par Ahinama | Avr 7, 2013 | Paroles commentées
L’oeuvreCette chanson timba romantique a été enregistrée en 2000 par Manolito Simonet y su Trabuco dans l’album Para que baile Cuba, avec la voix de Sixto Llorente « El indio ».
Le texte décrit l’histoire assez classique d’un amour non partagé qui conduit l’amant malheureux à une rupture teintée de rancoeur.
Fabrice Hatem
Ses interprétations par Manolito Simonet y su trabuco |
– Dans l’album Para que baile Cuba (2000) |
Ses paroles en espagnol[1]
| Sa traduction en français
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Te dejo libre (Manolito Simonet) Querido amor con todo lo que duele… Decir adios a lo que mas se quiere… Me allejaré de ti aunque me muera … Es que yo creo que eso es lo que deseas……. No quiero mas sentirme mal querido…. Tomo un amor como cualquier mendigo…. Bastante he soportado tus desprecios … Tu alcaneria [2]y el descaro de tus besos… Te dejo libre de hoy en adelante …. Auque enloquesca en el intento de olvidarte… Que estoy de mas en este mundo Que soy un perro vagabundo. Ya encontraré en la vida alguien que me ame… Te dejo libre ya de mi presencia…. Llevo en el alma la amargura y la tristeza… De haber amado sin medida a un maniqui Sin fantasia sin corazon sin alma … Igual al que una piedra. Querido amor tu alma fria y muda … No sabe y no sabra lo que es ternura Y antes de morir a manos tuyas Renuncio a ti espero yo buscarte nunca… Te dejo libre de hoy en adelante …. Aunque enloquesca en el intento de olvidarte… Que estoy de mas en este mundo Que soy un perro vagabundo. Ya encontrare en la vida alguien que me ame… Te dejo libre ya de mi presencia…. Llevo en el alma la amargura y la tristesa… De haber amado sin medida a un maniqui Sin fantasia sin corazon sin alma … Igual al que una piedra. No sufras y se feliz…… Tu no sabes lo que yo pase en vida … Es que ella nunca me quiso Y tu sabes como la deje Soltera[3] y sin compromiso Sigue por tu camina no quiero nada contigo … Y hoy te dejo libre soltera y sin compromiso… Si encuentras un amor que te comprenda Y sepas que te quiere mas que a nadie .. Entonces yo dare la media vuelta …. Y me ire como el sol como muere la tarde Sigue por tu camina, no quiero nada contigo … Camino, por tu camino Y hoy te dejo libre soltera y sin compromiso… Buscaras otros amores para saciar tu emoción … Si encuentras uno que sea como yo.. Enpujalo que es de carton …. Churu churu… ruuuuuuu Churu ru ru churuuuuuuuu Como ? Soltera y sin conpromiso Y mira como fue y mira como fue y mira como fue ….. Soltera y sin conpromiso Se olvido de este hombre que siempre la quiso Soltera y sin conpromiso Oye y yo me visto y no llego al piso Soltera y sin conpromiso Y mira como esta la niña, oye… Soltera y sin conpromiso andaaa miraa Soltera y sin conpromiso Y mira como esta la niña Soltera y sin conpromiso Relajadita, relajaditaaa, solita Soltera y sin conpromiso | Je te laisse libre (Traduction de Fabrice Hatem) Amour chéri, comme cela fait mal… De dire adieu à ce que l’on aime le plus… Je m’éloignerai de toi, même si j’en meurs… Et je crois que c’est ce que tu désires… Je ne veux plus me sentir mal aimé… Je demande ton amour comme un mendiant… J’ai assez supporté ton indifférence… De tes rebuffades et tes baisers sans amour… Je te laisse libre à partir de maintenant… Même si cela me rend fou d’essayer de t’oublier… Je suis de trop sur