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Son al Son

Son al Son

ImagePour consulter une traduction de cette chanson, cliquez sur le lien suivant : sonalson.

Ce Son, écrit dans les années 1950 par César Portillo de La Luz, est à la fois un hymne à l’authentique musique populaire cubaine et une dénonciation de ses déformations commerciales.

Il ne faut cependant pas y voir un texte aux tonalités passéistes. Son auteur, en effet, fut également l’un des plus grands rénovateurs de la musique cubaine : au cours des années 1940 et 1950, il fut à l’origine d’un nouveau style, appelé « feeling », qui rénova la Trova traditionnelle par l’invention de formes plus libres, l’enrichissement des rythmes et des harmonies, et l’incorporation d’influences venus du jazz et de la musique nord américaines.

Son Al Son fut interprété dès sa création par l’Orquesta Aragòn et figure toujours aujourd’hui à son répertoire. Je vous propose d’écouter cette œuvre interprétée par la voix de Cheo Feliciano, accompagné par l’Orquesta Aragón, tout en lisant ma traduction.

Fabrice Hatem

Solo tu y yo

Solo tu y yo

ImageL’oeuvre

Cette chanson fut composée dans les années 1960, sur un rythme de Bolero-feeling, par Giraldo Piloto (père) et Alberto Vera. Omara Portuondo en fit un grand succès en 1966.

C’est en hommage à son père et à cette grande chanteuse que Giraldo Piroto (fils) a repris ce thème en 2008, avec un rythme plus proche de la Timba, mais toujours avec la voix d’Omara, dans l’album éponyme Solo tu y yo de son groupe Klimax.

Fabrice Hatem

Ses interprétations par l’orchestre Klimax et Omara Portuondo

Dans l’album Solo tu y yo (2008)

Ses paroles en espagnol[1]

Sa traduction en français

Solo tu y yo
(Piloto / Vera)

Mi corazón supo por fin que existías
Ya sin cessar late por ti día tras día
Y es que llegó lo que jamás soñó
Lo que su fe no presentía.
Y aunque jamás me has dicho que tú me quieres
Hay algo en ti que ya negar tú no puedes
Y es que estremece la emoción mi ser
Cuando al mirarnos me comprendes.
Ven, ven, a confirmar mi fe
Ven, ven, que encontraremos
Un sitio en el mundo donde estemos
Solo tú, solo tú y yo.
Solo tú, solo tú y yo.

Solo tú y yo podemos entender
Lo que en las noches queremos hacer, toda una vida.
Toda la vida estaria con tigo
Solamente una vez , solamente vez, una vez, y nada mas
Tu me quieres, yo te quiero,
Tu me adoras, y te adoro
Solo tu yo, vamonos pa’l monte[2],
Solo tu yo yo
Suavuevito suavecito suavetriocomo me gusta mas
Pero ponga tu mano aqui, sobre mi pom pom pom
Suavecito en la loma y besitos en el llano
Vamo’ a ver , vamo’a ver
Tu y yo vamo’ a hacer un revolico
Vamo’ pa’l monte pa’dar besitos
Que no nos sigan….(rép.)

Seulement toi et moi
(Traduction de’Fabrice Hatem)

Mon coeur enfin a découvert que tu existais
Et depuis ne cesse de battre pour toi pour jour après jour
Parce qu’est arrivé ce qu’il n’avait jamais révé
Ce que ne pressentait pas son espérance.
Et même si tu ne m’as jamais dit que tu m’aimais
Il y a quelque chose en toi que tu ne peut nier
Et qui fait frémir mon être d’émotion
Quand d’un seul regard tu me comprends.
Viens, viens, pour répondre à mon espérance.
Viens; viens, pour que nous trouvions ensemble
Un endroit dans la monde où nous serions seuls
Seulement toi, toi et moi.
Seulement toi, toi et moi.

