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Despues de todo

Despues de todo

Image L’oeuvre

Cette belle chanson romantique a été écrite et composée par Juan Formell dans les années 1970. Elle fut depuis lors interprétée par l’orchestre Los Van Van à de nombreuses reprises, par exemple au cours des années 1980 avec la chanteuse Mirtha Medina dans un arrangement très mélodique, avec un accompagnement très « soft » d’orgue électronique.

Elle a été reprise plus récemment, avec la voix de Yenisel Valdès « Yenni », dans l’album Chapeando en 2004. Le style est cette fois celui de la « Timba », beaucoup plus rythmé, avec une forte présence des cuivres, et une large place donnée, dans la seconde partie, à l’alternance soliste-chœur. C’est cette interprétation adaptée aux goût du public contemporain, qui est la plus connue aujourd’hui, au point que beaucoup pensent que Despues de todo est une thème récent.

La comparaison des deux versions montre l’extraordinaire capacité de Los Van Van a renouveler leur style et à entrer en osmose avec l’évolution de leur public. Ceci explique sans doute le succès jamais démenti de ce groupe depuis sa création en 1969, il y a plus de 40 ans.

Fabrice Hatem

 

 

Ses interprétations par le groupe Los Van Van

Interprétation « Live » de Yénni au Theatre Karl Marx, La Havane

Interprétation de Yénni en « « Live »

Interprétation de Mirtha Medina (1986)

Ses paroles en espagnol[1]

Sa traduction en français

Despues de todo
(Juan Formell)

(Improvisation vocale)

Nos dejamos llevar
Por la gente
Que ahora suele decir
Que lo siente.

Nos dejamos llevar
Por el miedo
De vivir juntos
Aun siendo abuelos.

Nos dejamos llevar
Por la prisa
Y olvidamos
Aquella sonrisa.

Cuando todo era lindo
Y con ganas
Y funcionaba el amor
En la cama.

Y después de todo que?
Roto el sentimiento
Para que y por que mi amor?
Di por mi lo siento.

Y después de todo que?
Todo es amargura
Tu de cama en cama y yo
Y yo durmiendo sola.

(Improvisation vocale)

Nos dejamos llevar
Por las dudas
Cuando de veras,
No había ninguna.

O nos dejamos llevar
Por el odio
De los que viven siempre
En un agobio.

Nos dejamos tender ese lazo
Que casi siempre conduce al fracaso
Y decidimos cambiar nuestras vidas
Para vivirlas en nueva medida.

Y después de todo que?
Roto el sentimiento
Para que y por que mi amor?
Di por mi lo siento.

Y después de todo que?
Todo es amargura
Tu de cama en cama y yo
Y yo durmiendo sola.

No se vigilen
No se atormenten más
Que cada cual tiene su suplente ya.

No me vigiles
No me atormentes papi
Que se acabó se acabó.

No se vigilen
No se atormenten más
Que cada cual tiene su suplente ya.

Y es que el amor que te tenía
Era lindo y verdadero
Pero se acabó mi cielo.

No se vigilen
No se atormenten más
Que cada cual tiene su suplente ya.

¡Ay! dile a esa dile a esa, dile a esa
Que tu amor no me interesa
Yo te regalo con papele’ y to’.

No se vigilen
No se atormenten más
Que cada cual tiene su suplente ya.

Y agua que no has de beber
Déjala correr, déjala, déjala
Déjala, déjala, déjala, déjala, déjala.

No se vigilen más…

¡Corre’l agua!

Lo que pasó pasó
Ta bueno ya
No comenten má’, ya pasó.

Lo que pasó fue que el destino
A ti te puso en mi camino
¡Oh-oh-oh !

Lo que pasó pasó
Ta bueno ya
No comenten má’, ya pasó.

Y si te duele
Y si no puedes
Eso se te va caminando.

Lo que pasó pasó
Ta bueno ya
No comenten má’, ya pasó…

Ahora te invito
A que sigas tu camino
Porque vivir feliz
No está prohibido.

Lo que pasó pasó
Ta bueno ya
No comenten má’, ya pasó.

¡Ay! pa’que baile’ conmigo
Ha’ta mañana
Pa’que vuelvas
La próxima semana.

Lo que pasó pasó
Ta bueno ya
No comenten má’, ya pasó.

(Improvisation finale non reproduite)

Après tout
(Traduction de Fabrice Hatem)

(Improvisation vocale)

Nous nous laissâmes mener
Par les gens
Qui maintenant disent souvent
Qu’ils le regrettent.

