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Chan Chan

Chan Chan

Imagepour consulter la traduction de cette chanson, cliquez sur le lien suivant : Chan.

On ne présente pas Chan Chan, l’un des Son les plus connus du répertoire Cubain, et « hit » absolu de l’orchestre Buena Vista Social Club.

Composé en 1987 par Compay Segundo, ce texte assez récent est néanmoins profondément enraciné dans la culture et les traditions Santiaguera, tant par les noms les lieux qui y sont évoquées que par la référence à Chan Chan, un personnage mentionné dans une légende du XIXème siècle bien connue des habitants de la région, qui le décrit allant tamiser du sable sur la plage en compagnie de son amie Juanica.

Il est à peu près impossible, lorsque l’on se rend à Cuba, d’échapper, plusieurs fois par jour, à l’écoute de Chan Chan. Ce thème fait en effet partie du très petit nombre de chansons du répertoire cubain connues de la majorité des touristes, qui souhaitent l’entendre jouer sur place lors de leur séjour. Mais il est également très cher au cœur des cubains eux-mêmes. Dans une interview donnée peu de temps avant sa mort, Compay Segundo disait que lorsque les enfants le rencontraient dans les rues de son quartier à Santiago de Cuba, ils se mettaient spontanément à lui chanter le refrain de la chanson.

Je vous propose de réécouter Chan Chan dans l’interprétation de l’orchestre Buena Vista Social Club, tout en lisant ma traduction.

Fabrice Hatem

Caretas

Caretas

ImageL’œuvre

Cette Salsa a été initialement écrite en portugais par Roberto et Erasmo Carlos. Elle a été ensuite traduite en espagnol par Tite Curet Alonso et enregistrée en 1987 par Ismael Miranda dans son album Por El Buen camino.

Nombreuses sont les chansons de Salsa – engagées ou non – qui abordent le problème de la drogue. Certain chanteurs ont été eux-mêmes de grands toxicomanes et ont abordé ce thème dans leurs chansons. Frankie Ruiz, dans La Cura, évoque de manière un peu cryptique les souffrances occasionnées par ses cures de désintoxication, apparemment présentées comme la tentative de guérir un chagrin d’amour. Chéo Féliciano, après avoir réussi, au prix d’atroces souffrances, à se désintoxiquer, a ensuite activement soutenu les mouvements anti-drogue qui l’avaient aidé à se tirer d’affaire. Les personnages de jeunes drogués sont présents dans plusieurs chansons de Rubén Blades, comme Amor y Control.

Ismael Miranda prend ici un ton direct et militant pour conseiller aux jeunes de s’éloigner de ce fléau, en décrivant de manière saisissante les ravages provoqués par l’addiction.

Fabrice Hatem

Ses interprétations par Ismael Miranda


Dans l’album Por el buen camino(1987)

En concert au Pérou

Ses paroles en espagnol[1]

Sa traduction en français

Caretas[2]
(Ismael Miranda)

Yo soy un tipo que mira a este mundo de frente
Vivo la vida sin miedo a saber donde voy
Digo que no si no quiero
Y del peligro me alejo
Tengo otras cosas metidas aquí en mi cabeza
Yo no estoy, en esa.

El gran vacilon es a toda la gente ayudar
Escucho la radio que late aquí en mi corazón
Mirando la luz de una estrella
Aprendo que la vida es bella
Y poco me importa si el mundo
Me llama careta, careta, careta.

La droga
Te mira la vida al revés mira
Estas entregado y no ves
Lo bueno que hay en otras cosas.

Droga
Por todo, por nada y porque
En lo negativo caer
Si la vida te ofrece otras cosas.

A veces quien sabe de todo, tiene que apprender
La puerta que es ancha a la entrada
Se achica después
Y cuando allá adentro se apaga
La luz de una calle perdida
Es duro empujar las paredes buscando salida
Con rumbo a la vida.

Tal vez te parece una droga lo que yo te digo
Hay muchas palabras que suelen ser duras de oír
Soy franco de veras contigo
Pretendo ser solo tu amigo
Procura ser igual que yo
Aunque te llamen careta, careta, careta.

Para
Olvida la droga porque
Te estas acabando y no ves
Que la vida te ofrece otras cosas.