Seuls toi et moi pouvons nous comprendre
Que que nous voulons faire toutes les nuits, toute une vie.
Je serai toute ma vie avec toi.
Seulement une fois, seulement une fois, rien de plus
Tu m’aimes, je t’aime
Tu m’adores, je t’adore
Toi et moi seuls, partons dans la forêt,
Toi et moi seuls
Tout doux, tout doux, comme cela me plaît
Mets ta main ici, sur mon pom pom pom
Tout doux dans la colline, petits baisers dans la prairie
On va voir, on va voir
Toi et moi, nous allons faire un révolution
Allons dans la forêt pour nous embrasser
Et que personne ne nous suive…

Références complémentaires

Présentation très complète de la trajectoire artistique de Giraldo Piloto (fils) et du groupe Klimax


[1] Le texte est basé sur la version de l’interprétation de l’orchestre Klimax proposée en lien. Les parties interprétées par le chœur figurent en italiques.
[2] Sans en être tout à fait certain, je pense que l’expression « Vamos pa’l monte », au-delà de son sens littéral, a aussi dans la langue cubaine une signification imagée : quelque chose comme : « Eloignons-nous de l’agitation et des problèmes quotidiens pour retrouver la solitude heureuse et la simplicité de la nature ».

Siboney

Siboney

Image Pour lire une traduction de ce texte, cliquez sur le lien suivant : Siboney.

Siboney (titre original : « Canto Siboney »), écrite en 1927, est l’une des chansons les plus connues du célèbre pianiste et compositeur cubain Ernesto Lecuona. Initialement intégrée dans la zarzuela (petit opéra comique de style espagnol) La Tierra de Venus, elle a très rapidement connu un succès autonome, grâce notamment aux interprétations de Rita Montanier, Margarita Cueto et de l’orchestre Victor, dans des styles très variés allant du boléro au fox-trot (voir lien, pages 129 et 130).

Elle a été depuis reprise au répertoire d’un grand nombre de chanteurs de musique populaire, comme Esther Borja, Xiomara Alfaro, Liberta Lamarque, Maria America Samudio, Antonio Machin, Nana Mouskouri ou, plus récemment, Connie Francis. Elle a également été interprétée par de plusieurs chanteurs lyriques, comme José Carreras, Placido Domingo et Alfredo Kraus. Parmi les versions instrumentales, on peut citer, entre autres, celle, très jazzy, enregistrée par Xavier Cugat dans les années 1940 et, celle, beaucoup plus récente, de Ruben Gonzalez en (quasi-) solo de piano.

 

Je vous propose d’écouter ce thème dans une interprétation de Omara Portuondo, tout en lisant ma traduction.

Fabrice Hatem

 

Si no te quieres tu

Si no te quieres tu

ImageL’oeuvre

Si no te quieres tu
est une chanson de timba écrite par Jorge Diaz sur une musique de Roberto Carlos Rodriguez.

Elle a été enregistrée par le groupe Los van van dans l’album Arrasando en 2009, avec la voix de Mayito.

Fabrice Hatem

 

Ses interprétations par le groupe Los van van

Clip vidéo associé à l’album Arrasando (2009)

Ses paroles en espagnol[1]

Sa traduction en français

Si no te quieres tu
(Jorge Diaz / Roberto Carlos Rodriguez)

Una mañana al despertar
Vi que no estabas
Con ansias te empecé a buscar
Y no te hallaba.

Solo una nota en un papel
Fue lo que me hizo comprender
Que nunca había sido mío
Tu querer.

Comprendo fue un error pensar
Que tu me amabas
Y que eran ciertas
Las caricias que me dabas.

Es que no puede imaginar
Que fue tu voz artificial
Y que era falso
El brillo de cada mirada.

Y así fue pasando el tiempo
Y con el te fui olvidando
Y el destino quiso un día
Verte frente a mi vagando
Y te quise saludar
Tan solo por cortesía
Y en tu rostro vi una huella de agonía.

Y el dolor te fue abrazando
Y el temor te fue acechando
Y tu alma fue perdiendo
Cada aliento
Y sentí pena por ti
Al pensar que no podrías
Ni tan siquiera compartir
Como una simple amiga mía.

Y ya ves!
Si tu no quieres nada más conmigo
Si ni siquiera puedo ser tu amigo
Dime que le voy a hacer?

