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Ven Bernabé

Ven Bernabé

ImagePour consulter une traduction de cette chanson, cliquez sur le lien suivant : ven.

Composée au cours des années 1950 par Santiago Ortega Gonzalez et Agustín Lara, cette chanson évoque les malheurs de la négritude.

Sa construction est a priori un peu déroutante, puisqu’elle se compose de deux parties très distinctes et à première vue sans lien : une première partie, écrite sur un rythme de Son, consacrée à la description assez vivante, presque gaie d’un personnage peu sociable, ce fameux Bernabé qui refuse de participer aux fêtes de ses amis et frères de couleur ; et une seconde partie, aux magnifiques tonalités de blues, évoquant les malheurs de la race noire. Peut-être faut-il comprendre que Bernabé ne veut pas faire la fête car sa tristesse devant cette infinie tragédie est trop forte ?

Ce thème a été popularisé à la fin des années 1950 par les interprétations de Celia Cruz, accompagnée par l’orchestre Sonora Matancera. Je vous propose de l’entendre dans un de ces versions, tout en lisant ma traduction.

Fabrice Hatem

 

Veinte Años

Veinte Años

Image Pour lire une traduction de ce texte, cliquez sur le lien suivant : Veinte.

Veinte años est une Habanera composée en 1935 par la célèbre chanteuse Maria-Teresa Vera (1895-1967) sur des paroles de Guillermina Aramburu. Interprétée depuis par de très nombreux chanteurs – en général sur un rythme de Boléro – elle a accédé au cours des quinze dernières années au statut de « hit » planétaire grâce à l’interprétation de Omara Portuondo dans le film Buena Vista Social Club.

 

Je vous propose d’écouter ce thème dans une interprétation de María Teresa Vera et Rafael Zequeria, tout en lisant ma traduction.

A noter qu’en 2009, les studios d’animation de L’ICAIC (Institut cinématographique cubain) ont produit, sous la direction du jeune réalisateur Bárbaro Joel Ortiz,un court-métrage intitullé Veinte años, et consacré au thème de la violence domestique.

Fabrice Hatem

Vecina, préstame el cubo

Vecina, préstame el cubo

Image L’œuvre

Vecina Préstame El Cubo est un Son Montuno composé par Arsenio Rodríguez, qui en fut également le premier interprète avec son célèbre Conjunto. La fraîcheur populaire et coquine des paroles ferait presque oublier la virtuosité technique des interprètes.

Cette œuvre apparaît en effet, à l’instar de beaucoup d’autres Sones, comme une petite scène comique, tirée d’une chronique de la vie quotidienne dans les quartiers populaires de Santiago de Cuba ou de Centro Habana, avec ses discussions et ses petites disputes entre voisins, l’inévitable intervention des badauds, etc.

Sa subtilité particulière tient au fait que c’est ici la structure même du Son Montuno – le dialogue entre le soliste improvisateur et le chœur répétant de manière obsédante son petit refrain, tandis que la partie instrumentale monte progressivement vers un climax – qui est utilisée au service de la théâtralisation. Il est clair en effet que l’insistance intrusive du voisin (exprimé par le refrain), alors même que le personnage féminin a d’emblée exprimé son refus de prêter son seau, provoque chez elle une exaspération progressive. Celle-ci se traduit par de savoureuses improvisations utilisant toute les nuances du « non », depuis le refus poli jusqu’à l’expression d’une colère ouverte, tandis que la montée en puissance de l’orchestre souligne son agacement croissant.

Le second ressort comique tient, bien sur, à l’utilisation d’un double-sens licencieux. Il ne faut pas être grand clerc pour comprendre que derrière la demande du prêt d’un ustensile domestique, se cache une solicitation beaucoup plus intime. Cette formule est fréquente dans la chanson cubaine populaire – notamment dans les guarachas -, comme en témoignent les quelques exemples suivants :

Tula est comme une flamme / Appelle les pompiers / Elle est vraiment brûlante, Tula !! / Eh ! Les gars !! Elle est chaude / Tendez les cuirs de vos tambours !! (El cuarto de Tula, improvisation d’Ibrahim Ferrer, sur un texte original de Gonzales Siaba Sergio Eulogio).

Quand Juanica et Chan Chan / Tamisaient le sable dans la mer, / Et qu’elle remuait son petit panier / A Chan Chan, ça lui f’sait d’l’effet (Chan Chan, Francisco Repilado, 1987).

Je connaissais un cuisinier / Qui préparait le mabinga / Et il écrasait les gousses d’ail / Avec la tête de son mortier / Comme dansait la Tomasa / Dans le quartier de la Timba[1](La Negra tomasa, Guillermo Rodríguez Fiffe)

Petite chatoune et gros kiki[2](Cucarachita, cucarachon, Roberto Roena).

Mélange d’humour, de talent musical et de modestie, Vecina Préstame El Cubo prend place selon moi au rang des chefs d’œuvre majeurs du génie populaire cubain. En témoigne d’ailleurs le succès jamais démenti de ce titre, encore repris récemment dans des versions Timba décoiffantes, par d’aussi prestigieux orchestres que NG la Banda ou Pupi y lLos que Son, Son.

