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Temba, timba, tumba

Temba, timba, tumba

ImageL’oeuvre

Cette chanson de Timba été composée par Cesar « Pupy » Pedroso. Elle a été enregistrée en 1999 avec la voix de Mayito dans l’album Llego Van Van.

Son titre – et a fortiori son contenu – repose largement sur une jeu de mots sur les trois termes « Temba, Timba, Tumba ». Je me suis donc plongé dans l’étude de l’argot cubain pour essayer d’en comprendre le sens.

Le problème c’est qu’il n’y a pas qu’un seul sens possible à cette trilogie, mais plusieurs, de nature respectivement musicale, amoureuse et criminelle. C’est d’ailleurs ce qui fait aussi la saveur du texte.

Commençons par le sens musical, le plus évident. La Timba est, comme nous le savons tous, une forme de musique cubaine actuelle, dérivée du Son montuno. Le tumbao est un tambour initialement utilisé dans la Rumba et qui se retrouve également dans les formations de Salsa. Le terme « Temba » peut désigner une musique d’autrefois, par opposition, justement, à la Timba. En changeant de mari, les deux femmes de la chanson changent ainsi de style de musique et de danse, hésitant par exemple, comme le texte y fait d’ailleurs allusion, entre Rumba, Timba et danses traditionnelles.

Poursuivons par le sens érotico-amoureux. Le terme « temba » désigne une personne d’âge mûr, qui peut être recherché pour la sécurité matérielle qu’elle est susceptible de procurer à son compagnon où à sa compagne. Un timba est un homme plus jeune – littéralement celui qui a des « timbales », des couilles, et j’arrête là mon commentaire. La tumba est la tombe, et peut vouloir dire aussi « lâche-moi, laisse-moi tranquille ». Dans cette perspective, les femmes mettent en jeu des stratégies amoureuses différentes selon la nature de leurs attentes et de leurs sentiments vis-à-vis des partenaires de l’autre sexe : jeune amant fougueux, protecteur mûr, vieillard proche de la tombe..

Achevons enfin par le sens criminel. En argot, le tumba, c’est le voleur ; le timba, c’est celui qui a le courage d’enfreindre la loi ; « temba » désigne une personne d’âge mûr, plus rangée et/ou respectable. Selon cette approche, les femmes hésitent donc entre des compagnons entretenant des rapports différents avec la légalité et avec le crime. Cette explication est sans doute la plus fragile et la plus artificielle des trois.

Il est à mon avis vain de chercher à identifier la « bonne » explication de texte parmi les trois précédentes. Toute la saveur du texte tient au contraire dans sa polysémie des termes utilisée, et dans la manière dont leur signification peut vaciller au gré des humeurs et de l’imagination personnelle de l’auditeur. Et puis, on peut aussi considérer que le jeu des assonances se suffit à lui-même, en dehors de tout contenu sémantique. J’ai cependant une forte préférence pour l’explication musicale, la plus spontanément évidente, et d’ailleurs soulignée à deux ou trois reprises dans le texte : « Voila me ne fait signe la Temba de Tumba / Elle ne veut pas qu’on lui joue de Timba » ; « La petite amie de Temba, paraissait s’ennuyer (…) / Elle ne voulait plus danser la Rumba ».

Mais enfin, à vous de choisir…

Fabrice Hatem

Ses interprétations par le Groupe Los Van Van

En concert Live pour les 30 ans de Los Van Van (avec un magnifique numéro de scène de Mayito)

Dans le CD Llego Van Van (1999)

Ses paroles en espagnol[1]

Sa traduction en français

Temba, Timba, Tumba
(Cesar « Pupy » Pedroso)

Voy hacerte una versión
De las tantas que ha habido
Dos mujeres y tres maridos,
Buscaban su ubicación. (bis)

Temba, Tumba y Timba oh oh oh !
Discutieron por dos amores oh oh oh oh !
La de Temba se fue con Tumba
La de Tumba escapó con Timba. (bis)

Así fué, tremendo lio
La parejita de Temba, al parecer aburrida
Quiso hacer cambio de vida
Y no hay nadie que la entienda
No quiso bailar más rumba
Y quiso cambiar de estilo
Cambiando al Temba por Tumba,
Así cambia de marido.

Temba, Tumba y Timba oh oh oh !
Discutieron por dos amores oh oh oh oh !
La de Temba se fue con Tumba
La de Tumba escapó con Timba. (bis)

Ahí mamá, que se formó la corredera
La compañera de Tumba, mirando lo que pasaba,
Sin comentar casi nada, no quiso ser la excepción
Tú le darás la razón, sabiendo que está muy linda,
De Tumba pasó pa’ Timba, para cambiar de sabor. (bis)

Temba, Tumba y Timba oh oh !
Discutieron por dos amores oh oh !
La de Temba se fue con Tumba
La de Tumba escapó con Timba. (bis)

Oye!
Y se formó el despelote[2] y se formó la corredera!
Cada uno cogió por su lado caballeros,
Igualito a la novela
La de Brazil.[3]

Temba, Tumba y Timba
Discutieron por dos amores, si!
La de Temba se fué con Tumba
La de Tumba escapó con Timba.

Eso! Cada uno goza con lo que le gusta
Cada cosa tiene distinto sabor
Temba pa’ca, Timba pa’qui, Tumba pa’lla
Y esto no hay quien no lo entienda. Oye !

