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Si me quieres conocer

Si me quieres conocer

ImageL’œuvre

Cette Timba de Angel Bonne et Roelvis Reyes a été enregistrée avec la voix d’Armando « Mandy » Cantero dans l’album Tranquilo que yo controlo, publié en 2008 par l’orchestre Pupy y Los que Son Son.

Dans un texte d’un belle facture poétique qui contraste agréablement avec le style parfois relâché de certaines chansons de la Timba cubaine contemporaine, l’auteur exalte les racines populaires de sa musique, dont il se revendique l’héritier tout en critiquant les dérives du « star-system ».

Par son accent de sincèrité, par le pouvoir d’évocation de ses paroles et par le talent de ses interprètes, cette chanson est porteuse d’une forte charge émotionnelle. J’ai été particulièrement sensible à la douceur des refrains interprétés par le chœur, qui tranche avec la coloration beaucoup plus tonique, voire parfois un peu agressive, qui leur est habituellement donnée dans le reste du répertoire de la timba.

Fabrice Hatem

Ses interprétation par Pupy y Los que Son Son

 

A l’émission Donde Si No de la télévision cubaine

Autre version télévisée de Cuba

Ses paroles en espagnol[1]

Sa traduction en français

Se me queires conocer
(Angel Bonne / Roelvis Reyes)

Yo soy de allá
Yo soy de donde tú quieras
No hay más que hablar.

Ellos se preguntan todo el tiempo
Con quien salgo, con quien duermo
Que si vienes o te vas
Es la eterna y vil fascinación
Del que no ha encontrado nunca ocupación.

No dejo que el chisme me involucre
Que lo malo me preocupe busco la felicidad
Es que prefiero no hablar
Si me quieres conocer ahí te dejo mi cantar
Que dice…

Soy del barrio y de la vecindad
La la la la la la la
Y en el monte soy la tempestad
Oye dice mi coro :

Yo soy de aquí
¿Pero de dónde?
Yo soy de allá
Y en la frente llevo mi verdad
Soy del barrio y de la vecindad
La la la la la la la
Y en el monte soy la tempesta.

Eh yo me llamo como quiera
Yo soy de aquí
Yo soy de allá
Y en la frente llevo mi verdad.

No dejo que el chisme me involucre
Que lo malo me preocupe busco la felicidad
Es que prefiero ni hablar
Si me quieres conocer, ahí te dejo mi cantar
Es que prefiero no hablar
Si me quieres conocer, ahí te dejo mi cantar.

¡Oye! Vengo cantando bonito
Voy a decir la verdad
Pa’ expresar lo que yo siento
Hay le dejo mi cantar.

Yo soy de aquí
Yo soy de allá
Yo soy de donde tú quieras
No hay más que hablar.

Yo vengo de allá del monte,
Donde está la serranía
Donde todo el horizonte
Baila con la rumba mía.

Yo soy de aquí
Yo soy de allá
Yo soy de donde tú quieras
No hay más que hablar.

Yo soy, yo soy de la calle, soy de la escuela
Soy del barrio y de la universidad
Y porque cante mi rumba
No me llamen marginal;

Yo soy de aquí
¡Cubano defienda tu identidad !
Yo soy de allá
Yo soy de donde tú quieras
No hay más que hablar.

Oye también soy Yoruba Congo
Oye, soy Lucumí y Arará
África tu esclavo fui
Y hoy tengo mi libertad.

Yo soy de aquí
¡Y ahí na’má’!
Yo soy de allá
Yo soy de donde tú quieras.
No hay más que hablar.

Yo vengo de todas partes
Y hacia todas partes voy
Arte soy entre las artes,
En los montes, monte soy.

Yo soy de aquí
¡Rrrumbero de hoy!
Yo soy de allá
¡Ja!
Yo soy de donde tú quieras
No hay más que hablar.

Pa’ que no te quepa duda
Que lo que canto es verdad
Yo soy rumbero de Cuba
Entonces no hay más que hablar, eh eh !

¡Cómo!
¡Hasta ayer!
Ahora escucha mi consejo
Para que llegues a viejo.