Fabrice Hatem

Quelques-unes de ses interprétations


Pupy y Los que Son, Son, concert à Bordeaux, 2009

Pupy y Los que Son, Son, émission TV

– Omara Portuondo avec Pupy y los que Son Son (désactivé)

Le texte en espagnol
(Version de Omara Portuondo)[3]

La traduction en français
(par Fabrice Hatem)

Vecina, préstame el cubo

Vecina, vecina! ¡Préstame el cubo!

Vecina, vecina, vecina préstame el cubo
Vecina, vecina, vecina préstame el cubo

No te lo puedo prestar
Pídeselo a mi marido
Me lo tiene prohibido
Yo no te lo puedo dar

Vecina, vecina, vecina préstame el cubo

¿Chico hasta cuándo me vas a pedir el cubo, chico?

Vecina, vecina, vecina préstame el cubo

Veras que ahorita me subo
Y el relajo se termina
Yo sola no tengo cubo
Pídeselo a Alejandrina

Vecina, vecina, vecina préstame el cubo

Compadre pídeselo a Alejandrina

Vecina, vecina, vecina préstame el cubo

¿Qué hubo viejo, qué hubo?
Deje ese desataría
Desde que amanece el día
Me estás pidiendo el cubo
Me lo tiene prohibido compay
¿No entiendes?

Vecina, vecina, vecina préstame el cubo
Vecina, vecina, vecina préstame el cubo

¡Oiga vecina!
¡Ay! no se ponga en majadera
Que soy yo el que la llama
Préstame el cubo de cargar el agua

Vecina, vecina, vecina préstame el cubo
Vecina, vecina, vecina préstame el cubo

Te lo dije ayer te lo digo hoy
No me pidas mas el cubo no lo doy

Vecina, vecina, vecina préstame el cubo

Óigame conmay controle sus arranques
No me digas que no hay
Y préstame el cubo grande

Y allí viene Cotó[4]
Pidiendo el cubo también
¡Juega tresero!

Vecina, vecina, vecina préstame el cubo
Vecina, vecina, vecina préstame el cubo

 

Voisine, prête-moi ton petit seau

Voisine, voisine, prête-moi ton petit seau

Voisine, voisine, prête-moi ton petit seau
Voisine, voisine, prête-moi ton petit seau

Je ne peux pas te le prêter
Demande donc à mon mari
Parce qu’il me l’a interdit
Je ne peux pas te le donner

Voisine, voisine, prête-moi ton petit seau

Dis, petit, pendant combien de temps tu vas me le demander, petit ?

Voisine, voisine, prête-moi ton seau

Eh, tu commences à me fatiguer, dis !
C’est fini la plaisanterie
J’ai pas de seau pour toi, voila
Demande à Alejandrina

Voisine, voisine, prête-moi ton petit seau

Mais mon gars, demande-le à Alejandrina

Voisine, voisine, prête-moi ton petit seau

Mais qu’est-ce qui t’arrive, mon coco ?
Arrête donc tes simagrées
Depuis l’début d’la matinée
Tu me demandes ce petit seau
Mon mari me l’interdit, mon gars,
Tu comprends pas ?

Voisine, voisine, prête-moi ton petit seau
Voisine, voisine, prête-moi ton petit seau

Ecoute, voisine !
Ah, mais arrête tes sottises, écoute
C’est moi qui te le demande
Prête-moi le seau pour verser la flotte.

Voisine, voisine, prête-moi ton petit seau
Voisine, voisine, prête-moi ton petit seau

Je te l’ai dit hier, et j’te l‘répète, voila,
Ne me demande plus le seau, je le donne pas

Voisine, voisine, prête-moi ton petit seau

Ecoute, louloutte, te mets pas en pétard comm’ça
Me dis pas qu’y en a pas, de seau,
Et prête-le moi le grand seau

Et maintenant voila Cotó
Qui vient aussi demander le seau
Joue, tréséro !

Voisine, voisine, prête-moi ton petit seau
Voisine, voisine, prête-moi ton petit seau

 

Références et liens internet divers

Paroles de la chanson en espagnol

Pour acheter la version originale de Arsenio Rodriguez


[1] Le double-sens est lié ici à l’évocation du mouvement de va-et-vient du pilon dans le mortier.
[2] Sens familier des mots « petite cuillère » et « gros cafard ».
[3] Les parties interprétées par le chœur figurent en italiques.
[4] Juan De La Cruz « Coto » , joueur de tres (tresero) invité de l’orchestre Pupy y Los que Son, Son.

Vamonos pa’l monte

Vamonos pa’l monte

ImagePour lire une traduction de ce texte, cliquez sur le lien suivant : Vamonos.

Composée et enregistré à New York en 1971 par Eddie Palmieri dans l’album éponyme, Vamonos pal’monte constitue un chaînon important dans l’évolution qui conduisit à l’invention du style Salsa à partir d’une réinterprétation des musiques populaires des Caraïbes.