Y ahora me pide la Temba de Tumba
Por eso no quiere que le toquen timba
Ahora me pide la Temba de Tumba,
Solo quiere guaguanco
Y ahora me pide la Temba de Tumba
Por eso no quiere que le toquen timba
Van van yo te doy, yo te doy lo que tú quieras ahora
Pero no me apures el tumbado.
Y ahora me pide la Temba de Tumba
Por eso no quiere que le toquen Timba.
Como no!
Mira!
Y en eso llegó el doctorrrrr
Manejando un cuadrimotorrrrr…
Y ahora me pide la temba de tumba
Por eso no quiere que le toquen Timba.
Repito
Y en eso llegó el doctorrrrr
Manejando un cuadrimotorrrrr…
Y ahora me pide la Temba de Tumba
Por eso no quiere que le toquen timba.
Ha, ha hay, mi madre, se pasó la noche en vela
Se pasó la noche gozando
Y por eso, mira lo que pasó.

La gente que anoche no durmió
Que? Hay! Misericordia por diós !
Misericordia le pido a esa gente linda
Que anoche en la cama no encontró.
La gente que anoche no durmió
Oye! Hay! Misericordia por dió s!
Se pasó la noche en vela,
Seguro mirando la telenovela
Y tomando ron willian
La gente que anoche no durmió
Hay! Misericordia por diós !
De sabrosura en sabrosura, de vacilón en vacilón
Presta atención
La gente que anoche no durmió
Hay! Misericordia por diós!

Mambo!
Si!
Qué?
Caballeros misericordia
Hay! Misericordia por diós!
Eso es
Qué?
Hay! Misericordia por diós!
Oye charlie! Misericordia pa’ti
Hay! Misericordia por diós!
La la la la la la
Cante mi gente
Canta
Alexi, José, Misericordia
Hay! Misericordia por diós!
Ave Maria…

Temba, Timba, Tumba
(Traduction de Fabrice Hatem)

Je te propose une version
Entre tant d’autres qui existent…
Deux femmes et trois maris
Recherchaient leur position.

Temba, Tumba et Timba, oh oh
Disputaillaient pour deux amours oh oh
Celle de Temba est allée avec Tumba
Celle de Tumba est partie avec Timba, hein !

Ce fut un mic-mac, vrai de vrai
La petite amie de Temba, qui paraissait s’ennuyer
Voulut faire changer sa vie
Mais là, personne ne l’a compris
Elle ne voulait plus danser la rumba,
Elle voulait changer de style
Et en changeant Temba pour Tumba,
De mari aussi elle changea.

Temba, Tumba et Timba, oh oh
Disputaillaient pour deux amours oh oh
Celle de Temba est allée avec Tumba
Celle de Tumba est partie avec Timba.

C’est comme ça, dis donc, que la ronde s’est formée
La compagne de Tumba, regardant ce qui se passait
Sans faire aucun commentaire, ne voulut pas faire exception
Comme elle était très belle, tu lui donneras raison
De Tumba elle est passée à Timba, pour changer de chanson.

Temba, Tumba et Timba, oh oh
Disputaillaient pour deux amours oh oh
Celle de Temba est allée avec Tumba
Celle de Tumba est partie avec Timba.

Ecoutez !
Alors, quel meli-mélo quel mic-mac !
Chacun s’est amusé de son côté messieurs
Un peu comme dans le feuilleton
Celui du Brésil.

Temba, Tumba et Timba,
Disputaillaient pour deux amours, ou !i
Celle de Temba est allée avec Tumba
Celle de Tumba est partie avec Timba.

Voila ! Que chacun s’amuse avec qui lui plaira
Chaque chose possède une saveur à elle
Temba par là, Timba par ici, Tumba par là-bas
Il n’y personne qui ne le comprenne. Ecoute !

Voila que me ne fait signe la Temba de Tumba
Elle ne veut pas qu’on lui joue de Timba
Voila me ne fait signe la Temba de Tumba
Elle ne veut que du Guaguanco
Voila me ne fait signe la Temba de Tumba
Elle ne veut pas qu’on lui joue de Timba
Van Van, je te donne, je te donne ce que tu veux
Mais ne vas pas plus vite que le tambour.
Voila que me ne fait signe la Temba de Tumba
Elle ne veut pas qu’on lui joue de Timba
Comment donc !
Regarde !
Et là arrive le docteur,
Qui conduit un quadrimoteur…
Voila que me ne fait signe la Temba de Tumba
Elle ne veut pas qu’on lui joue de Timba.
Je répète
Et là arrive le docteur,
Qui conduit un quadrimoteur…
Voila que me ne fait signe la Temba de Tumba
Elle ne veut pas qu’on lui joue de Timba.
Ah, ah maman, on a passé une nuit blanche
On a passé la nuit à faire la fête
Et voila, regarde ce qui ce est arrivé.

Les gens qui hier n’ont pas dormi
Quoi ? Ah ! Mon Dieu, miséricorde !
Je demande miséricorde à ces gens très gentils
Que hier on n’a pas vu dans leur lit.
Les gens qui hier n’ont pas dormi
Quoi ? Ah ! Mon Dieu, miséricorde !
La nuit s’est passée à veiller,
Pour sûr en regardant la télé-nouvelle
Et en buvant du rhum William
Les gens qui hier n’ont pas dormi
Quoi ? Ah ! Mon Dieu, miséricorde !
De saveur en saveur, de plaisir en plaisir
Attention, attention !
Les gens qui hier n’ont pas dormi
Quoi ? Ah ! Mon Dieu, miséricorde !