cette terre Je suis comme un chien vagabond. Je rencontrerai dans ma vie quelqu’un qui m’aime… Je te laisse libre de ma présence… Je porte dans mon âme l’amertume et la tristesse… D’avoir aimé sans mesure un pantin Sans fantaisie, sans cœur, sans âme… Pareille à une pierre. Cher amour, ton âme froide et muette Ne sais pas, ne saura jamais ce qu’est la tendresse Et avant de mourir de tes mains Je renonce à toi, j’espère ne jamais te chercher… Je te laisse libre à partir de maintenant… Même si cela me rend fou d’essayer de t’oublier… Je suis de trop sur cette terre Je suis comme un chien vagabond. Je rencontrerai dans ma vie quelqu’un qui m’aime… Je te laisse libre de ma présence… Je porte dans mon âme l’amertume et la tristesse… D’avoir aimé sans mesure un pantin Sans fantaisie, sans cœur, sans âme… Pareille à une pierre. Ne souffres pas et sois heureuse… Tu ne sais pas ce que j’ai souffert dans ma vie… Parce qu’elle ne m’a jamais aimé Et tu sais comment je l’ai laissée Solitaire et sans liens Continue ton chemin, je veux rien de toi… Je te laisse libre, solitaire et sans liens… Si tu rencontres un amour qui te comprend Et que tu sais qu’il t’aime plus que personne d’autre Alors je tirerai ma révérence… Je m’en irai comme le soleil, comme meurt le jour. Suis ton chemin, je ne veux rien avoir à faire avec toi Ton chemin, suis ton chemin Je te laisse libre, solitaire et sans liens… Tu chercheras d’autres amours pour assouvir ton coeur Si tu en rencontres un qui soit comme le mien… Pousse-le de côté comme un bout de carton Churu churu… ruuuuuuu Churu ru ru churuuuuuuuu Comment ? Solitaire et sans liens Et regarde ce qui fut, ce qui fut, ce qui fut Solitaire et sans liens Elle oublie cet homme qui l’a toujours aimé Solitaire et sans liens Ecoute, je vois bien que je ne vais pas y arriver Solitaire et sans liens Et regarde comment est cette petite Solitaire et sans liens Viens, regarde… Solitaire et sans liens Et regarde comment est cette petite Solitaire et sans liens Bien relax, bien relax, solitaire Solitaire et sans liens |
Références complémentaires
– Biographie de Manolito Simonet – Analyse détaillée de l’œuvre de Manolito Simonet – Entretien avec Manolito Simonet (en espagnol) – Discographie de Manolito Simonet y su Trabuco
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[1] Le texte est basé sur la version de l’album
Para que Baile Cuba proposée en lien. Les parties interprétées par le chœur figurent en italiques.
[2] Alcaneria est un vieux mot espagnol d’origine arabe désignant le chardon. J’ai essayé de trouver une traduction par approximations respectant le contexte de la chanson (chardon = piquant = rebuffade). Si quelqu’un trouve mieux…
par Ahinama | Avr 7, 2013 | Paroles commentées
L’œuvre
Te Busco est une bachata composée par Victor Victor (Photo ci-contre). Celui-ci est généralement considéré comme l’un des musiciens qui contribuèrent à « réinventer » la bachata dominicaine et à l’imposer sur la scène internationale, la transformant en un phénomène de masse.
Cette chanson romantique décrit en de très belles formules le deuil d’un amant éploré, évoquant avec nostagie le souvenir de la femme disparue.
Poursuivant sa démarche d’exploration, de modernisation et de popularisation des rythmes caraïbes auprès du public nord-américain, la chanteuse Celia Cruz enregistra ce thème en 1993 dans l’album Azucar Negra.