Le texte fait par exemple constamment référence à ce fond culturel, comme en témoigne l’utilisation des termes « guarachar », « vacilón », ou encore « punto ». Quant à la musique, elle est calée sur la base rythmique traditionnelle du Son et de la Guajira.

Mais l’instrumentation est rénovée par rapport aux orchestres traditionnels, à travers notamment l’incorporation du piano et de l’orgue électriques, ainsi que par l’amplification de la section des cuivres (saxophones). Quant la structure même de l’œuvre, largement articulée sur un dialogue entre les deux claviers – piano et orgue – interprétés respectivement par Eddie Palmeri et son frère Charlie, elle présente un caractère profondément original.

Par cette dualité – invention de formes nouvelles, mais inspiration ancrée dans la tradition musicale – l’inspiration de Vamonos pa’l Monte apparaît très proche de celle d’un autre thème composé à la même époque par Johnny Pacheco : La esencia del guaguancó.

Je vous propose d’écouter Vamonos pa’l Monte dans l’interprétation d’Eddie Palmieri, tout en lisant ma traduction.

Fabrice Hatem

Una mulata en La Habana

Una mulata en La Habana

ImageL’oeuvre

Cette chanson, que je classerai par simplicité dans la catégorie « Timba », mais qui est en fait un Son Montuno modernisé, a été composée par Adalberto Alvarez. Elle a été enregistrée en 1999 par l’orchestre Adalberto Alvarez y su Son, avec la voix de Aramis Galindo, dans l’album Jugando Con Candela.

Le texte décrit de manière cocasse un phénomène bien connu : les relations amoureuses qui s’établissent souvent entre cubains et touristes de passage, et qui débouchent fréquemment ensuite sur un mariage. Loin d’afficher une attitude de réprobation morale, Adalberto Alvarez opte ici pour l’humour bienveillant. Plus encore, il nous incite à venir à Cuba pour y chercher notre mulâtresse. Présenté de cette manière très simple et très naturelle, c’est en effet très tentant pour célibataire… Mais gare aussi aux Abusadoras sans scrupules (titre d’une autre chanson du même orchestre) !!!

Fabrice Hatem

Ses interprétations par Aldalberto Alvarez y Su Son

CD Jugando con candela (1999)

Ses paroles en espagnol[1]

Sa traduction en français

Una mulata en la Habana

(Adalberto Alvarez)

Una mulata en La Habana
Que me robo el corazon…
Me hace tomar el avion
Cada dos o tres semanas…
Siempre me quedo con gañas
Cuando vengo de regresso
Despues el ultimo beso de amor…
De mi mulata cubana.
Yo volvere, a soñar otra vez
Con su sonrisa de primavera
Su caminar entre las palmeras…
Y su forma de amar que me lleva…
La Habana tiene un misterio
Que no me puedo explicar…
Yo alli me voy a casar…
Y te asseguro asi no juego…
Una mulata cubana
Me ha robado el corazon
Ya no tomo el avion…
Por que me quedo en La Habana
Quedo en La Habana
Hay una mulata en La Habana
Que me gusta, que le tengo ganas
Caballero
Una mulata quien alumbro mi camino
Quien cambio mi destino
Quien me ha hecho vivir
Yo lo se
Hay una mulata en la Habana.
Que me gusta, que le tengo ganas
Una mulata, se que te gusta la bachata,
Te emociona, te arrebata..
Hay una mulata en Lla Habana
Que me gusta, que le tengo ganas
Tu me haces cantar tu me haces bailar
Tu me haces sentir, tu me haces vibrar de amor…

Bueno muchachos los voy a invitar
A que busques tu mulatas…
Pero tienes que, que patear la lata…
Busca tu mulata, pa’que pateas la lata…
Busca tu mulata, pa quien pateas la lata..
Busca tu mulata bonita y quien tenga banana…
Busca tu mulata, pa quien pateas la lata..
Busca tu mulata…
Que tenga sentimiento puro, que tenga todo
Busca tu mulata, pa’que pateas la lata…
Busca tu mulata…
Cuando La Habana llege,
De una mulata yo me enamore…
Busca tu mulata, pa’que pateas la lata…
Que tenga wiriwiri
Que tenga wiriwiri
Y que tenga chakachaka
Tremendo sentimiento tiene que tener esa mulata…
Y que tenga wiriwiri
No la confundas con Terezs
Que es la mia se llama Juana…
Y que tenga chakachaka
Chakachakachekeke
Y que tenga wiriwiri
Y eso todo el mundo con la mano pa’ arriba,
Girando palmadas…
Y que tenga chakachaka
Chakachakachekeke
Que tenga wiriwiri
Oye tremendo sabor pero buscala, buscala
Y que tenga chakachaka
Y que tenga wiriwiri
Y que tenga chakachaka
Y que tenga, busca tu mulata,
Pa que pateas la lata..
Busca tu mulata…

Une mulâtresse à La Havane

(Traduction de Fabrice Hatem)