Droga.
Ponle ya punto porque
Te vas a morir sin saber
Que tu vida mereces otras cosas.

Droga
De lejos te miro y se ve
Que empujas aquella pared
Buscando una vida sabrosa.

Droga
Te mira la vida al revés
Que mucho te cuesta después
Te mete pa’ dentro y no gozas.

Droga
Para que tu estas en eso
El cuello no es pa’ la soga.

Droga
Tus hijos sufren por eso
Muchacho deja la droga.

Droga
Aunque te llamen careta
Amigo ponte en la bola.

Droga
Anda por caminos sanos
Salte por fin de esa ola.

Droga
Te mira la vida al revés.

Mascarade
(Traduction de Fabrice Hatem, remerciements à Lidia Gonzales)

Je suis un type qui regarde ce monde en face
Je vis ma vie sans l’inquiétude de savoir où je vais
Je dis non si je n’ai pas envie.
Et je m’éloigne du péril
J’ai plein d’autres choses qui me remplissent la tête
Et je n’y suis pas, là-dedans.

Le grand plaisir, c’est d’aider tous ces gens
J’écoute la radio qui bat là dans mon cœur
En regardant la lumière d’une étoile
Je comprends que la vie est belle
Et peu m’importe si les autres
Appellent ça mascarade, mascarade, mascarade

La drogue
Elle te fait voir la vie à l’envers
Tu es pris au piège et tu ne vois pas
Ce qu’il y a de bon dans d’autres choses.

Drogue
Pour tout, pour rien et pourquoi
Tomber dans le négatif
Si la vie t’offre d’autres choses.

Parfois, celui qui sait tout, il doit encore apprendre
La porte qui est large à l’entrée
Ensuite se rétrécit
Et quand, tout au fond là-bas s’éteint
La lumière d’une rue perdue
C’est dur de pousser les murs pour chercher une issue
Pour revenir à la vie.

Peut-être ce que je te dis te semble comme une drogue
Beaucoup de paroles sont dures à entendre
Je suis franc avec toi, vrai de vrai
J’essaye seulement d`être tom ami
Essaye de faire comme moi
Même s’ils appelent ça mascarade, mascarade, mascarade.

Arrête
Oublies la drogue parce que
Elle te détruit et tu ne vois pas
Que la vie t’offre autre chose.

Drogue
Arrête ça parce que
Tu vas mourir sans savoir
Que ta vie mérite autre chose.

Drogue
Je te regarde de loin, et je vois
Que tu pousses ces murailles
En cherchant une vie agréable.

Drogue
Elle te montra la vie à l’envers
Elle te coûte très cher ensuite
Elle t’emprisonne et tu n’es pas heureux.

Drogue
Pourquoi est-ce que tu es là-dedans
La gorge est n’est pas faite pour le couteau.

Drogue
Tes enfants souffrent à cause de ça
Mon gars, laisse tomber la drogue

Drogue
Même s’ils t’appellent faux-cul,
Ami, mets-toi ça dans la tête.

Drogue
Vas vers des chemins sains
Sors-toi enfin de cette saleté.

Drogue
Elle te montre la vie à l’envers.

Références complémentaires

Bio-discographie en français de Ismael Miranda

Biographie en français de Ismael Miranda

– Bio-discographie en anglais de Ismael Miranda

 


[1] Le texte est basé sur la version de l’album Por El Buen camino. Les parties interprétées par le chœur figurent en italiques.
[2] Careta signifie « masque », et, par extension, désigne tout ce qui avance masqué, par mensonge, hypocrisie, désir de dissimulation, etc. On peut ainsi le traduire, selon les nuances du texte, par « menteur », « faux-cul », « hypocrite », « retord », « dissimulé », etc.

Busca lo tuyo (que pena me da)

Busca lo tuyo (que pena me da)

ImageL’œuvre

Busca lo tuyo (également parfois appelée Que pena me da) est une salsa composée par Eddie Palmeri (voir photo ci-contre).

Elle a été enregistré pour la première fois en 1968 par Cheo Feliciano, accompagné par l’orchestre de Eddie Palmieri, dans l’album Champagne.

Bien qu’il s’agisse d’une salsa par son instrumentation (piano, forte section de cuivres) et par son rythme très soutenu, sa structure générale est extrêmement proche de celle d’un Son montuno.

