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La trigueña Encarnación (El Paso de Encarnación)

La trigueña Encarnación (El Paso de Encarnación)

ImagePour consulter une traduction de cette chanson, cliquez sur le lien suivant : triguena.

Composé par Richard Egües, célèbre flutiste de l’Orquesta Aragón dont il fit partie entre 1952 et 1985, ce célèbre Son, également connu sous le titre El Paso de Encarnación, été interprété notamment par Antonio Machin, Lary Harlow (avec la voix de Junior Gonzalez), et Manolito Simonet y su Trabuco. Il a ainsi parcouru tous les styles de la musique populaire cubaine de ces 60 dernières années, du Son traditionnel à la Timba. Mais il a surtout constitué depuis 60 ans l’un des succès les plus durables de l’Orquesta Aragón lui-même.

 

Je vous propose de l’écouter dans l’interprétation originale de l’Orquesta Aragón, qui permet également d’apprécier les talents de flûtiste de Richard Egües, tout en lisant ma traduction.

Fabrice Hatem

La sandunguita

La sandunguita

ImageL’œuvre

Cette chanson de Timba, composée par Alain et Gradielo Perez, a été enregistrée en 1998 par Issac Delgado dans son album La primera Noche. Le chanteur en a ensuite fait plusieurs reprises, comme par exemple dans son album Grandos Exitos de 2000.

Le texte de cette salsa au rythme particulièrement entraînant est censée nous présenter les mérites d’une nouvelle danse, appelée La Sandunguita (terme que l’on pourrait traduire par « la petite fêteuse » ou « la petite fêtarde). Mais, en l’occurrence, son rythme ne distingue apparemment pas beaucoup de celui d’une Salsa traditionnelle. Cet artifice narratif est régulièrement utilisé par les compositeurs cubains, comme par exemple encore récemment par Pupy dans La machucadera. Il peut être considéré comme une sorte d’hommage, peut-être en partie inconscient tant la chose doit paraître naturelle là-bas, à l’extraordinaire inventivité de la musique cubaine, d’où naissent régulièrement de nouveaux styles de danse qui souvent conquièrent ensuite le monde (Mambo, Cha cha cha, Pilon, Mozambique, Salsa, reggaeton, etc.).

Fabrice Hatem

Ses interprétations par Issac Delgado


En « live » (concert à Stockholm en 2006)

En « live » (concert à la Havane)

Ses paroles en espagnol[1]

Sa traduction en Français

La Sandunguita[2]
(Alain Perez / Gradielo Perez)

Ay la sandunguita, que es lo que tiene
Que si te da no se te quita
La sandunguita no es un catarro
No es una fiebre, no es malestar
No deja roncha no causa daño eruption cutanne
La sandunguita es para bailar
Ay la sandunguita, que es lo que tiene
Que si te da no se te quita
Allá en el monte, la sandunguita
Se baila bueno y sin na’ ni na’
La fiesta empieza por la mañana
Y se termina en la madruga
Ay la sandunguita, que es lo que tiene
Que si te da no se te quita
La sandunguita, se baila así
Un paso adelante y un paso atrás
Manos arriba mueve los hombros
Dando cintura sin descanzar
Ay la sandunguita, que es lo que tiene
Que si te da no se te quita
Vaya, llegaron los metales de la salsa.

(Instrumental)

Ay la sandunguita, que es lo que tiene
Que si te da no se te quita
Este es el baile que empieza en la noche
Y se termina en la mañanita
Ay la sandunguita, que es lo que tiene
Que si te da no se te quita
Para que bailes sabroso este ritmo caliente
Cuando suene la rumbita
Ay la sandunguita, que es lo que tiene
Que si te da no se te quita
Mírala como mueve la cintura
Lo que tiene es azuquita
Ay la sandunguita, que es lo que tiene
Que si te da
Pero que tiene María, que tiene Rosita
La sandunguita
Oye la que baila este ritmo caliente se pone bonita
La sandunguita
Es el baile de los hombres, con la señorita ¡tu ves!
La sandunguita
Ay, arroz con frijoles y papitas fritas
La sandunguita
La sandunguita
La sandunguita
La sandunguita
Que lo que quiere la gente que viene y me grita
La sandunguita
Ay mira como sube, mira como baja la bolita[3]
La sandunguita
El sabor que a mi me dieron ese nadie me lo quita ….
La sandunguita
….

