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Nube pasajera

Nube pasajera

ImageL’oeuvre

Ecrite par Leonel Limonta (photo ci-contre), cette timba été enregistrée en 1995 par l’orchestre La charanga habanera dans l’album Pa’ que se enteré La habana en voix principale le chanteur Michel Maza.

Dans un entretien avec El Farandulero Mayor, publié sur notre site Web Fiestacubana, Leonel Limonta raconte la genèse de cette chanson et nous aide aussi à comprendre certains de ses vers un peu cryptiques. Leonel était attiré par une jolie femme qui aimait beaucoup le voir comme ami, mais ne souhaitait pas entretenir avec lui une relation amoureuse. Or, il avait lui-même d’autres idées en tête. Un jour qu’ils se promenaient ensemble a bicyclette dans le quartier de Regla, il décida donc de passer à l’action et de se faire plus pressant avec la demoiselle. Mais ils furent alors brusquement surpris par une averse qui les obligea à se séparer rapidement et ruina ses plans amoureux. Il rentra chez lui, fort dépité, mais en tira quelques jours plus tard cette chanson qui devint l’un des thèmes fondateurs de la Timba cubaine.

Le texte tout entier est construit sur une série de double-sens touchant aux thèmes de l’eau et de la pluie :

– Premier double sens : la femme « mouille » l’homme, mais refuse de lui tendre la serviette qui lui permettrait de se sécher.

– Second double sens : pour le comprendre, il faut savoir que dans le vocabulaire des chansons de timba, l’interjection « agua » peut faire référence à tout ce qui peut apaiser le feu (« candela ») du désir. Ici, la « mala agua » dont parle la chanson n‘est pas seulement une pluie inattendue et désagréable, mais aussi une « mauvaise eau » qui ne permet pas de soulager le feu qu’elle a elle-même contribué à allumer.

Dans les deux cas, la signification est transparente : une femme aguicheuse excite le désir d’un homme pour ensuite se refuser à lui. C’est exactement, semble-t-il, la situation dans laquelle s’est trouvé l’auteur avec son amie de Regla.

Fabrice Hatem

Ses interprétations par La Charanga Habanera

Dans le CD Pa’Que Se enteré la habana (1995)

Lors de l’un des premiers concerts publics où la chanson fut chantée (en 1995)

Dans une émission de la télévision cubaine en 1996

Ses paroles en espagnol[1]

Sa traduction en français

Nube pasajera
(Leonel Limonta)

Este es es baile del mojaíto … Qué lindo!
Si ya me mojaste, chin chin
Por qué no me tiras la toalla

Tira la toalla
No es para la cara
Es pa’ que te seque(s) porque estás mojada
Si ya me mojaste, chin chin
Por qué no me tiras la …
Tu capricho de estar conmigo
Y el delirio de estar con otro
Eso te puede pasar
Pero es algo peligroso
Tú confundes pasión de amar
Con algo que no te puedo dar
Deseas sin más ni más
Hacerme de tí un vicioso
Oye mujer, tú eres más que una hoguera
Hoguera
Oye mujer, tú eres más que insaciable
Tú sólo eres comparable
Con una nube que pasa y sin avisar
Oye mujer, tú eres más que una hoguera
Oye mujer, tú eres más que insaciable
Tú sólo eres comparable
Con una nube que pasa y sin avisar
Y que moja a cualquiera
Porque tú eres así
Porque tú eres así
Como una nube pasajera
Que moja cualquiera

Porque tú eres así conmigo
Si yo no quiero nada malo contigo
Porque tú eres así
Contigo-o-o-o-o-o…
Como una nube pasajera
Que moja cualquiera

Y si me moja
No me preocupo
Y si me empapa
No me disgusto
Porque tú eres así
Mójame
Como una nube pasajera
Que moja cualquiera
Mátame con tu cariño
Que soy tu niño soy tu pupilo ¡PUM!
Aprieta el gatillo [2]
Porque tú eres así
Mátame
Como una nube pasajera
Que moja cualquiera

A que no me mojas
A que no me mojas
Que si tú me mojas
Deja y que te coja
Porque tú eres así
Agua mala
Como una nube pasajera
Que moja cualquiera

Y que me caiga un aguacero de amor
Y que me empape el alma
Mi alma y mi corazón
Oye! mujer! escucha ahora…lo que te voy a decir
Y si tú quieres mojarme
Y yo me quiero mojar
Muchachos! Canten el coro
Que lo voy a improvisar
Mójame, mátame
Pa’ que se entere La Habana, agua mala

Pa’ que se entere La Habana, mira
Que tú eres un agua mala que nos desatina
Mójame, mátame
Pa’ que se entere La Habana, agua mala

Chin chin, chin chin, la lluvia cayó
Y me mojó, y me empapó el corazón
Mójame, mátame
Pa’ que se entere La Habana, agua mala

Y yo no sé que voy a hacer…oye!
Y yo no sé que va a pasar con esa agua mujer
Mójame, mátame
Pa’ que se entere La Habana, agua mala

