Sélectionner une page
La Habana me llama

La Habana me llama

ImageL’œuvre

Ecrite par Roberto « Cucurucho » Rodriguez Valdes et Jorge Diaz Varela, cette chanson a été enregistrée en 2008 par Manolito Simonet y su trabuco dans l’album Control.

Musicien prodige de la timba cubaine, Cucurucho a malgré son jeune âge (il a aujourd’hui 30 ans à peine), a déjà joué dans plusieurs très grands orchestres, comme Los Van Van, Paulito FG, Issac Delgado, Charanga Forever, Charanga Habanera. Il a également écrit plusieurs chansons à succès, dont notamment de « hit » Me mantengo de Los Van Van.

La chanson est construite comme un hymne à la beauté de Cuba, prenant la forme attachante, mais peut-être un peu laborieuse d’un guide des curiosités touristes locales. C’est d’ailleurs avec le Guide du routard à la main que je l’ai traduite. Mais j’ai finalement trouvé mieux : une très intéressante explication de texte où toutes les références de la première partie du texte, parfois un peu obscures pour un non-cubain, sont systématiquement explicitées.

Fabrice Hatem

Ses interprétations par Manolito Simonet y su trabuco

Clip basé sur le CD Control (2008)

Programme de la télévision cubaine Donde si no

Ses paroles en espagnol[1]

Sa traduction en français

La Habana me llama
(Roberto Rodriguez Valdès / Jorge Diaz Varela)

A mi Habana…Con amor… Otra vez
Quiero cantarle hoy a esta tierra santa
Lindo Caiman[2] que ya se levanta
A son de cana, tabaco y ron.

Quiero cantarle cosas maravillosas
A mis provincias que son hermosas
Como el canto del ruisenor.

Tierras santiagueras
Cuna de trova y sabroso son
Camaguey con sus llanuras
Y su autentico tinajon
Santa Isabel en Cienfuegos
Donde naciera aquel gran cantor
Matanzas con su rumba y su religion[3]
Sigo, a Villa Clara con su Sandino
Recuerdo mucho a Pinar del Rio
Donde me quieren con mucho amor
Guantanamo, ciudad que tiene mucha virtud
La isla con su juventud
Granma siempre con su sabor
La ciudad de Holguin me dio la elegancia
La monumental me llevo a la Habana
La Habana que siempre siempre
La llevo dentro
Porque alimenta mis sentimientos
Ahora le quiero cantar
Otra vez, otra vez ez ez !

Y es que La Habana tiene un swing
Que tiene y que se mantiene
Y es por eso que me llama
Pero si la nostalgia y l’ausencia
En mi alma se me gozaran,
No sufrirìa de pena
Porque me queda La Habana,
La Habana entera
Y es que la habana tiene un swing
Averigua, camina a La Habana
Y es por eso que me llama
Mira tù !
La Habana tiene un no sé qué
La Habana tiene un no sé cuanto
Ya te lo puedo decir
La Habana tiene su swing
La Habana tiene su incanto
Tù lo sabes
Sube! Ay dios!
Qué es lo que tiene?
Qué tiene que no conviene?
Y es que La Habana tiene un swing
Mira tù
Y es por eso que me llama La Habana
Y es por eso que me llama
Camina a La Habana,
Llegò el trabujo, tù lo sabes
Y es por eso que me llama
Hace calor en La Habana,
Hace calor en La Habana mi hermana (rép.)
Y es por eso que me llama.

Y es que la habana tiene un swing
Y es por eso que me llama
Camina a La Habana,

Mambo !

(Variante non reprise dans le clip)

Si voy a Parìs, Londres o Madrid
Qué dicen de mì ?
Y es por eso que me llama
Oye bien, como dirìa el sonero
« Ay como te gusta hacerte en habanero »
Y es por eso que me llama
Repito, hace calor en La Habana,
Hace calor en la habana, mi hermana
Y es por eso que me llama
Te digo ahora:
Es que La Habana tiene un swing
Y es por eso que me llama
Camina a La Habana
Mambo!ooooh la habana
Y es por eso que me llama La Habana
Disciplina!
Y es por eso que me llama La Habana
Pa’ la gente del Cerro, Santa fe, Marianao
Chinito dice! Ahahahah!
Y es por eso que me llama.

