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Siboney

Siboney

Image Pour lire une traduction de ce texte, cliquez sur le lien suivant : Siboney.

Siboney (titre original : « Canto Siboney »), écrite en 1927, est l’une des chansons les plus connues du célèbre pianiste et compositeur cubain Ernesto Lecuona. Initialement intégrée dans la zarzuela (petit opéra comique de style espagnol) La Tierra de Venus, elle a très rapidement connu un succès autonome, grâce notamment aux interprétations de Rita Montanier, Margarita Cueto et de l’orchestre Victor, dans des styles très variés allant du boléro au fox-trot (voir lien, pages 129 et 130).

Elle a été depuis reprise au répertoire d’un grand nombre de chanteurs de musique populaire, comme Esther Borja, Xiomara Alfaro, Liberta Lamarque, Maria America Samudio, Antonio Machin, Nana Mouskouri ou, plus récemment, Connie Francis. Elle a également été interprétée par de plusieurs chanteurs lyriques, comme José Carreras, Placido Domingo et Alfredo Kraus. Parmi les versions instrumentales, on peut citer, entre autres, celle, très jazzy, enregistrée par Xavier Cugat dans les années 1940 et, celle, beaucoup plus récente, de Ruben Gonzalez en (quasi-) solo de piano.

 

Je vous propose d’écouter ce thème dans une interprétation de Omara Portuondo, tout en lisant ma traduction.

Fabrice Hatem

 

Si no te quieres tu

Si no te quieres tu

ImageL’oeuvre

Si no te quieres tu
est une chanson de timba écrite par Jorge Diaz sur une musique de Roberto Carlos Rodriguez.

Elle a été enregistrée par le groupe Los van van dans l’album Arrasando en 2009, avec la voix de Mayito.

Fabrice Hatem

 

Ses interprétations par le groupe Los van van

Clip vidéo associé à l’album Arrasando (2009)

Ses paroles en espagnol[1]

Sa traduction en français

Si no te quieres tu
(Jorge Diaz / Roberto Carlos Rodriguez)

Una mañana al despertar
Vi que no estabas
Con ansias te empecé a buscar
Y no te hallaba.

Solo una nota en un papel
Fue lo que me hizo comprender
Que nunca había sido mío
Tu querer.

Comprendo fue un error pensar
Que tu me amabas
Y que eran ciertas
Las caricias que me dabas.

Es que no puede imaginar
Que fue tu voz artificial
Y que era falso
El brillo de cada mirada.

Y así fue pasando el tiempo
Y con el te fui olvidando
Y el destino quiso un día
Verte frente a mi vagando
Y te quise saludar
Tan solo por cortesía
Y en tu rostro vi una huella de agonía.

Y el dolor te fue abrazando
Y el temor te fue acechando
Y tu alma fue perdiendo
Cada aliento
Y sentí pena por ti
Al pensar que no podrías
Ni tan siquiera compartir
Como una simple amiga mía.

Y ya ves!
Si tu no quieres nada más conmigo
Si ni siquiera puedo ser tu amigo
Dime que le voy a hacer?

Dime que le, dime
Dime, dime que le, que le, que le voy a hacer
Si tu no quieres nada más conmigo
Que pena me da
Aquí no hay nada que hacer…

Y ya ves!
Si tu no quieres nada más conmigo
Si ni siquiera puedo ser tu amigo
Dime que le voy a hacer?

Pa’lante, pa’lante vamos
Pero dime que te hice?
Pero dime que te hice yo?
Merezco una explicación!
Como he sido yo contigo mi nena
Ven ! Dame tu perdón
Perdóname! Perdóname corazón.

Y ya ves!
Si tu no quieres nada más conmigo
Si ni siquiera puedo ser tu amigo
Dime que le voy a hacer?

Nena porque no puedo encontrar
Un amor como tu oh como ayer
Si yo soy igual
Si no lo puedo hacer
Yo lo voy a ver.

Y ya tu ves, tu ves
Si no te quieres tu
Quien te va a querer ?

Si no te quieres tu dime
quien te va a querer
Son las cosas que he entendido.

Y ya tu ves, tu ves
Si no te quieres tu
Quien te va a querer ?

Ahora cada cuerpo en su camino
Tu no supiste entender.

Y ya tu ves, tu ves
Que le voy a hacer
Si no te quieres tu
Quien te va a querer ?

