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Lloraras

Lloraras

ImagePour lire une traduction de ce texte, cliquez sur le lien suivant : Lloraras.

En 1975, l’orchestre d’Oscar de Léon, La dimension Latina, achève d’enregistrer un 33 tours. Il manque un morceau pour compléter le disque. Oscar d’Léon compose alors, dans la précipitation, Llorarás. Ce morceau écrit presque par hasard deviendra ensuite le tube planétaire que l’on sait, propulsant La Dimension Latina et Oscar d’Léon aux sommets des hits-parades.

Je vous propose d’écouter ce thème interprété, bien sur, par Oscar de Léon, tout en lisant ma traduction.

Fabrice Hatem

Lágrimas negras

Lágrimas negras

Image Pour consulter une traduction de Lágrimas negras, cliquez sur les liens suivants : Courte (version courte) et longue (version longue).

Lágrimas negras est un boléro-son écrit en 1929 par Miguel Matamoros. Devenu un Standard de la musique cubaine, il figure au répertoire d’un très grand nombre d’artistes.

Le travail du traducteur est compliqué par le fait que la seconde partie de la chanson – où le refrain est répété à plusieurs reprises – donne habituellement lieu à des improvisations chantées. Il n’y a donc pour ainsi dire pas deux textes similaires dans toutes les chansons que j’ai écoutées.

Pour donner une idée de cette diversité d’interprétations tout en respectant le texte original de la chanson, j’ai décidé de diviser ma traduction en deux parties :

– La première traduction est basée sur une interprétation originale du Trio Matamoros lui-même, où les improvisations vocales de la seconde partie sont pratiquement inexistantes, les interprètes (qui dans ce cas sont dirigés par l’auteur lui-même) se contentant de répéter à plusieurs reprises le célèbre refrain, entrecoupé d’intermèdes instrumentaux.

– La seconde traduction est basée sur une interprétation beaucoup plus récente de Compay Segundo, où des couplets improvisés – parfois un peu répétitifs – sont systématiquement intercalés entre les reprises du refrain.

N’oublions pas également l’existence de très nombreuses autres interprétations, souvent magnifiques, parmi lesquelles je mentionnerai Celles de Celia Cruz, de la Vieja Trova Santiaguera (ou l’on retrouve Compay …Primo ), celle de José Feliciano (dans une coloration très « jazz manouche ») et celle d’Eliades Ochoa… et ce n’est qu’un tout petit échantillon.

Fabrice Hatem

La vida es un carnaval

La vida es un carnaval

ImageL’œuvre

La vida es un Carnaval est une Cumbia – c’est-à-dire une Salsa de rythme Colombien -, écrite et composée par Victor Daniel, et enregistrée par Celia Cruz dans son album Mi Vida est cantar, publié en 1998.

On ne peut qu’être impressionné, au visionnage du clip vidéo de cette chanson par la vitalité de la chanteuse, alors âgée de près de 75 ans.

Ce thème célèbre a été repris par plusieurs autres chanteurs, tout particulièrement le cubain Isaac Delgado dans son album La Primera Noche, enregistré en 2000.

Chaque interprétation présentant une version différente des paroles, j’ai choisi de baser ma traduction sur le texte du vidéo-clip tourné à Miami. Le lecteur désireux de lire les paroles originales de la chanson pourra tout simplement les trouver … Dans le texte reproduit en face de ce vidéo -clip, qui ne correspond pas exactement à la bande audio.

Fabrice Hatem

Ses interprétations

Par Celia Cruz

Clip vidéo tourné à Miami (avec le texte des paroles originales en espagnol)

Clip vidéo tourné à Miami (avec une meilleurs définition d’image)

Par Isaac Delgado

Clip vidéo associé au CD La primera noche (2000)

Concert donné à Milan (2004)

 

Ses paroles en espagnol[1]

Sa traduction en Français

La vida es un carnaval

(Victor Daniel)

(Victor Daniel)Todo aquel que piense que la vida es desigual,
Tiene que saber que no es asi,
Que la vida es una hermosura, hay que vivirla.
Todo aquel que piense que esta solo y que esta mal,
Tiene que saber que no es asi,
Que en la vida no hay nadie solo,
Siempre hay alguien.

Ay, no ha que llorar,
Que la vida es un carnaval,
Es mas bello vivir cantando.
Oh, oh, oh, Ay, no hay que llorar,
Que la vida es un carnaval
Y las penas se van cantando.

Carnaval Es para reir
Por que Llorar ? Para gozar
Carnaval Para disfrutar
Hay que vivir cantando.

Carnaval La vida es un carnaval
Porque llorar ? Todos podemos cantar
Carnaval Ay senores…
Hay que vivir cantando.

Carnaval Todo aquel que piense
Por que llorar Que la vida es cruel
Carnaval Nunca esta solo
Hay que vivir cantando
Dios esta con el.

La mano arriba (bis)

Woah ! Woah !