Paso a pasito
Paso a paso llego lejos
Que he nacido en una tierra
Con herencias de rumbero.

Paso a pasito
Paso a paso llego lejos
Donde se escuche este amor
Oye de aquellos viejos soneros.

Paso a pasito
Pio Leyva, Ibrahim Ferrer, Cuni
Paso a paso llego lejos
Tiburón, Raúl Plana
Y El Benny con su sombrero
Paso a pasito
Piango, piango[2], chevere
Paso a paso llego lejos
Nunca los traicionaré
Voy siguiendo sus sendero
Paso a pasito
Timberooooo[3]
Paso a paso llego lejos

Hoy la rumba está de luto
Se ha muerto un gran tamborero
Paso a pasito
Paso a paso llego lejos
Y es que te nos fuiste Tata, Tata Güines
Y están llorando los cueros
Paso a pasito
Paso a paso llego lejos
Y estoy muy triste por dentro
Y escucha mi sentimiento
Paso a pasito
Desde aquí, desde la tierra
Paso a paso llego lejos
Te canta Mandy Cantero
Paso a pasito
Paso a paso llego lejos
¡Ahí na’ má’!
¡Cómo!
Paso a pasito
¡Oye!

Paso a paso llego lejos
Paso a pasito
A la la la…
Paso a paso llego lejos.

Si tu veux me connaître
(traduction de Fabrice Hatem)

Je suis de là – bas
Je viens de là où ça te plaît
Il n’y a rien d’autre à ajouter.

Ils passent leurs temps à se demander
Avec qui je sors, avec qui j’ai couché
D’où je viens et où je vais
C’est l’éternelle et vile fascination
De celui qui n’a pas d’autre occupation.

Dans ces ragots; je ne veux pas m’impliquer
Ni que le mal ne m’atteigne, je cherche la félicité
Alors je préfère ne pas parler
Si tu souhaites me connaître, alors pour toi je vais chanter
Ceci…

Je suis du voisinage et du quartier
La la la la la la la
Je suis la tempête dans la forêt,
Ecoute ce que dit mon chœur :

Je suis d’ici
Mais d’où, mais d’où ?
Je suis de là bas
Sur mon front je porte ma vérité
Je suis du voisinage et du quartier
La la la la la la
Je suis a tempête dans la forêt

Eh, je m’appelle comme on veut
Je suis d’ici
Je suis de là bas
Sur mon front je porte ma vérité.

Dans ces ragots, je ne veux pas m’impliquer
Ni que le mal ne m’atteigne, je cherche la félicité
Alors je préfère ne pas parler
Si tu souhaites me connaître, alors pour toi je vais chanter
Parce que je préfère ne pas parler
Si tu souhaites me connaître, alors pour toi je vais chanter.

Ecoute ! Je viens joliment chanter
Je vais dire la vérité
Pour exprimer ce que je ressens
Et pour cela je t’offre mon chant.

Je suis d’ici
Je suis de là bas
Je viens de là où ça te plaît
Il n’y a rien d’autre à ajouter.

Je viens de la forêt, là-bas,
Où trônent les monts
Là où sur ma rumba
Danse tout l’horizon.

Je suis d’ici
Je suis de là bas
Je viens de là où ça te plaît
Il n’y a rien d’autre à ajouter.

Je suis, je suis de la rue, je suis de l’école
Je suis du quartier et de l’université
Et lorsque je chante ma rumba
Qu’on ne traite pas de marginal.

Je suis d’ici
Cubain, défends ton identité !
Je suis de là bas
Je viens de là où ça te plaît
Il n’y a rien d’autrre à ajouter.

Ecoute je suis aussi Yoruba, Congo
Ecoute, je suis Locumi, Arara,
Africain, je fus ton esclave,
Maintenant j’ai ma liberté.

Je suis d’ici
Et voila tout !
Je suis de là-bas
Je viens de là où tu voudras
Il n’y a rien d’autre à ajouter.

Et je viens de tous les horizons
Je vais dans toutes les directions
Je suis un art entre les arts.
Je suis forêt dans la forêt.

Je suis d’ici
Rumbero d’aujourd’hui !
Je suis de là-bas
Oui !
Je viens de là où ça te plaît
Il n’a a rien a ajouter.