Une mulâtresse à La Havane
Elle a volé mon cœur…
Elle me fait prendre l’avion
Toutes les deux ou trois semaines…
Je reste toujours empli de désir
Lorsque je la quitte
Après le dernier baiser d’amour…
De ma mulâtresse cubaine.
Et je reviendrai, pour rêver à nouveau
Avec son sourire de printemps
Et sa démarche entre les palmiers
Et sa manière d’aimer qui me transporte…
La Havane possède un mystère
Que je ne peux m’expliquer…
Et je vais là bas pour me marier…
Je te le jure, je ne joue pas…
Une mulâtresse cubaine
A volé mon cœur
Maintenant, je ne prends plus l’avion
Parce que je reste à La Havane
Je reste à La Havane
Il y a une mulâtresse à la Havane
Qui me plaît… Que je désire
Oui monsieur
Une mulâtresse qui a illuminé ma vie.
Qui a changé mon destin
Qui m’a aidé à vivre.
Je sais bien
Il y a une mulâtresse à la Havane
Qui me plaît… Que je désire
Mulâtresse, je sais que tu aimes la bachata
Ça t’émotionne, ça t’excite…
Il y a une mulâtresse à la Havane
Qui me plaît… Que je désire
Tu me fais chanter, tu me fais danser
Tu me fais sentir, tu me fais vibrer d’amour…

Bien, les amis je vais vous inviter
Pour que vous cherchiez vos mulâtresses…
Mais attention, il faut sauter le pas…
Cherche ta mulâtresse, pour sauter le pas…
Cherche ta mulâtresse, pour sauter le pas…
Cherche ta jolie mulâtresse qui ait de l’abattage…
Cherche ta mulâtresse, pour qui sauter le pas…
Cherche ta mulâtresse…
Qui soit sincère et sentimentale, qui ait tout…
Cherche ta mulâtresse, pour sauter le pas…
Cherche ta mulâtresse…
Quand je suis arrivé à la Havane
Je suis tombé amoureux d’une mulâtresse…
Cherche ta mulâtresse, pour sauter le pas…
Qui ait du Wiriwiri
Qui ait du Wiriwiri
Et qui ait du Chakachaka
Elle doit être très sentimentale, cette mulâtresse…
Qui ait du Wiriwiri
Ne la confonds pas avec Teresa
Teresa c’est la mienne, la tienne s’appelle Juana…
Qui ait du chakachaka
Chakachakachekeke
Et qui ait du Wiriwiri
Et voila, tout le monde avec la main en l’air,
On tourne les paumes
Et qui ait du Chakachaka
Chakachakachekeke
Qui ait du Wiriwiri
Une fille exquise ; mais cherche-la, cherche-la
Qui ait du Chakachaka
Qui ait du Wiriwiri
Qui ait du chakachaka
Et qui ait, cherche ta mulâtresse
Pour sauter le pas…
Cherche ta mulâtresse…

Références complémentaires

Sur Aldaberto Alvarez

Autre fiche technique sur la même chanson

Sur l’album Jugando con candela (en italien)


[1] Le texte est basé sur la version de l’album Jugando Con Candela. Les parties interprétées par le chœur figurent en italiques.

Una loca como yo

Una loca como yo

ImageL’œuvre

Ecrite et composée par Candido Fabré, cette chanson a été enregistrée en 2008 par la chanteuse Haila Monpie dans son album Tal como soy.

La valeur du texte tient largement à l’espèce de pudeur avec laquelle le personnage féminin déguise, sous les dehors de la loufouquerie et de l’extraversion, sa tendresse pour l’homme qu’elle aime et son désir de former un couple avec lui.

Cette chanson au rythme très « Reggaeton » met pleinement en valeur la puissance vocale et le charisme de cette artiste, qui poursuit une carrière soliste depuis 2001.

Fabrice Hatem

Ses interprétations

Dans l’album Tal como soy (2008)

Ses paroles en espagnol[1]

Sa traduction en français

Una loca como yo
(Candido Fabré)

Oye no se porqué piensas tu
Que estas mas loco que yo
Si mas loca qué tu, soy yo.

A un loco como tu
Hace falta una loca como yo. (bis)

Tu dices que eres loco,
Dime quien te lo conto (bis)
Te equivocaste papi
Aqui la loca soy yo. (bis)

A un loco como tu
Hace falta una loca como yo. (bis)

Hacemos buena pareja,
Somos un duo de locos. (bis)

Y nadie puede negarlo,
Tenemos de todo un poco
Y nadie puede negarlo,
Somos el uno para el otro.

A un loco como tu
Hace falta una loca como yo. (bis)

A un papi loco como tu
Hace falta una loca como yo.
Con sabor !

A un loco como tu
Hace falta una loca como yo. (bis)

Oye, una loca con mente,
Que te quiera y que te haga el dos.
(esa soy yo)

A un loco como tu
Hace falta una loca como yo. (bis)

Si esta filmando dejala que corra
Y si esta loco yo me lo llevo pa Mazorra.[2]

Pa’que me lo llevo, lo llevo.

Por eso…

Aunque estemos locos,
Ay pero que locos
Irremediablemente locos,
Somos el uno para el otro.