La Sandunguita (petite fêtarde)
(Traduction de Fabrice Hatem)

Ah la sandunguita, qu’est-ce que tu as
Quand on t’a eue, on ne te quitte plus
La sandunguita n’est pas une toux
Ce n’est pas une fièvre, une maladie
Elle ne donne pas de boutons ni ne fait mal
La sanduinguita c’est pour danser
Ah la sandunguita, qu’est-ce que tu as
Quand on t’a eue, on ne te quitte plus
Là-bas dans la forêt, la sandunguita
On la danse bien et sans chi-chis
La fête commence le matin
Et se termine le jour suivant
Ah la sandunguita, qu’est-ce que tu as
Quand on t’a eue, on ne te quitte plus
La sandunguita se danse comme ça
Un pas en avant, un pas en arrière
Les mains en l‘air, on bouge les épaules
On remue les hanches sans repos
Ah la sandunguita, qu’est-ce que tu as
Quand on t’a eue, on ne te quitte plus
Allez, les cuivres de la Salsa sont arrivés.

(Instrumental)

Ah la sandunguita, qu’est-ce que tu as
Quand on t’a eue, on ne te quitte plus
C’est une danse qui commence à la nuit
Et se termine au petit matin
Ah la sandunguita, qu’est-ce que tu as
Quand on t’a eue, on ne te quitte plus
Pour danser ce rythme torride et savoureux
Quand on entend la gentille rumba
Ah la sandunguita, qu’est-ce que tu as
Quand on t’a eue, on ne te quitte plus
Regarde comme bougent les hanches
Tu es toute faite de sucre
Ah la sandunguita, qu’es- ce tu as
Quand on t’a eue
Mais qu’est-ce qu’elle a Maria, qu’est-ce qu’elle a Rosita
La Sandunguita
Ecoutez, celle qui danse ce rythme torride devient bien gentille
La sandunguita
C’est une danse pour les hommes avec les demoiselles
La sanduinguita
Ah, du riz avec haricots et des pommes de terre frites
La sandunguita
La sandunguita
La sandunguita
La sandunguita
Que veulent donc ces gens qui viennent me crier
La sandunguita
Ah regarde comme elle monte, comme elle descend la boule
La sandunguita
La saveur que l’on m’a donné, personne ne me l’enlève…
La sandunguita
….

Références complémentaires

Une biographie générale de Issac Delgado

Une analyse approfondie de la vie et de l’œuvre de Issac Delgado

Une interview avec Issac Delgado (en espagnol)

Une discographie complète de Issac Delgado

– Deux fiches technique sur l’album La Primera Noche (fiche 1 et fiche 2)


[1] Le texte est basé sur la version du concert « live » de Stockholm proposé en lien. Les parties interprétées par le chœur figurent en italiques.
[2] Littéralement : la petite fêtarde.
[3] Bolita signifie « petite boule », « petite tête ». Ce vers peut donc signifier « regarde comme elle monte et descend, la tête », ou, de manière plus coquine et plus vraisemblable aussi, faire allusion aux mouvements pelviens.
La rueda

La rueda

ImageL’œuvre

Composée par Víctor Manuel Mato, cette salsa a été enregistrée en 1980 dans le second album de l’orchestre Portoricain La Solución, intitulé, tout simplement, Orquesta la Solución.

Elle conte la nostalgie amoureuse d’un homme qui n’a pas réussi à retenir auprès de lui une femme aventureuse et rebelle.

Son immense succès a constitué le véritable point de départ de la carrière de Frankie Ruiz, alors âgé de 22 ans, qui était le chanteur du groupe La Solución avec Jaime Rivera.

Fabrice Hatem

 

Ses interprétations par Frankie Ruiz

CD de l’orchestre La Solucion (1980)

En version « show TV »

Ses paroles en espagnol[1]

Sa traduction en français

La rueda
(Victor Manuel Mato)

Tu eres la rueda, yo soy el camino
Pasas encima de mi dando vueltas
Tu rodaras porque ese es tu destino
Sin encontrar nadie que te detenga.
Quise pararte pero ibas sin frenos
Y tus rodadas me hicieron pedazos
Porque no quieres los caminos buenos
Y agarras todo lo que hay en tus pasos.

Yo que soñaba, con ser en tu vida
El terminar de tus vueltas al mundo
Te vi pasar como nave perdida
De aqui pa’lla sin agarrar tu rumbo.
Ninguna rueda me habia lastimado
Y me pasaron de las mas pesadas
Pero contigo quede destrozado
Porque no hiciste ninguna parada.

Yo que te tenia siempre a mi lado
Y el dia menos pensado
Tu te me fuiste de mi lado.