Es que no me deja ni trabajar
No no no, no no no, qué va?
Esto ‘tá bueno, rico
¨Pa ‘que se entere La Habana, agua mala
Pa ‘que se entere La Habana, agua mala
Pa ‘que se entere La Habana, agua mala
Pa ‘que se entere La Habana, agua mala
La Habana nueva, La Habana Vieja
Pa ‘que se entere La Habana, agua mala
Que se comente en la esquina de Tejas
Pa ‘que se entere La Habana, agua mala
Aaaaaagua mala mala
Pa ‘que se entere La Habana, agua mala
Que me lleva, lleva
Pa ‘que se entere La Habana, agua mala
Y que me cae esa lluvia que aquí la espera
Pa ‘que se entere La Habana, agua mala
El menor de la salsa[3] que viene echando candela
Pa ‘que se entere La Habana, agua mala
Y yo te digo que si me mojaste si me mojaste si me mojaste
Por qué no me tiras … la toalla, mami?!?!
Si ya me mojaste, chin chin
Por qué no me tiras la toalla

Tírala, pero tíra la toalla
Si ya me mojaste, chin chin
Por qué no me tiras la toalla
Porque si no me la tiras
Te la verás con Mamita la de la esquina
Si ya me mojaste, chin chin
Por qué no me tiras la toalla…por qué?

Por qué no me tiras la toalla…por qué?
Por qué no me tiras la toalla…por qué?
Por qué no me tiras la toalla…por qué?

Por qué no me tiras la toalla…por qué?
Y si tú quieres que siga ha mojado[4]
Por qué no me tiras la toalla…por qué?
Dile a Luisito que mande un recado
Por qué no me tiras la toalla…por qué?
Ay recaditos no
Por qué no me tiras la toalla…por qué?
Ay no los quiero yo
Por qué no me tiras la toalla…por qué?
Sirvió o no sirvió? Yo creo que sí
Por qué no me tiras la toalla…por qué?
Por qué no me tiras la toalla…por qué?

Nuée passagère
(Traduction de Fabrice Hatem)

Ça c’est la danse du mouillé … C’est beau !
Si tu m’as mouillé, chin chin
Pourquoi tu ne me lances pas la serviette ?
Lance la servette
Ce n’est pas pour frimer
C’est pour que tu te sèches parce que tu es mouillée
Si tu m’as mouillé, chin chin
Pourquoi tu ne me lance pas la ….
Ton caprice d’être avec moi
Et ce délire d’être avec l’autre
Cela peut te passer
Mais c’est plutôt dangereux
Tu confonds la passion d’aimer
Avec quelque chose que je ne peux te donner
Tu désires tout simplement
Me transformer en un drogué de toi
Ecoute femme, tu es plus qu’un bûcher
Bûcher
Ecoute femme, tu es plus qu’insatiable
Tu es seulement comparable
A un nuage qui passe et sans prévenir
Ecoute femme tu es plus qu’un bûcher
Ecoute femme, tu es plus qu’insatiable
Tu es seulement comparable
A un nuage qui passe et sans prévenir
Se met à mouiller tout le monde
Pourquoi tu es ainsi
Pourquoi tu es ainsi
Comme un nuage qui passe
Qui mouille tout le monde
Pourquoi tu es ainsi avec moi
Si je ne veux rien faire de mal avec toi
Pourquoi tu es ainsi
Avec toi
Comme un nuage qui passe
Qui mouille tout le monde
Et si elle me mouille
Je m’en fiche
Et si elle me trempe
Elle ne me dégoûte pas
Pourquoi tu es ainsi
Mouille-moi
Comme un nuage qui passe
Et qui mouille n’importe qui
Tue-moi avec ta tendresse
Car je suis ton enfant, ton pupille ! Pum !
Appuie sur la gâchette
Pourquoi tu es ainsi
Tue-moi
Comme un nuage qui passe
Qui mouille tout le monde
Ah, ne me mouille pas
Ah ne me mouille pas
Parce que si tu mouille
Laisse-moi te prendre
Pourquoi tu es ainsi
Eau mauvaise
Comme un nuage qui passe
Qui mouille tout le monde
Et il me tombe une averse d’amour
Qui mouille toute mon âme
Mon âme et mon coeur
Ecoute, femme, écoute maintenant ce que je vais te dire
Et oui tu veux me mouiller
Et moi je veux me mouiller
Les gars ! Il chante le choeur
Et moi je vais improviser
Mouille-moi, tue-moi
Pour que la Havane se rende compte, eau mauvaise
Pour que la Havane se rende compte, regarde
Que tu es une eau mauvaise qui nous rend fou
Mouille-moi, tue-moi
Pour que la Havane se rende compte, mauvaise eau
Chin chin, Chin chin, la plue est tombée
Et m’a mouillé, et m’a trempé le coeur
Mouille-moi, tue-moi
Pour que la Havane se rende compte, eau mauvaise
Je ne sais ce que je vais faire ; Ecoute !
Je ne sais ce qui va sa passer avec cette eau, femme,
Mouille-moi, tue-moi
Pour que la Havane se rende compte, mauvaise eau
C’est ce qui m’émpèche de travailler
Non, non, non, que faire ?
Ça c’est beau, c’est bon
Pour que la Havane se rende compte, mauvaise eau
Pour que la Havane se rende compte, mauvaise eau
Pour que la Havane se rende compte, mauvaise eau
Pour que la Havane se rende compte, mauvaise eau
La nouvelle Havane, la vieille Havane
Pour que la Havane se rende compte, mauvaise eau
Qu’on en parle sur les trottoirs de Tejas
Pour que la Havane se rende compte, mauvaise eau
Mauvaise eau
Pour que la Havane se rende compte, mauvaise eau
Qui m’excite, qui m’excite
Pour que la Havane se rende compte, mauvaise eau
Ah, mais que tombe cette pluie que j’attends
Pour que la Havane se rende compte, mauvaise eau
C’est le mauvais Salsero qui vient mettre le feu
Pour que la Havane se rende compte, mauvaise eau
Je je te dis que si tu m’as mouillé, si tu m’as mouillé
Pourquoi tu ne me lance pas…. La serviette, chérie ?
Si tu m’as mouillé, chin chin
Pourquoi tu ne me lance pas la serviette
Lance-la, mais lance la serviette
Si tu m’as mouillé, chin chin
Pourquoi tu ne me lance pas la serviette
Parce que si tu ne me la lance pas
Tu la verras avec une autre chérie, celle d’à côté
Si tu m’as mouillé, chin chin
Pourquoi tu ne me lances pas la serviette.. Pourquoi ?
Pourquoi tu ne me lances pas la serviette.. Pourquoi ?
Pourquoi tu ne me lances pas la serviette.. Pourquoi ?
Pourquoi tu ne me lances pas la serviette.. Pourquoi ?
Pourquoi tu ne me lances pas la serviette.. Pourquoi ?
Si tu veux continuer à me mouiller
Pourquoi tu ne me lances pas la serviette.. Pourquoi ?
Dis à Luisito qu’il envoie faire des commissions
Pourquoi tu ne me lances pas la serviette.. Pourquoi ?
Ah, des commissions, non
Pourquoi tu ne me lances pas la serviette.. Pourquoi ?
Ah, moi je n’en veux pas
Pourquoi tu ne me lances pas la serviette.. Pourquoi ?
Elle a servi ou pas ? Je crois que oui
Pourquoi tu ne me lances pas la serviette.. Pourquoi ?
Pourquoi tu ne me lances pas la serviette.. Pourquoi ?