Seguirè mi melodia
La ruta mia ya tu lo ves suave.

Y ya tu ves, tu ves
Si no te quieres tu
Quien te va a querer ?

Duave
Suavecito…

Y ya tu ves, tu ves
Si no te quieres tu
Quien te va a querer ?

Vamos !

Dale, dale mambo !

Y ya tu ves, tu ves
Si no te quieres tu
Quien te va a querer ?

(Improvisation finale non reproduite)

Si tu ne t’aimes pas
(Traduction de Fabrice Hatem)

Un matin, je me suis réveillé
J’ai vu que tu n’étais pas là
Avec angoisse, j’ai commencé à te chercher
Mais je ne t’ai pas trouvée.

Seulement un mot sur un bout de papier
Et c’est lui qui m’a fait comprendre
Que jamais ne m’avais appartenu
Ton amour.

Je comprends, ce fut une erreur de penser
Que tu m’aimais
Qu’elles étaient sincères
Les caresses que tu me donnais.

C’est que je ne pouvais imaginer
Que tes mots furent artificiels
Et qu’il n’y avait que fausseté
Dans la lueur de tes regards.

Et ainsi le temps a passé
Et avec lui je t’ai oublié
Mais le destin voulut un jour
Que devant moi je te vis errer
Et je voulu te saluer
Par une simple courtoisie
Mais je vis sur ton visage une lueur d’agonie.

Et la douleur t’a enlacée
Et la peur t’a assiégée
Et ton âme s’est épuisée
Souffle après souffle
J’éprouvais de la peine pour toi
En pensant que tu ne pourrais pas
Partager quelque chose avec moi
Comme nous étions de simples amis.

Et regarde
Si tu ne veux plus rien savoir de moi
Si je ne peux même pas être ton ami
Dis-moi ce que je vais faire ?

Dis-le moi, dis-le moi !
Dis-le moi, dis-le moi ce que je vais faire
Si tu ne veux plus rien savoir de moi
Cela me donne tant de peine
Et là il n’a rien plus à faire….

Et regarde
Si tu ne veux plus rien savoir de moi
Si je ne peux même pas être ton ami
Dis-moi ce que je vais faire ?

Allons, il faut continuer à vivre
Mais dis-moi ce que je t’ai fait ?
Mais dis ce que je t’ai fait, moi ?
Je mérite une explication !
Dis-moi ce que j’ai fait de mal, petite
Allez ! Donne-moi ton pardon
Pardonne-moi ! Pardonne-moi mon cœur.

Et regarde
Si tu ne veux plus rien savoir de moi
Si je ne peux même pas être ton ami
Dis-moi ce que je vais faire ?

Petite, je pourquoi ne puis-je pas rencontrer
Un amour comme le tien oh comme hier
Si moi je n’ai pas changé
Pourquoi je ne pourrais pas le faire
Je vais bien voir.

Voila tu vois, tu vois
Si tu ne t’aimes pas,
Qui est-ce qui va t’aimer ?

Si tu ne t’aimes pas,
Dis moi qui va t’aimer
Ce sont les choses que j’ai entendues.

Voila tu vois, tu vois
Si tu ne t’aimes pas,
Qui est-ce qui va t’aimer ?

Maintenant chaque corps va son chemin
Tu n’as pas su comprendre.

Voila, tu vois, tu vois
Qu’est-ce que je vais faire
Si tu ne t’aimes pas
Qui est ce qui va t’aimer ?

Je continuerai ma chanson
Ma route tu vois, elle est tranquille.

Voila, tu vois, tu vois
Si tu ne t’aimes pas
Qui est ce qui va t’aimer ?

Doux
Tout doux…

Voila, tu vois, tu vois
Si tu ne t’aimes pas
Qui est ce qui va t’aimer ?

Allons !

Allez, mambo !

Voila, tu vois, tu vois
Si tu ne t’aimes pas
Qui est ce qui va t’aimer ?