Pero hay que barbaridad,
Y yo sin moverme del mismo lugar…

Ninguna mujer a mi me habia lastimado
Pero contigo yo quede destrozado.

Pero hay que barbaridad,
Y yo sin moverme del mismo lugar…

Yo que soñaba con ser en tu vida
El terminar de tus vueltas al mundo
Te vi pasar como nave perdida.

Pero hay que barbaridad,
Y yo sin moverme del mismo lugar…

Quise pararte pero no me escuchabas
Tu te querias ir con el
Y de mi lado tu te alejabas.

Pero hay que barbaridad,
Y yo sin moverme del mismo lugar…

Oye negrona sigue dando vueltas
Verdad que no consigue
Ahiii…

Pero hay que barbaridad,
Y yo sin moverme del mismo lugar…

Yo que a ti te daba todita mi lana
No supiste apreciar
Y seguiste con tus rodadas.

Pero hay que barbaridad,
Y yo sin moverme del mismo lugar…

Tu eres la rueda yo soy el camino
Pasas encima de mi buscando tu destino.

Pero hay que barbaridad,
Y yo sin moverme del mismo lugar…

Te vi pasar como nave perdida
De aqui para’lla sin agarrar tu rumbo.

Pero hay que barbaridad,
Y yo sin moverme del mismo lugar…

Pero ay que barbaridad, pero oye que barbaridad
Tu lo perdiste todo y aqui tu no tienes na

Pero hay que barbaridad,
Y yo sin moverme del mismo lugar…

La roue
(Traduction de Fabrice Hatem)

Tu es la roue, moi je suis le chemin
Tu passes par dessus moi pendant que tu tournes
Tu rouleras parce que c’est ton destin
Sans rencontrer personne qui te retienne.
J’ai voulu t’arrêter mais tu allais sans freins
Et ton roulement a arraché mes bornes
Car tu n’aimes pas prendre les bons chemins
Et tu bouscules ce que se trouve sur ton passage.

Moi qui rêvais qu’en entrant dans ta vie
Je mettrais fin à tes tours du monde
Je t’ai vu passer comme un bateau à la dérive
Tanguant de ci, de là, sans trouver ton chemin.
Aucune roue ne m’avait tant blessé
Et pourtant, j’en ai connu de plus mauvaises
Mais avec toi j’ai été démoli
Parce que jamais, jamais, tu ne t’es arrêtée.

Moi qui me tenais toujours à tes côtés
Le jour où je m’y attendais le moins
Tu es partie, tu m’as m’abandonné.

Mais ah ! Quel malheur
Et moi qui suis resté au même endroit…

Aucune femme ne m’avait autant blessé
Mais avec toi j’ai été détruit.

Mais ah ! Quel malheur
Et moi qui suis resté au même endroit…

Moi qui rêvais qu’en entrant dans ta vie
Je mettrais fin à tes tours du monde
Je t’ai vue passer comme un bateau à la dérive.

Mais ah ! Quel malheur
Et moi qui suis resté au même endroit…

Je voulu t’arrêter mais tu ne m’écoutais pas
Tu voulais partir avec lui
Et tu t’es éloignée de moi.

Mais ah ! Quel malheur
Et moi qui suis resté au même endroit…

Alors, chérie, continue à rouler
Car c’est vrai, je n’ai pas réussi
Ahiii…

Mais ah ! Quel malheur
Et moi qui suis resté au même endroit…

Moi qui te donnais le meilleur de moi-même
Tu n’as pas su apprécier,
Et tu as continué à rouler.

Mais ah ! Quel malheur
Et moi qui suis resté au même endroit…

Tu es la roue et je suis le chemin,
Tu passes sur moi en cherchant ton destin.

Mais ah ! Quel malheur
Et moi qui suis resté au même endroit…

T’ai vu passer comme un navire perdu
Allant de ci, de là, sans trouver ton chemin.

Mais ah ! Quel malheur
Et moi qui suis resté au même endroit…

Mais ah quel malheur, mais dis, quel malheur
Tu as tout perdu, ici tu n’as plus rien

Mais ah ! Quel malheur
Et moi qui suis resté au même endroit…

Références complémentaires

Une biographie en espagnol de Frankie Ruiz

Nom des auteurs/compositeurs des principales chansons du répertoire de Frankie Ruiz


[1] Les parties interprétées par le chœur figurent en italiques. Les paroles en espagnol sont basées sur la version « CD »
La Rebelión

La Rebelión

ImagePour lire une traduction de ce texte, cliquez sur le lien suivant : Rebelion.

