, j’ai été frappé par la vitalité des orchestres de musique traditionnelle dans cette ville. Los Guanches, Las Perlas del Son, Morenas Son, Septeto de la Trova, Bisset Son : autant de formations de grande qualité qui peinent parfois à se faire connaître en dehors de Cuba et même de Santiago. Et pourtant, quelle source extraordinaire, peut-être unique, de talents, dont chacun mériterait qu’on lui rende longuement hommage, voit-on surgir là, loin des grandes scènes internationales !!!

Il m’a donc semblé que mon « devoir » minimal de voyageur de passage amoureux de cette musique consistait à faire un peu mieux connaître ces artistes de talent. J’ai donc entrepris de réaliser un petit répertoire commenté (et illustré musicalement) des orchestres de Son à Santiago.

Je vous propose de découvrir ces musiciens en cliquant sur le lien suivant : Orchestres de Son à Santiago