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Busca lo tuyo (que pena me da)

Busca lo tuyo (que pena me da)

ImageL’œuvre

Busca lo tuyo (également parfois appelée Que pena me da) est une salsa composée par Eddie Palmeri (voir photo ci-contre).

Elle a été enregistré pour la première fois en 1968 par Cheo Feliciano, accompagné par l’orchestre de Eddie Palmieri, dans l’album Champagne.

Bien qu’il s’agisse d’une salsa par son instrumentation (piano, forte section de cuivres) et par son rythme très soutenu, sa structure générale est extrêmement proche de celle d’un Son montuno.

Cette forme intermédiaire constitue un témoignage très intéressant du processus de gestation qui conduisit progressivement, au cours des années 1960, à l’invention du style « Salsa » à partir des formes du Son Montuno amené un peu plus tôt aux Etats-Unis par (entre autres) Arsenio Rodriguez. Celui-ci influença fortement de jeunes musiciens latinos de l’époque, comme Larry Harlow, Johnny Pacheco et Eddie Palmeri, qui allaient bientôt devenir les inventeurs de la Salsa.

Fabrice Hatem

 

Ses interprétations par Cheo Feliciano


Avec Eddie Palmieri dans l’album Champagne (1969)

Avec Eddie Palmeri en live, quelques années plus tard

Ses paroles en espagnol[1]

Sa traduction en français

Busca lo tuyo
(Eddie Palmieri)

Porque te empeńas en destruir mi felicidad
Busca lo tuyo y déjame en paz
Cuando te quise no me querías
Y me decías cuentos na’ ma
Oye y ahora mi vida
Es que todito ha cambiado
Ya no te quiero y solo siento
El tiempo perdido por ti nene
Oye que pena me da ay yo verte llorar
Y yo sin poder tu llanto secar.

Ay, ay que pena me da
Que pena me da

Cuando te quise no me querías
Y ahora que es tarde vienes llorando.
No me llores ma’ no.

Ay, ay que pena me da

Yo se que mucho te pasa
Pero a mi no me interesa
Echa, echa, echa pa’lla.

Ay ay que pena me da

Pena penita pena penita
Pena penita, penita, pena,
Mamita y a ti no te quiero na no no

Ay Que pena me da

(Instrumental,
solo de piano d Eddie Palmieri)

Que pena me da (rép.)

Pena penita pena mamita
Pena na’ma

Que pena me da

Esta pena que yo siento
Y el café que tú tomabas

Que pena me da

Oye lo cuelas, lo cuelas, lo cuelas, lo cuelas,
Lo cuelas, que lo cuelas mal

Que pena me da

Estas sabrosa y eres bonita
Pero con ese tumbao

Que pena me da

Oh, que yo no bailo
Que yo no gozo contigo na’

Que pena me da

Lo siento en el alma
Lo siento en el alma mia.

Que pena me da

Suis ton chemin
(Traduction de Fabrice Hatem)

Pourquoi t’acharnes-tu à détruire ma félicité
Suis ton chemin et laisse-moi en paix
Tu ne m’aimais pas, quand moi je t’aimais
C’est des histoires, rien d’autre, que tu racontais
Maintenant chérie tu vas m’écouter
Parce que tout a un peu changé
Je ne t’aime plus, je regrette seulement
Le temps que j’ai perdu avec toi chérie
Comme cela me peine ah de te voir pleurer
Et tes larmes moi je ne peux les sécher.

Ah ah , comme cela me peine
Comme cela me peine

Quand je t’aimais, tu ne m’aimais pas
Maintenant qu’il est trop tard, tu viens pleurer
Ne me pleure plus.

Ah ah ah, comme cela me peine

Je sais qu’il se passe plein de choses en toi
Mais moi, cela ne m’intéresse pas,
Vas, vas, vas t’en.

Ah, comme cela me peine

Peine, petite peine, peine, petite peine
Peine, petite peine, peine, petite peine
Ma petite chérie, je ne t’aime plus voilà, non

Ah, comme cela me peine

(Instrumental,
solo de piano d Eddie Palmieri)

Ah, comme cela me peine

Peine, petite peine, peine ma chérie
Peine rien d’autre

Comme cela me peine

Cette peine que je ressens
Et ce café que tu buvais

Comme cela me peine

Ecoute, tu remues, remues, remues la cuillère,
Tu remues, tu la remues mal

Comme cela me peine

Tu es agréable et douce
Mais avec ce rythme-là

Comme cela me peine

Oh, que je ne danse pas,
Que je ne m’amuse pas avec toi

Comme cela me peine

J’ai ce regret dans l’âme
C’est un regret dans mon âme.