Mambo !
Oui !
Quoi ?
Messieurs, miséricorde
Mon Dieu, miséricorde !
C’est ça
Quoi ?
Mon Dieu, miséricorde !
Ecoute Charlie ! Miséricorde pour toi
Ah, Mon Dieu, miséricorde !
La la la la la
Chantez les amis
Chantez
Alexis, Jose, Miséricorde…
Mon Dieu, miséricorde !
Ave Maria…

Références complémentaires

Pour une présentation générale du groupe Los Van Van

Sur le parcours musical du groupe Los Van Van

Sur le songo

Sur la Timba (article n°1)

Sur la Timba (article n°2)


[1] Le texte est basé sur la version de l’album Llego Van Van. Les parties interprétées par le chœur figurent en italiques.
[2] Moment de la danse où les couples se rapprochent et s’enlacent de manière très suggestive.
[3] De nombreux feuilletons d’origine latino-américaine sont programmés à la télévision cubaine où ils rencontrent un grand succès populaire. Peut-être s’agit-il d’une allusion à l’un d’entre eux ?

Te dejo libre

Te dejo libre

ImageL’oeuvre

Cette chanson timba romantique a été enregistrée en 2000 par Manolito Simonet y su Trabuco dans l’album Para que baile Cuba, avec la voix de Sixto Llorente « El indio ».

Le texte décrit l’histoire assez classique d’un amour non partagé qui conduit l’amant malheureux à une rupture teintée de rancoeur.

 

Fabrice Hatem

 

Ses interprétations par Manolito Simonet y su trabuco


Dans l’album Para que baile Cuba (2000)

Ses paroles en espagnol[1]

Sa traduction en français

Te dejo libre
(Manolito Simonet)

Querido amor con todo lo que duele…
Decir adios a lo que mas se quiere…
Me allejaré de ti aunque me muera …
Es que yo creo que eso es lo que deseas…….
No quiero mas sentirme mal querido….
Tomo un amor como cualquier mendigo….
Bastante he soportado tus desprecios …
Tu alcaneria [2]y el descaro de tus besos…

Te dejo libre de hoy en adelante ….
Auque enloquesca en el intento de olvidarte…
Que estoy de mas en este mundo
Que soy un perro vagabundo.
Ya encontraré en la vida alguien que me ame…
Te dejo libre ya de mi presencia….
Llevo en el alma la amargura y la tristeza…
De haber amado sin medida a un maniqui
Sin fantasia sin corazon sin alma …
Igual al que una piedra.

Querido amor tu alma fria y muda …
No sabe y no sabra lo que es ternura
Y antes de morir a manos tuyas
Renuncio a ti espero yo buscarte nunca…

Te dejo libre de hoy en adelante ….
Aunque enloquesca en el intento de olvidarte…
Que estoy de mas en este mundo
Que soy un perro vagabundo.
Ya encontrare en la vida alguien que me ame…
Te dejo libre ya de mi presencia….
Llevo en el alma la amargura y la tristesa…
De haber amado sin medida a un maniqui
Sin fantasia sin corazon sin alma …
Igual al que una piedra.

No sufras y se feliz……

Tu no sabes lo que yo pase en vida …
Es que ella nunca me quiso
Y tu sabes como la deje
Soltera[3] y sin compromiso
Sigue por tu camina no quiero nada contigo …
Y hoy te dejo libre soltera y sin compromiso…
Si encuentras un amor que te comprenda
Y sepas que te quiere mas que a nadie ..
Entonces yo dare la media vuelta ….
Y me ire como el sol como muere la tarde
Sigue por tu camina, no quiero nada contigo
Camino, por tu camino
Y hoy te dejo libre soltera y sin compromiso…
Buscaras otros amores para saciar tu emoción …
Si encuentras uno que sea como yo..
Enpujalo que es de carton ….

Churu churu… ruuuuuuu
Churu ru ru churuuuuuuuu
Como ?
Soltera y sin conpromiso
Y mira como fue y mira como fue y mira como fue …..
Soltera y sin conpromiso
Se olvido de este hombre que siempre la quiso
Soltera y sin conpromiso
Oye y yo me visto y no llego al piso
Soltera y sin conpromiso
Y mira como esta la niña, oye…
Soltera y sin conpromiso
andaaa miraa
Soltera y sin conpromiso
Y mira como esta la niña
Soltera y sin conpromiso
Relajadita, relajaditaaa, solita
Soltera y sin conpromiso

Je te laisse libre
(Traduction de Fabrice Hatem)

Amour chéri, comme cela fait mal…
De dire adieu à ce que l’on aime le plus…
Je m’éloignerai de toi, même si j’en meurs…
Et je crois que c’est ce que tu désires…
Je ne veux plus me sentir mal aimé…
Je demande ton amour comme un mendiant…
J’ai assez supporté ton indifférence…
De tes rebuffades et tes baisers sans amour…

Je te laisse libre à partir de maintenant…
Même si cela me rend fou d’essayer de t’oublier…
Je suis de trop sur cette terre
Je suis comme un chien vagabond.
Je rencontrerai dans ma vie quelqu’un qui m’aime…
Je te laisse libre de ma présence…
Je porte dans mon âme l’amertume et la tristesse…
D’avoir aimé sans mesure un pantin
Sans fantaisie, sans cœur, sans âme…
Pareille à une pierre.

Cher amour, ton âme froide et muette
Ne sais pas, ne saura jamais ce qu’est la tendresse
Et avant de mourir de tes mains
Je renonce à toi, j’espère ne jamais te chercher…

Je te laisse libre à partir de maintenant…
Même si cela me rend fou d’essayer de t’oublier…
Je suis de trop sur cette terre
Je suis comme un chien vagabond.
Je rencontrerai dans ma vie quelqu’un qui m’aime…
Je te laisse libre de ma présence…
Je porte dans mon âme l’amertume et la tristesse…
D’avoir aimé sans mesure un pantin
Sans fantaisie, sans cœur, sans âme…
Pareille à une pierre.