Nous nous laissâmes mener
Par la peur
De vivre ensemble
Notre vieillesse.

Nous nous laissâmes mener
Par la hâte
Et nous avons oublié
Ce sourire.

Lorsque tout était beau
Empli de désir
Que l’amour fonctionnait
Au creux du lit.

Et après tout cela, quoi ?
Le sentiment s’est cassé
Pour quoi et pourquoi mon amour ?
Dis-moi s’il te plaît, « je regrette ».

Et après tout cela, quoi ?
Tout est amertume
Toi de lit en lit et moi
Et moi je dors solitaire.

(Improvisation vocale)

Nous nous laissâmes mener
Par les doutes
Quand en vérité,
Il n’y en avait pas.

Nous nous laissâmes mener
Par la haine
De ceux qui vivent toujours
Dans l’accablement.

Nous nous sommes laissé tendre ce piège
Qui conduit presque toujours à l’échec
Et nous avons décidé de changer nos vies
Pour les vivre d‘une nouvelle manière.

Qu’est-ce qui reste près cela ?
Le sentiment est rompu
Pour quoi et pourquoi mon amour ?
Dis-moi s’il te plaît « je regrette ».

Et après tout cela, quoi ?
Tout est amertume
Toi de lit en lit et moi
Et moi je dors solitaire.

Ne vous épiez pas
Ne vous tourmentez plus
Chacun a déjà son remplaçant.

Ne m’épie pas
Ne me tourmente pas mon chou
Ce qui est fini est fini.

Ne vous épiez pas
Ne vous tourmentez plus
Chacun a déjà un remplaçant.

C’est que l’amour que j’éprouvais
Etait beau et sincère
Mais mon ciel s’est obsurci.

Ne vous épiez pas
Ne vous tourmentez plus
Chacun a déjà un remplaçant.

Ah ! Dis-le lui à elle
Que ton amour ne m’intéresse pas
Je lui offre avec un papier-cadeau.

Ne vous épiez pas
Ne vous tourmentez plus
Chacun a déjà un remplaçant.

Et l’eau que tu ne dois pas boire
Laisse-la couler, laisse-la, laisse-la
Laisse-la, laisse-la, laisse-la, laisse-la.

Ne vous épiez plus

Elle coule l’eau !

Ce qui est fini est fini
C’est bon, voila
On ne commente plus, c’est fini.

Ce qui s’est passé c’est que le destin
T’as mis sur mon chemin
Oh ! oh ! oh !

Ce qui est fini est fini
C’est bon, voila
On ne commente plus, c’est fini.

Et si ça te fait mal
Et si c’est insupportable
Ça te part en marchant.

Ce qui est fini est fini
C’est bon, voila
On ne commente plus, c’est fini.

Maintenant je t’invite
A suivre ton chemin
Parce que vivre heureux
Ce n’est pas interdit.

Ce qui est fini est fini
C’est bon, voila
On ne commente plus, c’est fini.

Ah ! ah ! Pour que vous dansiez avec moi
Jusqu’au matin
Pour que vous reveniez
La semaine prochaine.

Ce qui est fini est fini
C’est bon, voila
On ne commente plus, c’est fini.

(Improvisation finale non traduite)

Références complémentaires

Présentation générale du groupe Los Van Van

Sur le parcours musical de Los Van Van

Sur le Songo

Sur l’album Chapeando

Une passionnante interview de Juan Formell

Sur la timba cubaine


[1] Le texte est basé sur la version de l’interprétation « Live » au Theatre Karl Marx de La Havane. Les parties interprétées par le chœur figurent en italiques.

Desnudate mujer

Desnudate mujer

ImageL’œuvre

C’est en 1987, deux ans après avoir quitté l’orchestre La Primerisima de Tommy Olivenca et débuté une carrière de chanteur soliste, que Frankie Ruiz enregistre son second album solo Voy pa’Encima.

Y figure notamment, aux côtés d’autres thèmes mémorables comme Quiero Llenarte, Si No te Hubieras Ido, Imposible Amor ou Voy Pa’ Encima, une chanson de Valter Pulignano, Desnudate Mujer. Son thème assez cru et direct – un homme désirant une femme lui enjoint de se mettre nue afin de passer à l’acte et de vérifier si ses talents amoureux sont à la hauteur de son art de séductrice – est assez éloigné de ceux des Salsas romantique chantées par Frankie Ruiz au début de sa carrière, comme La Rueda.