Références complémentaires

Présentation très complète de la trajectoire artistique de Leonel Limonta

Présentation générale de la Charanga Habanera

Discographie complète de la Charanga Habanera

Site officiel de la Charanga Habanera


[1] Le texte est basé sur la version de l’interprétation de l’album CD Pa’ que se enteré La habana proposée en lien. Les parties interprétées par le chœur figurent en italiques.
[2] Ma traduction de ce terme est peut-être un faux-sens. Ayudame !
[3] Surnom de Michel Maza.
[4] Ma traduction de ces dernières paroles de Michel Maza, fort obscures pour moi, tient plus de l’invention que de la fidélité au texte. Mais au fond, puisqu’il s’agit d’improvisation…
Nosotros

Nosotros

Image Pour lire une traduction de ce texte, cliquez sur le lien suivant : Nosotros.

Nosotros fut écrit en 1943, quelques mois avant sa mort, par le poète et compositeur cubain Pedro Junco (1920-1943). On a souvent voulu y voir une sorte de lettre d’adieu écrite par celui-ci, malade de la tuberculose et conscient de sa disparition prochaine, à la femme qu’il aimait. Cette version est cependant contestée par certains spécialistes qui disent n’en n’avoir trouvé aucune preuve tangible.

Quoiqu’il en soit, Nosotros a connu, dès sa première diffusion radiophonique en 1943, dans une interprétration de Tony Chiroldes, un immense succès, jamais démenti par la suite, auprès du public cubain, et a figuré au répertoire d’un nombre considérable de chanteurs.

 

Les interprétations de Nosostros, quoique toujours plus ou moins directement influencées par le Boléro, couvrent une très large diversité de styles : boléro traditionnel (Trio Los Panchos), Boléro « feeling » incorporant l’influence du jazz et du blues (Joaquin Sabina et Chavela Vargas, José Feliciano), musique de variétes (Luis Miguel).

Je vous propose d’écouter ce thème dans l’interprétation de José Feliciano s’accompagnant de sa guitare, tout en lisant ma traduction.

Fabrice Hatem

No vale la pena enamorarse

No vale la pena enamorarse

ImageL’œuvre

Cette salsa a été écrite par Alejandro Jaén. Elle a été enregistrée en duo en 1993 par Johnny Rivera et Ray Sepulveda (photo ci-contre) dans le fameux album-événement Combinacion Perfecta du producteur RMM.