Ay aqui, a mi me gusta tu locura,
A ti te gusta mi cintura
Todo el mundo bailando asì,
Que los locos ya estan aqui.

Aunque estemos locos,
Ay pero que locos
Irremediablemente locos,
Somos el uno para el otro.

Nosotros somos locos,
Como una crisis loca
Si eso es lo que te toca,
Vive la vida loca, loca loca.

Aunque estemos locos,
Ay pero que locos
Irremediablemente locos,
Somos el uno para el otro.

Coje tu mambo[3] !

(Improvisation non reproduite)

Une folle comme moi
(Traduction de Fabrice Hatem)

Ecoute, je ne sais pas pourquoi tu penses
Que tu es plus fou que moi
S’il y en a une plus folle que toi, c’est moi.

A un fou comme toi,
Il manque une folle comme moi.

Tu dis que tu es fou,
Mais dis moi qui t’a fait ce conte
Tu t’es trompé, chéri,
Ici la folle c’est moi.

A un fou comme toi
Il manque une folle comme moi.

Nous sommes un beau couple,
Nous sommes un duo de fous.

Et personne ne peut le nier,
Nous avons un peu de tout
Et personne ne peut le nier,
Nous sommes faits l’un pour l’autre.

A un fou comme toi,
Il manque une folle comme moi.

A un fou comme toi, chéri,
Il manque une folle comme moi,
C’est bon !

A un fou comme toi,
il manque une folle comme moi.

Ecoute, une folle avec de l’esprit,
Qui t’aime et fasses la paire avec toi.
(voila c’est moi)

A un fou comme toi,
Il manque une folle comme moi.

Si vous filmez, continuez, continuer
Et si le film est bien fou, je l’envoie a Mazorra.

Oui, oui, je l’envoie, je l’envoie…

Et c’est pour ça que…

Même si nous sommes fous,
Mais tellement fous
Irrémédiablement fous,
Nous faisons la paire tous les deux.

Ah, aussi, elle me plaît ta folie,
Et à toi elle te plaît ma ceinture
Tout le mode danse ainsi,
Et les fous sont bien là.

Même si nous sommes fous,
Mais tellement fous
Irrémédiablement fous,
Nous faisons la paire tous les deux.

Nous autres nous sommes fous,
Comme une crise folle
Si c’est ça qui t’arrive,
Vive la vie folle, folle, folle,

Même si nous sommes fous,
Mais tellement fous
Irrémédiablement fous,
Nous faisons la paire tous les deux.

Vas-y, fais ton mambo !

(Improvisation non traduite)

Références complémentaires

Bio- discographie de Haila Monpie

Analyse musicographique sur Haila Monpie

Présentation de l’album Tal como soy


[1] Le texte est basé sur la version de l’album Tal Como Soy. Les parties interprétées par le chœur figurent en italiques.
[2] Journaliste connu de la télévision cubaine.
[3] Partie improvisée de la Timba.

Tu con el

Tu con el

ImageL’œuvre

En 1985, Frankie Ruiz quitte l’orchestre La Primerisima de Tommy Olivencia pour devenir chanteur soliste. Il inaugure la même année cette nouvelle étape de sa carrière artistique par le lancement de son premier album solo Solista, Pero No Solo. Celui-ci contient plusieurs thèmes encore aujourd’hui célèbres, comme Esta Cobardia, La Cura,, El Camionero et Tu Con El.

Cette dernière chanson nous conte les sentiments d’un amant abandonné par une femme amoureuse d’un autre homme. Elle présente une double originalité de fond et de forme.

Sur le fond, le personnage masculin ne semble pas exprimer, comme si souvent dans ce type de situation, de rancœur vis-à-vis de son ancienne compagne. Il excuse son comportement avec intelligence, la dédouane de la souffrance qu’il éprouve et s’adresse à elle avec une grande tendresse mêlée d’amertume.

Quant au style utilisé, il fait davantage penser à une lettre d’amour qu’à un poème destiné à être mis en musique. Cette sincérité du texte, le caractère vraisemblable des situations et des sentiments exprimés donne à cette chanson un fort impact émotionnel.

L’album rencontra un grand succès et fit de Frankie Ruiz l’un des chanteurs de Salsa les plus en vogue du moment. Il fut couronné par le titre de « meilleur disque de l’année » aux Latin Music Awards en 1986.

Fabrice Hatem

 

 

 

Ses interprétations par Frankie Ruiz

– CD Solista pero no solo (1985)

Enregistrement « live » en concert

Ses paroles en espagnol[1]

Sa traduction en français

Tu con el
(Eduardo Franco)

Seguro mujer que hoy eres feliz
Que nada de ayer hoy te hace llorar.

Tu con el, el tiempo corre
Yo te espero pero tu con el.
Ya no recuerdas mis locuras
Ni el amor aquel.
Estas tranquila lo mereces
Siempre fuiste bien.

Tu con el, no me sorprende
Sospechaba terminar así
Yo solamente fui la excusa
Para hacerle ver
Que tu podrías si querías
Vivir sin su amor.