Mais le public semble apprécier, et cette chanson, comme le reste de l’album, va remporter un très grand succès qui vaudra cette année-là à Frankie Ruiz l’octroi d’un « Disque de platine ».

Fabrice Hatem

Ses interprétations par Frankie Ruiz

 

Cd Voy pa’ encima (1987)

Show à New York, invité de Andy Montañez (fin des années 1980 ?)

Ses paroles en espagnol[1]

Sa traduction en français

Desnudate mujer
(Valter Pulignano)

Yo no se porque me engañas
Si yo si yo te adoro
Quizás la culpa fue mía que no supe
Imponerme desde el principio (bis)
Pero no sabia que tú serias capaz de traicionarme
Capaz de engañarme

Desnúdate mujer yo quiero ver también
El arte que tú tienes cuando haces el amor
Desnúdate mujer que estoy vibrando todo
Estoy palidecido y un poco asustado de ti….
Me engañaste, tu cuerpo me hace extraño
Eres otra mujer desnuda….

Yo no se porque me engañas
Si yo si yo te adoro
Yo te busque entre mil mujeres
Pero me equivoque
Con tu cara infantil representaste
Un papel de gran actriz
Si ya se acabo la comedia termino
Ya te quite la mascara que tanto yo quería

Desnudate mujer…

Desnúdate mujer así te quiero ver
Ese ángel que tú tienes
Cuando hacer el amor mujer
Desnúdate mujer así te quiero ver
Mamita tu no me vez que yo estoy vibrando
Cada vez que yo te miro
Desnúdate mujer
Así te quiero ver
Hay denúdate desnúdate mujer
Ppor que así yo te quiero ver
Desnúdate mujer
Desnúdate
Asi te quiero ver
Yo te busque entre miles de mujeres
Pero mamita ya te encontré
Te busque y te encontré.

Desnúdate mujer, así te quiero ver
Ha llegado la oportunidad de encontrarnos
De nuevo otra vez
Desnúdate mujer, así te quiero ver
Yo yo yo mamacita yo quiero verte también
Desnúdate mujer, Así te quiero ver
Desnúdate mujer estoy empalidecido
Y todavía tu me tienes temblando.

Y si tu superias de que forma
Tu me tienes temblando, ahi

Femme, déshabille-toi
(Traduction de Fabrice Hatem)

Je ne sais pourquoi tu me trompes
Si moi, si moi je t’adore
Peut-être est-ce ma faute, parce que je n’ai pas su
M’imposer depuis le début
Mais je ne savais pas que tu serais capable de me trahir
Capable de me tromper

Déshabille-toi, femme, car je veux découvrir
Le talent qui est tien lorsque tu fais l’amour
Déshabille-toi, femme, je vibre tout entier
Je suis pâle, très pâle et un peu effrayé de toi …
Tu m’as trompé, ton corps me surprend
Tu es une autre femme, dénudée…

Je ne sais pourquoi tu me trompes
Si moi, si moi je t’adore
Je t’ai cherché entre mille femmes
Mais je me suis trompé
Avec ta figure d’enfant, tu m’as fait
Un numéro de grande actrice
Et voila, c’est fini, la comédie est terminée
Tu as enlevé le maquillage que j’aimais

Déshabille-toi, femme …

Déshabille-toi, femme, je veux te voir ainsi
Ce charme que tu as
Lorsque tu fais l’amour, femme
Déshabille-toi, femme, je veux te voir ainsi
Ma chérie, tu ne vois pas comme je vibre
Chaque fois que je te regarde
Déshabille-toi femme
Je veux te voir ainsi
Ah ! Déshabille-toi femme,
Car je veux te voir ainsi
Déshabille-toi femme
Déshabille-toi
Je veux te voir ainsi
Je t’ai cherchée entre des milliers de femmes
Mais maintenant chérie, je t’ai rencontrée
Je t’ai cherchée et je t’ai rencontrée.

Déshabille-toi femme, je veux te voir ainsi
Maintenant nous pouvons nous rencontrer
A nouveau, encore une fois
Déshabille-toi femme, je veux te voir ainsi
Moi moi moi petite chérie je veux te voir aussi
Déshabille-toi femme, je veux te voir ainsi
Déshabille-toi femme, je suis pâle, tout pâle
Et cependant je suis aussi tout tremblant.