Dime que le, dime
Dime, dime que le, que le, que le voy a hacer
Si tu no quieres nada más conmigo
Que pena me da
Aquí no hay nada que hacer…

Y ya ves!
Si tu no quieres nada más conmigo
Si ni siquiera puedo ser tu amigo
Dime que le voy a hacer?

Pa’lante, pa’lante vamos
Pero dime que te hice?
Pero dime que te hice yo?
Merezco una explicación!
Como he sido yo contigo mi nena
Ven ! Dame tu perdón
Perdóname! Perdóname corazón.

Y ya ves!
Si tu no quieres nada más conmigo
Si ni siquiera puedo ser tu amigo
Dime que le voy a hacer?

Nena porque no puedo encontrar
Un amor como tu oh como ayer
Si yo soy igual
Si no lo puedo hacer
Yo lo voy a ver.

Y ya tu ves, tu ves
Si no te quieres tu
Quien te va a querer ?

Si no te quieres tu dime
quien te va a querer
Son las cosas que he entendido.

Y ya tu ves, tu ves
Si no te quieres tu
Quien te va a querer ?

Ahora cada cuerpo en su camino
Tu no supiste entender.

Y ya tu ves, tu ves
Que le voy a hacer
Si no te quieres tu
Quien te va a querer ?

Seguirè mi melodia
La ruta mia ya tu lo ves suave.

Y ya tu ves, tu ves
Si no te quieres tu
Quien te va a querer ?

Duave
Suavecito…

Y ya tu ves, tu ves
Si no te quieres tu
Quien te va a querer ?

Vamos !

Dale, dale mambo !

Y ya tu ves, tu ves
Si no te quieres tu
Quien te va a querer ?

(Improvisation finale non reproduite)

Si tu ne t’aimes pas
(Traduction de Fabrice Hatem)

Un matin, je me suis réveillé
J’ai vu que tu n’étais pas là
Avec angoisse, j’ai commencé à te chercher
Mais je ne t’ai pas trouvée.

Seulement un mot sur un bout de papier
Et c’est lui qui m’a fait comprendre
Que jamais ne m’avais appartenu
Ton amour.

Je comprends, ce fut une erreur de penser
Que tu m’aimais
Qu’elles étaient sincères
Les caresses que tu me donnais.

C’est que je ne pouvais imaginer
Que tes mots furent artificiels
Et qu’il n’y avait que fausseté
Dans la lueur de tes regards.

Et ainsi le temps a passé
Et avec lui je t’ai oublié
Mais le destin voulut un jour
Que devant moi je te vis errer
Et je voulu te saluer
Par une simple courtoisie
Mais je vis sur ton visage une lueur d’agonie.

Et la douleur t’a enlacée
Et la peur t’a assiégée
Et ton âme s’est épuisée
Souffle après souffle
J’éprouvais de la peine pour toi
En pensant que tu ne pourrais pas
Partager quelque chose avec moi
Comme nous étions de simples amis.

Et regarde
Si tu ne veux plus rien savoir de moi
Si je ne peux même pas être ton ami
Dis-moi ce que je vais faire ?

Dis-le moi, dis-le moi !
Dis-le moi, dis-le moi ce que je vais faire
Si tu ne veux plus rien savoir de moi
Cela me donne tant de peine
Et là il n’a rien plus à faire….

Et regarde
Si tu ne veux plus rien savoir de moi
Si je ne peux même pas être ton ami
Dis-moi ce que je vais faire ?

Allons, il faut continuer à vivre
Mais dis-moi ce que je t’ai fait ?
Mais dis ce que je t’ai fait, moi ?
Je mérite une explication !
Dis-moi ce que j’ai fait de mal, petite
Allez ! Donne-moi ton pardon
Pardonne-moi ! Pardonne-moi mon cœur.

Et regarde
Si tu ne veux plus rien savoir de moi
Si je ne peux même pas être ton ami
Dis-moi ce que je vais faire ?

Petite, je pourquoi ne puis-je pas rencontrer
Un amour comme le tien oh comme hier
Si moi je n’ai pas changé
Pourquoi je ne pourrais pas le faire
Je vais bien voir.

Voila tu vois, tu vois
Si tu ne t’aimes pas,
Qui est-ce qui va t’aimer ?