La Havane m’appelle
(Traduction de Fabrice Hatem)

A ma Havane… Avec amour… Encore une fois
Je veux chanter aujourd’hui cette terre sainte
Jolie Caïman qui déjà s’éveille
Au rythme de la canne, du tabac et du rhum.

Je veux chanter des choses merveilleuses
Pour mes provinces, qui sont si belles
Comme le chant du rossignol.

Terre Santiaguera,
Berceau du son savoureux et de la trova
Camaguey, avec ses plaines
Ses authentiques citernes d’argile
Santa Isabel de Cienfuegos
Où est né ce grand chanteur
Matanzas avec sa rumba et sa religion
Je continue, vers Villa Clara avec son Sandino
J’ai des souvenirs à Pinar del Rio
Où l’on me donne beaucoup d’amour
Guantanamo, ville qui tant de vertu possède
L’île avec toute sa jeunesse
Granma, pleine de charme; toujours
La ville de Holgun ma offert l’élégance
La Monumentale m’a conduit à la Havane
La Havane que toujours, toujours
Je porte dans mon cœur
Parce qu’elle nourrit mes sentiments
Aujourd’hui, je veux la chanter
Encore une fois, encore une fois !

C’est que La Havane a son swing
Qui dure et qui perdure
C’est pour cela qu’elle m’attire
Mais si la nostalgie et l’absence
Prenaient possession de mon âme
Je n’aurais pourtant pas de peine
Car elle reste avec moi, La Havane
La Havane toute entière
C’est que La Havane a son swing
Vérifie, marche à La Havane
C’est pour cela qu’elle m’attire
Regarde !
La Havane a un je-ne-sais-quoi
La Havane a un je-ne-sais-combien
Je ne peux te l’expliquer
La Havane a son swing
La Havane a son charme
Tu le sais
Vas-y ! Ah Dieu !
Qu’est ce qu’elle a ?
Qu’est ce qu’elle a qui ne convient pas ?
C’est que la Havane a son swing,
Regarde
C’est pour cela qu’elle m’attire, la Havane
C’est pour cela qu’elle m’attire
Marche à la Havane,
Le trabujo est arrivé, tu le sais
Et c’est pour cela qu’elle m’attire
Il fait chaud à La Havane
Il fait chaud à La Havane, ma sœur
C’est pour cela qu’elle m’attire.

C’est que La Havane a un swing
C’est pour cela qu’elle m’attire
Marche à La Havane.

Mambo !

(Variante non reprise dans le clip)

Si je vais à Paris ; Londres ou Madrid
Qu’est-ce qu’on dit de moi ?
Et c’est pour cela qu’elle m’attire
Ecoute bien, comme dirait le Sonero
« Ah, comme cela te plaît de faire le Habanero »
Et c’est pour cela qu’elle m’attire
Je répète, il fait chaud à La Havane
Il fait chaud à la Havane, ma soeur
Et c’est pour cela qu’elle m’attire
Je te le dis maintenant,
C’est que La Havane a un swing
Et c’est pour cela qu’elle m’attire
Marche à la Havane
Mambo ! oh La Havane
Et c’est pour cela qu’elle m’attire, La Havane
Disciplina !
Et c’est pour cela qu’elle m’attire, La Havane
Pour les gens de Cerro, Santa Fé, Marianao ;
Chinito dit !! Ahahahah !
Et c’est pour cela qu’elle m’attire.

Références complémentaires

Sur Manolito Simonet

Sur Roberto « Cucurucho » Rodriguez Valdès

Explication des paroles de la chanson La Havana me llama


[1] Le texte est basé sur la version du clip proposé en lien. Les parties interprétées par le chœur figurent en italiques.
[2] Surnom de Cuba.
[3] Terme à entendre ici au sens de Santeria, religion afro-cubaine.

La Esencia del Guaguanco

La Esencia del Guaguanco

ImagePour lire une traduction de ce texte, cliquez sur le lien suivant : Esencia.

Ce célèbre thème de Tite Curet Alonso fut enregistré en 1969 par le chanteur Pete « Conde » Rodriguez accompagné par la formation de Johnny Pacheco – par ailleurs un des principaux fondateurs du Label Fania – et publié en 1971 dans un album intitulé La Perfecta Combinacion.

Au-dela de ses éminentes qualités musicales, il présente un grand intérêt historique. Il constitue en effet l’un des jalons majeurs majeurs du cheminement qui conduisit les musiciens latino- américains de New-York, regroupés autour du Label Fania, à crééer le style « Salsa » à travers une réinterprétation et une fusion des différentes musiques populaires des Caraïbes – avec bien sur, un très fort apport cubain, illustré ici par l’hommage rendu au Guaguanco.