Perdóname no me di cuenta
De ese juego y me enamore.
Después fue tarde
No podía ya volver atrás
Y te quería cada día mas y mas.

Seguro mujer que hoy eres feliz
Que puedes hacer lo que quieras tu.

Tu con el. Ya me han contando
Que estas linda mucho mas que ayer
Que no me odias
Y preguntas siempre algo de mi.
Al fin y al cabo un poquito
Yo me hice querer.

Discúlpame aquellos celos
Tan intensos que sentí por ti.
Estaba loco casi loco por aquel amor
Y al poco tiempo
Para siempre lo perdí.

Tu con el.

Aun recuerdo el romance que visiste conmigo.
Yo se que jugaste con mi sientimientos.
Todo fue un juego que tuviste conmigo.
Pero en ese juego yo me enamoré.
Yo no me di cuenta, escucha mujer,
Pero te lo juro mamita desperte.

Ya no recuerdas mis locuras ni el amor aquel.
Yo solamenta fui la excusa para hacerle ver.
Que tu podias si tu querias vivir sin el.
En el juego del amor, unos vienen y otros van.

Toi avec lui
(Traduction de Fabrice Hatem)

C’est sur, mon amie, aujourd’hui tu es heureuse,
Les choses du passé ne te font pas pleurer.

Toi avec lui. Le temps cours,
Je t’attends, mais toi avec lui.
Déjà tu as oublié mes folies
Et notre amour.
Tu es tranquille, tu le mérites,
Tu es quelqu’un de bien.

Toi avec lui, cela ne me surprend pas
Je soupçonnais que cela allait finir ainsi.
J’ai seulement été l’excuse
Pour lui faire voir
Que tu pouvais si tu voulais
Vivre sans son amour.

Pardonne-moi, je ne me suis pas rendu compte
De ce jeu et je suis tombé amoureux.
Ensuite, ce fut trop tard
Je ne pouvais plus retourner en arrière
Et je t’aimais chaque jour davantage.

C’est sur, mon amie, qu’aujourd’hui tu es heureuse
Et que tu peux faire ce que tu veux.

Toi avec lui. On m‘a dit
Que tu es belle, bien plus qu’avant.
Et que tu ne me détestes pas
Que tu demandes toujours de mes nouvelles.
A la fin des fins, je me suis fait
Un peu aimer.

Excuse moi pour cette jalousie
Si forte que j’ai senti pour toi.
Cet amour m’avait presque rendu fou
Et en peu de temps,
Je l’ai perdu pour toujours.

Toi avec lui.

Je me souviens de la romance que nous avons vécue.
Je sais que tu as joué avec mes sentiments.
Ce fut un jeu que tu a joué avec moi.
Mais au cours de ce jeu, je suis tombé amoureux.
Je ne me suis pas rendu compte, mon amie,
Mais je te le jure, ma chérie, je suis bien réveillé.

Tu as oublié mes folies et cet amour.
Je fus seulement l’excuse pour montrer.
Que tu pouvais si tu voulais vivre sans lui.
Dans le jeu de l’amour, les uns arrivent, d’autres partent.

Références complémentaires

Une excellente bio-discographie de Frankie Ruiz par Robert Tèllez

Paroles de la chanson en espagnol


[1] Paroles basées sur la version du CD Solista pero no solo (1985). Les paroles interprétées par le chœur figurent en italiques.

Tristezas

Tristezas

Image Pour consulter la traduction de cette chanson, cliquez sur le lien suivant : Tristezas.

Tristezas joue un rôle clé dans l’histoire de la chanson cubaine. Elle est en effet considérée le premier Boléro cubain. Elle fut écrite en 1883 par José « Pepe » Sanchez, généralement considéré comme le fondateur de la « Trova » Santiaguera ».

Cette œuvre, cependant, est interprétée qu’assez rarement aujourd’hui, du moins à ma connaissance. Je ne l’ai que très rarement entendue durant les deux mois de mon séjour à Santiago de Cuba – où j’ai pourtant passé de nombreuses soirées à la « Casa de Trova Pépé Sanchez », dédiée justement à ce style de musique et portant le nom de son fondateur. Peut-être cela s’explique-il par le caractère un peu simplet ou désuet de cette chanson et surtout de son texte.

Si la mélodie de Tristezas est délicate et charmante, j’avoue en effet avoir été quelque peu déçu par la relative sécheresse du texte lui-même : un homme demande à une femme d’arrêter de se plaindre, car, malgré son désir, il est dans l’incapacité d’approfondir – ou de poursuivre leur relation. Il l’assure cependant de son affection et de son bon souvenir.

C’est tout, et c’est peu à mon goût, plat et même assez sec. Le romantisme et le lyrisme sont ici, pour ainsi dire, en service minimal, ce qui est tout de même un comble pour un Boléro, et, qui plus est, pour LE boléro fondateur.

Ce texte a cependant une grande valeur historique, et la musique en est vraiment très jolie. Je vous propose donc de l’écouter dans l’interprétation très dépouillée, mais très émouvante, de Carlos et Marta, tout en lisant ma traduction.