Comme cela me peine

Références complémentaires

Biographie de Cheo Feliciano

Biographie de Eddie Palmieri


[1] Le texte est basé sur la version de l’album Champagne. Les parties interprétées par le chœur figurent en italiques.

Borinquen Tiene Montuno

Borinquen Tiene Montuno

ImageL’œuvre

Cette salsa a été composée par Ismael Miranda et enregistrée par le chanteur dans son album In fa menor en 1974.

Il s’agit d’un hommage au Son cubain ou le compositeur portoricain exprime sa fierté de savoir maîtriser les secrets de ce style musical.

Cette chanson présente d’importantes difficultés de traduction, car l’auteur y a introduit de nombreux termes dialectaux, des jeux de mots et des références à divers événements de sa vie. La connaissance parfaite de tous ces éléments est nécessaire pour comprendre le sens de nombreux vers.

Ismael Miranda reprendra ensuite ce tire à de nombreuses reprises, notamment dans l’album El compositor que canta, enregistré en 1978, et dans de nombreux concerts, comme encore dernièrement à Boston en 2008.

Fabrice Hatem

 

Ses interprétations par Ismael Miranda

Dans l’album In fa menor (1974)

Au cours d’un concert à Boston en 2008 avec l’orchestre de Franky Rodriguez

Ses paroles en espagnol[1]

Sa traduction en français

Borinquen Tiene Montuno[2]
(Autor: Ismael Miranda)

En el ritmo del tambor
Y el repique del bongó
Fué donde nació
Y con maña y precisión
Fuerza bruta y corazón
Se le puso el canto.

Con lágrimas de alegrías
Las voces resplandecian
Repitiendo mi lamento.
Hoy contento yo me siento
Y tambien lleno de orgullo
Al saber que mi Borinquen tiene montuno[3] (bis)

Tiene montuno, tiene montuno
Tiene montuno, Borinquen tiene montuno

Yo he cantado en todas partes
Creame usted Borinqueño
Soy el jibaro Aguadeño[4]
Que si sabe del montuno.

Tiene montuno, tiene montuno
Tiene montuno, Borinquen tiene montuno.

La envidia no me molesta
Son detalles que yo evito
Por eso a mi no me fuñe
Al oir niño bonito[5].

(Instrumental)

Tiene montuno, Borinquen tiene montuno.
Borinquen tiene montuno,
Borinquen tiene montuno.

Para componer un son
Se necesita el montuno.

Tiene montuno, tiene montuno
Tiene montuno, Borinquen tiene montuno.

Que vengan cuatro, que venga tres[6]
Vo sigo siendo el número uno.

Tiene montuno, tiene montuno
Tiene montuno, Borinquen tiene montuno.

Ay, ponle mama un poquitico de ajiaco
Al sabrosito montuno, montuno.

Tiene montuno, tiene montuno
Tiene montuno, Borinquen tiene montuno

Y alegre el jíbarito va
Y no se meta ninguno.

Tiene montuno, tiene montuno
Tiene montuno, Borinquen tiene montuno.

Porto Rico a son Montuno
(Traduction de Fabrice Hatem)

Dans le rythme du tambour
Et dans le battement du bongo
C’est là que j’ai vu le jour
Et avec adresse, précision
Force brute et émotion
Je pose là mes chansons.

Avec des larmes de joie
Resplendissent toutes les voix
En répétant mon lamento.
Alors je me sens heureux
Et aussi très orgueilleux
Sachant que mon Porto-Rico a son montuno.

Il a son montuno, il a son montuno,
Il a son montuno, Borinquen a son montuno.

J’ai chanté dans tous les endroits
Porto-ricains croyez-moi
Moi, qui suis natif d’Aguada,
Le son montuno, je connais ça.

Il a son montuno, il a son montuno,
Il a son montuno, Borinquen a son montuno.

La jalousie ne me blesse pas
Ce sont détails sans importance
C’est pourquoi cela ne me gêne pas
Qu’on m’appelle le joli garçon[7].

(Instrumental)

Il a son montuno, Borinquen a son montuno
Borinquen a son montuno
Borinquen a son montuno.

Pour composer un beau son
On a besoin du montuno.

Il a son montuno, il a son montuno,
Il a son montuno, Borinquen a son montuno.