Je vous propose d’écouter ce thème dans l’interprétation de Johnny Pacheco et Pete Rodriguez, tout en lisant ma traduction.

Fabrice Hatem

La engañadora

La engañadora

ImagePour consulter une traduction de cette chanson, cliquez sur le lien suivant : enganadora.

Composée en 1951, La Engañadora est entrée dans l’histoire de la chanson cubaine comme le premier exemple de Cha-cha-cha. Dans une intéressante interview datée de 1981, son auteur, Enrique Jorrín, explique comment il est progressivement parvenu à la forme utilisée dans ce thème, donc à l’invention du Cha-cha-cha, en faisant évoluer le style traditionnel du Danzón en trois étapes successives : 1) insertion de petites parties chantées (alors que le Danzón est seulement instrumental) ; 2) transformation de la structure du Danzón pour donner une place centrale à ces parties chantées ; 3) simplification du rythme du Danzón, et notamment suppression de certaines syncopes, de manière à permettre aux danseurs de régler leurs pas sur les temps forts de la musique et de faire l’économie de pas difficiles en contretemps. Le succès de ce Danzon « relooké » en Cha-cha-cha fut, comme on le sait, fulgurant.

Comme dans beaucoup de chansons cubaines traditionnelles, les paroles de La Engañadora sont basées sur une petite anecdote mettant en scène les personnages de la rue. Ici, c’est une jolie femme qui cherche à attiser le désir masculin en bourrant son corsage de chiffons, mais voit sa ruse éventée. Enrique Jorrín raconte lui-même comment il tira son inspiration d’un personnage réel : une très belle femme dont le passage suscitait immanquablement une très forte agitation au sein de la population masculine du quartier de Centro-Habana, celui-là même qui constitue le décor de la chanson.

Je vous propose d’écouter La Engañadora dans l’interprétation de l’orchestre America de Enrique Jorrin, tout en lisant ma traduction.

Fabrice Hatem

La cura

La cura

ImageL’œuvre

En 1985, Frankie Ruiz quitte l’orchestre La Primerisima de Tommy Olivencia pour devenir chanteur soliste. Il inaugure la même année cette nouvelle étape de sa carrière artistique par le lancement de son premier album solo Solista, Pero No Solo. Celui-ci contient plusieurs thèmes encore aujourd’hui célèbres, comme Esta Cobardia, Tu Con El, El Camionero et La Cura.

Cette dernière chanson posséde, comme le souligne un article du site BuscaSalsa, un double sens. Au delà du sens apparent – un amant malheureux évoque ses efforts pour oublier la femme qui le fait souffrir – ce sont les tentatives de déxintoxication de Franckie Ruiz, dépendant à l’alcool et aux drogues, qui sont évoqués dans le très beau texte de Tite Curet Alonso.

L’album rencontra un grand succès et fit de Frankie Ruiz l’un des chanteurs de Salsa les plus en vogue du moment. Il fut couronné par le titre de « meilleur disque de l’année » aux Latin Music Awards de Billboard en 1986.

Fabrice Hatem

Ses interprétations par Frankie Ruiz

Version Live en République dominicaine (1993)

Version live (années 1990 ?)

Ses paroles en espagnol[1]

Sa traduction en français

La cura
(Tite Curet Alonso)

Si te dicen que yo me estoy curando es la verdad
Y la cura que yo me estoy buscando es realidad
Aunque me salga tan cara algo tiene que me ampara
Es mejor que tu mentira que me llenaba de ira,
Y nada mas
Diariamente yo me curo de lo duro que fue vivir sin ti
Diariamente te lo juro
Aunque me agita a veces la desesperacion
Cuando le falta la cura a mi desesperacion.