Fabrice Hatem
Son interprétation par Celia Cruz |
– Dans l’album Azucar Negra (1993) |
Ses paroles en espagnol
| Sa traduction en français
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Te busco (Victor Victor) Al cielo una mirada larga Buscando un poco de mi vida Mis estrellas no responden Para alumbrarme hacia tu risa Olas que esfuman de mis ojos A una legión de tus recuerdos Me roban formas de tu rostro Dejando arena en el silencio Te busco perdida entre sueños El ruido de la gente Me envuelven en un velo Te busco volando en el cielo El viento te ha llevado Como un pañuelo viejo Y no hago mas que rebuscar Paisajes conocidos En lugares tan extraños Que no puedo dar contigo En cualquier huella te persigo En una sombra te dibujo Huellas y sombras que se pierden La suerte no vino conmigo Y no hago mas que rebuscar Paisajes conocidos En lugares tan extraños Que no puedo dar contigo Te busco perdida entre sueños El ruido de la gente Me envuelven en un velo Te busco volando en el cielo El viento te ha llevado Como un pañuelo viejo Y no hago mas que rebuscar Paisajes conocidos En lugares tan extraños Que no puedo dar contigo (Instrumental) Te busco perdida entre sueños El ruido de la gente Me envuelven en un velo Te busco volando en el cielo El viento te ha llevado Como un pañuelo viejo Y no hago mas que rebuscar Paisajes conocidos En lugares tan extraños Que no puedo dar contigo Y te busco… | Je te cherche (Traduction de Fabrice Hatem) Je jette un long regard vers le ciel En y cherchant un peu de ma vie Mais les étoiles ne répondent pas Pour me guider jusqu’à ton rire Ces vagues s’échappant de mes yeux A la pensée de mille souvenirs de toi Me volent la forme de ton visage Et ne laissent que sable et silence Je te cherche, perdue entre mes rêves Tandis que la rumeur du monde M’enveloppe comme dans un voile Je te cherche, volant dans le ciel Où le vent t’a emportée Comme un vieux morceau de tissu Je ne fais rien que rechercher Des paysages connus Dans des lieux devenus étrangers Où je ne peux plus aller avec toi Je cherche partout tes traces Je te dessine dans une ombre Trace et ombres qui se perdent La chance ne fut pas avec moi Je ne fais rien que rechercher Des paysages connus Dans des lieux devenus étrangers Où je ne peux plus aller avec toi Je te cherche, perdue entre mes rêves Tandis que la rumeur du monde M’enveloppe comme dans un voile Je te cherche, volant dans le ciel Où le vent t’a emporté Comme un vieux foulard si léger Je ne fais rien que rechercher Des paysages connus Dans des lieux devenus étrangers Où je ne peux plus aller avec toi (Instrumental) Je te cherche, perdue entre mes rêves Tandis que la rumeur du monde M’enveloppe comme dans un voile Je te cherche, volant dans le ciel Où le vent t’a emporté Comme un vieux foulard si léger Je ne fais rien que rechercher Des paysages connus Dans des lieux devenus étrangers Où je ne peux plus aller avec toi Et je te cherche… |
Références complémentaires – Dossier multimédia du Smithonian Institute sur Celia Cruz – Biographie en français de Célia Cruz – Biographie de Victor Victor |
par Ahinama | Avr 7, 2013 | Paroles commentées
L’œuvre
Ce son a été écrit par le compositeur cubain Cheo Marquetti à la fin des années 1950. A cette époque, le son subissait la concurrence d’autres styles musicaux d’ailleurs en partie inspirés de lui, comme le Mambo ou le Cha cha cha. Face à ce péril, la chanson demande aux interprètes – notamment aux chanteurs – de rester fidèles au son et de ne pas l’abandonner pour des formes de musique nouvelles. Ce thème de la « défense du son » de retrouve dans de nombreuses autres chansons cubaines de la même époque, comme Son al son ou Mi son, mi son, mi son.
Quelques années plus tard, ce thème sera magnifiquement repris aux Etats-Unis par l’orchestre de Johnny Pacheco (voir photo ci-contre), avec la voix de Pete « Conde » Rodriguez, dans l’album La Perfecta Combinacion (1969). Cette interprétation à la sonorité envoûtante montre à quel point ces fondateurs du genre « salsa » alors en gestation étaient enracinés dans la musique traditionnelle des Caraïbes.