L’un des principaux ressorts poétiques du texte tient fait que l’auteur semble considérer que son propre cœur mène en quelque sorte sa vie propre, échappant à tout contrôle. Or, cet organe maladroit tombe amoureux à tord et à travers. Ceci constitue donc une source de tristesse constamment renouvelée pour son propriétaire. Cette situation schizophrénique, au départ un peu surprenante pour l’auditeur, me semble finalement rendre compte avec justesse de nombreuses situations sentimentales, dont les acteurs sont incapables de maîtriser leurs affects.

Il s’agit sans doute de l’un des « tubes » de Salsa les plus célèbres. Je fredonnais déjà son refrain par cœur avant même de savoir qu’existait un orchestre appelé « Fania all Stars » et d’avoir commencé à danser la Salsa.

Fabrice Hatem

 

Ses interprétations par Johnny Rivera & Ray Sepulveda

Montage clip (Très bien fait, mais sources et dates non précisées)

Ses paroles en espagnol[1]

Sa traduction en français

No vale la pena enamorarse
(Alejandro Jaén)

A este pobre corazón
Que anda por ahí y buscando
A este torpe corazón
Que se anda enamorando
Que le emporta si después
Me paso el tiempo llorando
Me paso el tiempo llorando
A este pobre corazón
Que anda buscando cariño
A este torpe corazón
Inocente como un niño
Romantico soñador
Caballero aventurero
Que en la senda del amor
Me hace sufrir, me hace llorar
No vale la pena, no vale la pena enamorarse
No vale la pena, no vale la pena enamorarse
Que el amor te da la vida y tambien te la quita
Cada vez que te enamoras si luego termina
No vale la pena, no vale la pena enamorarse
No vale la pena, no vale la pena enamorarse
Pero que le voy hacer si solo el sentimiento
Es un torpe corazón que nunca me hace caso.

A este pobre corazón
Que anda buscando cariño
A este torpe corazón
Inocente como un niño
Romantico soñador
Caballero aventurero
Que en la cenda del amor
Me hace sufrir, me hace llorar
No vale la pena, no vale la pena enamorarse
No vale la pena, no vale la pena enamorarse
Que el amor te da la vida y tambien te la quita
Cada vez que te enamoras si luego termina
No vale la pena, no vale la pena enamorarse
No vale la pena, no vale la pena enamorarse
Pero que le voy hacer
Si solo el sentimiento
Es un torpe corazón que nunca me hace caso…

No vale la pena no vale la pena enamorarse
No vale la pena enamorarse
Que del dolor y el sufrir
No es facil escaparse
No vale la pena no vale la pena enamorarse
Para que sufrir, para que llorar
Si el amor
Hay en cantidad
No vale la pena no vale la pena enamorarse
Tengo el corazón hecho pedazos
Pero este torpe corazón no cree en rechazos
No vale la pena no vale la pena enamorarse
Si todo tiene su final
Y para que, para que
Me voy enamorar
No vale la pena no vale la pena enamorarse
No vale la pena,
Penita penita, penita que pena
Que pena me da
Mejor es solito quedarse.

Oye Ray[2]
No vale la pena no
De que ?
Me quedo solo
Conmigo
Y es así
No vale la pena, no vale la pena enamorarse
Es que no vale la pena, penita
Y de este amor
Hay que superarse
No vale la pena, no vale la pena enamorarse
Que el amor es hacer sufrir
Para después perdón pedir
Pedir, pedir
Y vuelve otra vez !
No vale la pena, no vale la pena enamorarse
Ese amor que fué tan sincero
Y ahora
Le toca marcharse
No vale la pena no vale la pena enamorarse
No vale la pena,
Penita penita, penita penita, penita penita, que Pena, que pena me da
Te digo yo
No vale la pena no vale la pena enamorarse
Es que no vale pena no
Como dijo Ray Sepúlveda así lo dico yo
No vale la pena no vale la pena enamorarse
No vale la pena enamorarse
Y no vale la pena, mira, ya casarse
Matrimonio para ti?
Para mi no!
Salsabor!

Cela ne vaut pas la peine d’aimer
(Traduction de Fabrice Hatem)

A ce pauvre cœur
Qui rôde et cherche par là-bas
A ce cœur maladroit
Qui est en train de s’amouracher
Que lui importe si ensuite
Je passe mon temps à pleurer
Je passe mon temps à pleurer
A ce pauvre cœur
Qui va recherchant la tendresse
A ce cœur maladroit
Innocent comme un enfant
Rêveur et romantique
Chevalier aventureux
Qui, sur le chemin de l’amour
Me fait souffrir, me fait pleurer
Cela ne vaut pas la peine, pas la peine d’aimer
Cela ne vaut pas la peine, pas la peine d’aimer
Parce que l’amour te donne la vie, puis te l’enlève
Chaque fois que tu aimes, quand ensuite c’est fini
Cela ne vaut pas la peine, pas la peine d’aimer
Cela ne vaut pas la peine, pas la peine d’aimer
Mais qu’est-ce que je vais faire si tous mes sentiments Viennent d’un cœur maladroit pour qui j’importe peu.