Para aquellos que se quedan solos Woah !
Para aquellos que todo critican Woah !
Para aquellos que usan las armas Woah !
Para aquellos que no nos quieren Woah !
Para aquellos que nos maltratan Woah !
Para aquellos que no sirven !!!

La vie est un carnaval

(Traduction de Fabrice Hatem)

Tous ceux qui pensent que la vie est injuste
Doivent savoir que ce n’est pas vrai.
Que la vie est une merveille, qu’il faut la vivre
Tous ceux qui pensent qu’ils sont seuls et malheureux
Doivent savoir que ce n’est pas vrai
Que dans la vie personne n’est seul,
Qu’il y a toujours quelqu’un.

Ah, il ne faut pas pleurer
Car la vie est un carnaval
C’est plus beau de vivre en chantant
Oh oh, oh Il ne faut pas pleurer
Car la vie est un carnaval
Et les peines s’en vont en chantant.

Carnaval C’est pour rire
Pourquoi pleurer ? Pour être heureux
Carnaval Pour prendre du plaisir
Il faut vivre en chantant.

Carnaval La vie est un carnaval
Pourquoi pleurer ? nous pouvons tous chanter
Carnaval Ah messieurs…
Il faut vivre en chantant.

Carnaval Tous ceux qui pensent
Pourquoi pleurer ? Que la vie est cruelle
Carnaval Ne sont jamais seuls
Il faut vivre en chantant
Dieu est avec eux.

Levez les mains !!

Woah ! Woah !

Pour tous ceux qui sont seuls Woah !
Pour tous ceux qui toujours critiquent Woah !
Pour tous ceux qui utilisent les armes Woah !
Pour tous ceux qui ne nous aiment pas Woah !
Pour tout ceux qui nous maltraitent Woah !
Pour tous ceux qui ne servent à rien !

Références complémentaires

Dossier multimédia du Smithonian Institute sur Celia Cruz

Biographie en français de Célia Cruz


[1] Paroles basées sur la version du vidéo-clip tourné à Miami. Les paroles interprétées par le chœur figurent en italiques.

La Trigueñita

La Trigueñita

Image Ce très beau Boléro, composé par Cristobal d’Ale, constitue l’un des souvenirs les plus émouvants de mon récent voyage à Santiago de Cuba, pour des raisons que vous pourrez comprendre en consultant le lien suivant : casadelatrova

Il raconte l’histoire tout simple d’un amour non payé de retour.

 

Pour l’écouter en lisant sa traduction en français, cliquez sur les liens suivants :

 

Musique pour écouter son interprétation par le duo Los Cubanitos.

Paroles pour lire les paroles en espagnol et leur traduction en français.

Bonne écoute et bonnne lecture !

Fabrice Hatem

La trigueña Encarnación (El Paso de Encarnación)

La trigueña Encarnación (El Paso de Encarnación)

ImagePour consulter une traduction de cette chanson, cliquez sur le lien suivant : triguena.

Composé par Richard Egües, célèbre flutiste de l’Orquesta Aragón dont il fit partie entre 1952 et 1985, ce célèbre Son, également connu sous le titre El Paso de Encarnación, été interprété notamment par Antonio Machin, Lary Harlow (avec la voix de Junior Gonzalez), et Manolito Simonet y su Trabuco. Il a ainsi parcouru tous les styles de la musique populaire cubaine de ces 60 dernières années, du Son traditionnel à la Timba. Mais il a surtout constitué depuis 60 ans l’un des succès les plus durables de l’Orquesta Aragón lui-même.

 

Je vous propose de l’écouter dans l’interprétation originale de l’Orquesta Aragón, qui permet également d’apprécier les talents de flûtiste de Richard Egües, tout en lisant ma traduction.

Fabrice Hatem

La sandunguita

La sandunguita

ImageL’œuvre

Cette chanson de Timba, composée par Alain et Gradielo Perez, a été enregistrée en 1998 par Issac Delgado dans son album La primera Noche. Le chanteur en a ensuite fait plusieurs reprises, comme par exemple dans son album Grandos Exitos de 2000.

Le texte de cette salsa au rythme particulièrement entraînant est censée nous présenter les mérites d’une nouvelle danse, appelée La Sandunguita (terme que l’on pourrait traduire par « la petite fêteuse » ou « la petite fêtarde). Mais, en l’occurrence, son rythme ne distingue apparemment pas beaucoup de celui d’une Salsa traditionnelle. Cet artifice narratif est régulièrement utilisé par les compositeurs cubains, comme par exemple encore récemment par Pupy dans La machucadera. Il peut être considéré comme une sorte d’hommage, peut-être en partie inconscient tant la chose doit paraître naturelle là-bas, à l’extraordinaire inventivité de la musique cubaine, d’où naissent régulièrement de nouveaux styles de danse qui souvent conquièrent ensuite le monde (Mambo, Cha cha cha, Pilon, Mozambique, Salsa, reggaeton, etc.).