Pour qu’il ne te reste aucun doute
Que mon chant dit la vérité
Je suis rumbero de Cuba
Alors il n’y a rien à ajouter, eh, eh !

Comment !
Jusqu’à hier !
Maintenant écoute mon conseil
Pour pouvoir vivre bien vieux.

Petit pas à petit pas
Pas à pas j’arriverai loin
Car je suis né dans une terre
Ensemencée par la rumba.

Petit pas à petit pas
Pas à pas j’arriverai loin
Où on écoute cet amour
Chanté par de vieux soneros.

Petit pas à petit pas
Pio Leyva, Ibrahim Ferrer, Cuni
Pas à pas j’arriverai loin
Tiburón, Raúl Plana
Et Benny avec son grand chapeau
Petit pas à petit pas
C’est chouette
Pas à pas j’arriverai loin
Jamais je ne les trahirai
Je vais poursuivre leur chemin
Petit pas à petit pas
Timbero !!!
Pas à pas j’arriverai loin.

Aujourd’hui la rumba est en deuil
Un maître des tambours est mort
Petit pas à petit pas
Pas à pas j’arriverai loin
C’est que tu nous as quitté, Tata, Tata Guines
On entend pleurer les cuirs des tambours
Petit pas à petit pas
Pas à pas j’arriverai loin
Je suis très triste au fond de moi
Ecoute mes sentiments
Petit pas à petit pas
Depuis ici, depuis cette terre,
Pas à pas j’arriverai loin
C’est Mandy Cantero qui te chante
Petit pas à petit pas
Pas à pas j’arriverai loin
Un point c’est tout
Comment !
Petit pas à petit pas
Ecoute !

Pas à pas j’arriverai loin
Petit pas à petit pas
A la la la…
Pas à pas j’arriverai loin

Références complémentaires

Biographie de César « Pupy » Pédroso

Critique de l’album Tranquilo que yo controlo


[1] Le texte est basé sur la version de l’émission Donde si no de la télévision cubaine. Les parties interprétées par le chœur figurent en italiques.
[2] Le traducteur n’a pas saisi le sens de « piango ». S’agit-il de l’italien « Je pleure ? »
[3] Chanteur de Timba

Se Secó el Arroyito

Se Secó el Arroyito

Image Pour lire une traduction de cette chanson de Compay Segundo, cliquez sur le lien suivant : Se seco.

Cette belle Guajira fut intégrée dans l’œuvre théâtrale éponyme écrite Par Compay Segundo lui-même et étrennée avec succès au Théâtre national de Cuba, à la Havane, en novembre 2001. Cette pièce de théâtre, dont le thème est inspiré de faits réels, conte l’histoire des amours contrariés de deux jeunes gens pauvres. La mère de la fille souhaite en effet que celle-ci épouse le fils du directeur de la plantation de canne à sucre du village, qui est amoureux d’elle, et fait tout pour séparer les deux amants[1],.

Je vous propose d’écouter ce thème dans l’interprétation de François Wiss (guitare et chant), Julio Sanbillo (guitare) et Damian Quinones (cuatro), tout en lisant ma traduction.

 

Fabrice Hatem


[1] Source : Siempre Compay, Lino Betancourt, Collection Cinquillo, éditorial José Martí, 2009
Sandunguera

Sandunguera

ImageL’oeuvre

Cette célèbre Timba, écrite par Juan Formell, figure au répertoire de l’orchestre Los Van Van depuis 1983.

Elle a depuis lors été reprise in très grand nombre de fois dans différents albums du groupe, comme Este esta bueno (1995). Plusieurs de ces albums – par exemple ceux publiés en 1993 et 2008, ont d’ailleurs eux-mêmes pour titre Sandunguera.

S’inscrivant dans la tradition des texte de Son Cubain, la chanson a pour thème la description d’un personnage haut en couleur du quartier – ici une jeune noceuse. Ses roulements de hanche provocants nous rappellent un peu la manière de marcher de La mujer de Antonio de Miguel Matamoros (1929) ou lesattrait féminins surabondants de La Engañadora de Enrique Jorrin (1949).