Qu’il en vienne quatre, qu’il en vienne trois
Je reste toujours numéro un.

Il a son montuno, il a son montuno,
Il a son montuno, Borinquen a son montuno.

Ah maman, mets donc un peu de sauce de ragoût
Pour rendre mon montuno plus savoureux.

Il a son montuno, il a son montuno,
Il a son montuno, Borinquen a son montuno

Et il s’en va heureux, le natif d’ici
Et que personne ne cherche à le défier.

Il a son montuno, il a son montuno,
Il a son montuno, Borinquen a son montuno.

Références complémentaires

Bio-discographie en français de Ismael Miranda

Biographie en français de Ismael Miranda


[1] Le texte est basé sur la version de l’album En fa menor. Les parties interprétées par le chœur figurent en italiques.
[2] Nom donné à Porto-Rico par les habitants indiens originels de l’île. Encore utilisé aujourd’hui par les habitants actuels comme une sorte de diminutif affectueux.
[3] Partie finale du Son, caractérisée par un climax musical.
[4] Aguada : ville de Porto-Rico dont est natif Ismael Miranda.
[5] Niño bonito est le surnom donné à Ismaël Miranda.
[6] Peut-être s’agit-il là d’un jeu de mots. Dans les caraïbes les mots « cuatro » et « tres » désignent, non seulement des chiffres, mais aussi des types particuliers de guitares (respectivement à trois et quatre corde doubles).
[7] Traduction en forme de pari : je n’ai pu trouver le sens du terme « fuñe », malgré plusieurs demandes à des hispanophones latinos. Peut-être s’agit-il d’un terme d’argot porto-ricain ???

Bailando

Bailando

ImageL’œuvre

C’est en avril 1992 que Frankie Ruiz, de retour à Porto Rico après sa seconde incarcération aux Etats-Unis, commença l’enregistrement de son album Mi Libertad. A côtés d’autres thèmes restés célèbres, comme Mi Libertad ou Esta ves si voy pa’ Encima’, on y trouve la chanson Bailando.

Composée par Cheìn Garcìa Alonso, celle-ci aborde, dans un contraste sans doute voulu avec le récent passé tourmenté de l’artiste, un thème léger et romantique : la rencontre heureuse d’un homme et d’une femme à travers la danse.

Ce thème eut, comme le reste du CD, un grand succès, consolidant encore la place de premier plan que Frankie Ruiz n’avait cessé de tenir depuis plus de 10 ans dans l’univers de la en dépit de sa vie personnelle chaotique et de ses démélés avec la justice.

Fabrice Hatem

Ses interprétations par Frankie Ruiz

 

Version CD Mi Libertad (1992)

En concert a Miami (1992)

Ses paroles en espagnol[1]

Sa traduction en français

Bailando
(Cheìn Garcìa Alonso)

Era una noche de fiesta
En un sitio cualquiera
Ya comenzaba la orquesta
Y de pronto te vi
Entre mil falsos colores
La unica estrella
La coleccion de mi suenos
Mirandome asi

Con esos ojos intrusos
Buscastes los mios
Para arrancarles el habla
Y volcarlos en ti
Para que yo como un zombie
Llegara a tu lado
Y te sacara a la pista
Dispuesto a vivir

Y todo comenzo
Bailando
Tu cuerpo me embriago
Bailando
Entramos en calor
Bailando
Bailando hicimos el amor

Dejamos de ser dos
Bailando
El ritmo nos unio
Bailando
Perdimos el control
Bailando
Bailando hicimos el amor

Este romance en el baile
Encontro su principio
Y por el baile jamas
Va atener un final
Pues cada vez
Que mis brazos
Te aprietan bailando
Vamos marcando tu y yo
Del amor el compas

Y todo comenzo
Bailando
Tu cuerpo me embriago
Bailando
Entramos en calor
Bailando
Bailando hicimos el amor

Dejamos de ser dos
Bailando
El ritmo nos unio
Bailando
Perdimos el control
Bailando
Bailando hicimos el amor

Y todo comenzo
Bailando bailando

Ya comenzaba
Tocando la orquesta
Y de pronto te vi mirando

Y todo comenzo
Bailando bailando

Para que yo como un zombie
Mi china llegara a tu lado

Y todo comenzo
Bailando bailando

Cuando te saque a la pista
El ritmo nos unio bailando

Y todo comenzo
Bailando bailando

Este romance en el baile
Encontro su principio

Baila que rico, mami
Ahahah, rico

Bailando, bailando

Perdimos el control tu y yo
Bailando, bailando
Hicimos el amor

Bailando, bailando

Ahora yo estoy disfrutando
Dejamos de ser dos

Ahi !!!