A ce pauvre cœur
Qui va, recherchant la tendresse
A ce cœur maladroit
Innocent comme un enfant
Rêveur et romantique
Chevalier aventureux
Qui, sur le chemin de l’amour
Me fait souffrir, me fait pleurer
Cela ne vaut pas la peine, pas la peine d’aimer
Cela ne vaut pas la peine, pas la peine d’aimer
Car l’amour te donne la vie et aussi te l’enlève
Chaque fois que tu aimes, quand ensuite c’est fini
Cela ne vaut pas la peine, pas la peine d’aimer
Cela ne vaut pas la peine, pas la peine d’aimer
Mais qu’est-ce que je vais faire
Si tous mes sentiments
Viennent d’un cœur maladroit pour qui j’importe peu…

Cela ne vaut pas la peine, pas la peine d’aimer
Cela ne vaut pas la peine d’aimer
Car de la douleur, de la souffrance
il n’est pas facile d’échapper
Cela ne vaut pas la peine, pas la peine d’aimer
Pourquoi souffrir, pourquoi pleurer
Si de l’amour
Il y en a en quantité
Cela ne vaut pas la peine, pas la peine d’aimer
J’ai le cœur déchiré en petits morceaux
Mais ce cœur maladroit ne se doute pas du refus
Cela ne vaut pas la peine, pas la peine d’aimer
Si tout est destiné à finir un jour
Pourquoi, pourquoi
Vais-je m’enamourer
Cela ne vaut pas la peine, pas la peine d’aimer
Cela ne vaut pas la peine
Petite peine, petite peine, quelle peine
Quelle peine cela me donne
C’est mieux de rester solitaire.

Ecoute Ray
Cela ne vaut pas la peine, non
De quoi ?
Je reste seul
Avec moi-même
Et c’est ainsi
Cela ne vaut pas la peine, pas la peine d’aimer
Cela ne vaut pas la peine, pas la peine
Et de cet amour
Il faut s’en débarrasser
Cela ne vaut pas la peine, pas la peine d’aimer
Parce que l’amour fait souffrir
Pourquoi ensuite demander pardon,
Demander, demander
Et je répète !!!
Cela ne vaut pas la peine, pas la peine d’aimer
Et cet amour fut si sincère
Et maintenant
Il doit s’en aller
Cela ne vaut pas la peine, pas la peine d’aimer
Cela ne vaut pas la peine
Petite peine, petite peine, quelle peine
Quelle peine cela me donne
Je te dis, moi
Cela ne vaut pas la peine, pas la peine d’aimer
C’est que ça ne vaut pas la peine
Comme le dit Ray Sepulveda, moi je le dis aussi
Cela ne vaut pas la peine, pas la peine d’aimer
Cela ne vaut pas la peine, pas la peine d’aimer
Cela ne va pas la peine, regarde, de se marier
Un mariage pour toi ?
Pour moi, non !!!
Salsabor !!!

Références complémentaires

Sur l’album-évènement La Combinacion Perfecta de la Fania All Stars

Biographie de Ray Sepulveda

Site web de Alejandro Jaén


[1] Le texte est basé sur la version de l‘album Combinacion Perfecta. Les parties interprétées par le chœur figurent en italiques.
[2] A partir d’ici, la version proposée en lien diffère légèrement de celle de l’album.
No vale la pena

No vale la pena

ImageL’oeuvre

Ecrite par Ricardo et Alberto Gaitan, cette très belle Salsa a été enregistrée en 2008 par Issac Degaldo dans l’album Asi soy.

Son thème – le découragement face à un amour impossible – est très proche de celle d’une célèbre salsa presque éponyme, enregistrée par Johnny Rivera et Ray Sepulveda en 1973 avec l’orchestre des Fania all Stars, No vale la pena enamorarse.

Fabrice Hatem

Ses interprétations par Issac Delgado

Clip tiré du CD Asi Soy (2008) – avec de la pub au début – soyez patients

Concert « Live » à Porto Rico en 2009

Ses paroles en espagnol[1]

Sa traduction en français

No vale la pena
(Ricardo et Alberto Gaitanu)

No vale la pena
Seguir a escondidas
Solo por tener tus besos.
Arriesgar mi alma
Que vive vacía,
Un boleto sin regreso.
Nada… Es eterno
No vale la pena, no
Seguir mintiéndole a mi soledad.
No vale la pena, no
Buscar recuerdos que no volverán.
No vale la pena olvidar al corazón
Y que no vuela…

No vale la pena
Revivir historias
Sueños que se llevó el viento
Mi mente perdida
Vuela hasta la esquina
De tu corazón desierto.
Nada… es eterno
No vale la pena, no
Seguir mintiéndole a mi soledad.
No vale la pena, no
Buscar recuerdos que no volverán.
No vale la pena, no
Vivir la pena que nos trae dolor.
No vale la pena, no
Llorar el río que llevó tu amor.
Es la pena que me engaña y me hace retroceder
Y no puedo, no debo seguir esa sombra…

No vale la pena, no
Seguir mintiéndole a mi soledad.

No vale la pena seguir esperando
Que se enteren que tu amor no es de verdad.
No vale la pena, no
Seguir mintiéndole a mi soledad.

Seguir soñando con ese amor y no tenerte aquí
No vale la pena !
No vale la pena, no
Seguir mintiéndole a mi soledad.