Si le genre des « Salsas engagées » est relativement répandu, il est beaucoup plus rare de pouvoir bénéficier d’un cours d’histoire latino-américaine tout en dansant le samedi soir. Et pourtant, c’est bien cette association improbable que réussit le colombien Joe Arroyo dans sa chanson « La Rebelión« .

Composée au début des années 1980, celle-ci fait en effet allusion à l’une des 250 révoltes d’esclaves Noirs recensées dans le nouveau monde depuis le début de la traite jusqu’à la fin de l’esclavage. Le thème en est à la fois d’une grande simplicité et d’une grande beauté poétique : un Noir se révolte lorsqu’il voit son maître frapper son épouse aimée. Et son « Tu ne frappes pas ma négresse », répété comme un leit-motive tout au cours de la chanson, résonne encore aujourd’hui dans nos soirées de Salsa contemporaines, à quatre siècles de distance, comme un magnifique appel à la dignité humaine et à la Liberté.

Mais qui était ce Noir révolté ? S’agit-il d’un personnage inventé de toutes pièces, ou bien l’anecdote a-t-elle un fond de vérité historique ? L’histoire de Benkos Biohó et du village de El Palenque de San Basilio m’incite à penser que Joe Arroyo, qui a longtemps habité dans la région de Carthagène, en Colombie, s’est bel est bien inspiré d’un fait réel – ou, ce qui revient au même, poétiquement parlant, de l’imaginaire collectif – pour écrire sa chanson.

Nous sommes au tout début des années 1600, à Carthagène. Un Noir amené de Guinée par les trafiquants, Benkos Biohó, a réussi à s’échapper à l’occasion du naufrage de son bateau négrier sur les côtes du Nouveau monde et à organiser une véritable armée. Celle-ci contrôle une zone montagneuse dans les environs de la ville. Ses réseaux de résistance permettent à des centaines de Noirs de fuir l’esclavage et de rejoindre les territoires libérés où ils fondent des villages, que l’on appelle encore aujourd’hui Les Palenques de Los Negros.

 

ImageQuant à Benkos Boihó, il effraya tant les autorités espagnoles que celles-ci conclurent avec lui en 1607 un véritable traité de paix garantissant la liberté aux Noirs fugitifs… Ce qui ne les empêcha pas, quelques années plus tard, en 1619, de le capturer par traîtrise et de le pendre. Il est devenu aujourd’hui l’une des grandes figures de l’imaginaire collectif local. Sa statue orne la place du Palenque de San Basilio, un village reculé peuplé de descendants de « Cimarrones », dont les habitants affirment – sans base historique certaine – qu’il fut créé par Benkos.

Plus récemment, une autre statue de celui-ci a été érigée à Carthagène même, dans le Parc de la Constitution – signe d’un réévaluation de l’historiographie officielle, où les souffrances et la résistance des peuples opprimés par la colonisation espagnole sont désormais davantage reconnues.

Même si Joe Arroyo ne nous conte que le fait générateur de la rébellion, et même si son texte est très éloigné de la réalité historique, la mémoire collective de ces événements apparaît clairement en filligrane de sa chanson.

Je vous propose d’écouter celle-ci dans l’interprétation de Joe Arroyo, accompagné par son orchestre La Verdad, tout en lisant ma traduction.

Fabrice Hatem

La oportunitad

La oportunitad

ImageL’œuvre

La Oportunidad est une Salsa composée par Tite Curet Alonso.

Elle a été enregistrée en 1972 par Ismael Miranda, accompagné par l’orchestre de Larry Harlow, dans l’album éponyme.

Le thème de la chanson – un jeune homme se réjouit de ce que son heure de chance soit enfin arrivée – a sans doute une résonnance autobiographique. En effet, l’album dont elle fait partie – et qui porte d’ailleurs le titre éponyme – est le premier à avoir été enregistré en solo par le jeune Ismael Miranda : ce fut pour lui une immense opportunité. Mais le directeur de l’orchestre dont il faisant jusque là partie, Larry Harlow, lui a prêté main forte à cette occasion, acceptant de l’accompagner avec ses musiciens. Peut-être faut-il voir là la « main amie « à laquelle le chanteur fait référence dans le texte ?

Fabrice Hatem

Ses interprétations par Ismael Miranda


Dans l’album La oportunitad (1972)

Ses paroles en espagnol[1]

Sa traduction en français

La Oportunidad
(Tite Curet Alonso)

Ahora si, ahora si llego la mía
Ahora si, que no la dejo pasar
Que no que no
Esta es mi oportunidad.