Cette forme intermédiaire constitue un témoignage très intéressant du processus de gestation qui conduisit progressivement, au cours des années 1960, à l’invention du style « Salsa » à partir des formes du Son Montuno amené un peu plus tôt aux Etats-Unis par (entre autres) Arsenio Rodriguez. Celui-ci influença fortement de jeunes musiciens latinos de l’époque, comme Larry Harlow, Johnny Pacheco et Eddie Palmeri, qui allaient bientôt devenir les inventeurs de la Salsa.

Fabrice Hatem

 

Ses interprétations par Cheo Feliciano


Avec Eddie Palmieri dans l’album Champagne (1969)

Avec Eddie Palmeri en live, quelques années plus tard

Ses paroles en espagnol[1]

Sa traduction en français

Busca lo tuyo
(Eddie Palmieri)

Porque te empeńas en destruir mi felicidad
Busca lo tuyo y déjame en paz
Cuando te quise no me querías
Y me decías cuentos na’ ma
Oye y ahora mi vida
Es que todito ha cambiado
Ya no te quiero y solo siento
El tiempo perdido por ti nene
Oye que pena me da ay yo verte llorar
Y yo sin poder tu llanto secar.

Ay, ay que pena me da
Que pena me da

Cuando te quise no me querías
Y ahora que es tarde vienes llorando.
No me llores ma’ no.

Ay, ay que pena me da

Yo se que mucho te pasa
Pero a mi no me interesa
Echa, echa, echa pa’lla.

Ay ay que pena me da

Pena penita pena penita
Pena penita, penita, pena,
Mamita y a ti no te quiero na no no

Ay Que pena me da

(Instrumental,
solo de piano d Eddie Palmieri)

Que pena me da (rép.)

Pena penita pena mamita
Pena na’ma

Que pena me da

Esta pena que yo siento
Y el café que tú tomabas

Que pena me da

Oye lo cuelas, lo cuelas, lo cuelas, lo cuelas,
Lo cuelas, que lo cuelas mal

Que pena me da

Estas sabrosa y eres bonita
Pero con ese tumbao

Que pena me da

Oh, que yo no bailo
Que yo no gozo contigo na’

Que pena me da

Lo siento en el alma
Lo siento en el alma mia.

Que pena me da

Suis ton chemin
(Traduction de Fabrice Hatem)

Pourquoi t’acharnes-tu à détruire ma félicité
Suis ton chemin et laisse-moi en paix
Tu ne m’aimais pas, quand moi je t’aimais
C’est des histoires, rien d’autre, que tu racontais
Maintenant chérie tu vas m’écouter
Parce que tout a un peu changé
Je ne t’aime plus, je regrette seulement
Le temps que j’ai perdu avec toi chérie
Comme cela me peine ah de te voir pleurer
Et tes larmes moi je ne peux les sécher.

Ah ah , comme cela me peine
Comme cela me peine

Quand je t’aimais, tu ne m’aimais pas
Maintenant qu’il est trop tard, tu viens pleurer
Ne me pleure plus.

Ah ah ah, comme cela me peine

Je sais qu’il se passe plein de choses en toi
Mais moi, cela ne m’intéresse pas,
Vas, vas, vas t’en.

Ah, comme cela me peine

Peine, petite peine, peine, petite peine
Peine, petite peine, peine, petite peine
Ma petite chérie, je ne t’aime plus voilà, non

Ah, comme cela me peine

(Instrumental,
solo de piano d Eddie Palmieri)

Ah, comme cela me peine

Peine, petite peine, peine ma chérie
Peine rien d’autre

Comme cela me peine

Cette peine que je ressens
Et ce café que tu buvais

Comme cela me peine

Ecoute, tu remues, remues, remues la cuillère,
Tu remues, tu la remues mal

Comme cela me peine

Tu es agréable et douce
Mais avec ce rythme-là

Comme cela me peine

Oh, que je ne danse pas,
Que je ne m’amuse pas avec toi

Comme cela me peine

J’ai ce regret dans l’âme
C’est un regret dans mon âme.

Comme cela me peine

Références complémentaires

Biographie de Cheo Feliciano

Biographie de Eddie Palmieri


[1] Le texte est basé sur la version de l’album Champagne. Les parties interprétées par le chœur figurent en italiques.