En dansant
(Traduction de Fabrice Hatem)

C’était une nuit de fête
Ici ou ailleurs qu’importe
L’orchestre se mit à jouer
Et soudain je t’ai remarquée.
Entre mille fausses beautés
L’étoile inégalée
Comme sortie de mes rêves
Me regardant ainsi

Avec tes yeux impérieux
Tu as cherché mes yeux
Pour leur arracher le silence
Absorbant en toi mon regard
Pour que moi, comme un zombie
Je vienne te chercher
Pour t’inviter sur la piste
A jouir ensemble de la vie.

Et tout a commencé
En dansant
Ton corps m’a enivré
En dansant
Notre désir monta
En dansant
En dansant nous avons fait l’amour

Nos cessâmes d’être deux
En dansant
Le rythme nous unit
En dansant
Nous perdîmes la tête
En dansant
En dansant, nous avons fait l’amour

Cette romance dans la danse
Trouva son commencement
Mais dans la danse jamais
Ne trouvera sa fin
Car chaque fois
Que mes bras
Te serrent pour danser
Nous marquons ensemble, toi et moi
Le rythme de l’amour

Et tout a commencé
En dansant
Ton corps m’a enivré
En dansant
Notre désir monta
En dansant
En dansant, nous avons fait l’amour

Nous cessâmes d’être deux
En dansant
Le rythme nous unit
En dansant
Nous perdîmes la tête
En dansant
En dansant, nous avons fait l’amour

Et tout a commencé
En dansant, en dansant

Déjà l’orchestre
Commençait à jouer
Alors j’ai vu que me regardais

Et tout a commencé
En dansant, en dansant

Pour que moi, comme un zombie
Ma chérie, je vienne te chercher

Et tout a commencé
En dansant, en dansant

Quand que t’ai invitée à danser
Le rythme nous a unis en dansant

Et tout a commencé
En dansant, en dansant

Cette romance dans la danse
Trouva son commencement

Danse, comme c’est bon, chérie
Ahaha, c’est bon

En dansant, en dansant

Nous avons perdu la tête toi et moi
En dansant, en dansant
Nous avons fait l’amour

En dansant, en dansant

Maintenant, j’en profite
Nous cessâmes d’être deux

Ouiii !

Références complémentaires

Excellente bio-discographie de Frankie Ruiz par Robert Tèllez


[1] Paroles basées sur la version du CD Mi Libertad (1992). Les paroles interprétées par le chœur figurent en italiques.

Azuquita pal cafe

Azuquita pal cafe

ImageL’oeuvre

Composée par Perrin Vásquez, cette salsa a été enregistrée en 1984 par le Gran Combo de Puerto Rico dans l’album Breaking the Ice avec la voix de Papo Rosario – dont c’étaient d’ailleurs les débuts de chanteur soliste dans le groupe.

Ses paroles d’un machisme généreux et sans complexes nous ramènent à la belle époque révolue où la Femme-objet était avant tout estimée et appréciée pour les plaisirs qu’elle peut procurer à l’Homme.

Sa date de composition relativement récente témoigne de ce que le monde latino a su résister plus longtemps que l’Europe et les Etats-Unis à la déferlante féministe.

A noter la référence, à la fin du texte, à la chanson Moliendo Café du compositeur vénézuélien Hugo Blanco.

Fabrice Hatem

 

Ses interprétations par El Gran Combo de Puerto Rico

Dans l’album Breaking the Ice (1984)

Ses paroles en espagnol (1)

Sa traduction en français

Azuquita pal cafe
(Perrin Vásquez)

Que inspirado el creador cuando hizo a la mujer
Ay, que bueno que le encargo que se dejara querer
Y trajo el mundo esa miel, ese debe ser su nombre
Y le regalo a los hombres azuquita pal café.

Que que, que que, que fue, que fue
Azuquita pal café
Que que, que que, que fue, que fue
Azuquita pal café

Y que hermosa variedad, que mucho hay para escoger
Y a mi no me importa cual, siempre que sea una mujer
Y no hay oro ni diamante, que compare con su amor
Ahí se rinde el mas valiente, el mas lindo y el mejor.