Et si tu savais le genre de tremblement
Que tu me provoques, oh la la !

Références complémentaires

Excellente bio-discographie de Frankie Ruiz par Robert Tèllez


[1] Paroles correspondant au CD Voy pa’Encima. Les parties interprétées par le choeur sont indiquées en italiques.

Decisiones

Decisiones

ImageL’oeuvre

Cette salsa écrite par Rubén Blades, avec des arrangements musicaux de Oscar Hernández, a été enregistrée dans l’album Buscando America en 1984. L’auteur y poursuit sa galerie de portraits des personnages du faubourg latino-américain, dans son style si particulier, tenant autant de la nouvelle ou de la série à épisodes que de la poésie chantée.

Nous voyions ainsi défiler devant nous en trois couplets, une jeune fille enceinte, un mari se préparant à casser la figure d’un voisin trop entreprenant avec sa femme, et un jeune ivrogne provoquant un accident de circulation mortel : bref, une chronique des faits divers du quartier sur un rythme de Salsa.

Fabrice Hatem

 

Ses interprétations par Rubén Blades


Dans le vidéo-clip basé sur l’album Buscando America

En show télévisé

Ses paroles en espagnol[1]

Sa traduction en français

Decisiones
(Rubén Blades)

La ex-señorita no ha decidio que hacer…
En su clase de geografia
La maestra habla de Turquía
Mientras que la susodicha
Solo piensa en su desdicha y en su dilema
Ah que problema
En casa el novio ensaya que va a decir
Seguro que va a morir
Cuando los padres se enteren
Y aunque él otra solucion prefiere
No llega a esa decision
Porque esperar es mejor
A ver si la regla viene.

Decisiones cada día
Alguien pierde alguien gana
Ave Maria
Decisiones todo cuesta
Salgan y hagan sus apuestas
Ciudadania Oooooh

El señor de la casa de alquiler
A pesar de que ya tiene mujer
Ha decidido tener una aventura
(A lo Casanova)
Y le ha propuesto
A una vecina que es casada,
De la manera mas vulgar y descarada,
Que cuando su marido al trabajo se haya ido
Lo llame para él ser su enamorado.
La señora que no es boba
Se lo cuenta a su marido
Y el bravo decide,
Como no,
Invitar al atrevido
Y ella lo cita
Cuan lo acordado
(Le llama por telefono)
Y el vecino sale todo perfumado
Con ropa limpia
Que su esposa le ha planchado
Y trae una flor
Que se encontro en el tendedero
Dentro en casa de la vecina
Está el marido
Indeciso sobre donde dar primero
Con un bate de beisbol del extranjero
(De esos que dicen Tonny Armas)(2)
Y suena el timbre,
Riing riing…
Comienza la segunda del noveno(3)

Decisiones cada día
Alguien pierde alguien gana
Ave Maria
Decisiones todo cuesta
Salgan y hagan sus apuestas
Ciudadania Oooooh

El borracho esta convencido
Que a él el alcohol
No le afectan los sentidos
Por el contrario
Que sus reflejos son mucho mas claros
Y tiene mas control
Por eso hunde el pie en el acelerador
Sube el volumen de la radio
Para sentirse mejor
(Bien chevere)
Y cuando la luz cambia a amarilla
Las ruedas del carro chillan
Y el tipo se cree un James Bond
Decide la luz del semaforo comerse
Y no ve el troque
Aparecerse en la oscuridad
Ahhhhh grito choque y la pregunta
« ¿Que paso? » para la eternidad
(Persignate brother)

Decisiones cada día
Alguien pierde alguien gana
Ave Maria
Decisiones todo cuesta
Salgan y hagan sus apuestas
Ciudadania Oooooh
(Amen)

Décisions
(Traduction de Fabrice Hatem)

L’ex-demoiselle n’a pas décidé quoi faire…
Dans la classe de géographie
La maîtresse parle de Turquie
Pendant que la susdite
Ne pense qu’à son infortune et à son dilemme ah,
Quel problème
A la maison, le petit ami répète-ce qu’il va dire
Sur qu’il va mourir
Quand les parents vont apprendre ça
Et bien qu’elle préfère l’autre solution
Elle n’a pas encore pris cette décision
Parce qu’il vaut mieux attendre
Si viennent les règles.