Fabrice Hatem

Ses interprétations par Issac Delgado


En « live » (concert à Stockholm en 2006)

En « live » (concert à la Havane)

Ses paroles en espagnol[1]

Sa traduction en Français

La Sandunguita[2]
(Alain Perez / Gradielo Perez)

Ay la sandunguita, que es lo que tiene
Que si te da no se te quita
La sandunguita no es un catarro
No es una fiebre, no es malestar
No deja roncha no causa daño eruption cutanne
La sandunguita es para bailar
Ay la sandunguita, que es lo que tiene
Que si te da no se te quita
Allá en el monte, la sandunguita
Se baila bueno y sin na’ ni na’
La fiesta empieza por la mañana
Y se termina en la madruga
Ay la sandunguita, que es lo que tiene
Que si te da no se te quita
La sandunguita, se baila así
Un paso adelante y un paso atrás
Manos arriba mueve los hombros
Dando cintura sin descanzar
Ay la sandunguita, que es lo que tiene
Que si te da no se te quita
Vaya, llegaron los metales de la salsa.

(Instrumental)

Ay la sandunguita, que es lo que tiene
Que si te da no se te quita
Este es el baile que empieza en la noche
Y se termina en la mañanita
Ay la sandunguita, que es lo que tiene
Que si te da no se te quita
Para que bailes sabroso este ritmo caliente
Cuando suene la rumbita
Ay la sandunguita, que es lo que tiene
Que si te da no se te quita
Mírala como mueve la cintura
Lo que tiene es azuquita
Ay la sandunguita, que es lo que tiene
Que si te da
Pero que tiene María, que tiene Rosita
La sandunguita
Oye la que baila este ritmo caliente se pone bonita
La sandunguita
Es el baile de los hombres, con la señorita ¡tu ves!
La sandunguita
Ay, arroz con frijoles y papitas fritas
La sandunguita
La sandunguita
La sandunguita
La sandunguita
Que lo que quiere la gente que viene y me grita
La sandunguita
Ay mira como sube, mira como baja la bolita[3]
La sandunguita
El sabor que a mi me dieron ese nadie me lo quita ….
La sandunguita
….

La Sandunguita (petite fêtarde)
(Traduction de Fabrice Hatem)

Ah la sandunguita, qu’est-ce que tu as
Quand on t’a eue, on ne te quitte plus
La sandunguita n’est pas une toux
Ce n’est pas une fièvre, une maladie
Elle ne donne pas de boutons ni ne fait mal
La sanduinguita c’est pour danser
Ah la sandunguita, qu’est-ce que tu as
Quand on t’a eue, on ne te quitte plus
Là-bas dans la forêt, la sandunguita
On la danse bien et sans chi-chis
La fête commence le matin
Et se termine le jour suivant
Ah la sandunguita, qu’est-ce que tu as
Quand on t’a eue, on ne te quitte plus
La sandunguita se danse comme ça
Un pas en avant, un pas en arrière
Les mains en l‘air, on bouge les épaules
On remue les hanches sans repos
Ah la sandunguita, qu’est-ce que tu as
Quand on t’a eue, on ne te quitte plus
Allez, les cuivres de la Salsa sont arrivés.

(Instrumental)

Ah la sandunguita, qu’est-ce que tu as
Quand on t’a eue, on ne te quitte plus
C’est une danse qui commence à la nuit
Et se termine au petit matin
Ah la sandunguita, qu’est-ce que tu as
Quand on t’a eue, on ne te quitte plus
Pour danser ce rythme torride et savoureux
Quand on entend la gentille rumba
Ah la sandunguita, qu’est-ce que tu as
Quand on t’a eue, on ne te quitte plus
Regarde comme bougent les hanches
Tu es toute faite de sucre
Ah la sandunguita, qu’es- ce tu as
Quand on t’a eue
Mais qu’est-ce qu’elle a Maria, qu’est-ce qu’elle a Rosita
La Sandunguita
Ecoutez, celle qui danse ce rythme torride devient bien gentille
La sandunguita
C’est une danse pour les hommes avec les demoiselles
La sanduinguita
Ah, du riz avec haricots et des pommes de terre frites
La sandunguita
La sandunguita
La sandunguita
La sandunguita
Que veulent donc ces gens qui viennent me crier
La sandunguita
Ah regarde comme elle monte, comme elle descend la boule
La sandunguita
La saveur que l’on m’a donné, personne ne me l’enlève…
La sandunguita
….

Références complémentaires

Une biographie générale de Issac Delgado

Une analyse approfondie de la vie et de l’œuvre de Issac Delgado

Une interview avec Issac Delgado (en espagnol)

Une discographie complète de Issac Delgado

– Deux fiches technique sur l’album La Primera Noche (fiche 1 et fiche 2)


[1] Le texte est basé sur la version du concert « live » de Stockholm proposé en lien. Les parties interprétées par le chœur figurent en italiques.
[2] Littéralement : la petite fêtarde.
[3] Bolita signifie « petite boule », « petite tête ». Ce vers peut donc signifier « regarde comme elle monte et descend, la tête », ou, de manière plus coquine et plus vraisemblable aussi, faire allusion aux mouvements pelviens.