Caretas

Borinquen Tiene Montuno

ImageL’œuvre

Cette salsa a été composée par Ismael Miranda et enregistrée par le chanteur dans son album In fa menor en 1974.

Il s’agit d’un hommage au Son cubain ou le compositeur portoricain exprime sa fierté de savoir maîtriser les secrets de ce style musical.

Cette chanson présente d’importantes difficultés de traduction, car l’auteur y a introduit de nombreux termes dialectaux, des jeux de mots et des références à divers événements de sa vie. La connaissance parfaite de tous ces éléments est nécessaire pour comprendre le sens de nombreux vers.

Ismael Miranda reprendra ensuite ce tire à de nombreuses reprises, notamment dans l’album El compositor que canta, enregistré en 1978, et dans de nombreux concerts, comme encore dernièrement à Boston en 2008.

Fabrice Hatem

 

Ses interprétations par Ismael Miranda

Dans l’album In fa menor (1974)

Au cours d’un concert à Boston en 2008 avec l’orchestre de Franky Rodriguez

Ses paroles en espagnol[1]

Sa traduction en français

Borinquen Tiene Montuno[2]
(Autor: Ismael Miranda)

En el ritmo del tambor
Y el repique del bongó
Fué donde nació
Y con maña y precisión
Fuerza bruta y corazón
Se le puso el canto.

Con lágrimas de alegrías
Las voces resplandecian
Repitiendo mi lamento.
Hoy contento yo me siento
Y tambien lleno de orgullo
Al saber que mi Borinquen tiene montuno[3] (bis)

Tiene montuno, tiene montuno
Tiene montuno, Borinquen tiene montuno

Yo he cantado en todas partes
Creame usted Borinqueño
Soy el jibaro Aguadeño[4]
Que si sabe del montuno.

Tiene montuno, tiene montuno
Tiene montuno, Borinquen tiene montuno.

La envidia no me molesta
Son detalles que yo evito
Por eso a mi no me fuñe
Al oir niño bonito[5].

(Instrumental)

Tiene montuno, Borinquen tiene montuno.
Borinquen tiene montuno,
Borinquen tiene montuno.

Para componer un son
Se necesita el montuno.

Tiene montuno, tiene montuno
Tiene montuno, Borinquen tiene montuno.

Que vengan cuatro, que venga tres[6]
Vo sigo siendo el número uno.

Tiene montuno, tiene montuno
Tiene montuno, Borinquen tiene montuno.

Ay, ponle mama un poquitico de ajiaco
Al sabrosito montuno, montuno.

Tiene montuno, tiene montuno
Tiene montuno, Borinquen tiene montuno

Y alegre el jíbarito va
Y no se meta ninguno.

Tiene montuno, tiene montuno
Tiene montuno, Borinquen tiene montuno.

Porto Rico a son Montuno
(Traduction de Fabrice Hatem)

Dans le rythme du tambour
Et dans le battement du bongo
C’est là que j’ai vu le jour
Et avec adresse, précision
Force brute et émotion
Je pose là mes chansons.

Avec des larmes de joie
Resplendissent toutes les voix
En répétant mon lamento.
Alors je me sens heureux
Et aussi très orgueilleux
Sachant que mon Porto-Rico a son montuno.

Il a son montuno, il a son montuno,
Il a son montuno, Borinquen a son montuno.

J’ai chanté dans tous les endroits
Porto-ricains croyez-moi
Moi, qui suis natif d’Aguada,
Le son montuno, je connais ça.

Il a son montuno, il a son montuno,
Il a son montuno, Borinquen a son montuno.

La jalousie ne me blesse pas
Ce sont détails sans importance
C’est pourquoi cela ne me gêne pas
Qu’on m’appelle le joli garçon[7].

(Instrumental)

Il a son montuno, Borinquen a son montuno
Borinquen a son montuno
Borinquen a son montuno.

Pour composer un beau son
On a besoin du montuno.

Il a son montuno, il a son montuno,
Il a son montuno, Borinquen a son montuno.

Qu’il en vienne quatre, qu’il en vienne trois
Je reste toujours numéro un.

Il a son montuno, il a son montuno,
Il a son montuno, Borinquen a son montuno.