Si tu ne t’aimes pas,
Dis moi qui va t’aimer
Ce sont les choses que j’ai entendues.

Voila tu vois, tu vois
Si tu ne t’aimes pas,
Qui est-ce qui va t’aimer ?

Maintenant chaque corps va son chemin
Tu n’as pas su comprendre.

Voila, tu vois, tu vois
Qu’est-ce que je vais faire
Si tu ne t’aimes pas
Qui est ce qui va t’aimer ?

Je continuerai ma chanson
Ma route tu vois, elle est tranquille.

Voila, tu vois, tu vois
Si tu ne t’aimes pas
Qui est ce qui va t’aimer ?

Doux
Tout doux…

Voila, tu vois, tu vois
Si tu ne t’aimes pas
Qui est ce qui va t’aimer ?

Allons !

Allez, mambo !

Voila, tu vois, tu vois
Si tu ne t’aimes pas
Qui est ce qui va t’aimer ?

(Improvisation finale non traduite)

Références complémentaires

– Pour un présentation générale du groupe Los Van Van
http://fr.wikipedia.org/wiki/Los_Van_Van

– Sur le parcours musical de Los Van Van
http://www.salsatimba.fr/salsa/discographies

– Une passionnante interview de Juan Formell
http://www.cubadebate.cu/noticias/2011/02/02/juan-formell-ser-un-van-van-es/

– Sur le songo
http://fr.wikipedia.org/wiki/Songo

– Sur l’album Arrasando (en espagnol)
http://www.instruccionesypasos.com/2009/02/juan-formell-los-van-van-arrasando-2009.html

– Sur l’album Arrasando (en anglais)
http://www.misterbryans.com/misterbryans/2009/02/arrasando-liner-notes.html


[1] Le texte est basé sur la version du clip associé à l’album Arrasando proposé en lien. Les parties interprétées par le chœur figurent en italiques.

Si me quieres conocer

Si me quieres conocer

ImageL’œuvre

Cette Timba de Angel Bonne et Roelvis Reyes a été enregistrée avec la voix d’Armando « Mandy » Cantero dans l’album Tranquilo que yo controlo, publié en 2008 par l’orchestre Pupy y Los que Son Son.

Dans un texte d’un belle facture poétique qui contraste agréablement avec le style parfois relâché de certaines chansons de la Timba cubaine contemporaine, l’auteur exalte les racines populaires de sa musique, dont il se revendique l’héritier tout en critiquant les dérives du « star-system ».

Par son accent de sincèrité, par le pouvoir d’évocation de ses paroles et par le talent de ses interprètes, cette chanson est porteuse d’une forte charge émotionnelle. J’ai été particulièrement sensible à la douceur des refrains interprétés par le chœur, qui tranche avec la coloration beaucoup plus tonique, voire parfois un peu agressive, qui leur est habituellement donnée dans le reste du répertoire de la timba.

Fabrice Hatem

Ses interprétation par Pupy y Los que Son Son

 

A l’émission Donde Si No de la télévision cubaine

Autre version télévisée de Cuba

Ses paroles en espagnol[1]

Sa traduction en français

Se me queires conocer
(Angel Bonne / Roelvis Reyes)

Yo soy de allá
Yo soy de donde tú quieras
No hay más que hablar.

Ellos se preguntan todo el tiempo
Con quien salgo, con quien duermo
Que si vienes o te vas
Es la eterna y vil fascinación
Del que no ha encontrado nunca ocupación.

No dejo que el chisme me involucre
Que lo malo me preocupe busco la felicidad
Es que prefiero no hablar
Si me quieres conocer ahí te dejo mi cantar
Que dice…

Soy del barrio y de la vecindad
La la la la la la la
Y en el monte soy la tempestad
Oye dice mi coro :

Yo soy de aquí
¿Pero de dónde?
Yo soy de allá
Y en la frente llevo mi verdad
Soy del barrio y de la vecindad
La la la la la la la
Y en el monte soy la tempesta.

Eh yo me llamo como quiera
Yo soy de aquí
Yo soy de allá
Y en la frente llevo mi verdad.