(Improvisation finale non traduite)

Références complémentaires

– Pour un présentation générale du groupe Los Van Van
http://fr.wikipedia.org/wiki/Los_Van_Van

– Sur le parcours musical de Los Van Van
http://www.salsatimba.fr/salsa/discographies

– Une passionnante interview de Juan Formell
http://www.cubadebate.cu/noticias/2011/02/02/juan-formell-ser-un-van-van-es/

– Sur le songo
http://fr.wikipedia.org/wiki/Songo

– Sur l’album Arrasando (en espagnol)
http://www.instruccionesypasos.com/2009/02/juan-formell-los-van-van-arrasando-2009.html

– Sur l’album Arrasando (en anglais)
http://www.misterbryans.com/misterbryans/2009/02/arrasando-liner-notes.html


[1] Le texte est basé sur la version du clip associé à l’album Arrasando proposé en lien. Les parties interprétées par le chœur figurent en italiques.

Si me quieres conocer

Si me quieres conocer

ImageL’œuvre

Cette Timba de Angel Bonne et Roelvis Reyes a été enregistrée avec la voix d’Armando « Mandy » Cantero dans l’album Tranquilo que yo controlo, publié en 2008 par l’orchestre Pupy y Los que Son Son.

Dans un texte d’un belle facture poétique qui contraste agréablement avec le style parfois relâché de certaines chansons de la Timba cubaine contemporaine, l’auteur exalte les racines populaires de sa musique, dont il se revendique l’héritier tout en critiquant les dérives du « star-system ».

Par son accent de sincèrité, par le pouvoir d’évocation de ses paroles et par le talent de ses interprètes, cette chanson est porteuse d’une forte charge émotionnelle. J’ai été particulièrement sensible à la douceur des refrains interprétés par le chœur, qui tranche avec la coloration beaucoup plus tonique, voire parfois un peu agressive, qui leur est habituellement donnée dans le reste du répertoire de la timba.

Fabrice Hatem

Ses interprétation par Pupy y Los que Son Son

 

A l’émission Donde Si No de la télévision cubaine

Autre version télévisée de Cuba

Ses paroles en espagnol[1]

Sa traduction en français

Se me queires conocer
(Angel Bonne / Roelvis Reyes)

Yo soy de allá
Yo soy de donde tú quieras
No hay más que hablar.

Ellos se preguntan todo el tiempo
Con quien salgo, con quien duermo
Que si vienes o te vas
Es la eterna y vil fascinación
Del que no ha encontrado nunca ocupación.

No dejo que el chisme me involucre
Que lo malo me preocupe busco la felicidad
Es que prefiero no hablar
Si me quieres conocer ahí te dejo mi cantar
Que dice…

Soy del barrio y de la vecindad
La la la la la la la
Y en el monte soy la tempestad
Oye dice mi coro :

Yo soy de aquí
¿Pero de dónde?
Yo soy de allá
Y en la frente llevo mi verdad
Soy del barrio y de la vecindad
La la la la la la la
Y en el monte soy la tempesta.

Eh yo me llamo como quiera
Yo soy de aquí
Yo soy de allá
Y en la frente llevo mi verdad.

No dejo que el chisme me involucre
Que lo malo me preocupe busco la felicidad
Es que prefiero ni hablar
Si me quieres conocer, ahí te dejo mi cantar
Es que prefiero no hablar
Si me quieres conocer, ahí te dejo mi cantar.

¡Oye! Vengo cantando bonito
Voy a decir la verdad
Pa’ expresar lo que yo siento
Hay le dejo mi cantar.

Yo soy de aquí
Yo soy de allá
Yo soy de donde tú quieras
No hay más que hablar.

Yo vengo de allá del monte,
Donde está la serranía
Donde todo el horizonte
Baila con la rumba mía.

Yo soy de aquí
Yo soy de allá
Yo soy de donde tú quieras
No hay más que hablar.

Yo soy, yo soy de la calle, soy de la escuela
Soy del barrio y de la universidad
Y porque cante mi rumba
No me llamen marginal;

Yo soy de aquí
¡Cubano defienda tu identidad !
Yo soy de allá
Yo soy de donde tú quieras
No hay más que hablar.

Oye también soy Yoruba Congo
Oye, soy Lucumí y Arará
África tu esclavo fui
Y hoy tengo mi libertad.

Yo soy de aquí
¡Y ahí na’má’!
Yo soy de allá
Yo soy de donde tú quieras.
No hay más que hablar.

Yo vengo de todas partes
Y hacia todas partes voy
Arte soy entre las artes,
En los montes, monte soy.

Yo soy de aquí
¡Rrrumbero de hoy!
Yo soy de allá
¡Ja!
Yo soy de donde tú quieras
No hay más que hablar.