Fabrice Hatem
Ses interprétations |
– Par l’orchestre de Cheo Marquetti (fin des années 1950) – Par Johnny Pacheco avec la voix de Pete « Conde » Rodriguez
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Ses paroles en espagnol[1]
| Sa traduction en français
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Sonero (2) (Cheo Marquetti) Sonero nunca olvides tu son, sonero (bis) Si ayer te sedujo el mambo Y hoy te aburre el cha cha cha Si le son es lo mas sublime Que se has hecho para bailar. Sonero nunca olvides tu son, sonero (bis) Tu nombre no se ha borrado En tu alma de rumbero Y aunque te hayan olvidado, Tu mueres siendo sonero. Sonero nunca olvides tu son, sonero (bis) A Rafael Barroso (3), a Piñeiro canto yo Esos son grandes soneros, Que siempre Cuba amamentó. Sonero nunca olvides tu son, sonero (rép..) Oy, que lindo que lindo es mi son Sonero nunca olvides tu son, sonero No quiero mambo ni Rock n’rock Sonero nunca olvides tu son, sonero Lo que quiero mi negrita es mi lindo son Sonero nunca olvides tu son, sonero (Instrumental) Sonero nunca olvides tu son sonero Que lindo suena mi son Sonero nunca olvides tu son sonero Ah mira mi negrita que mi son Sonero nunca olvides tu son sonero | Sonero (Traduction de Fabrice Hatem) Sonero n’oublie jamais ton Son, sonero Si hier t’a séduit le Mambo Et qu’aujourd’hui t’ennuie le Cha cha cha Si le Son est le plus sublime De ce qui s’est fait pour danser. Sonero n’oublie jamais ton Son, sonero Ton nom ne s’est pas effacé Dans ton âme de rumbero, Et même si tu es oublié, Tu meurs en restant sonero. Sonero n’oublie jamais ton Son, sonero Moi je chante Rafael Labarroso et Piñeiro Ce sont de grands soneros, Dont Cuba fut toujours le berceau. Sonero n’oublie jamais ton Son, sonero Comme il est beau il est beau mon Son Sonero n’oublie jamais ton Son, sonero Je ne veux ni Mambo ni Rock n’rock Sonero n’oublie jamais ton Son, sonero Ce que j’aime ma chérie, c’est le son Sonero n’oublie jamais ton Son, sonero (Instrumental) Sonero n’oublie jamais ton Son, sonero Commme il sonne bien, mon Son Sonero n’oublie jamais ton Son, sonero Ah, regarde, ma chérie, c’est mon Son Sonero n’oublie jamais ton Son, sonero
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Références complémentaires
– Biographie de Cheo Marquetti
– Biographie de Johnny Pacheco |
[1] Le texte est basé sur la de Cheo Marchetti. Les parties interprétées par le chœur figurent en italiques.
[2] Sonero : chanteur de son (avec une notion d’improvisation).
[3] La chanson dit « Rafael Barroso ». Mais le grand chanteur Sonero, membre de l’orchestre de Ignacio Pineiro, s’appelait Abelardo Barroso. Quelqu’un peut-il m’expliquer ?
par Ahinama | Avr 7, 2013 | Paroles commentées
Pour lire une traduction de ce texte, cliquez sur le lien suivant : Loma.
Ecrit en 1922, ce Son est né, comme beaucoup d’autres chansons de Miguel Matamoros, d’une anecdote personnelle. A la fin d’un concert donné dans un café de Santiago de Cuba, l’auteur était en train de travailler sur une nouvelle mélodie. Il vit alors arriver une mère de famille qui lui dit : « Ma fille est folle de vos chansons et voudrait savoir d’où vous venez. Je lui ai dit : »ils viennent de la Loma[1]« . Et depuis, elle me répète sans arrêt : « Maman, ils viennent de la Loma » ». C’est ainsi que naquirent les paroles et le titre de la mélodie que Miguel Matamoros était en train de composer[2].