Ah maman, mets donc un peu de sauce de ragoût
Pour rendre mon montuno plus savoureux.

Il a son montuno, il a son montuno,
Il a son montuno, Borinquen a son montuno

Et il s’en va heureux, le natif d’ici
Et que personne ne cherche à le défier.

Il a son montuno, il a son montuno,
Il a son montuno, Borinquen a son montuno.

Références complémentaires

Bio-discographie en français de Ismael Miranda

Biographie en français de Ismael Miranda


[1] Le texte est basé sur la version de l’album En fa menor. Les parties interprétées par le chœur figurent en italiques.
[2] Nom donné à Porto-Rico par les habitants indiens originels de l’île. Encore utilisé aujourd’hui par les habitants actuels comme une sorte de diminutif affectueux.
[3] Partie finale du Son, caractérisée par un climax musical.
[4] Aguada : ville de Porto-Rico dont est natif Ismael Miranda.
[5] Niño bonito est le surnom donné à Ismaël Miranda.
[6] Peut-être s’agit-il là d’un jeu de mots. Dans les caraïbes les mots « cuatro » et « tres » désignent, non seulement des chiffres, mais aussi des types particuliers de guitares (respectivement à trois et quatre corde doubles).
[7] Traduction en forme de pari : je n’ai pu trouver le sens du terme « fuñe », malgré plusieurs demandes à des hispanophones latinos. Peut-être s’agit-il d’un terme d’argot porto-ricain ???

Bailando

Bailando

ImageL’œuvre

C’est en avril 1992 que Frankie Ruiz, de retour à Porto Rico après sa seconde incarcération aux Etats-Unis, commença l’enregistrement de son album Mi Libertad. A côtés d’autres thèmes restés célèbres, comme Mi Libertad ou Esta ves si voy pa’ Encima’, on y trouve la chanson Bailando.

Composée par Cheìn Garcìa Alonso, celle-ci aborde, dans un contraste sans doute voulu avec le récent passé tourmenté de l’artiste, un thème léger et romantique : la rencontre heureuse d’un homme et d’une femme à travers la danse.

Ce thème eut, comme le reste du CD, un grand succès, consolidant encore la place de premier plan que Frankie Ruiz n’avait cessé de tenir depuis plus de 10 ans dans l’univers de la en dépit de sa vie personnelle chaotique et de ses démélés avec la justice.

Fabrice Hatem

Ses interprétations par Frankie Ruiz

 

Version CD Mi Libertad (1992)

En concert a Miami (1992)

Ses paroles en espagnol[1]

Sa traduction en français

Bailando
(Cheìn Garcìa Alonso)

Era una noche de fiesta
En un sitio cualquiera
Ya comenzaba la orquesta
Y de pronto te vi
Entre mil falsos colores
La unica estrella
La coleccion de mi suenos
Mirandome asi

Con esos ojos intrusos
Buscastes los mios
Para arrancarles el habla
Y volcarlos en ti
Para que yo como un zombie
Llegara a tu lado
Y te sacara a la pista
Dispuesto a vivir

Y todo comenzo
Bailando
Tu cuerpo me embriago
Bailando
Entramos en calor
Bailando
Bailando hicimos el amor

Dejamos de ser dos
Bailando
El ritmo nos unio
Bailando
Perdimos el control
Bailando
Bailando hicimos el amor

Este romance en el baile
Encontro su principio
Y por el baile jamas
Va atener un final
Pues cada vez
Que mis brazos
Te aprietan bailando
Vamos marcando tu y yo
Del amor el compas

Y todo comenzo
Bailando
Tu cuerpo me embriago
Bailando
Entramos en calor
Bailando
Bailando hicimos el amor

Dejamos de ser dos
Bailando
El ritmo nos unio
Bailando
Perdimos el control
Bailando
Bailando hicimos el amor

Y todo comenzo
Bailando bailando

Ya comenzaba
Tocando la orquesta
Y de pronto te vi mirando

Y todo comenzo
Bailando bailando

Para que yo como un zombie
Mi china llegara a tu lado

Y todo comenzo
Bailando bailando

Cuando te saque a la pista
El ritmo nos unio bailando

Y todo comenzo
Bailando bailando

Este romance en el baile
Encontro su principio

Baila que rico, mami
Ahahah, rico

Bailando, bailando

Perdimos el control tu y yo
Bailando, bailando
Hicimos el amor

Bailando, bailando

Ahora yo estoy disfrutando
Dejamos de ser dos

Ahi !!!