Fabrice Hatem

Todo tiene su final

Todo tiene su final

ImageL’oeuvre

Cette chanson, composée par Willie Colón, a été enregistrée en 1973 par Héctor Lavoe dans l’album El Malo.

Cet album CD est également le dernier où Héctor Lavoe apparaît en tant que chanteur de l’orchestre de Willie Colón, même si les deux artistes poursuivront par la suite leur collaboration.

Les interprétations d’Héctor Lavoe

– Dans l’album El Malo (1973)

En concert (dans les années 1970)

Ses paroles en espagnol[1]

Sa traduction en français

Todo tiene su final
(Willie Colón / Héctor Lavoe)

Todo tiene su final, nada dura para siempre,
Tenemos que recordar que no existe eternidad.

Como el lindo clavel solo quiso florecer,
Y enseñarnos su belleza y marchito perecer.

Todo tiene su final nada dura para siempre
Tenemos que recordar que no existe eternidad.

Como el campeón mundial dio su vida por llegar
Y perder lo mas querido en la masa otro mas,

E alalelelelele todo tiene su final
Todo tiene su final
Ssi no me quieres dímelo ahora
Todo tiene su final
A mi velorio no venga a llorar no no
Todo tiene su final
Hay mamita rica
Todo tiene su final
Yo sabia que un día tenia que acabar
Todo tiene su final
Punto final todo se acabo
Todo tiene su final
Y va a llegar un demonio atomico
Y te va a limpiar
Todo tiene su final
Te lo juro que todo tiene su final
Todo tiene su final
Echa pa’lante mama.

(Instrumental)

Yo perdí lo mas querido cuando perdí a mi mama,
Todo tiene su final
Pero seguí pa’lante y pa’lante
Todo tiene su final
Hay como yo nunca eche pa’tras
Todo tiene su final
Ni pa coger impulso que va
Todo tiene su final
Cuidao que de espalda te pueden atacar
Todo tiene su final
Echa pa’lante cobarde
Todo tiene su final
Anda te buscar el pan
Todo tiene su final
Oigo una vos que me dice
Todo tiene su final
Cuidao tierra va a temblar, tierra va a temblar.

Tout a une fin
(Traduction de Fabrice Hatem)

Tout a une fin, rien n’existe pour toujours
Nous devons nous souvenir que l’éternité n’existe pas.

Comme le bel œillet voulut seulement fleurir
Et nous montrer sa beauté puis se flétrir et mourir.

Tout a une fin, rien n’existe pour toujours
Nous devons nous souvenir que l’éternité n’existe pas.

Comme le champion du monde qui donne sa vie pour réussir
Et perds ce qu’il a de plus cher, et encore davantage.

E alalelelelele tout a une fin
Tout a une fin
Si tu ne m’aimes pas dis le moi maintenant
Tout a une fin
Ne viens pas ensuite pleurer sur mon cercueil
Tout a une fin
Ha jolie petite chérie
Tout a une fin
Je savais qu’un jour cela devrait se terminer
Tout a une fin
Point final tout est terminé
Tout a une fin
Il va arriver un démon atomique
Qui va te nettoyer
Tout a une fin
Je te jure que tout a une fin
Tout a une fin
Va ton chemin, chérie.

(Instrumental)

J’ai perdu le plus cher quand j’ai perdu ma mère
Tout a une fin
Mais j’ai continué, continué à aller de l’avant
Tout a une fin
Ah comme moi jamais je n’ai reculé
Tout a une fin
Même pas pour prendre mon élan
Tout a une fin
Attention, on pourrait t’attaquer par derrière
Tout a une fin
Va de l’avant, trouillard
Tout a une fin
Va cherche ton pain
Tout a une fin
J’entends une voix qui me dit
Tout a une fin
Attention la terre va trembler, la terre va trembler.

Références complémentaires

– Une bio-discographie de Héctor Lavoe

Une biographie en français de Héctor Lavoe


[1] Paroles basées sur la version de l’album El Malo (1973). Les paroles interprétées par le chœur figurent en italiques.

Tierra caliente

Tierra caliente

ImageL’oeuvre

Ce reggaeton/cubaton a été écrit par Alexander Delgado Hernandez, Yosdany Jacob Carmenates, Fernando Otero Van-Caneghen et Eduardo Mora.

Il a été enregistré en 2008 par le groupe Eddy K y Gente de Zona dans l’album Lo mejor que suena ahora v2.0.

Ce texte en forme d’auto-adulation constitue un véritable cauchemar pour le traducteur non cubain : entre l’utilisation de l’argot et des expressions idiomatiques, les néologismes et les mots inventés, les doubles sens et les allusions cryptiques, les constructions grammaticalement incomplètes ou incorrectes, celui-ci est constamment guetté par le risque du faux ou du contre-sens.

Au cas où un lecteur averti repérerait dans ma traduction quelques interprétations douteuses ou fausses, je lui serais donc extrêmement reconnaissant de m’aider à améliorer ce travail.