Parmi les très nombreux enregistrements de ce thème, je vous propose d’écouter celui réalisé lors d’un concert public à Miami dans la seconde moitié des années 1990. La chaleur du contact entre le public et l’orchestre, la personnalité charismatique de Pedrito Calvo accompagné du jeune Mayito, les improvisations instrumentales èpoustouflantes (notamment celle de Pupy au piano) font de cette vidéo un véritable morceau d’anthologie.

Fabrice Hatem

Ses interprétations par le groupe Los Van Van et Pedrito Calvo

En concert à Miami à la fin des années 1990

Autre version « live » plus récente (Concert de commémoration ?)

Ses paroles en espagnol[1]

Sa traduction en français

Sandunguera
(Juan Formell)

¡¡Sandunga!!
Sandunguera!!

Sandunguera
Se te va por encima la cintura.
No te muevas más así
Que te vas por encima del nivel.(bis)

Y dicen que:
A esa muchacha
No hay quien le ponga el freno
¿Que que de qué?
Que si la siguen se lleva el baile entero
Que facilidad.

Mírala, mírala, mírala
Sandunguera
Se te va por encima la cintura.
No te muevas más así
Que te vas por encima del nivel. (bis)

Y dicen que..
Que no es un cuento
Lo de ese movimiento
¿Que que de qué?
Que si la sigues
Te deja casi muerto
Que facilidad
Mírala, mírala, mírala
Vamos!

Sandunguera
Se te va por encima del nivel.

Cuando va por las calles
De La Habana, vieja,
Todo el mundo grita:
¡Ahí va la sandunguera!
Ay no te muevas más así…
Que estás por encima del nivel..
A esa muchacha
No hay quien le ponga un freno.
Cuando llega al baile
Se lo lleva entero
Sandunga en la cinturita…
Sandunga en su movimiento.
Un meneito pa’qui, un meneito pa’lla.
Un meneito pa’qui, un meneito pa’lla.
Mira como me tienes,
Mira como me tienes.
Que me tiene con la lengua casi afuera !
Sandunga en la cinturita…
Sandunga en su movimiento
Ay… si sigue asi caminando
¡Rompe el pavimento!

(Instrumental et improvisation vocale)

Te vas pa encima
Vaya!
Que tú te vas por encima
Sandunguera, que tú te vas por encima

La noceuse
(Traduction de Fabrice Hatem)

C’est la noce !!
Quelle noceuse !!!

Noceuse
Tu remues bien haut tes hanches
Arrête de bouger comme ça
Tu les remues bien trop haut.

On dit que
A cette fille,
Personne ne peut lui mettre de frein
Quoi, quoi de quoi
Si on la suit elle se lève le bal tout entier
Quelle facilité.

Regarde là, regarde là, regarde là
Quelle noceuse
Tu remues bien haut tes hanches
Arrête de bouger comme ça
Tu les remues bien trop haut.

On dit que :
Que ce n’est pas un conte
Cette histoire de mouvement
Que que de quoi ?
Que si tu la suis,
Elle te laisse à moitié mort
Quelle facilité
Regarde la regarde la regarde la
Allons !

Quelle noceuse
Tu remues bien haut tes hanches.

Quand elle marche dans les rues
De La Habana Vieja
Tout le monde s’écrie :
Voilà la noceuse !
Arrête de bouger comme cela
Tu remues trop haut les hanches..
A cette fille,
Personne ne peut lui mettre de frein
Quand elle arrive au bal
Elle se le lève tout entier
C’est la noce avec les hanches
La noce dans ses mouvements.
Balancement par ici, balancement par là
Balancement par ici, balancement par là
Regarde comme tu me tiens,
Regarde comme tu me tiens
J’en ai presque la langue qui pend !
C’est la noce avec les hanches
La noce dans ses mouvements.
Ah ! Continue à marcher comme ça
Tu vas casser les pavés.

(Instrumental et improvisation vocale)

Tu remues bien haut les hanches
Allez !
Tu les remues bien haut
Noceuse, qu’est-ce tu les remues haut !