Que que, que que, que fue, que fue
El mas lindo y el mejor
Que que, que que, que fue, que fue
El mas lindo y el major
.

De la costilla de Adán ¡Oiga!, hizo Dios a la mujer
Y le regalo a los hombres, un huesito pa ‘roer
Que sabroso es tener frío y arrimarse a una mujer
Que buena es la sinvergüenza cuando se deja querer.

Que que, que que, que fue, que fue
Cuando se deja querer
Que, que pero que, que, que, diga que fue
Cuando se deja querer.

(Instrumental)

Como le gusta a usted, azuquita pal café
Miel, ese debe ser su nombre
Porque endulzan a los hombres
Con su querer
Como le gusta a usted, azuquita pal café
El que tenga la suya que la cuide bien,
Si el que tiene tienda la debe atender
Como le gusta a usted, azuquita pal café
Ay, porque aquel que no la atienda su tienda
La puede perder, perder
Como le gusta a usted, azuquita pal café
Cuando, cuando la tarde languidece (2)
Renace la sombra moliendo café
Como le gusta a usted, azuquita pal café
Yo, yo quiero que le den, que le den, que le den,
Azúcar, que le den, que le den, que le den
Como le gusta a usted, azuquita pal café
Como le gusta a usted…!azúcar, azúcar!

Du sucre pour le café
(Traduction de Fabrice Hatem)

Il a été bien inspiré, le Bon Dieu, quand la femme il a créé
Ah, Quelle bonne idée de lui ordonner de se laisser aimer
Et il amené au monde ce miel, c’est comme ça qu’il faut l’appeler
Et il l’a offerte aux hommes comme du sucre pour le café.

Que, que, que, que qu’est-ce que c’est
Du sucre pour le café
Que, que, que, que, qu’est-ce que c’est
Du sucre pour le café.

Et il y a tant de choix, quelle variété merveilleuse,
Peu m’importe laquelle, du moment que c’est une femme
Rien, ni or ni diamant, ne se compare à son amour
Ne lui résistent ni le plus vaillant, ni le plus beau, ni le meilleur.

Que, que, que, que qu’est-ce que c’est
Du sucre pour le café
Que, que, que, que, qu’est-ce que c’est
Du sucre pour le café.

De la côte d’Adam, écoute ! Dieu a créé la femme
Et l’a offerte aux hommes, un petit os à ronger
Que c’est bon d’avoir froid et de se coller à une femme
Qu’elle est bonne son impudeur quand elle se laisse aimer.

Que, que, que, que qu’est-ce que c’est
Du sucre pour le café
Que, que, que, que, qu’est-ce que c’est
Du sucre pour le café.

(Instrumental)

Comme cela vous plaît, du sucre pour le café
Miel, cela doit être son nom
Car elles donnent de la douceur aux hommes
Avec leur amour
Comme cela vous plaît, du sucre pour le café
Celui qui a la sienne qu’il en prenne bien soin,
Comme celui qui a une boutique doit la surveiller.
Comme cela vous plaît, du sucre pour le café
Car celui qui ne surveille pas bien sa boutique
Il peut la perdre, la perdre
Comme cela vous plaît, du sucre pour le café
Quand la soirée languit,
Les ombres renaissent, on moud du café
Comme cela vous plaît, du sucre pour la café
Moi, je veux qu’on donne, qu’on donne, qu’on donne,
Du sucre, qu’on lui donne, qu’on lui donne.
Comme cela vous plaît, du sucre pour le café
Comme cela vous plaît, sucre, sucre, sucr

Références complémentaires

– Présentation générale du Gran Combo de Puerto Rico (en anglais)

Dossier très complet sur le Gran Combo de Puerto Rico (en français)

Discographie intégrale du Grand Combo de Puerto Rico (en espagnol)

Présentation de l’album Breaking the Ice

Autre fiche technique sur Azuquita pal café


[1] Le texte est basé sur la version de l‘album Breaking the Ice. Les parties interprétées par le chœur figurent en italiques.

[2] Référence à la chanson Moliendo Café composée en 1958 par le guitariste vénézuélien Hugo Blanco.

Ave María Lola

Ave María Lola

Image Pour consulter une traduction de cette chanson, cliquez sur le lien suivant : avemaria.