Au-delà de son côté bon enfant, cette anecdote est révélatrice de l’idiosyncrasie si particulière de Santiaguo de Cuba, ville où la création musicale semble – encore aujourd’hui – littéralement surgir de chaque maison, de chaque coin de rue, de chaque bistrot, comme une source directement jaillie de l’âme populaire. Pour quiconque connait et aime cette ville, il n’y a absolument rien d’étonnant à ce qu’une petite fille, une voisine en bigoudis, le boulanger du coin ou le conducteur d’une carriole soient un jour directement associés, d’une manière ou d’une autre, à la naissance d’une œuvre musicale, du fait de la mystérieuse et fascinante empathie existant entre les artistes de cette ville et ses habitants.
Quant au texte de cette chanson, il renferme plusieurs subtilités en forme de jeux de mots (voir lien, pages 174-175). Tout d’abord, le titre (« Son de Loma ») peut prendre deux sens différents – quoique complémentaires : » Ils sont des collines » (en référence aux chanteurs) ou » Le Son des collines » (en référence au style musical). Ensuite, les termes « Loma » et Llano », au-delà de leur sens littéral (la colline et la plaine), désignent également, de manière plus imagée, une opposition entre la ville de la plaine (La Havane) et la ville des collines (Santiago de Cuba). Enfin, le patriotisme Santiaguero de l’auteur s’affirme quand il désigne dans la chanson cette ville, première capitale historique de Cuba, comme « terre souveraine », alors que ce titre est habituellement réservé à la Havane, capitale actuelle du pays.
La discographie de « Son de la Loma » est absolument gigantesque. Depuis des orchestres de son anciens comme le Trio Matamoros ou le Sexteto Ignacio Piñeiro jusqu’à des interprètes contemporains comme José Feliciano, Monguito ou le Trio Matanceros, ce sont des centaines, peut-être des milliers d’orchestres qui ont inscrit ce thème – modernisé au fil des ans pour s’intégrer au style du latin Jazz ou de la timba Cubaine – à leur répertoire. Citons parmi les plus récents, dans un désordre complet et sans évidement aucune ambition d’exhaustivité : Los guaracheros, Raiz Latina, Emiliano Salvadore, Armando Sanchez y su conjunto, Manuel Torres y su banda…
Je vous propose d’écouter ce thème dans une interprétation du Trio Matamoros, tout en lisant ma traduction.
Fabrice Hatem
[1] Des collines (ce qui, dans un sens imagé, signifie aussi : « de Santiago de Cuba »).
[2] Dans une autre version de la même anecdote, l’auteur venait de donner une sérénade en pleine rue, en compagnie d’un autre musicien, Alfonso del Rio. Ils entendirent, dans une maison voisine, une voix de petite fille demander : » Maman, est-ce qu’ils sont de la Havane, ces chanteurs ? ». La maman lui répondit alors: « Non, ma fille, ils sont de Santiago, ils sont de la loma ».
par Ahinama | Avr 7, 2013 | Paroles commentées
Pour consulter une traduction de cette chanson, cliquez sur le lien suivant : sonalson.
Ce Son, écrit dans les années 1950 par César Portillo de La Luz, est à la fois un hymne à l’authentique musique populaire cubaine et une dénonciation de ses déformations commerciales.
Il ne faut cependant pas y voir un texte aux tonalités passéistes. Son auteur, en effet, fut également l’un des plus grands rénovateurs de la musique cubaine : au cours des années 1940 et 1950, il fut à l’origine d’un nouveau style, appelé « feeling », qui rénova la Trova traditionnelle par l’invention de formes plus libres, l’enrichissement des rythmes et des harmonies, et l’incorporation d’influences venus du jazz et de la musique nord américaines.
Son Al Son fut interprété dès sa création par l’Orquesta Aragòn et figure toujours aujourd’hui à son répertoire. Je vous propose d’écouter cette œuvre interprétée par la voix de Cheo Feliciano, accompagné par l’Orquesta Aragón, tout en lisant ma traduction.