Références complémentaires

Pour un présentation générale du groupe Los Van Van

Sur le parcours musical de Los Van Van

Une passionnante interview de Juan Formell

Sur le songo


[1] Le texte est basé sur la version du concert de Miami proposé en lien. Les parties interprétées par le chœur figurent en italiques.

Sabroso

Sabroso

Image Pour consulter la traduction de cette chanson, cliquez sur le lien suivant : Sabroso

Le titre et le refrain ce Son très savoureux de Compay Segundo sont en fait des jeux de mots. En effet, Sabroso signifie bien sur « savoureux « . Mais il s’agit également du surnom d’un personnage très populaire à Santiago de Cuba dans les années où fut composée la chanson, et qui était connu pour la vantardise avec laquelle il évoquait ses très nombreuses aventures amoureuses.

Je vous propose d’écouter Sabroso dans, bien sur, une interprétation de Compay Segundo, tout en lisant ma traduction.

Fabrice Hatem

Rico vacilón

Rico vacilón

ImagePour consulter une traduction de cette chanson, cliquez sur le lien suivant : vacilon.

Composé au milieu des années 1950 par Rosendo Ruiz Quevedo, lui-même fils d’un très grand trovadore Santiaguero, Rosendo Ruiz Suárez, ce célèbre Cha-cha-chá a constitué dès sa naissance l’une des pièces maîtresse du répertoire de l’Orquesta Aragón.

Fondé en 1939 par Oreste Aragón, l’Orquesta Aragón est une Charanga (c’est- à-dire une formation où, en plus des instruments habituellement utilisés dans les orchestres populaires cubains, figurent la flûte, le violon et le piano). Il a d’abord surtout interprété des Danzón avant de connaître sa plus grande heure de gloire dans les années 1950 en inscrivant à son répertoire de nombreux Cha-cha-cha, Boléros et Sones. La formation existe toujours aujourd’hui, et cultive son style traditionnel dans une sonorité modernisée.

 

Je vous propose d’écouter Rico Vacilón dans une des interprétations de l’Orquesta Aragón tout en lisant ma traduction.

 

Quizás, Quizás, Quizás

Quizás, Quizás, Quizás

ImagePour consulter une traduction de cette chanson, cliquez sur le lien suivant : quizas.

Cette célèbre chanson, écrite en 1947 par le cubain Osvaldo Farrés, a connu un retentissement planétaire dès l’année de sa création grâce à l’interprétation de Nat King Cole. Elle a été ensuite reprise par un très grand nombre d’interprètes, parmi lesquels on peut citer les noms de Doris Day, Xavier Cugat, Celia Cruz, et, plus récemment, Ibrahim Ferrer et Omara Portuondo.

 

Je vous propose de l’écouter dans l’une des interprétations de Celia Cruz tout en lisant ma traduction.

Fabrice Hatem

Quimbara

Quimbara

ImageQuimbara

Composée par Johnny Pacheco, Quimbara fut enregistré en 1974 par Celia Cruz dans l’album Celia et Johnny. Cet album marque le début d’une seconde et brillante carrière pour la chanteuse.

Celle-ci s’était en effet trouvé au creux de la vague à la fin des années 1960 et avait même envisagé un moment d’arrêter sa carrière. Mais sa rencontre avec de jeunes musiciens latinos, désireux de moderniser et de populariser les rythmes caraïbes auprès du public nord-américain, va en décider autrement. Larry Harlow la convainc tout d’abord de participer en 1970 à sa comédie musicale Hommy. Le succès rencontré attire sur elle l’attention des fondateurs du label Fania All Stars, qui cherche à rassembler des artistes de talents autour d’une nouvelle musique, la Salsa.

Johnny Pacheco, un des fondateurs du label, se charge alors de lui créer un nouveau répertoire et écrit pour elle chanson Quimbara. Celle-ci est enregistrée par Celia Cruz en 1974 dans l’album Celia & Johnny, dont le succès place définitivement Celia Cruz au rang des interprètes majeurs de la Salsa. En Octobre de la même année, cette chanson sera interprétée à Kinshasa lors d’un concert d’anthologie donné par les plus prestigieux artistes du label Fania, à l’occasion du match de boxe opposant Mohammed Ali et Georges Foreman.