Pa’ que no te quepa duda
Que lo que canto es verdad
Yo soy rumbero de Cuba
Entonces no hay más que hablar, eh eh !

¡Cómo!
¡Hasta ayer!
Ahora escucha mi consejo
Para que llegues a viejo.

Paso a pasito
Paso a paso llego lejos
Que he nacido en una tierra
Con herencias de rumbero.

Paso a pasito
Paso a paso llego lejos
Donde se escuche este amor
Oye de aquellos viejos soneros.

Paso a pasito
Pio Leyva, Ibrahim Ferrer, Cuni
Paso a paso llego lejos
Tiburón, Raúl Plana
Y El Benny con su sombrero
Paso a pasito
Piango, piango[2], chevere
Paso a paso llego lejos
Nunca los traicionaré
Voy siguiendo sus sendero
Paso a pasito
Timberooooo[3]
Paso a paso llego lejos

Hoy la rumba está de luto
Se ha muerto un gran tamborero
Paso a pasito
Paso a paso llego lejos
Y es que te nos fuiste Tata, Tata Güines
Y están llorando los cueros
Paso a pasito
Paso a paso llego lejos
Y estoy muy triste por dentro
Y escucha mi sentimiento
Paso a pasito
Desde aquí, desde la tierra
Paso a paso llego lejos
Te canta Mandy Cantero
Paso a pasito
Paso a paso llego lejos
¡Ahí na’ má’!
¡Cómo!
Paso a pasito
¡Oye!

Paso a paso llego lejos
Paso a pasito
A la la la…
Paso a paso llego lejos.

Si tu veux me connaître
(traduction de Fabrice Hatem)

Je suis de là – bas
Je viens de là où ça te plaît
Il n’y a rien d’autre à ajouter.

Ils passent leurs temps à se demander
Avec qui je sors, avec qui j’ai couché
D’où je viens et où je vais
C’est l’éternelle et vile fascination
De celui qui n’a pas d’autre occupation.

Dans ces ragots; je ne veux pas m’impliquer
Ni que le mal ne m’atteigne, je cherche la félicité
Alors je préfère ne pas parler
Si tu souhaites me connaître, alors pour toi je vais chanter
Ceci…

Je suis du voisinage et du quartier
La la la la la la la
Je suis la tempête dans la forêt,
Ecoute ce que dit mon chœur :

Je suis d’ici
Mais d’où, mais d’où ?
Je suis de là bas
Sur mon front je porte ma vérité
Je suis du voisinage et du quartier
La la la la la la
Je suis a tempête dans la forêt

Eh, je m’appelle comme on veut
Je suis d’ici
Je suis de là bas
Sur mon front je porte ma vérité.

Dans ces ragots, je ne veux pas m’impliquer
Ni que le mal ne m’atteigne, je cherche la félicité
Alors je préfère ne pas parler
Si tu souhaites me connaître, alors pour toi je vais chanter
Parce que je préfère ne pas parler
Si tu souhaites me connaître, alors pour toi je vais chanter.

Ecoute ! Je viens joliment chanter
Je vais dire la vérité
Pour exprimer ce que je ressens
Et pour cela je t’offre mon chant.

Je suis d’ici
Je suis de là bas
Je viens de là où ça te plaît
Il n’y a rien d’autre à ajouter.

Je viens de la forêt, là-bas,
Où trônent les monts
Là où sur ma rumba
Danse tout l’horizon.

Je suis d’ici
Je suis de là bas
Je viens de là où ça te plaît
Il n’y a rien d’autre à ajouter.

Je suis, je suis de la rue, je suis de l’école
Je suis du quartier et de l’université
Et lorsque je chante ma rumba
Qu’on ne traite pas de marginal.

Je suis d’ici
Cubain, défends ton identité !
Je suis de là bas
Je viens de là où ça te plaît
Il n’y a rien d’autrre à ajouter.

Ecoute je suis aussi Yoruba, Congo
Ecoute, je suis Locumi, Arara,
Africain, je fus ton esclave,
Maintenant j’ai ma liberté.

Je suis d’ici
Et voila tout !
Je suis de là-bas
Je viens de là où tu voudras
Il n’y a rien d’autre à ajouter.

Et je viens de tous les horizons
Je vais dans toutes les directions
Je suis un art entre les arts.
Je suis forêt dans la forêt.