Décisions tous les jours
Certains perdent, d’autres gagnent
Ave Maria
Décisions tout coûte
Allez-y faites vos jeux
Citoyens Ohhhh

Le propriétaire de la maison de location
Bien qu’il ait déjà une femme
A décidé d’avoir une aventure
(A la Casanova)
Et il a proposé
A une voisine qui est mariée,
De la manière la plus vulgaire et grossière,
Que quand son mari sera allé travailler,
Qu’il l’appelle pour venir être son amant.
La dame qui n’est pas idiote
Dit tout à son mari
Et le type, qui a des tripes, décide,
Pourquoi pas,
De donner une correction au vicieux
Et elle lui donne un rendez-vous
Convenu avec le mari
(Elle l’appelle par téléphone)
Et le voisin sort tout parfumé
Avec des vêtements propres
Que son épouse lui a repassés
Et il apporte une fleur
Qu’il a trouvée dans la buanderie,
A l’intérieur de la maison de la voisine
Le mari est caché
Il est indécis sur où frapper le premier coup
Avec une batte de base-ball de l’étranger
(Une de celle où il y a marqué Tonny Armas)
Et il tire la sonnette,
ring, ring,
Et la fin de la partie va commencer.

Décisions tous les jours
Certains perdent, d’autres gagnent
Ave Maria
Décisions tout coûte
Allez-y faites vos jeux
Citoyens Ohhhh

L’ivrogne est convaincu
Qu’à lui l’alcool
N’affecte pas la lucidité
Au contraire
Que ses réflexes sont beaucoup plus clairs
Et qu’il contrôle mieux les choses
Alors il appuie sur l’accélérateur
Augmente le volume de la radio
Pour se sentir mieux
(C’est top)
Et quand la lumière du feu passe à l’orange
Les roues de la voiture crissent
Et le type se croit un James Bond
Il décide de brûler le feu
Et ne voit pas le camion
Apparaître dans l’obscurité
Ahhhh cri choc et la question
« Qu’est-ce qui s’est passé ? » pour l’éternité
(Signe-toi, brother)

Décisions tous les jours
Certains perdent, d’autres gagnent
Ave Maria
Décisions tout coûte
Allez-y faites vos jeux
Citoyens Ohhhh
(Amen)

Références complémentaires

Une biographie en français de Ruben Blades

Une biographie en anglais de Ruben Blades

Une discographie en français de Ruben Blades

Une discographie très complète (en espagnol) de Rubén Blades

Un site internet très complet consacré à Rubén Blades

Une analyse des personnages des chansons de Rubén Blades


[1] Le texte est basé sur la version du vidéo clip proposé en lien. Les parties interprétées par le chœur figurent en italiques.
[2] Jouer de base-ball très connu.
[3] Terne de Base-Ball désignant une fin de partie.

De que estamos hablando

De que estamos hablando

ImageL’oeuvre

Cette chanson de Timba a été composée par Elito Revé avec des arrangements de Pachi Naranjo et Andy Fornet. Elle a été enregistrée en 2010 par l’orchestre Elio Revé y su Charangon dans l’album éponyme avec Dagoberto Vázquez en voix principale.

Le texte, consacré à une auto – célébration de l’orchestre Elio Revé, présente l’originalité de mentionner le nom de plusieurs émiments salseros amis du groupe, cubains ou étrangers – dont le DJ français Jack el Calvo. Cette attention crée chez l’auditeur un sentiment de chaleureuse intimité avec l’orchestre tout en lui faisant prendre conscience de son appartenance à une sorte de réseau planétaire à taille humaine des amateurs de timba cubaine. C’est tout le phénomène de la globalisation culturelle et de la sociabilité en réseau des danseurs de salsa qui est ainsi décrit en quelques mots, beaucoup plus efficaces qu’une longue thèse universitaire. La musique, excellente, et l’énergie communicative du chanteur font le reste…

Fabrice Hatem

Ses interprétations par Elio Revé y su charangon


– A l’émission « Super 12 » de la télévision cubaine

Ses paroles en espagnol[1]

Sa traduction en français

¿De qué estamos hablando?
(Elito Revé / Pachi Naranjo & Andy Fornet)