No vale la pena
Seguirle mitiendo al alma
Y a mi noble corazon
No vale la pena, no
Seguir mintiéndole a mi soledad.

Que no querio
Que sepa la gente de mi triste realdad
Y que alguno viene por aqui
Ni ni por allí y por allá.
Eheh !

No vale la pena
Seguirle mintiéndo al alma.

Y siguo enamorado de ti
Porque tu quieres que lo tomé con calma
No vale la pena
Seguirle mintiéndo al alma.

Tenemos que decirdinos
Pa’ que se rompa todo
Para que se acabe esta pena
No vale la pena
Seguirle mintiéndo al alma.

Ay ! Decide tu que canto yo
No tenga pena mi nena
No vale la pena
Seguirle mintiéndo al alma
(rép.)

Dale mambo !

Esa pena que tengo yo
Pena que me llevo, pena que me engaña
No vale la pena
Seguir a tu lado
Se no hay amor.

Cela ne vaut pas la peine
(Traduction de Fabrice Hatem)

Cela ne vaut pas la peine
De jouer à cache-cache
Pour seulement quelques baisers.
De mettre en péril mon âme
Dont l’existence est vide
Un billet sans retour.
Rien… n’est éternel
Cela ne vaut pas la peine, non !
De continuer à mentir à ma solitude.
Cela ne vaut pas la peine, non !
De chercher des souvenirs qui ne reviendront pas.
Cela ne vaut pas la peine d’oublier un cœur
Qui ne vole pas…

Cela ne vaut pas la peine
De revivre des histoires
Des rêves que le vent a emportés
Mon âme perdue
Vole jusqu’à la porte
De ton cœur désert.
Rien … n’est éternel
Cela ne vaut pas la peine, non !
De continuer à mentir à ma solitude.
Cela ne vaut pas la peine, non !
De cherche des souvenirs qui ne reviendront pas.
Cela ne vaut pas la peine, non !
De vivre la peine qui nous apporte la douleur.
Cela ne vaut pas la peine, non !
De pleurer la rivière qui a emporté ton amour.
C’est la peine qui me trompe et me fait revenir
Et je ne peux, je ne dois pas suivre cette ombre …

Cela ne vaut pas la peine, non !
De continuer à mentir à ma solitude

Cela ne vaut pas la peine de continuer à attendre
Qu’on comprenne que ton amour n’est pas véritable.
Cela ne vaut pas la peine, non !
De continuer à mentir à ma solitude

De continuer à rêver de cet amour sans t’avoir près de moi
Cela ne vaut pas la peine !
Cela ne vaut pas la peine, non !
De continuer à mentir à ma solitude

Cela ne vaut pas la peine
De continuer à mentir à mon âme
Et à mon noble coeur
Cela ne vaut pas la peine, non !
De continuer à mentir à ma solitude

Car je ne veux pas
Que les gens découvrent ma triste réalité
Et que l’un ou autre vienne par ici
Ou par là ou par la-bas.
Eheh !

Cela ne vaut pas la peine
De continuer à mentir à mon âme
Je suis toujours amoureux de toi
Pourquoi veux-tu que je le prenne avec calme
Cela ne vaut pas la peine
De continuer à mentir à mon âme

Nous devons nous décider
D’en finir avec tout cela
Pour en finir avec cette peine.
Cela ne vaut pas la peine
De continuer à mentir à mon âme

Ah, décide-toi,
N’aies pas de peine ma petite,
Cela ne vaut pas la peine
De continuer à mentir à mon âme.

Allez, mambo !

Cette peine qui est mienne
Cette peine qui me possède et me trompe
Cela ne vaut pas la peine
De continuer à tes côtés
S’il n’y a plus d’amour.

Références complémentaires

Une biographie générale de Issac Delgado

Une analyse approfondie de la vie et de l’œuvre de Issac Delgado

Une interview avec Issac Delgado (en espagnol)

Une discographie complète de Issac Delgado

Une présentation de l’album Asi soy


[1] Le texte est basé sur le clip de l‘album Asi Soy proposé en lien. Les parties interprétées par le chœur figurent en italiques.
No me llores màs (Héctor Lavoe)

No me llores màs (Héctor Lavoe)

ImageL’oeuvre

En 1971, alors que la collaboration du chanteur Héctor Lavoe avec l’orchestre de Willie Colón dure depuis 4 ans, paraît l’album Cosa Nuestra.

Celui-ci inclut, aux côtés de quelques titres majeurs, comme le boléro Ausencia et la composition d’inspiraton afro-cubaine Sangrigorda. Le thème No me llores màs. Celui-ci emprunte sa structure au Son Montuno traditionnel, mais propose une sonorité déjà très « Salsa » par la forte présence des cuivres et la vivacité du rythme.

No me llores más est pas ailleurs également le titre d’un Son Montuno enregistré par Arsenio Rodriguez en 1950. Willie Colón étant un disciple et un admirateur du musicien Cubain, décédé un an plus tôt aux Etats-Unis. D’autres musiciens latinos rendront également hommage la même année au grand disparu, comme par exemple Larry Harlow avec son album Tribute to Arsenio Rodriguez.