En dansant
(Traduction de Fabrice Hatem)

C’était une nuit de fête
Ici ou ailleurs qu’importe
L’orchestre se mit à jouer
Et soudain je t’ai remarquée.
Entre mille fausses beautés
L’étoile inégalée
Comme sortie de mes rêves
Me regardant ainsi

Avec tes yeux impérieux
Tu as cherché mes yeux
Pour leur arracher le silence
Absorbant en toi mon regard
Pour que moi, comme un zombie
Je vienne te chercher
Pour t’inviter sur la piste
A jouir ensemble de la vie.

Et tout a commencé
En dansant
Ton corps m’a enivré
En dansant
Notre désir monta
En dansant
En dansant nous avons fait l’amour

Nos cessâmes d’être deux
En dansant
Le rythme nous unit
En dansant
Nous perdîmes la tête
En dansant
En dansant, nous avons fait l’amour

Cette romance dans la danse
Trouva son commencement
Mais dans la danse jamais
Ne trouvera sa fin
Car chaque fois
Que mes bras
Te serrent pour danser
Nous marquons ensemble, toi et moi
Le rythme de l’amour

Et tout a commencé
En dansant
Ton corps m’a enivré
En dansant
Notre désir monta
En dansant
En dansant, nous avons fait l’amour

Nous cessâmes d’être deux
En dansant
Le rythme nous unit
En dansant
Nous perdîmes la tête
En dansant
En dansant, nous avons fait l’amour

Et tout a commencé
En dansant, en dansant

Déjà l’orchestre
Commençait à jouer
Alors j’ai vu que me regardais

Et tout a commencé
En dansant, en dansant

Pour que moi, comme un zombie
Ma chérie, je vienne te chercher

Et tout a commencé
En dansant, en dansant

Quand que t’ai invitée à danser
Le rythme nous a unis en dansant

Et tout a commencé
En dansant, en dansant

Cette romance dans la danse
Trouva son commencement

Danse, comme c’est bon, chérie
Ahaha, c’est bon

En dansant, en dansant

Nous avons perdu la tête toi et moi
En dansant, en dansant
Nous avons fait l’amour

En dansant, en dansant

Maintenant, j’en profite
Nous cessâmes d’être deux

Ouiii !

Références complémentaires

Excellente bio-discographie de Frankie Ruiz par Robert Tèllez


[1] Paroles basées sur la version du CD Mi Libertad (1992). Les paroles interprétées par le chœur figurent en italiques.

Azuquita pal cafe

Azuquita pal cafe

ImageL’oeuvre

Composée par Perrin Vásquez, cette salsa a été enregistrée en 1984 par le Gran Combo de Puerto Rico dans l’album Breaking the Ice avec la voix de Papo Rosario – dont c’étaient d’ailleurs les débuts de chanteur soliste dans le groupe.

Ses paroles d’un machisme généreux et sans complexes nous ramènent à la belle époque révolue où la Femme-objet était avant tout estimée et appréciée pour les plaisirs qu’elle peut procurer à l’Homme.

Sa date de composition relativement récente témoigne de ce que le monde latino a su résister plus longtemps que l’Europe et les Etats-Unis à la déferlante féministe.

A noter la référence, à la fin du texte, à la chanson Moliendo Café du compositeur vénézuélien Hugo Blanco.

Fabrice Hatem

 

Ses interprétations par El Gran Combo de Puerto Rico

Dans l’album Breaking the Ice (1984)

Ses paroles en espagnol (1)

Sa traduction en français

Azuquita pal cafe
(Perrin Vásquez)

Que inspirado el creador cuando hizo a la mujer
Ay, que bueno que le encargo que se dejara querer
Y trajo el mundo esa miel, ese debe ser su nombre
Y le regalo a los hombres azuquita pal café.

Que que, que que, que fue, que fue
Azuquita pal café
Que que, que que, que fue, que fue
Azuquita pal café

Y que hermosa variedad, que mucho hay para escoger
Y a mi no me importa cual, siempre que sea una mujer
Y no hay oro ni diamante, que compare con su amor
Ahí se rinde el mas valiente, el mas lindo y el mejor.