Ne souffres pas et sois heureuse…

Tu ne sais pas ce que j’ai souffert dans ma vie…
Parce qu’elle ne m’a jamais aimé
Et tu sais comment je l’ai laissée
Solitaire et sans liens
Continue ton chemin, je veux rien de toi…
Je te laisse libre, solitaire et sans liens…
Si tu rencontres un amour qui te comprend
Et que tu sais qu’il t’aime plus que personne d’autre
Alors je tirerai ma révérence…
Je m’en irai comme le soleil, comme meurt le jour.
Suis ton chemin, je ne veux rien avoir à faire avec toi
Ton chemin, suis ton chemin
Je te laisse libre, solitaire et sans liens…
Tu chercheras d’autres amours pour assouvir ton coeur
Si tu en rencontres un qui soit comme le mien…
Pousse-le de côté comme un bout de carton

Churu churu… ruuuuuuu
Churu ru ru churuuuuuuuu
Comment ?
Solitaire et sans liens
Et regarde ce qui fut, ce qui fut, ce qui fut
Solitaire et sans liens
Elle oublie cet homme qui l’a toujours aimé
Solitaire et sans liens
Ecoute, je vois bien que je ne vais pas y arriver
Solitaire et sans liens
Et regarde comment est cette petite
Solitaire et sans liens
Viens, regarde…
Solitaire et sans liens
Et regarde comment est cette petite
Solitaire et sans liens
Bien relax, bien relax, solitaire
Solitaire et sans liens

Références complémentaires

Biographie de Manolito Simonet

Analyse détaillée de l’œuvre de Manolito Simonet

– Entretien avec Manolito Simonet (en espagnol)

Discographie de Manolito Simonet y su Trabuco


[1] Le texte est basé sur la version de l’album Para que Baile Cuba proposée en lien. Les parties interprétées par le chœur figurent en italiques.
[2] Alcaneria est un vieux mot espagnol d’origine arabe désignant le chardon. J’ai essayé de trouver une traduction par approximations respectant le contexte de la chanson (chardon = piquant = rebuffade). Si quelqu’un trouve mieux…
[3] Vieille fille.

Te busco

Te busco

ImageL’œuvre

Te Busco est une bachata composée par Victor Victor (Photo ci-contre). Celui-ci est généralement considéré comme l’un des musiciens qui contribuèrent à « réinventer » la bachata dominicaine et à l’imposer sur la scène internationale, la transformant en un phénomène de masse.

Cette chanson romantique décrit en de très belles formules le deuil d’un amant éploré, évoquant avec nostagie le souvenir de la femme disparue.

Poursuivant sa démarche d’exploration, de modernisation et de popularisation des rythmes caraïbes auprès du public nord-américain, la chanteuse Celia Cruz enregistra ce thème en 1993 dans l’album Azucar Negra.

Fabrice Hatem

Son interprétation par Celia Cruz


Dans l’album Azucar Negra (1993)

Ses paroles en espagnol

Sa traduction en français

Te busco
(Victor Victor)

Al cielo una mirada larga
Buscando un poco de mi vida
Mis estrellas no responden
Para alumbrarme hacia tu risa
Olas que esfuman de mis ojos
A una legión de tus recuerdos
Me roban formas de tu rostro
Dejando arena en el silencio

Te busco perdida entre sueños
El ruido de la gente
Me envuelven en un velo
Te busco volando en el cielo
El viento te ha llevado
Como un pañuelo viejo

Y no hago mas que rebuscar
Paisajes conocidos
En lugares tan extraños
Que no puedo dar contigo

En cualquier huella te persigo
En una sombra te dibujo
Huellas y sombras que se pierden
La suerte no vino conmigo

Y no hago mas que rebuscar
Paisajes conocidos
En lugares tan extraños
Que no puedo dar contigo

Te busco perdida entre sueños
El ruido de la gente
Me envuelven en un velo
Te busco volando en el cielo
El viento te ha llevado
Como un pañuelo viejo

Y no hago mas que rebuscar
Paisajes conocidos
En lugares tan extraños
Que no puedo dar contigo

(Instrumental)

Te busco perdida entre sueños
El ruido de la gente
Me envuelven en un velo
Te busco volando en el cielo
El viento te ha llevado
Como un pañuelo viejo

Y no hago mas que rebuscar
Paisajes conocidos
En lugares tan extraños
Que no puedo dar contigo

Y te busco…

Je te cherche
(Traduction de Fabrice Hatem)

Je jette un long regard vers le ciel
En y cherchant un peu de ma vie
Mais les étoiles ne répondent pas
Pour me guider jusqu’à ton rire
Ces vagues s’échappant de mes yeux
A la pensée de mille souvenirs de toi
Me volent la forme de ton visage
Et ne laissent que sable et silence

Je te cherche, perdue entre mes rêves
Tandis que la rumeur du monde
M’enveloppe comme dans un voile
Je te cherche, volant dans le ciel
Où le vent t’a emportée
Comme un vieux morceau de tissu

Je ne fais rien que rechercher
Des paysages connus
Dans des lieux devenus étrangers
Où je ne peux plus aller avec toi

Je cherche partout tes traces
Je te dessine dans une ombre
Trace et ombres qui se perdent
La chance ne fut pas avec moi

Je ne fais rien que rechercher
Des paysages connus
Dans des lieux devenus étrangers
Où je ne peux plus aller avec toi

Je te cherche, perdue entre mes rêves
Tandis que la rumeur du monde
M’enveloppe comme dans un voile
Je te cherche, volant dans le ciel
Où le vent t’a emporté
Comme un vieux foulard si léger

Je ne fais rien que rechercher
Des paysages connus
Dans des lieux devenus étrangers
Où je ne peux plus aller avec toi

(Instrumental)