Fabrice Hatem

 

Ses interprétations par Eddy K. y Gente de Zona

Clip associé au CD Lo mejor que suena ahora v2.0

Ses paroles en espagnol [1]

Sa traduction en français

Tierra caliente
(A.D. Hernandez & alii)

Mi tierra esta caliente
Sacale la mano
Eddy K. y Gente de Zona
Ya llegaron los cubanos. (bis)

Pa’que te fuiste si tu sabes lo que viene
Lo que sale de la calle
Que ya nadie lo detiene
Los que decian que duraba unos añitos
Y ya tu ves, el caribe
Nos quedo chiquito
Camina, averigua si tu tienes duda
Baja pa la zona y preguntaselo a Cuba
Que no hay invento
Si ya llego la hora
Eddy K. con lo mejor que suena ahora.

Con permiso me toca cantar
Mi respeto a quien me quiera
Y no me dejan escuchar
Que no paran
Recuerdan mi movimiento
Y nunca me abandonan
Porque admiran mi talento
Muchas gracias para todos
El que aposto por mi precencia
Saquen la mano que la tierra se calienta
Pregunta en la Habana lo que se cometa
Que con esta banda
No te da la cuenta.

Mi tierra esta caliente
Sacale la mano
Eddy K y Gente de Zona
Ya llegaron los cubanos (bis)

Averigua por hay
Si tu tienes dudas
Ve bajando pa el caribe
Ve y preguntaselo a Cuba (bis)

Ayyy yo tengo la clave
De tu candao yo tengo la llave
Para abrirte lo que tu sabes
Chala la la
Tu corazón se va a partir en dos
Dandote salsa con reggaeton
Te voy a pasear por el Malecon
Regalale el dembo[2].

Se que te duele
Somos de Cuba
Y que se forme el belele
[3]
Hacemos fiesta
Con ron y con mujeres
Y en el perreo
[4]
Con nosotros no se puede
Dale cuando yo sueno
Se calientan los metales
Damo lo mismo
Pero no somos iguales
Sale del medio
Llegaron los animales
Los que se ponen letales.

Mi tierra esta caliente
Sacale la mano
Eddy K y Gente de Zona
Ya llegaron los cubanos. (bis)

Averigua por hay
Si tu tienes dudas
Ve bajando pa el caribe
Ve y preguntaselo a Cuba. (bis)

(Improvisation non reproduite)

Terre brûlante
(Traduction de Fabrice Hatem)

Ma terre est brûlante
Lève la main
Eddy K. et Gente de Zona
Les cubains sont arrivés.

Pourquoi es-tu parti si tu sais ce qui arrive
Ce qui vient de la rue,
Rien ne peut l’arrêter
Certains disaient que cela durerait peu de temps
Et tu vois, les Caraïbes
Sont devenues trop petites pour nous
Marche et vérifiessi tu as quelques doutes
Descends vers la zone et demande-le à Cuba
Ce n’est pas une invention,
Notre heure est arrivée
Eddy K avec la meilleure musique d’aujourd’hui.

Permettez, c’est à moi de chanter
Mes respects à ceux qui m’aiment
Et ne se lassent pas de m’écouter
Qui restent fidèles,
Se rappellent de mes mouvements
Et ne n’abandonnent jamais
Car ils admirent mon talent
Merci beaucoup à tous
A ceux qui sont venus pour me voir
On lève la main, la terre est brûlante
Demande à la Havane ce qui se fait
Si avec ce groupe
Tu n’en n’as pas pour ton compte.

Ma terre est brûlante
Lève la main
Eddy K. et Gente de zona
Les cubains sont arrivés.

Vérifie donc par là-bas
Si tu as des doutes
Vas, descends vers les Caraïbes
Vas et demande donc à Cuba.

Ay, j’ai la clé
De ton cadenas j’ai la clé
Pour t’ouvrir ce que tu sais
Cha la la
Ton cœur va se séparer en deux
Quand je te donnerai salsa et reggaeton
Je vais te promener sur le Malecon
Fais-lui cadeau du dembow.

Je sais que cela te fait mal
Nous sommes de Cuba,
Qu’on prépare le belele
Nous faisons la fête
Avec du rhum et des femmes
Dans le perreo,
On ne peut rivaliser avec nous
Vas y, quand je rêve
Les cuivres s’échauffent
Nous faisons la même chose,
Mais nous ne sommes pas pareils
Sors du médiocre,
Les animaux sont arrivés
De ceux qui peuvent tuer.

Ma terre est brûlante
Lève la main
Eddy K. et Gente de zona
Les cubains sont arrivés.

Vérifie donc par là-bas
Si tu as des doutes
Va, descends vers les Caraïbes
Et demande donc à Cuba.

(Improvisation non traduite)

Références complémentaires

Sur le groupe Gente de Zona


[1] Le texte est basé sur la version du clip proposé en lien. Les parties interprétées par le chœur figurent en italiques.
[2] rtyme de base du Reggaeton.
[3] Danse lascive avec des connotations d’invite sexuelle explicite.
[4] Peut-être s’agit-il d’un plat typique des Caraïbes, à base de tripes et de bananes.