Que que, que que, que fue, que fue
El mas lindo y el mejor
Que que, que que, que fue, que fue
El mas lindo y el major
.

De la costilla de Adán ¡Oiga!, hizo Dios a la mujer
Y le regalo a los hombres, un huesito pa ‘roer
Que sabroso es tener frío y arrimarse a una mujer
Que buena es la sinvergüenza cuando se deja querer.

Que que, que que, que fue, que fue
Cuando se deja querer
Que, que pero que, que, que, diga que fue
Cuando se deja querer.

(Instrumental)

Como le gusta a usted, azuquita pal café
Miel, ese debe ser su nombre
Porque endulzan a los hombres
Con su querer
Como le gusta a usted, azuquita pal café
El que tenga la suya que la cuide bien,
Si el que tiene tienda la debe atender
Como le gusta a usted, azuquita pal café
Ay, porque aquel que no la atienda su tienda
La puede perder, perder
Como le gusta a usted, azuquita pal café
Cuando, cuando la tarde languidece (2)
Renace la sombra moliendo café
Como le gusta a usted, azuquita pal café
Yo, yo quiero que le den, que le den, que le den,
Azúcar, que le den, que le den, que le den
Como le gusta a usted, azuquita pal café
Como le gusta a usted…!azúcar, azúcar!

Du sucre pour le café
(Traduction de Fabrice Hatem)

Il a été bien inspiré, le Bon Dieu, quand la femme il a créé
Ah, Quelle bonne idée de lui ordonner de se laisser aimer
Et il amené au monde ce miel, c’est comme ça qu’il faut l’appeler
Et il l’a offerte aux hommes comme du sucre pour le café.

Que, que, que, que qu’est-ce que c’est
Du sucre pour le café
Que, que, que, que, qu’est-ce que c’est
Du sucre pour le café.

Et il y a tant de choix, quelle variété merveilleuse,
Peu m’importe laquelle, du moment que c’est une femme
Rien, ni or ni diamant, ne se compare à son amour
Ne lui résistent ni le plus vaillant, ni le plus beau, ni le meilleur.

Que, que, que, que qu’est-ce que c’est
Du sucre pour le café
Que, que, que, que, qu’est-ce que c’est
Du sucre pour le café.

De la côte d’Adam, écoute ! Dieu a créé la femme
Et l’a offerte aux hommes, un petit os à ronger
Que c’est bon d’avoir froid et de se coller à une femme
Qu’elle est bonne son impudeur quand elle se laisse aimer.

Que, que, que, que qu’est-ce que c’est
Du sucre pour le café
Que, que, que, que, qu’est-ce que c’est
Du sucre pour le café.

(Instrumental)

Comme cela vous plaît, du sucre pour le café
Miel, cela doit être son nom
Car elles donnent de la douceur aux hommes
Avec leur amour
Comme cela vous plaît, du sucre pour le café
Celui qui a la sienne qu’il en prenne bien soin,
Comme celui qui a une boutique doit la surveiller.
Comme cela vous plaît, du sucre pour le café
Car celui qui ne surveille pas bien sa boutique
Il peut la perdre, la perdre
Comme cela vous plaît, du sucre pour le café
Quand la soirée languit,
Les ombres renaissent, on moud du café
Comme cela vous plaît, du sucre pour la café
Moi, je veux qu’on donne, qu’on donne, qu’on donne,
Du sucre, qu’on lui donne, qu’on lui donne.
Comme cela vous plaît, du sucre pour le café
Comme cela vous plaît, sucre, sucre, sucr

Références complémentaires

– Présentation générale du Gran Combo de Puerto Rico (en anglais)

Dossier très complet sur le Gran Combo de Puerto Rico (en français)

Discographie intégrale du Grand Combo de Puerto Rico (en espagnol)

Présentation de l’album Breaking the Ice

Autre fiche technique sur Azuquita pal café


[1] Le texte est basé sur la version de l‘album Breaking the Ice. Les parties interprétées par le chœur figurent en italiques.

[2] Référence à la chanson Moliendo Café composée en 1958 par le guitariste vénézuélien Hugo Blanco.