Que sería del que vive
Sin ser nada en esta vida,
Ay si nadie le da la mano
De manera decisiva.

Pero la mía llegó
Ahora si llegó la mía
Ahora si, que no la dejo pasar
Que no que no,
Esta es mi oportunidad.

A la larga asi llegó, llegó
Mi oportunidad. (répét.)

Ay mucho tiempo yo esperaba,
Y ahora accaba de llegar.

A la larga asi llegó, llegó
Mi oportunidad.

Ay lo mucho que yo sufrí,
Y ahora voy a disfrutar.

A la larga asi llegó, llegó
Mi oportunidad.

Ahora me siento contento,
Y tu va ver tu verás.

A la larga asi llegó, llegó
Mi oportunidad.

A la larga y a la larga,
Llegó mi oportunidad.

(Instrumental)

A la larga asi llegó, llegó
Mi oportunidad. (répét.)

Ay yo sufrí amargamente,
Y ahora que risa me da.

A la larga asi llegó, llegó
Mi oportunidad.

Yo me siento tan contento,
Tengo ganas de bailar.

A la larga asi llegó, llegó
Mi oportunidad.

Oye que dile a quel que me la dió,
No no la dejaré pasar.

 

L’opportunité
(Traduction de Fabrice Hatem)

Maintenant oui, mon heure est arrivée
Maintenant oui, je ne dois pas la rater
Ah non ah non
C’est mon opportunité.

Que dire de celui qui existe
Sans n’être rien dans cette vie,
Ah si personne ne vient l’aider
De manière décisive.

Mais mon heure est arrivée
Maintenant oui, mon heure a sonné
Maintenant oui, je ne dois pas la rater
Ah non ah non
C’est mon opportunité.

Enfin elle est arrivée, elle est arrivée,
mon opportunité.

Ah ça fait longtemps que j’attendais
Et maintenant, elle est enfin arrivée.

Enfin elle est arrivée, elle est arrivée,
mon opportunité.

Ah j’ai tellement souffert
Et maintenant ce sera la belle vie.

Enfin elle est arrivée, elle est arrivée,
mon opportunité.

Maintenant, je suis content,
Tu vas voir, tu verras.

Enfin elle est arrivée, elle est arrivée,
mon opportunité.

Enfin, enfin, elle est arrivée,
Elle est arrivée mon opportunité.

(Instrumental)

Enfin elle est arrivée, elle est arrivée,
mon opportunité.

Ah j’ai souffert amèrement
Et maintenant comme cela me fait rire.

Enfin elle est arrivée, elle est arrivée,
mon opportunité.

Je me sens si content
Que j’ai envie de danser.

Enfin elle est arrivée, elle est arrivée,
mon opportunité.

Ecoute, dis-le à celui qui me l’a donnée,
Que je ne vais pas la laisser passer.

Références complémentaires

Bio-discographie en français de Ismael Miranda

Bio-discographie en anglais de Ismael Miranda

Quelques précisions sur l’album La oportunitad


[1] Le texte est basé sur la version de l’album La Oportunitad. Les parties interprétées par le chœur figurent en italiques.

La negra Tomasa

La negra Tomasa

ImagePour lire la traduction de cette chanson, cliquez sur le lien suivant : Tomasa.

Cette très amusante Guaracha, écrite par Guillermo Rodríguez Fiffe, constitue un véritable traquenard pour le traducteur. Sous des apparences assez simples, le texte est en effet littéralement truffé d’expressions idiomatiques dont le sens est difficile à comprendre si l’on n’a pas vécu une bonne partie de sa vie dans un milieu afro-cubain, à la fois à la Havane ET à Santiago de Cuba.

Pour pouvoir mener à bien cette traduction, j’ai donc dû faire fonctionner à plein régime le réseau de solidarité de mes amis cubains. Cela m’a permis d’apprendre, entre autres que l’expression « Echar Bilongo » signifie « jeter le mauvais œil, jeter un sort » ; que le tasajo et le mabinga sont des plats à base de viande séchée ; que la Timba est un secteur du quartier du Vedado, à la Havane… et bien d’autres choses encore, qui ne seront certainement utiles pour mes prochaines traductions.

 

Je vous propose d’écouter La negra Tomasa dans l’interprétation de Compay Segundo tout en lisant ma traduction.

Fabrice Hatem