Fabrice Hatem

 

Ses interprétations par Héctor Lavoe et Wille Colón

Album Cosa Nuestra (1971)

Ses paroles en espagnol[1]

Sa traduction en français

No me llores mas
(Willie Colon / Héctor Lavoe)

No quiero que nadie llore
Si yo me muero mañana
Señores no traigan flores
Para mí no quiero nada.

Eh… Si yo me muero mañana
Mañana por la mañana,
No quiero que nadie llore
No quiero que digan nada tu vé.

No quiero que nadie llore
Si yo me muero mañana
Señores no traigan flores
Para mí no quiero nada.

Eh… lagrimas dulces,
En la noche sin besos que va de mi soledad
Y no me llore, no me llore
Que no me llore na’ mamá.

No quiero que nadie llore
Si yo me muero mañana
Señores no traigan flores
Para mí no quiero nada.

Eh… no me llore, no me llore mas
Que no me digan na.
Eh… cosita rica,
Vete con Markolino[2] a bailar. »

No quiero que nadie llore
Si yo me muero mañana
Señores no traigan flores
Para mí no quiero nada.

Virivirivó virivirivó bongó,
Si yo me muero mañana
Ay no me lleven flores
Y no me lloren nada.

No me lloren na , no me lloren na ,
No me lloren na , no me lloren na.

(Suit une longue improvisation de Héctor Lavoe, non reproduite ici)

Ne me pleure pas
(Traduction de Fabrice Hatem)

Je veux que personne ne pleure
Si moi je meurs demain
Messieurs, n’apportez pas de fleurs
Pour moi je ne veux rien.

Eh… Si moi je meurs demain
Disons demain matin
Je veux que personne ne pleure
Je veux qu’on ne dise rien, mon cher.

Je veux que personne ne pleure
Si moi je meurs demain
Messieurs, n’apportez pas de fleurs
Pour moi je ne veux rien.

Eh…. Douces larmes
Dans la longue nuit sans baisers de ma solitude
Ne me pleurez pas, ne pleurez pas,
Ne me pleurez pas, voila.

Je veux que personne ne pleure
Si moi je meurs demain
Messieurs, n’apportez pas de fleurs
Pour moi je ne veux rien.

Eh… Ne me pleurez, ne me pleurez pas
Qu’on ne dise rien, non.
Eh…Une petite chose agréable,
Vas danser avec Markolino.

Je veux que personne ne pleure
Si moi je meurs demain
Messieurs, n’apportez pas de fleurs
Pour moi je ne veux rien.

Virivirivó virivirivó bongó,
Si moi je meurs demain,
Ah, qu’on ne m’apporte pas de fleurs,
Qu’on ne me pleure pas, rien.

Ne me pleurez pas , ne me pleurez pas,
Ne me pleurez pas , ne me pleurez pas,

(Improvisation de Héctor Lavoe non traduite)

Références complémentaires

Une bio-discographie de Héctor Lavoe

Les paroles complètes de la chanson No me llores màs (y compris l’improvisation finale de Héctor Lavoe)


[1] Paroles basées sur la version de l’album Cosa Nuestra (1971). Les paroles interprétées par le chœur figurent en italiques.
[2] Markolino Diamond, pianiste de l’orchestre de Willie Colón.

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73page white Macusa Blog Classic PubliéPublicFabrice Hatem06.04.133321
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No me llores más (Arsenio Rodriguez)

No me llores más (Arsenio Rodriguez)

ImageL’oeuvre

No me llores más est un Son Montuno de Luis Martinez Griñan, qui fut enregistré vers 1950 par le conjunto d’Arsenio Rodriguez.

La subtilité du texte contraste avec la simplicité des paroles de certains autres Sones. Au premier abord, pourtant, le thème en paraît justement assez simple : un homme demande à une femme d’arrêter de pleurer pour lui, car il ne la croît pas sincère. Mais cette requête laisse ouverte toutes sortes d’interprétations. Les larmes de cette femme sont-elles réellement mensongères ? Ou bien a-t-elle vraiment du chagrin et l’homme, aveuglé par la peur d’être trompé, commet-il une tragique méprise ? Lui-même semble exprimer à plusieurs reprises une émotion réelle devant la souffrance de son amie. Cela ne signifie-t-il pas qu’il est en fait, malgré sa dureté affichée, profondément amoureux de cette femme ? Et sa méfiance ne lui fait-elle pas alors perdre l’occasion d’un grand bonheur partagé si, par aventure, la femme était sincère ?

Tout ces questions, l’auditeur se les pose, de manière plus ou moins consciente, en écoutant ce très beau texte, dont le mérite est justement de les suggérer sans les exprimer de manière explicite. La complexité et l’ambiguïté du sentiment amoureux sont ainsi rendues avec intelligence.