Fabrice Hatem
par Ahinama | Avr 7, 2013 | Paroles commentées
L’oeuvre
Cette chanson fut composée dans les années 1960, sur un rythme de Bolero-feeling, par Giraldo Piloto (père) et Alberto Vera. Omara Portuondo en fit un grand succès en 1966.
C’est en hommage à son père et à cette grande chanteuse que Giraldo Piroto (fils) a repris ce thème en 2008, avec un rythme plus proche de la Timba, mais toujours avec la voix d’Omara, dans l’album éponyme Solo tu y yo de son groupe Klimax.
Fabrice Hatem
Ses interprétations par l’orchestre Klimax et Omara Portuondo |
– Dans l’album Solo tu y yo (2008) |
Ses paroles en espagnol[1]
| Sa traduction en français
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Solo tu y yo (Piloto / Vera) Mi corazón supo por fin que existías Ya sin cessar late por ti día tras día Y es que llegó lo que jamás soñó Lo que su fe no presentía. Y aunque jamás me has dicho que tú me quieres Hay algo en ti que ya negar tú no puedes Y es que estremece la emoción mi ser Cuando al mirarnos me comprendes. Ven, ven, a confirmar mi fe Ven, ven, que encontraremos Un sitio en el mundo donde estemos Solo tú, solo tú y yo. Solo tú, solo tú y yo. Solo tú y yo podemos entender Lo que en las noches queremos hacer, toda una vida. Toda la vida estaria con tigo Solamente una vez , solamente vez, una vez, y nada mas Tu me quieres, yo te quiero, Tu me adoras, y te adoro Solo tu yo, vamonos pa’l monte[2], Solo tu yo yo Suavuevito suavecito suavetriocomo me gusta mas Pero ponga tu mano aqui, sobre mi pom pom pom Suavecito en la loma y besitos en el llano Vamo’ a ver , vamo’a ver Tu y yo vamo’ a hacer un revolico Vamo’ pa’l monte pa’dar besitos Que no nos sigan….(rép.) | Seulement toi et moi (Traduction de’Fabrice Hatem) Mon coeur enfin a découvert que tu existais Et depuis ne cesse de battre pour toi pour jour après jour Parce qu’est arrivé ce qu’il n’avait jamais révé Ce que ne pressentait pas son espérance. Et même si tu ne m’as jamais dit que tu m’aimais Il y a quelque chose en toi que tu ne peut nier Et qui fait frémir mon être d’émotion Quand d’un seul regard tu me comprends. Viens, viens, pour répondre à mon espérance. Viens; viens, pour que nous trouvions ensemble Un endroit dans la monde où nous serions seuls Seulement toi, toi et moi. Seulement toi, toi et moi. Seuls toi et moi pouvons nous comprendre Que que nous voulons faire toutes les nuits, toute une vie. Je serai toute ma vie avec toi. Seulement une fois, seulement une fois, rien de plus Tu m’aimes, je t’aime Tu m’adores, je t’adore Toi et moi seuls, partons dans la forêt, Toi et moi seuls Tout doux, tout doux, comme cela me plaît Mets ta main ici, sur mon pom pom pom Tout doux dans la colline, petits baisers dans la prairie On va voir, on va voir Toi et moi, nous allons faire un révolution Allons dans la forêt pour nous embrasser Et que personne ne nous suive… |
Références complémentaires
– Présentation très complète de la trajectoire artistique de Giraldo Piloto (fils) et du groupe Klimax |
[1] Le texte est basé sur la version de l’interprétation de l’orchestre
Klimax proposée en lien. Les parties interprétées par le chœur figurent en italiques.
[2] Sans en être tout à fait certain, je pense que l’expression « Vamos pa’l monte », au-delà de son sens littéral, a aussi dans la langue cubaine une signification imagée : quelque chose comme : « Eloignons-nous de l’agitation et des problèmes quotidiens pour retrouver la solitude heureuse et la simplicité de la nature ».
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