Cette amusante guaracha a été écrite par Sergio Gonzales Siaba, également auteur du célèbre El Cuarto de Tula. Elle décrit en termes ironiques les peines de cœur d’un amoureux éconduit par une coquette qui semble prendre plaisir à le faire souffrir. Elle a été reprise par de très nombreux orchestres, parmi lesquels on peut citer : La Sonora Carruseles, Oscar de Léon, Dimension Latina, et, bien sur, La Sonora Matancera dont elle constitue l’un des plus brillants succès.

Je vous propose d’ecouter cette chanson dans l’une des nombreuses interprétations de La Sonora Matancera (datée de 1955) tout en lisant ma traduction.

Fabrice Hatem

Ausencia

Ausencia

ImageL’œuvre

Ausencia est un Boléro composé par Willie Colón.

Il fut interprété pour la première fois par Héctor Lavoe, accompagné par l’orchestre de Willie Colón, dans l’album Nuestra Cosa, enregistré en 1970.

Le chanteur y exprime la nostalgie sans remède d’un amour perdu, dont le climat psychologique fait d’ailleurs irrésistiblement penser à celui d’un autre univers poétique : le Tango.

L’utilisation magistrale d’une forme « Boléro » par des artistes surtout connus pour leur œuvre « Salsera » montre à quel point ceux-ci ont été influencés par les formes traditionnelles de musique populaire des Caraïbes : Son, Bolero, etc.

Fabrice Hatem

Ses interprétations par Héctor Lavoe


Album Nuestra Cosa (1970)

Son texte en espagnol[1]

Sa traduction en français

Ausencia
(Willie Colon / Héctor Lavoe)

Ha terminado otro capítulo en mi vida,
La mujer que amaba, hoy se me fue
Esperando noche y día
Y no se decide a volver.

Pero yo se que volverá,
Y si no de penas moriré
¿Qué yo he hecho?
¿Qué te hizo partir?

No se si con el tiempo,
Esta herida se sanará
No hubo motivo,
Para terminar.

La he tratado de olvidar,
Mas sin embargo la recuerdo mas
No se asombre
Si ven a un hombre llorar.

No importa tu ausencia te sigo esperando
No importa tu ausencia te sigo esperando.

El día en que tu te fuiste,
Triste me quedé llorando
Ay regresa te lo pido, que por tu amor
Te juro me estoy matando.

Eh… Yo vi llorar a un hombre ante un espejo
Por un amor que le negara el cielo
Y asombrado me dió un escalofrío
Al ver en el espejo el rostro mío.

Eh… y yo seguiré esperando
Hasta el día en que me muera
Si Dios me quita la luna no me siento malo
Pero si me lleva a ti, me lleva las estrellas.

Oye 20 años no son nada
Si te gusta romper un coco
Por mi madre yo te juro a ti cosa buena
Que si no vuelves yo me voy a volver loco.

Absence
(Traduction de Fabrice Hatem)

Un autre chapitre de ma vie s’est terminé
Voila, elle est partie, la femme que j’aimais
J’espère nuit et jour son retour
Elle ne se décide pas à revenir.

Mais je sais qu’elle reviendra
Et sinon je mourrai de peine
Qu’est que j’ai fait ?
Qu’est-ce qui t’a fait partir?

Je ne sais si, avec le temps
Cette blessure se soignera
Il n’y avait pas de raison
Pour tout arrêter.

J’ai essayé de l’oublier
Mais je m’en souviens chaque jour davantage
Qu’on ne s’étonne pas
Si on voit un homme pleurer.

Peu importe ton absence, je t’attends toujours
Peu importe ton absence, je t’attends toujours.

Le jour où tu es partie
Je suis resté triste à pleurer
Ah reviens je t’en prie, parce que ton amour
Je te jure, est en train de me tuer.

Eh; devant un miroir un homme j’ai vu pleurer
Pour un amour que le ciel lui refusait
Et tout à coup, cela m’a fait frissonner
De voir mon propre visage s’y refléter.

Eh … je continuerai à espérer
Jusqu’au jour ou je mourrai
Si Dieu m’enlève la Lune, je n’en souffrirai pas
Mais s’il m’amène à toi, il me donne les étoiles.

Ecoute, vingt années ne sont rien
Si ça te plaît de détruire une cervelle.
Je te le jure par ma mère, tu seras satisfaite
Si tu ne reviens pas, je vais devenir fou.

Références complémentaires

Une bio-discographie de Héctor Lavoe

Une biographie en français de Héctor Lavoe


[1] Paroles basées sur la version de l’album Nuestra cosa (1970). Les paroles interprétées par le chœur figurent en italiques.