Avec cette chanson aux paroles très simples et répétives,mais au rythme étourdissant, Celia Cruz inaugure une longue série de Salsas célèbres rendant explicitement hommage à l’héritage musical Cubain et Caraïbe, comme Contrapunto musical, La medicina cubana ou Azucar negra.

Fabrice Hatem

Ses interprétations par Celia Cruz


– Dans l’album Celia & Johnny (1974)

En « live » au concert de Kinshasa en 1974

Ses paroles en espagnol[1]

Sa traduction en français

Quimbara
(Johnny Pacheco)

Quimbara qumbara qumba quimbamba
Quimbara qumbara qumba quimbamba
Quimbara qumbara qumba quimbamba
Quimbara qumbara qumba quimbamba

Ee Mamae, ee Mama
Ee Mama, ee Mama

La rumba me esta llamando
Bombo, dile que ya voy.
Que se espere un momentito,
Mientras canto guaguancó.
Dile que no es un desprecio,
Pues vive en mi corazón.
Mi vida es tan solo eso,
Rumba buena y guaguancó !

Ee Mama, ee Mama
Azucar !

Quimbara qumbara qumba quimbamba
Quimbara qumbara qumba quimbamba

Si quieres gozar,
Si quieres bailar
Quimbara qumbara qumba quimbamba

Quimbara qumbara qumba quimbamba
Quimbara qumbara qumba quimbamba

Ay, lo baila Maria y tambien José !
Quimbara qumbara qumba quimbamba

Quimbara qumbara qumba quimbamba
Quimbara qumbara qumba quimbamba

(Répétition du refrain
et improvisation)

Ay ! lo baila Teresa y tambien Joseito !

(Répétition du refrain
et improvisation)

Vamon pa’alla
Ay Dios mio,
Que lio !

(Répétition du refrain
et improvisation)

Ee lo baila Teresa, lo baila Juanito !

Quimbara
(Traduction de Fabrice Hatem)

Quimbara qumbara qumba quimbamba
Quimbara qumbara qumba quimbamba
Quimbara qumbara qumba quimbamba
Quimbara qumbara qumba quimbamba

Ee Mamae, ee Mama
Ee Mama, ee Mama

Ecoute, la rumba m’appelle
Tambour, dis-lui que je viens.
Qu’elle attende un petit moment,
Pendant que je chante le guaguanco.
Dis-lui que ce n’est pas par mépris.
Car elle vit dans mon cœur.
Ma vie c’est cela et rien d’autre,
Bonne rumba et guaguanco !

Ee mama, ee Mama
Azucar !

Quimbara qumbara qumba quimbamba
Quimbara qumbara qumba quimbamba

Ay, si tu veux t’amuser
Si tu veux danser
Quimbara qumbara qumba quimbamba

Quimbara qumbara qumba quimbamba
Quimbara qumbara qumba quimbamba

Ah, Maria le danse, et aussi José !
Quimbara qumbara qumba quimbamba

Quimbara qumbara qumba quimbamba
Quimbara qumbara qumba quimbamba

(Répétition du refrain
et improvisation)

Ah ! Théresa le danse, et aussi Joseito !

(Répétition du refrain
et improvisation)

Allons là-bas
Oh là ! Ah mon Dieu
Quelle agitation !

(Répétition du refrain
et improvisation)

Eh, Thérèsa le danse, Juanito le danse !

Références complémentaires

Dossier multimédia du Smithonian Institute sur Celia Cruz

Biographie en français de Célia Cruz


[1] Texte basé sur les paroles de l’album Celia & Johnny. Les parties interprétées par le chœur figurent en italiques.

Que bueno baila usted

Que bueno baila usted

Image Pour lire cette chanson et sa traduction, cliquez sur le lien suivant : quebueno.

Il existe plusieurs thèses, pas forcément incompatibles d’ailleurs, sur l’origine de ce thème célèbre.