No dejo que el chisme me involucre
Que lo malo me preocupe busco la felicidad
Es que prefiero ni hablar
Si me quieres conocer, ahí te dejo mi cantar
Es que prefiero no hablar
Si me quieres conocer, ahí te dejo mi cantar.

¡Oye! Vengo cantando bonito
Voy a decir la verdad
Pa’ expresar lo que yo siento
Hay le dejo mi cantar.

Yo soy de aquí
Yo soy de allá
Yo soy de donde tú quieras
No hay más que hablar.

Yo vengo de allá del monte,
Donde está la serranía
Donde todo el horizonte
Baila con la rumba mía.

Yo soy de aquí
Yo soy de allá
Yo soy de donde tú quieras
No hay más que hablar.

Yo soy, yo soy de la calle, soy de la escuela
Soy del barrio y de la universidad
Y porque cante mi rumba
No me llamen marginal;

Yo soy de aquí
¡Cubano defienda tu identidad !
Yo soy de allá
Yo soy de donde tú quieras
No hay más que hablar.

Oye también soy Yoruba Congo
Oye, soy Lucumí y Arará
África tu esclavo fui
Y hoy tengo mi libertad.

Yo soy de aquí
¡Y ahí na’má’!
Yo soy de allá
Yo soy de donde tú quieras.
No hay más que hablar.

Yo vengo de todas partes
Y hacia todas partes voy
Arte soy entre las artes,
En los montes, monte soy.

Yo soy de aquí
¡Rrrumbero de hoy!
Yo soy de allá
¡Ja!
Yo soy de donde tú quieras
No hay más que hablar.

Pa’ que no te quepa duda
Que lo que canto es verdad
Yo soy rumbero de Cuba
Entonces no hay más que hablar, eh eh !

¡Cómo!
¡Hasta ayer!
Ahora escucha mi consejo
Para que llegues a viejo.

Paso a pasito
Paso a paso llego lejos
Que he nacido en una tierra
Con herencias de rumbero.

Paso a pasito
Paso a paso llego lejos
Donde se escuche este amor
Oye de aquellos viejos soneros.

Paso a pasito
Pio Leyva, Ibrahim Ferrer, Cuni
Paso a paso llego lejos
Tiburón, Raúl Plana
Y El Benny con su sombrero
Paso a pasito
Piango, piango[2], chevere
Paso a paso llego lejos
Nunca los traicionaré
Voy siguiendo sus sendero
Paso a pasito
Timberooooo[3]
Paso a paso llego lejos

Hoy la rumba está de luto
Se ha muerto un gran tamborero
Paso a pasito
Paso a paso llego lejos
Y es que te nos fuiste Tata, Tata Güines
Y están llorando los cueros
Paso a pasito
Paso a paso llego lejos
Y estoy muy triste por dentro
Y escucha mi sentimiento
Paso a pasito
Desde aquí, desde la tierra
Paso a paso llego lejos
Te canta Mandy Cantero
Paso a pasito
Paso a paso llego lejos
¡Ahí na’ má’!
¡Cómo!
Paso a pasito
¡Oye!

Paso a paso llego lejos
Paso a pasito
A la la la…
Paso a paso llego lejos.

Si tu veux me connaître
(traduction de Fabrice Hatem)

Je suis de là – bas
Je viens de là où ça te plaît
Il n’y a rien d’autre à ajouter.

Ils passent leurs temps à se demander
Avec qui je sors, avec qui j’ai couché
D’où je viens et où je vais
C’est l’éternelle et vile fascination
De celui qui n’a pas d’autre occupation.

Dans ces ragots; je ne veux pas m’impliquer
Ni que le mal ne m’atteigne, je cherche la félicité
Alors je préfère ne pas parler
Si tu souhaites me connaître, alors pour toi je vais chanter
Ceci…

Je suis du voisinage et du quartier
La la la la la la la
Je suis la tempête dans la forêt,
Ecoute ce que dit mon chœur :

Je suis d’ici
Mais d’où, mais d’où ?
Je suis de là bas
Sur mon front je porte ma vérité
Je suis du voisinage et du quartier
La la la la la la
Je suis a tempête dans la forêt

Eh, je m’appelle comme on veut
Je suis d’ici
Je suis de là bas
Sur mon front je porte ma vérité.