Si te dicen que yo me estoy curando es la verdad
Y si alegan que vivo fantasias se engañan
Es una cura tan mia, y me priva de alegria
Vale mas que tu mentira que me llenaba de ira
Y nada mas

Amargura, señores, que a veces me da
La cura resulta mas mala que la enfermedad (bis)

Amargura, señores, que a veces me da
Ay que a veces me da
La cura resulta mas mala que la enfermedad

Ay es una cura tan mia y me priva de alegria
Vale mas que tu mentira, que me llenaba de ira,
Y nada mas

Amargura, señores, que a veces me da
Ay que a veces me da
La cura resulta mas mala que la enfermedad

Aunque me salga tan cara, algo tiene que me ampara
Pero de esa enfermedad ay mira mamacita
Yo me voy a curar

Amargura, señores, que a veces me da
Ay que a veces me da
La cura resulta mas mala que la enfermedad

No te lo niego mamita yo te digo la verdad
Que para mi no fue facil, mira por poco el dolor me mata

Amargura, señores, que a veces me da
Ay que a veces me da
La cura resulta mas mala que la enfermedad

Cuando yo estaba contigo era puño y bofeta
Y ahora que estoy solito, me haces falta oye mama

Amargura, señores, que a veces me da
Ay que a veces me da
La cura resulta mas mala que la enfermedad

Cura, cura, cura la cura la tengo yo
Aunque me agitas a veces, loco no me vuelves tu no no

Amargura, señores, que a veces me da
Ay que a veces me da
La cura resulta mas mala que la enfermedad

La cure
(Traduction de Fabrice Hatem)

Si on te dit que je me soigne c’est la vérité
Et le remède que je cherche, c’est la réalité
Même si elle me coûte, elle me protège aussi
C’est meilleur que ton mensonge qui me remplissait de colère,
Et voila tout
Tous les jours je me soigne de la douleur de vivre sans toi
Tous jours, je te le jure
Même si parfois m’agite le désespoir
Lorsque me manque le remède à mon désespoir

Si on te dit que je me soigne c’est la vérité
Et si on prétend que je vis des rêves, on se trompe
C’est une cure bien à moi, qui me prive de joie
Ça vaut mieux que les mensonges qui me mettaient en colère,
Et voila tout.

L’amertume, messieurs, que cela me donne parfois
La cure est pire que la maladie

L’amertume, messieurs, que cela me donne parfois
Que cela me donne parfois
La cure est pire que la maladie

C’est une cure bien à moi, et elle me prive de joie
Ça vaut mieux que tes mensonges qui me mettaient en colère,
Et voila tout.

L’amertume, messieurs, que cela me donne parfois
Que cela me donne parfois
La cure est pire que la maladie

Même si elle me coûte, elle me protège aussi
Mais de cette maladie, ah ma petite chérie,
Je vais me guérir

L’amertume, messieurs, que cela me donne parfois
Que cela me donne parfois
La cure est pire que la maladie

Je ne le nie pas, ma chérie, je te dis la vérité,
Pour moi ça n’a pas été facile, dis, pour un peu la douleur me tuerait.

L’amertume, messieurs, que cela me donne parfois
Que cela me donne parfois
La cure est pire que la maladie

Quand j’étais avec toi c’étaient des coups et des gifles
Mais maintenant que je suis seul, tu me manques, petite

L’amertume, messieurs, que cela me donne parfois
Que cela me donne parfois
La cure est pire que la maladie

Remède, remède, le remède moi je l’ai
Même si parfois tu m’agites, tu ne me rends plus fou, ça non.

L’amertume, messieurs, que cela me donne parfois
Que cela me donne parfois
La cure est pire que la maladie

Références complémentaires

Une autre fiche technique sur la chanson La Cura

Une excellente bio-discographie de Frankie Ruiz par Robert Tèllez


[1] Texte basé sur les paroles du CD Solista, pero no solo. Les parties interprétées par le chœur figurent en italiques.

La Bayamesa

La Bayamesa

Image L’inspiration patriotique tient une place importante dans l’histoire de la chanson cubaine. Le mouvement indépendantiste et la Trova, en effet, prennent tout deux leur essor en même temps, au cours de la seconde moitié du XIXème siècle, dans la partie orientale de l’île, et tout particulièrement autour des villes de Santiago de Cuba et de Bayamo. Et la haine de l’oppression coloniale, l’appel à la lutte armée pour la création d’un Etat indépendant, deviendront rapidement pour les trovadores de l’époque un thème d’inspiration majeur.

Parmi les nombreuses chansons patriotiques alors écrites par les trovadores de l’est de l’île, on peut citer La presa (l’histoire d’une femme malade et patriote, incarcérée par les autorités espagnoles), Covadonga (une parodie de la chanson du même nom chantée par les troupes espagnoles), ou encore Chafarinas (l’histoire d’indépendantistes cubains déportés, dans des conditions atroces, vers une île proche des côtes africaines)[1].