Je te cherche, perdue entre mes rêves
Tandis que la rumeur du monde
M’enveloppe comme dans un voile
Je te cherche, volant dans le ciel
Où le vent t’a emporté
Comme un vieux foulard si léger

Je ne fais rien que rechercher
Des paysages connus
Dans des lieux devenus étrangers
Où je ne peux plus aller avec toi

Et je te cherche…

Références complémentaires

Dossier multimédia du Smithonian Institute sur Celia Cruz

Biographie en français de Célia Cruz

Biographie de Victor Victor

Sonero

Sonero

ImageL’œuvre

Ce son a été écrit par le compositeur cubain Cheo Marquetti à la fin des années 1950. A cette époque, le son subissait la concurrence d’autres styles musicaux d’ailleurs en partie inspirés de lui, comme le Mambo ou le Cha cha cha. Face à ce péril, la chanson demande aux interprètes – notamment aux chanteurs – de rester fidèles au son et de ne pas l’abandonner pour des formes de musique nouvelles. Ce thème de la « défense du son » de retrouve dans de nombreuses autres chansons cubaines de la même époque, comme Son al son ou Mi son, mi son, mi son.

Quelques années plus tard, ce thème sera magnifiquement repris aux Etats-Unis par l’orchestre de Johnny Pacheco (voir photo ci-contre), avec la voix de Pete « Conde » Rodriguez, dans l’album La Perfecta Combinacion (1969). Cette interprétation à la sonorité envoûtante montre à quel point ces fondateurs du genre « salsa » alors en gestation étaient enracinés dans la musique traditionnelle des Caraïbes.

Fabrice Hatem

Ses interprétations


Par l’orchestre de Cheo Marquetti (fin des années 1950)

Par Johnny Pacheco avec la voix de Pete « Conde » Rodriguez

Ses paroles en espagnol[1]

Sa traduction en français

Sonero (2)
(Cheo Marquetti)

Sonero nunca olvides tu son, sonero (bis)
Si ayer te sedujo el mambo
Y hoy te aburre el cha cha cha
Si le son es lo mas sublime
Que se has hecho para bailar.

Sonero nunca olvides tu son, sonero (bis)
Tu nombre no se ha borrado
En tu alma de rumbero
Y aunque te hayan olvidado,
Tu mueres siendo sonero.

Sonero nunca olvides tu son, sonero (bis)
A Rafael Barroso (3), a Piñeiro canto yo
Esos son grandes soneros,
Que siempre Cuba amamentó.

Sonero nunca olvides tu son, sonero (rép..)
Oy, que lindo que lindo es mi son
Sonero nunca olvides tu son, sonero
No quiero mambo ni Rock n’rock
Sonero nunca olvides tu son, sonero
Lo que quiero mi negrita es mi lindo son
Sonero nunca olvides tu son, sonero

(Instrumental)

Sonero nunca olvides tu son sonero
Que lindo suena mi son
Sonero nunca olvides tu son sonero
Ah mira mi negrita que mi son
Sonero nunca olvides tu son sonero

Sonero
(Traduction de Fabrice Hatem)

Sonero n’oublie jamais ton Son, sonero
Si hier t’a séduit le Mambo
Et qu’aujourd’hui t’ennuie le Cha cha cha
Si le Son est le plus sublime
De ce qui s’est fait pour danser.

Sonero n’oublie jamais ton Son, sonero
Ton nom ne s’est pas effacé
Dans ton âme de rumbero,
Et même si tu es oublié,
Tu meurs en restant sonero.

Sonero n’oublie jamais ton Son, sonero
Moi je chante Rafael Labarroso et Piñeiro
Ce sont de grands soneros,
Dont Cuba fut toujours le berceau.

Sonero n’oublie jamais ton Son, sonero
Comme il est beau il est beau mon Son
Sonero n’oublie jamais ton Son, sonero
Je ne veux ni Mambo ni Rock n’rock
Sonero n’oublie jamais ton Son, sonero
Ce que j’aime ma chérie, c’est le son
Sonero n’oublie jamais ton Son, sonero

(Instrumental)

Sonero n’oublie jamais ton Son, sonero
Commme il sonne bien, mon Son
Sonero n’oublie jamais ton Son, sonero
Ah, regarde, ma chérie, c’est mon Son
Sonero n’oublie jamais ton Son, sonero

Références complémentaires

Biographie de Cheo Marquetti

Biographie de Johnny Pacheco


[1] Le texte est basé sur la de Cheo Marchetti. Les parties interprétées par le chœur figurent en italiques.
[2] Sonero : chanteur de son (avec une notion d’improvisation).
[3] La chanson dit « Rafael Barroso ». Mais le grand chanteur Sonero, membre de l’orchestre de Ignacio Pineiro, s’appelait Abelardo Barroso. Quelqu’un peut-il m’expliquer ?

Son de la Loma

Son de la Loma

Image Pour lire une traduction de ce texte, cliquez sur le lien suivant : Loma.

Ecrit en 1922, ce Son est né, comme beaucoup d’autres chansons de Miguel Matamoros, d’une anecdote personnelle. A la fin d’un concert donné dans un café de Santiago de Cuba, l’auteur était en train de travailler sur une nouvelle mélodie. Il vit alors arriver une mère de famille qui lui dit : « Ma fille est folle de vos chansons et voudrait savoir d’où vous venez. Je lui ai dit : »ils viennent de la Loma[1]« . Et depuis, elle me répète sans arrêt : « Maman, ils viennent de la Loma » ». C’est ainsi que naquirent les paroles et le titre de la mélodie que Miguel Matamoros était en train de composer[2].