Je suis d’ici
Rumbero d’aujourd’hui !
Je suis de là-bas
Oui !
Je viens de là où ça te plaît
Il n’a a rien a ajouter.

Pour qu’il ne te reste aucun doute
Que mon chant dit la vérité
Je suis rumbero de Cuba
Alors il n’y a rien à ajouter, eh, eh !

Comment !
Jusqu’à hier !
Maintenant écoute mon conseil
Pour pouvoir vivre bien vieux.

Petit pas à petit pas
Pas à pas j’arriverai loin
Car je suis né dans une terre
Ensemencée par la rumba.

Petit pas à petit pas
Pas à pas j’arriverai loin
Où on écoute cet amour
Chanté par de vieux soneros.

Petit pas à petit pas
Pio Leyva, Ibrahim Ferrer, Cuni
Pas à pas j’arriverai loin
Tiburón, Raúl Plana
Et Benny avec son grand chapeau
Petit pas à petit pas
C’est chouette
Pas à pas j’arriverai loin
Jamais je ne les trahirai
Je vais poursuivre leur chemin
Petit pas à petit pas
Timbero !!!
Pas à pas j’arriverai loin.

Aujourd’hui la rumba est en deuil
Un maître des tambours est mort
Petit pas à petit pas
Pas à pas j’arriverai loin
C’est que tu nous as quitté, Tata, Tata Guines
On entend pleurer les cuirs des tambours
Petit pas à petit pas
Pas à pas j’arriverai loin
Je suis très triste au fond de moi
Ecoute mes sentiments
Petit pas à petit pas
Depuis ici, depuis cette terre,
Pas à pas j’arriverai loin
C’est Mandy Cantero qui te chante
Petit pas à petit pas
Pas à pas j’arriverai loin
Un point c’est tout
Comment !
Petit pas à petit pas
Ecoute !

Pas à pas j’arriverai loin
Petit pas à petit pas
A la la la…
Pas à pas j’arriverai loin

Références complémentaires

Biographie de César « Pupy » Pédroso

Critique de l’album Tranquilo que yo controlo


[1] Le texte est basé sur la version de l’émission Donde si no de la télévision cubaine. Les parties interprétées par le chœur figurent en italiques.
[2] Le traducteur n’a pas saisi le sens de « piango ». S’agit-il de l’italien « Je pleure ? »
[3] Chanteur de Timba

Se Secó el Arroyito

Se Secó el Arroyito

Image Pour lire une traduction de cette chanson de Compay Segundo, cliquez sur le lien suivant : Se seco.

Cette belle Guajira fut intégrée dans l’œuvre théâtrale éponyme écrite Par Compay Segundo lui-même et étrennée avec succès au Théâtre national de Cuba, à la Havane, en novembre 2001. Cette pièce de théâtre, dont le thème est inspiré de faits réels, conte l’histoire des amours contrariés de deux jeunes gens pauvres. La mère de la fille souhaite en effet que celle-ci épouse le fils du directeur de la plantation de canne à sucre du village, qui est amoureux d’elle, et fait tout pour séparer les deux amants[1],.

Je vous propose d’écouter ce thème dans l’interprétation de François Wiss (guitare et chant), Julio Sanbillo (guitare) et Damian Quinones (cuatro), tout en lisant ma traduction.

 

Fabrice Hatem


[1] Source : Siempre Compay, Lino Betancourt, Collection Cinquillo, éditorial José Martí, 2009
Si no te quieres tu

Sandunguera

ImageL’oeuvre

Cette célèbre Timba, écrite par Juan Formell, figure au répertoire de l’orchestre Los Van Van depuis 1983.

Elle a depuis lors été reprise in très grand nombre de fois dans différents albums du groupe, comme Este esta bueno (1995). Plusieurs de ces albums – par exemple ceux publiés en 1993 et 2008, ont d’ailleurs eux-mêmes pour titre Sandunguera.

S’inscrivant dans la tradition des texte de Son Cubain, la chanson a pour thème la description d’un personnage haut en couleur du quartier – ici une jeune noceuse. Ses roulements de hanche provocants nous rappellent un peu la manière de marcher de La mujer de Antonio de Miguel Matamoros (1929) ou lesattrait féminins surabondants de La Engañadora de Enrique Jorrin (1949).