La ville de Bayamo constitua l’un des foyers les plus actifs de cette effervescence indépendantiste. C’est d’ailleurs dans la région de Bayamo que prit naissance, en 1868, l’une des premières insurrections nationalistes contre l’Espagne. Et c’est aussi à l’occasion de ce soulèvement qu fut composé la chanson La Bayamesa – ou plutôt l’une des quatre chansons possédant ce titre.

L’histoire de ce quatre La Bayamesa est passionnante, car elle constitue une illustration parfaite des liens étroits ayant existé à Cuba entre l’essor de la chanson populaire et celui du mouvement indépendantiste[2].

La première La Bayamesa, en effet, qui fut composée en 1852, peut être considérée comme l’une des toutes premières chansons cubaines, c’est-à-dire dégagées de l’ilnlfuence directe du folklore espagnol. Bien que centrée sur un thème amoureux, elle n’en comporte pas moins de forts accents patriotiques. Rien d’étonnant à cela, si l’on se souvient que l’un de ses auteurs ne fut autre que.. Carlos Manuel de Céspedes, l’un des premiers et plus grands dirigeants indépendantistes de l’époque, premier président d’une éphémère république de Cuba, mort en en 1874 en martyr au service de sa cause, et que nous allons retrouver un peu plus loin dans cette histoire. Je vous propose de l’écouter dans une interprétation (non traduite) de Silvio Rodriguez.

La seconde La Bayamesa, écrite quelques années plus tard, et qui fut longtemps attribuée à José Joaquín Palma, reprend la musique et la thématique de la première, tout en donnant une place plus importante à l’inspiration patriotique.

La troisième La Bayamesa a connu à Cuba un destin glorieux, puisqu’elle est devenu, ni plus ni moins l’hymne national du pays. Il s’agit d’une marche guerrière, composée par Perucho Figueredo au début de 1868 pour servir d’hymne de ralliement au soulèvement indépendantiste qui se préparait alors. Le même auteur écrivit, à la fin de la même année, les paroles que nous connaissons aujourd’hui à l’occasion de l’entrée dans la ville de Bayamo des troupes dirigées par …. Carlos Manuel de Céspedes, également auteur de la première des quatre Bayamesa.

Quant à la quatrième La Bayamesa, originellement intitulée Mujer Bayamesa, elle fut écrite par le grand trovadore Sindo Garay (voir photo), originaire de Santiago de Cuba, mais qui avait trouvé à Bayamo, alors lieu d’une intense activité musicale et poétique, une ville d’adoption. C’est cette chanson – depuis lors désignée par les cubains, pour la distinguer des autres, La Bayamesa de Sindo, dont je vous présente ici une traduction. Cliquez sur les liens suivants :

Paroles pour lire le texte original en espagnol et sa traduction en français.

Musique pour écouter l’interprétation du grand chanteur Roberto Faz accompagné par le Conjunto Casino de Roberto Espí.

Bonne lecture et bonne écoute !

Fabrice Hatem


[1] Voir à ce sujet l’ouvrage de Maria Teresa Linares, La Musica y el pueblo, pp. 52-58.

[2] Voir à ce sujet l’article Las Bayamesas, de Bladimir Zamora Céspedes, dont sont tirées la plupart des informations suivantes. |

Juramento

Juramento

Image Ce boléro romantique, écrit et composé par Miguel Matamoros (voir photo de son trio ci jointe), a fait l’objet de multiples interprétations dans des styles musicaux parfois très éloignés de la composition originelle. Parmi celles-ci, on peut mentionner :

– L’interprétation sur un rythme très « Bossa nova » de la chanteuse brésilienne Marina de la Riva,

– La version chorale d’Electo Silva, dans l’interprétation du chœur Cubain Grex Vocalis, sous la direction de Digna Guerra. qui donne à « Juramento » des accents de musique religieuse.

– L’interprétation en « oratio » aux accents de musique classique du contre-ténor Ian Howell, accompagné à la guitare par Karl Wohlwen.

– La version plus « Salsa » de Oscar de Leon et Leo Pacheco.

– Une version Bolero un peu plus traditionnelle et tranquille, interprétée par María de los Ángeles Anoceto, accompagnée par le groupe Taino.

Je vous propose d’écouter, à votre choix, l’une ou l’autre de ces versions, tout en lisant le texte original et sa traduction en français.

Bonne écoute et bonne lecture !

Fabrice Hatem