Au-delà de sa grande valeur musicale, l’histoire de No me llores Más constitue également une intéressante illustration de la manière dont le Son Montuno, à travers son influence sur la musique nord-américaine dans les années 1950 et 1960, a contribué, par évolutions successives, à la naissance de la musique de Salsa. Au début des années 1950, en effet, Arsenio Rodriguez décida de venir s’installer aux Etats-Unis. Commença alors pour lui à New York une phase d’intense innovation musicale : intégration dans l’orchestre de Son de nouveaux instruments comme la flûte ou les timbales, renforcement de la section des cuivres, emprunts au Jazz et à l’afro-cubain, invention de nouveaux styles comme le Swing Son et ou le Quidembo…

Cette sonorité nouvelle influença profondément à l’époque de jeunes artistes de musique latine, comme Larry Harlow, Eddie Palmieri puis Willie Colón, qui, quelques années plus tard, vont jeter les bases de la Salsa. En témoigne notamment la reprise au début des années 1970 par Larry Harlow, avec la voix de jeune Ismael Miranda, de Nos me llore más, dans un style encore très proche du Son Montuno, mais déjà dopé par l’éclatante stridence des cuivres.

On notera également Que Wille Colón et Héctor Lavoe enregistrèrent en 1971, dans leur album Cosa Nuestra – un an après la mort de Arsenio Rodriguez, – un thème intitulé No me llores más. Celui-ci par son titre, par son texte (le chanteur demande de ne pas le pleurer quand il mourra), et par certaines similitudes mélodiques, peut être considéré comme un hommage, au moins indirect, à Arsenio Rodriguez. Mais il nous fait aussi entièrement basculer, cette fois, dans l’univers de la Salsa : la continuité entre les deux formes musicales est ainsi clairement établie.

Mais No me llore más a également continué sa carrière à Cuba en tant que Son montuno, comme en témoigne un très bel et récent enregistrement de la chanteuse Omara Portuondo avec l’orchestre Buena Vista Social Club.

Fabrice Hatem

 

Ses interprétations

Par le conjunto d’Arsenio Rodriguez

Par Ismael Miranda et l’orchestre de Larry Harlow (avec une intéressante analyse du texte en commentaire)

Par Omara Portuondo accompagnée par l’orchestres Buenas Vista Social Club

Nos me llores más, chanson de Héctor Lavoe et Willie Colon (Album Cosa Nuestra 1970).

Ses paroles en espagnol[1]

Sa traduction en français

No me llores más
(Luis Martinez Griñan)

Mima no me llores lagrimitas
Que me siento una cosita
Que me acaba con el alma.
Tata tú me pones una carita
Que me siento desvalido,
Que me perturba la calma.

No me llores, no me llores más

No me llores, no me llores más

No quiero que me llores,
Que me digas « papacito de mi alma,
Eres mi vida ».
Sabes que ese disco está rayado,
Ya de oírlo tengo canas
[2],
Todo es mentira.

No me llores, no me llores más

Siempre me está haciendo cuentecitos
Y llorando lagrimitas,
Ya me tiene confundido.
No pienses que yo trago mi negrita
Ese cuento no me manga
Ni me turba los sentidos.

No me llores, no me llores más
No me llores, no me llores más (bis)

No me llores mi negrita,
Me vas a matar.

No me llores, no me llores más,

No…

No me llores, no me llores más

Que no me llores vida mia, que no puedo más…

No me llores, no me llores más

No me llores, no me llores
No me llores, no me llores
No me llores, no me llores mas…
No me llores,…

Ne me pleure pas
(Traduction de Fabrice Hatem)

Chérie, ne pleure pas ces petites larmes
Car ça me fait quelque chose
Qui pourrait bien achever mon âme.
Bébé, tu me fais une de ces têtes
Qui me rend tout déboussolé,
Et qui me perturbe le calme.

Ne pleure pas, ne me pleure plus

Ne me pleure pas, ne me pleure plus

Je ne veux pas que tu me pleures
Que tu me dises « petit papa de mon coeur,
Tu es mon bonheur ».
Tu sais bien que ce disque est rayé
ça me fatigue de l’écouter
Tout est mensonge.

Ne pleure pas, ne me pleure plus

Tu me racontes des histoires
Et avec toutes tes simagrées
Tu me donnes de fausses pensées.
Mais ne croies pas que j’avale tout ça mon bébé
Je les gobbe pas tes petits contes
Et je garde les idées claires.

Ne me pleure pas, ne me pleure plus
Ne me pleure pas, ne me pleure plus (bis)

Ne me pleure pas, petite chérie.
Tu vas me tuer.

Ne me pleure pas, ne me pleure pas

Non…

Ne me pleures pas, ne me pleures plus

Ne me pleure pas, ma vie, je ne peux plus …

Ne me pleure pas, ne me pleures plus

Ne me pleures pas, ne me pleure pas
Ne me pleure pas, ne me pleure pas
Ne me pleures pas, ne me pleures plus
Ne me pleure pas,…

Références complémentaires

Une bio-discographie de Arsenio Rodriguez


[1] Paroles basées sur la version originale d’Arsenio Rodriguez. Les paroles interprétées par le chœur (ou en duo) figurent en italiques.
[2] Littéralement : cela me donne des cheveux blancs.