Parmi les très nombreux enregistrements de ce thème, je vous propose d’écouter celui réalisé lors d’un concert public à Miami dans la seconde moitié des années 1990. La chaleur du contact entre le public et l’orchestre, la personnalité charismatique de Pedrito Calvo accompagné du jeune Mayito, les improvisations instrumentales èpoustouflantes (notamment celle de Pupy au piano) font de cette vidéo un véritable morceau d’anthologie.

Fabrice Hatem

Ses interprétations par le groupe Los Van Van et Pedrito Calvo

En concert à Miami à la fin des années 1990

Autre version « live » plus récente (Concert de commémoration ?)

Ses paroles en espagnol[1]

Sa traduction en français

Sandunguera
(Juan Formell)

¡¡Sandunga!!
Sandunguera!!

Sandunguera
Se te va por encima la cintura.
No te muevas más así
Que te vas por encima del nivel.(bis)

Y dicen que:
A esa muchacha
No hay quien le ponga el freno
¿Que que de qué?
Que si la siguen se lleva el baile entero
Que facilidad.

Mírala, mírala, mírala
Sandunguera
Se te va por encima la cintura.
No te muevas más así
Que te vas por encima del nivel. (bis)

Y dicen que..
Que no es un cuento
Lo de ese movimiento
¿Que que de qué?
Que si la sigues
Te deja casi muerto
Que facilidad
Mírala, mírala, mírala
Vamos!

Sandunguera
Se te va por encima del nivel.

Cuando va por las calles
De La Habana, vieja,
Todo el mundo grita:
¡Ahí va la sandunguera!
Ay no te muevas más así…
Que estás por encima del nivel..
A esa muchacha
No hay quien le ponga un freno.
Cuando llega al baile
Se lo lleva entero
Sandunga en la cinturita…
Sandunga en su movimiento.
Un meneito pa’qui, un meneito pa’lla.
Un meneito pa’qui, un meneito pa’lla.
Mira como me tienes,
Mira como me tienes.
Que me tiene con la lengua casi afuera !
Sandunga en la cinturita…
Sandunga en su movimiento
Ay… si sigue asi caminando
¡Rompe el pavimento!

(Instrumental et improvisation vocale)

Te vas pa encima
Vaya!
Que tú te vas por encima
Sandunguera, que tú te vas por encima

La noceuse
(Traduction de Fabrice Hatem)

C’est la noce !!
Quelle noceuse !!!

Noceuse
Tu remues bien haut tes hanches
Arrête de bouger comme ça
Tu les remues bien trop haut.

On dit que
A cette fille,
Personne ne peut lui mettre de frein
Quoi, quoi de quoi
Si on la suit elle se lève le bal tout entier
Quelle facilité.

Regarde là, regarde là, regarde là
Quelle noceuse
Tu remues bien haut tes hanches
Arrête de bouger comme ça
Tu les remues bien trop haut.

On dit que :
Que ce n’est pas un conte
Cette histoire de mouvement
Que que de quoi ?
Que si tu la suis,
Elle te laisse à moitié mort
Quelle facilité
Regarde la regarde la regarde la
Allons !

Quelle noceuse
Tu remues bien haut tes hanches.

Quand elle marche dans les rues
De La Habana Vieja
Tout le monde s’écrie :
Voilà la noceuse !
Arrête de bouger comme cela
Tu remues trop haut les hanches..
A cette fille,
Personne ne peut lui mettre de frein
Quand elle arrive au bal
Elle se le lève tout entier
C’est la noce avec les hanches
La noce dans ses mouvements.
Balancement par ici, balancement par là
Balancement par ici, balancement par là
Regarde comme tu me tiens,
Regarde comme tu me tiens
J’en ai presque la langue qui pend !
C’est la noce avec les hanches
La noce dans ses mouvements.
Ah ! Continue à marcher comme ça
Tu vas casser les pavés.

(Instrumental et improvisation vocale)

Tu remues bien haut les hanches
Allez !
Tu les remues bien haut
Noceuse, qu’est-ce tu les remues haut !

Références complémentaires

Pour un présentation générale du groupe Los Van Van

Sur le parcours musical de Los Van Van

Une passionnante interview de Juan Formell

Sur le songo


[1] Le texte est basé sur la version du concert de Miami proposé en lien. Les parties interprétées par le chœur figurent en italiques.