Selon le tromboniste Generoso Jimenes, membre éminent de la Banda Gigante de Benny Moré, il aurait été improvisé de manière quasi-instantanée par celui-ci, au cours d’un voyage au Venezuela à la fin des années 1950. Benny Moré devait en effet compléter dans l’urgence le répertoire de son orchestre à l’occasion d’une émission télévisée.

Selon le musicologue Danilo Orozco, ce thème aurait été inspiré d’un très vieux Son cubain de Valera Miranda, intitulé Castellanos. Enrique Benitez, cousin de Benny Moré, en aurait tiré un arrangement vers 1955-1956 avant de l’offrir à celui-ci.

Ces deux versions ne sont pas nécessairement incompatibles. Il suffit en effet d’admettre que Benny Moré, pressé de compléter son répertoire à l’occasion de son passage à la télévision vénézuélienne, ait utilisé un arrangement jusque-là négligé, et donc inconnu des membres de son orchestre, pour en tirer dans l’instant une géniale improvisation.

 

De toutes manières, même si la filiation de Que bueno baila usted avec Castellanos ne fait pratiquement aucun doute à l’écoute, il reste que c’est bien le génie de Benny Moré qui a permis à ce thème inconnu d’accéder à la célébrité. En particulier, il lui revient d’y avoir intégré, en contrepoint de la référence aux talents de danseur du dénommé Castellano, un hommage à son tromboniste Generoso Jimenez, ainsi qu’à l’ensemble de son orchestre. Il a également réussi à créer une extraordinaire dynamique musicale entre ses propres solos de chanteur, les parties interprétées par le chœur, et les solos instrumentaux (notamment le trombone de Generoso Jimenez et la trompette de Alejandro El Negro).

Cette œuvre célèbre a donné lieu à de nombreuses reprises, dont celles de Tito Puente, Ibrahim Ferrer et Oscar d’Léon. Dans toutes ces versions, les paroles originales de la chanson ont été plus ou moins profondément modifiées pour les transformer en un hommage à Benny Moré.

Je vous propose d’écouter Que bueno baila usted, interprété par la Banda Gigante de Benny Moré, tout en lisant ma traduction.

Fabrice Hatem

Puerto Rico, Yo Soy Tuyo

Puerto Rico, Yo Soy Tuyo

ImageL’ oeuvre

La Salsa Puerto Rico Yo Soy Tuyo a été composée par Armando Napoleón.

Elle a été publiée en 1993 dans le CD éponyme de Frankie Ruiz.

Cette oeuvre rencontra alors un très grand succès auprès du public.

Ses interprétations (par Frankie Ruiz)

Interprétation n°1

Interprétation n°2

Interprétation n°3

Le texte en espagnol
(Les parties interprétées par le chœur sont indiquées en italiques)

Sa traduction en français

Puerto Rico, yo soy Tuyo

Puerto Rico,
Cuando mis labios pronuncian tu nombre,
Mi corazón se acelera y siempre espera
Seguirte a ti.

Cuando de niño, yo jugaba en tus calles,
Que con cariño viven en mi.
Tus lindos montes, tan bellos tus valles,
Que en esa isla, deseo morir.

Puerto-Rico,
Nuestra isla de encanto,
Frankie Ruiz, con su canto,
Quiere hacerte feliz.

Puerto Rico, mi ambición es tenerte,
Como todo un boricua[1], en mi pecho tenerte.
Puerto Rico, yo me siento latente,
Pues boricua me hiciste hasta la muerte.

Cuando de niño, yo jugaba en tus calles,
Que con cariño viven en mi.
Tus lindos montes, tan bellos tus valles,
Que en esa isla, deseo morir.

Puerto-Rico,
Nuestra isla de encanto,
Frankie Ruiz, con su canto,
Quiere hacerte feliz.

Puerto Rico, mi ambición es tenerte,
Como todo un boricua, en mi pecho tenerte.
Puerto Rico, yo me siento latente,
Pues boricua me hiciste hasta la muerte.

Boricua soy, y siempre seré.

Es la isla del encanto,
La tierra donde nací es mi Borinquen[2].

Boricua soy, y siempre seré.

Preciosa te llaman las olas
De ese azul y verde mar.

Boricua soy, y siempre seré.

Porque boricua me hiciste
Y te querre hasta la muerte.