Au-delà de son côté bon enfant, cette anecdote est révélatrice de l’idiosyncrasie si particulière de Santiaguo de Cuba, ville où la création musicale semble – encore aujourd’hui – littéralement surgir de chaque maison, de chaque coin de rue, de chaque bistrot, comme une source directement jaillie de l’âme populaire. Pour quiconque connait et aime cette ville, il n’y a absolument rien d’étonnant à ce qu’une petite fille, une voisine en bigoudis, le boulanger du coin ou le conducteur d’une carriole soient un jour directement associés, d’une manière ou d’une autre, à la naissance d’une œuvre musicale, du fait de la mystérieuse et fascinante empathie existant entre les artistes de cette ville et ses habitants.

Quant au texte de cette chanson, il renferme plusieurs subtilités en forme de jeux de mots (voir lien, pages 174-175). Tout d’abord, le titre (« Son de Loma ») peut prendre deux sens différents – quoique complémentaires :  » Ils sont des collines » (en référence aux chanteurs) ou  » Le Son des collines » (en référence au style musical). Ensuite, les termes « Loma » et Llano », au-delà de leur sens littéral (la colline et la plaine), désignent également, de manière plus imagée, une opposition entre la ville de la plaine (La Havane) et la ville des collines (Santiago de Cuba). Enfin, le patriotisme Santiaguero de l’auteur s’affirme quand il désigne dans la chanson cette ville, première capitale historique de Cuba, comme « terre souveraine », alors que ce titre est habituellement réservé à la Havane, capitale actuelle du pays.

La discographie de « Son de la Loma » est absolument gigantesque. Depuis des orchestres de son anciens comme le Trio Matamoros ou le Sexteto Ignacio Piñeiro jusqu’à des interprètes contemporains comme José Feliciano, Monguito ou le Trio Matanceros, ce sont des centaines, peut-être des milliers d’orchestres qui ont inscrit ce thème – modernisé au fil des ans pour s’intégrer au style du latin Jazz ou de la timba Cubaine – à leur répertoire. Citons parmi les plus récents, dans un désordre complet et sans évidement aucune ambition d’exhaustivité : Los guaracheros, Raiz Latina, Emiliano Salvadore, Armando Sanchez y su conjunto, Manuel Torres y su banda…

Je vous propose d’écouter ce thème dans une interprétation du Trio Matamoros, tout en lisant ma traduction.

Fabrice Hatem


[1] Des collines (ce qui, dans un sens imagé, signifie aussi : « de Santiago de Cuba »).
[2] Dans une autre version de la même anecdote, l’auteur venait de donner une sérénade en pleine rue, en compagnie d’un autre musicien, Alfonso del Rio. Ils entendirent, dans une maison voisine, une voix de petite fille demander :  » Maman, est-ce qu’ils sont de la Havane, ces chanteurs ? ». La maman lui répondit alors: « Non, ma fille, ils sont de Santiago, ils sont de la loma ».
Son al Son

Son al Son

ImagePour consulter une traduction de cette chanson, cliquez sur le lien suivant : sonalson.

Ce Son, écrit dans les années 1950 par César Portillo de La Luz, est à la fois un hymne à l’authentique musique populaire cubaine et une dénonciation de ses déformations commerciales.

Il ne faut cependant pas y voir un texte aux tonalités passéistes. Son auteur, en effet, fut également l’un des plus grands rénovateurs de la musique cubaine : au cours des années 1940 et 1950, il fut à l’origine d’un nouveau style, appelé « feeling », qui rénova la Trova traditionnelle par l’invention de formes plus libres, l’enrichissement des rythmes et des harmonies, et l’incorporation d’influences venus du jazz et de la musique nord américaines.

Son Al Son fut interprété dès sa création par l’Orquesta Aragòn et figure toujours aujourd’hui à son répertoire. Je vous propose d’écouter cette œuvre interprétée par la voix de Cheo Feliciano, accompagné par l’Orquesta Aragón, tout en lisant ma traduction.

Fabrice Hatem

Solo tu y yo

Solo tu y yo

ImageL’oeuvre

Cette chanson fut composée dans les années 1960, sur un rythme de Bolero-feeling, par Giraldo Piloto (père) et Alberto Vera. Omara Portuondo en fit un grand succès en 1966.

C’est en hommage à son père et à cette grande chanteuse que Giraldo Piroto (fils) a repris ce thème en 2008, avec un rythme plus proche de la Timba, mais toujours avec la voix d’Omara, dans l’album éponyme Solo tu y yo de son groupe Klimax.

Fabrice Hatem

Ses interprétations par l’orchestre Klimax et Omara Portuondo

Dans l’album Solo tu y yo (2008)

Ses paroles en espagnol[1]

Sa traduction en français

Solo tu y yo
(Piloto / Vera)

Mi corazón supo por fin que existías
Ya sin cessar late por ti día tras día
Y es que llegó lo que jamás soñó
Lo que su fe no presentía.
Y aunque jamás me has dicho que tú me quieres
Hay algo en ti que ya negar tú no puedes
Y es que estremece la emoción mi ser
Cuando al mirarnos me comprendes.
Ven, ven, a confirmar mi fe
Ven, ven, que encontraremos
Un sitio en el mundo donde estemos
Solo tú, solo tú y yo.
Solo tú, solo tú y yo.

Solo tú y yo podemos entender
Lo que en las noches queremos hacer, toda una vida.
Toda la vida estaria con tigo
Solamente una vez , solamente vez, una vez, y nada mas
Tu me quieres, yo te quiero,
Tu me adoras, y te adoro
Solo tu yo, vamonos pa’l monte[2],
Solo tu yo yo
Suavuevito suavecito suavetriocomo me gusta mas
Pero ponga tu mano aqui, sobre mi pom pom pom
Suavecito en la loma y besitos en el llano
Vamo’ a ver , vamo’a ver
Tu y yo vamo’ a hacer un revolico
Vamo’ pa’l monte pa’dar besitos
Que no nos sigan….(rép.)