Dans ces ragots, je ne veux pas m’impliquer
Ni que le mal ne m’atteigne, je cherche la félicité
Alors je préfère ne pas parler
Si tu souhaites me connaître, alors pour toi je vais chanter
Parce que je préfère ne pas parler
Si tu souhaites me connaître, alors pour toi je vais chanter.

Ecoute ! Je viens joliment chanter
Je vais dire la vérité
Pour exprimer ce que je ressens
Et pour cela je t’offre mon chant.

Je suis d’ici
Je suis de là bas
Je viens de là où ça te plaît
Il n’y a rien d’autre à ajouter.

Je viens de la forêt, là-bas,
Où trônent les monts
Là où sur ma rumba
Danse tout l’horizon.

Je suis d’ici
Je suis de là bas
Je viens de là où ça te plaît
Il n’y a rien d’autre à ajouter.

Je suis, je suis de la rue, je suis de l’école
Je suis du quartier et de l’université
Et lorsque je chante ma rumba
Qu’on ne traite pas de marginal.

Je suis d’ici
Cubain, défends ton identité !
Je suis de là bas
Je viens de là où ça te plaît
Il n’y a rien d’autrre à ajouter.

Ecoute je suis aussi Yoruba, Congo
Ecoute, je suis Locumi, Arara,
Africain, je fus ton esclave,
Maintenant j’ai ma liberté.

Je suis d’ici
Et voila tout !
Je suis de là-bas
Je viens de là où tu voudras
Il n’y a rien d’autre à ajouter.

Et je viens de tous les horizons
Je vais dans toutes les directions
Je suis un art entre les arts.
Je suis forêt dans la forêt.

Je suis d’ici
Rumbero d’aujourd’hui !
Je suis de là-bas
Oui !
Je viens de là où ça te plaît
Il n’a a rien a ajouter.

Pour qu’il ne te reste aucun doute
Que mon chant dit la vérité
Je suis rumbero de Cuba
Alors il n’y a rien à ajouter, eh, eh !

Comment !
Jusqu’à hier !
Maintenant écoute mon conseil
Pour pouvoir vivre bien vieux.

Petit pas à petit pas
Pas à pas j’arriverai loin
Car je suis né dans une terre
Ensemencée par la rumba.

Petit pas à petit pas
Pas à pas j’arriverai loin
Où on écoute cet amour
Chanté par de vieux soneros.

Petit pas à petit pas
Pio Leyva, Ibrahim Ferrer, Cuni
Pas à pas j’arriverai loin
Tiburón, Raúl Plana
Et Benny avec son grand chapeau
Petit pas à petit pas
C’est chouette
Pas à pas j’arriverai loin
Jamais je ne les trahirai
Je vais poursuivre leur chemin
Petit pas à petit pas
Timbero !!!
Pas à pas j’arriverai loin.

Aujourd’hui la rumba est en deuil
Un maître des tambours est mort
Petit pas à petit pas
Pas à pas j’arriverai loin
C’est que tu nous as quitté, Tata, Tata Guines
On entend pleurer les cuirs des tambours
Petit pas à petit pas
Pas à pas j’arriverai loin
Je suis très triste au fond de moi
Ecoute mes sentiments
Petit pas à petit pas
Depuis ici, depuis cette terre,
Pas à pas j’arriverai loin
C’est Mandy Cantero qui te chante
Petit pas à petit pas
Pas à pas j’arriverai loin
Un point c’est tout
Comment !
Petit pas à petit pas
Ecoute !

Pas à pas j’arriverai loin
Petit pas à petit pas
A la la la…
Pas à pas j’arriverai loin

Références complémentaires

Biographie de César « Pupy » Pédroso

Critique de l’album Tranquilo que yo controlo


[1] Le texte est basé sur la version de l’émission Donde si no de la télévision cubaine. Les parties interprétées par le chœur figurent en italiques.
[2] Le traducteur n’a pas saisi le sens de « piango ». S’agit-il de l’italien « Je pleure ? »
[3] Chanteur de Timba