Cachimba[3], vuelvo otra vez !

Y siempre seré…

Puerto Rico yo soy tuyo.
Boricua, y de Mayaguez[4].
Puertorriqueño hasta la muerte (bis)
Ah ah ah !

Yo soy de aquí…
Como el coquí[5]de Puerto Rico…

Yo soy Frankie Ruiz !
Ya tu verás siempre es así…
Soy el papá de la salsa.

Te lo dije !
Ay Frankie Ruiz, OK ?

(Armando Napoleón)

Porto Rico, je t’appartiens
(Traduction de Fabrice Hatem)

Porto Rico,
Quand mes lèvres prononcent ton nom,
Mon coeur se met à battre et espère toujours
Rester près de toi.

Quand, enfant, je jouais dans tes rues
Qui vivent en moi avec tendresse.
Tes belles forêts, tes vallées sont si belles,
Que dans cette île, je veux mourir.

Porto Rico,
Notre île enchantée,
Frankie Ruiz, avec son chant,
Veut te rendre heureuse.

Porto-Rico, mon ambition est de te serrer
Contre ma poitrine, comme un vrai Boricua,
Porto Rico; je sens ta vie en moi,
Car tu m’as fait Boricua jusqu’à la mort.

Quand, enfant, je jouais dans tes rues,
Qui vivent en moi avec tendresse.
Tes belles forêts, tes vallées sont si belles,
Que dans cette île, je veux mourir.

Porto Rico,
Notre île enchantée,
Frankie Ruiz, avec son chant,
Veut te rendre heureuse.

Porto-Rico, mon ambition est de te serrer
Contre ma poitrine, comme un vrai Boricua.
Porto Rico; je sens ta vie en moi,
Car tu m’as fait Boricua jusqu’à la mort.

Je suis Boricua, et le serai toujours.

C’est l’île enchantée,
La terre où que suis né, c’est mon Boriquen.

Je suis Boricua, et le serai toujours.

Elles te servent d’écrin, les vagues
De cette mer azur et verte.

Je suis Boricua, et le serai toujours.

Parce que Boricua tu m’as fait
Et que je t’aimerai jusqu’à la mort.

Ça chauffe, je recommence !

Je serai toujours…

Porto Rico je t’appartiens.
Boricua, et de Mayaguez.
Portoricain jusqu’à la mort.
Ah ah ah !

Je suis d’ici…
Comme le coqui de Porto Rico

Je suis Frankie Ruiz !
Tu verras, ce sera toujours ainsi…
Je suis le Pape de la salsa.

Voila, c’est dit !
Moi, Frankie Ruiz, OK ?

Références complémentaires

Un site dédié a Frankie Ruiz (en espagnol)

Un excellent article nécrologique de Jack « El oso »

Les paroles de la chanson en espagnol

Une autre présentation de Puerto Rico Soy Tuyo

Une présentation de l’oeuvre de Frankie Ruiz (en espagnol)

[1] Terme utilisé par les habitants indiens primitifs de Porto-Rico pour se désigner, et repris de manière affectueuse par les habitants actuels.
[2] Nom donné à Porto Rico par les habitants indiens primitifs de l’île, et repris de manière affectueuse par ses habitants actuels.
[3] Littéralement : la pipe, le calumet. Interjection souvent utilisée par Frankie Ruiz lors de ses interprétations.
[4] Ville de Porto Rico Où Frankie Ruiz a vécu une partie de sa jeunesse.
[5] Petite grenouille, connue pour son chant caractéristique, que l’on ne trouve qu’à Porto Rico.
Pintate los labios, María

Pintate los labios, María

Image Pour lire la traduction, cliquez sur le lien suivant : pintate

Ecrite par Ramón Castro Herrera vers 1950, interprétée par le chanteur Roberto Faz puis tombée dans l‘oubli, cette charmante Guaracha a connu un regain de célébrité dans les années 1990 grâce aux interprétations d’Eliades Ochoa.

 

Je vous en propose ici une traduction basée sur l’interprétation de celui-ci, que vous pouvez simultanément écoutersi vous le désirez.

 

Fabrice Hatem