Seulement toi et moi
(Traduction de’Fabrice Hatem)

Mon coeur enfin a découvert que tu existais
Et depuis ne cesse de battre pour toi pour jour après jour
Parce qu’est arrivé ce qu’il n’avait jamais révé
Ce que ne pressentait pas son espérance.
Et même si tu ne m’as jamais dit que tu m’aimais
Il y a quelque chose en toi que tu ne peut nier
Et qui fait frémir mon être d’émotion
Quand d’un seul regard tu me comprends.
Viens, viens, pour répondre à mon espérance.
Viens; viens, pour que nous trouvions ensemble
Un endroit dans la monde où nous serions seuls
Seulement toi, toi et moi.
Seulement toi, toi et moi.

Seuls toi et moi pouvons nous comprendre
Que que nous voulons faire toutes les nuits, toute une vie.
Je serai toute ma vie avec toi.
Seulement une fois, seulement une fois, rien de plus
Tu m’aimes, je t’aime
Tu m’adores, je t’adore
Toi et moi seuls, partons dans la forêt,
Toi et moi seuls
Tout doux, tout doux, comme cela me plaît
Mets ta main ici, sur mon pom pom pom
Tout doux dans la colline, petits baisers dans la prairie
On va voir, on va voir
Toi et moi, nous allons faire un révolution
Allons dans la forêt pour nous embrasser
Et que personne ne nous suive…

Références complémentaires

Présentation très complète de la trajectoire artistique de Giraldo Piloto (fils) et du groupe Klimax


[1] Le texte est basé sur la version de l’interprétation de l’orchestre Klimax proposée en lien. Les parties interprétées par le chœur figurent en italiques.
[2] Sans en être tout à fait certain, je pense que l’expression « Vamos pa’l monte », au-delà de son sens littéral, a aussi dans la langue cubaine une signification imagée : quelque chose comme : « Eloignons-nous de l’agitation et des problèmes quotidiens pour retrouver la solitude heureuse et la simplicité de la nature ».

Siboney

Siboney

Image Pour lire une traduction de ce texte, cliquez sur le lien suivant : Siboney.

Siboney (titre original : « Canto Siboney »), écrite en 1927, est l’une des chansons les plus connues du célèbre pianiste et compositeur cubain Ernesto Lecuona. Initialement intégrée dans la zarzuela (petit opéra comique de style espagnol) La Tierra de Venus, elle a très rapidement connu un succès autonome, grâce notamment aux interprétations de Rita Montanier, Margarita Cueto et de l’orchestre Victor, dans des styles très variés allant du boléro au fox-trot (voir lien, pages 129 et 130).

Elle a été depuis reprise au répertoire d’un grand nombre de chanteurs de musique populaire, comme Esther Borja, Xiomara Alfaro, Liberta Lamarque, Maria America Samudio, Antonio Machin, Nana Mouskouri ou, plus récemment, Connie Francis. Elle a également été interprétée par de plusieurs chanteurs lyriques, comme José Carreras, Placido Domingo et Alfredo Kraus. Parmi les versions instrumentales, on peut citer, entre autres, celle, très jazzy, enregistrée par Xavier Cugat dans les années 1940 et, celle, beaucoup plus récente, de Ruben Gonzalez en (quasi-) solo de piano.

 

Je vous propose d’écouter ce thème dans une interprétation de Omara Portuondo, tout en lisant ma traduction.

Fabrice Hatem

 

Temba, timba, tumba

Si no te quieres tu

ImageL’oeuvre

Si no te quieres tu
est une chanson de timba écrite par Jorge Diaz sur une musique de Roberto Carlos Rodriguez.

Elle a été enregistrée par le groupe Los van van dans l’album Arrasando en 2009, avec la voix de Mayito.

Fabrice Hatem

 

Ses interprétations par le groupe Los van van

Clip vidéo associé à l’album Arrasando (2009)

Ses paroles en espagnol[1]

Sa traduction en français

Si no te quieres tu
(Jorge Diaz / Roberto Carlos Rodriguez)

Una mañana al despertar
Vi que no estabas
Con ansias te empecé a buscar
Y no te hallaba.

Solo una nota en un papel
Fue lo que me hizo comprender
Que nunca había sido mío
Tu querer.

Comprendo fue un error pensar
Que tu me amabas
Y que eran ciertas
Las caricias que me dabas.

Es que no puede imaginar
Que fue tu voz artificial
Y que era falso
El brillo de cada mirada.

Y así fue pasando el tiempo
Y con el te fui olvidando
Y el destino quiso un día
Verte frente a mi vagando
Y te quise saludar
Tan solo por cortesía
Y en tu rostro vi una huella de agonía.

Y el dolor te fue abrazando
Y el temor te fue acechando
Y tu alma fue perdiendo
Cada aliento
Y sentí pena por ti
Al pensar que no podrías
Ni tan siquiera compartir
Como una simple amiga mía.

Y ya ves!
Si tu no quieres nada más conmigo
Si ni siquiera puedo ser tu amigo
Dime que le voy a hacer?

Dime que le, dime
Dime, dime que le, que le, que le voy a hacer
Si tu no quieres nada más conmigo
Que pena me da
Aquí no hay nada que hacer…

Y ya ves!
Si tu no quieres nada más conmigo
Si ni siquiera puedo ser tu amigo
Dime que le voy a hacer?

Pa’lante, pa’lante vamos
Pero dime que te hice?
Pero dime que te hice yo?
Merezco una explicación!
Como he sido yo contigo mi nena
Ven ! Dame tu perdón
Perdóname! Perdóname corazón.

Y ya ves!
Si tu no quieres nada más conmigo
Si ni siquiera puedo ser tu amigo
Dime que le voy a hacer?

Nena porque no puedo encontrar
Un amor como tu oh como ayer
Si yo soy igual
Si no lo puedo hacer
Yo lo voy a ver.

Y ya tu ves, tu ves
Si no te quieres tu
Quien te va a querer ?

Si no te quieres tu dime
quien te va a querer
Son las cosas que he entendido.

Y ya tu ves, tu ves
Si no te quieres tu
Quien te va a querer ?

Ahora cada cuerpo en su camino
Tu no supiste entender.

Y ya tu ves, tu ves
Que le voy a hacer
Si no te quieres tu
Quien te va a querer ?

Seguirè mi melodia
La ruta mia ya tu lo ves suave.

Y ya tu ves, tu ves
Si no te quieres tu
Quien te va a querer ?

Duave
Suavecito…

Y ya tu ves, tu ves
Si no te quieres tu
Quien te va a querer ?

Vamos !

Dale, dale mambo !

Y ya tu ves, tu ves
Si no te quieres tu
Quien te va a querer ?

(Improvisation finale non reproduite)

Si tu ne t’aimes pas
(Traduction de Fabrice Hatem)

Un matin, je me suis réveillé
J’ai vu que tu n’étais pas là
Avec angoisse, j’ai commencé à te chercher
Mais je ne t’ai pas trouvée.

Seulement un mot sur un bout de papier
Et c’est lui qui m’a fait comprendre
Que jamais ne m’avais appartenu
Ton amour.

Je comprends, ce fut une erreur de penser
Que tu m’aimais
Qu’elles étaient sincères
Les caresses que tu me donnais.

C’est que je ne pouvais imaginer
Que tes mots furent artificiels
Et qu’il n’y avait que fausseté
Dans la lueur de tes regards.

Et ainsi le temps a passé
Et avec lui je t’ai oublié
Mais le destin voulut un jour
Que devant moi je te vis errer
Et je voulu te saluer
Par une simple courtoisie
Mais je vis sur ton visage une lueur d’agonie.

Et la douleur t’a enlacée
Et la peur t’a assiégée
Et ton âme s’est épuisée
Souffle après souffle
J’éprouvais de la peine pour toi
En pensant que tu ne pourrais pas
Partager quelque chose avec moi
Comme nous étions de simples amis.

Et regarde
Si tu ne veux plus rien savoir de moi
Si je ne peux même pas être ton ami
Dis-moi ce que je vais faire ?

Dis-le moi, dis-le moi !
Dis-le moi, dis-le moi ce que je vais faire
Si tu ne veux plus rien savoir de moi
Cela me donne tant de peine
Et là il n’a rien plus à faire….

Et regarde
Si tu ne veux plus rien savoir de moi
Si je ne peux même pas être ton ami
Dis-moi ce que je vais faire ?

Allons, il faut continuer à vivre
Mais dis-moi ce que je t’ai fait ?
Mais dis ce que je t’ai fait, moi ?
Je mérite une explication !
Dis-moi ce que j’ai fait de mal, petite
Allez ! Donne-moi ton pardon
Pardonne-moi ! Pardonne-moi mon cœur.

Et regarde
Si tu ne veux plus rien savoir de moi
Si je ne peux même pas être ton ami
Dis-moi ce que je vais faire ?

Petite, je pourquoi ne puis-je pas rencontrer
Un amour comme le tien oh comme hier
Si moi je n’ai pas changé
Pourquoi je ne pourrais pas le faire
Je vais bien voir.

Voila tu vois, tu vois
Si tu ne t’aimes pas,
Qui est-ce qui va t’aimer ?

Si tu ne t’aimes pas,
Dis moi qui va t’aimer
Ce sont les choses que j’ai entendues.

Voila tu vois, tu vois
Si tu ne t’aimes pas,
Qui est-ce qui va t’aimer ?

Maintenant chaque corps va son chemin
Tu n’as pas su comprendre.

Voila, tu vois, tu vois
Qu’est-ce que je vais faire
Si tu ne t’aimes pas
Qui est ce qui va t’aimer ?

Je continuerai ma chanson
Ma route tu vois, elle est tranquille.

Voila, tu vois, tu vois
Si tu ne t’aimes pas
Qui est ce qui va t’aimer ?

Doux
Tout doux…

Voila, tu vois, tu vois
Si tu ne t’aimes pas
Qui est ce qui va t’aimer ?

Allons !

Allez, mambo !

Voila, tu vois, tu vois
Si tu ne t’aimes pas
Qui est ce qui va t’aimer ?

(Improvisation finale non traduite)

Références complémentaires

– Pour un présentation générale du groupe Los Van Van
http://fr.wikipedia.org/wiki/Los_Van_Van

– Sur le parcours musical de Los Van Van
http://www.salsatimba.fr/salsa/discographies

– Une passionnante interview de Juan Formell
http://www.cubadebate.cu/noticias/2011/02/02/juan-formell-ser-un-van-van-es/

– Sur le songo
http://fr.wikipedia.org/wiki/Songo

– Sur l’album Arrasando (en espagnol)
http://www.instruccionesypasos.com/2009/02/juan-formell-los-van-van-arrasando-2009.html

– Sur l’album Arrasando (en anglais)
http://www.misterbryans.com/misterbryans/2009/02/arrasando-liner-notes.html


[1] Le texte est basé sur la version du clip associé à l’album Arrasando proposé en lien. Les parties interprétées par le chœur figurent en italiques.