Ésta es mi música la que te hace vibrar de emociones
La que te hace cantar mis canciones
Y con mi ritmo te lleva a la felicidad
Ésta es mi orquesta
Que dentro tiene 15 corazones
Y que respeta bien la tradición
Y la raíz de mi changüí por naturalidad
Entonces que
54 años sonando para usted[2]
Entonces que
Tú que decías que no que no podía que yo
Y aquí usted me ve[3]
Entonces que
24 de septiembre el día en que yo nací
Entonces que
Mi mamá se llama Rumba y mi padre es el Changüí
Entonces que
Changüí, changüicero somos los que estamos aquí
Entonces que
Esta música se hizo pa’ que baila el bailador
Entonces que
Si tienes sangre en las venas
Respete el secreto de mi sabor
Entonces que
Ah ha ha ha ha ha ha ha
¿De qué estamos hablando?
Seeeeeeriiiiii
¿De qué estamos hablando?
Échate pa’cá pa’que me entiendas mejor
¿De qué estamos hablando?
Esto que traigo se llama así
¿De qué estamos hablando?
¿Ay por dónde le entra el agua al coco?[4]… ¡muchachos!
¿De qué estamos hablando?
¿Por dónde le entra el agua al coco?
¿De qué estamos hablando?
Sosa[5] por allá por Camagüey
¿De qué estamos hablando?
¿Y qué me dice la gente de allá de Francia?
¿De qué estamos hablando?
¡Jack El Calvo! Esto es pa’que lo goces
¿De qué estamos hablando?
Antonio de Alemania ¡ A sancochar boniato![6]
¿De qué estamos hablando?
Siiiiiii yea
¿De qué estamos hablando?
¿De qué estamos hablando?
Siempre hay un comentario y ya yo no creo en eso
Porque aquí pa’ mantenerse eso lleva su proceso
Ahora sigo pa’lante y yo nunca me detengo
Por eso te traigo un coro que dice
« Ay mamá como vengo »
Caigo pa’bajo y sin freno
Ay mamá como vengo
Me llevo la roja[7] y sigo pa’lante
Ay mamá como vengo
Y ahora sí que no hay quien me aguante
Ay mamá como vengo
Ay con permiso señores
Ay mamá como vengo
Ay con permiso señores
Ay mamá como vengo
¡Oye DJ Melao! Como vengo
Ay mamá como vengo
Que que que que que ha ha ha ha ha ha
Ay mamá como vengo
Venezuela son de escena
Ay mamá como vengo
José Antonio y Elisa wea
Ay mamá como vengo
Ay mamá como vengo

El que sabe, sabe y el que no que lo aprenda
Ay mamá como vengo
Dicen que hay escuela y yo soy la leyenda
Ay mamá como vengo
Loma abajo y contra el tráfico[8]
Ay mamá como vengo
Repeat loma abajo y contra el tráfico
Ay mamá como vengo
¡Ay Dios mio!
Como vengo
Mira como vengo
Como vengo
Tú no sabes na’
Como vengo
Ahora es cuando es
Como vengo
Viene la tormenta mayora’[9]
Como vengo
Suelta los perros mayora’
Como vengo
Viene la tormenta mayora’
Como vengo
Suelta los perros mayora’… aaah
Como vengo
Como vengo

Son bacheche[10]
Como vengo
Güiro
Como vengo (rép.)
Para los que preguntaban
Como vengo
Como estaba el charangón
Como vengo
Ahora vengo con más fuerza
Como vengo
Con más fuerza que un ciclón
Como vengo
Pregúntale a María
Como vengo
Que bailó con Fresquecito
Como vengo
Que le dijo que es fanática
Como vengo
Del charangón de Elito
Como vengo
Y yo le dije « Chiquita »
Como vengo
« Yo me estoy actualizando »
Como vengo
Como vengo fresquecito
Como vengo
Ahora de qué estamos hablando
Como vengo
….

De quoi parlons-nous ?
(Traduction de Fabrice Hatem)

Voila ma musique, celle qui te fait vibrer d’émotion
Celle qui te fait chanter mes chansons
Et avec mon rythme te conduit au bonheur
Voici mon orchestre
Qui possède en lui 15 coeurs
Et qui respecte bien la traduction
Et les racines de mon Changüi naturellement
Et donc voila
54 ans que nous jouons pour vous
Et donc voila
Toi, tu disais que moi je ne pouvais pas,
Et vous me voyez ici
Et donc voila
Le 24 septembre, le jour où je suis né
Et donc voila
Ma maman s’appele Rumba et mon père est le Changüi
Et donc voila
Changüi; changüicero, voila ce que nous sommes ici
Et donc voila
Cette musique est faite pour que dansent les danseurs
Et donc voila
Su tu as du sang dans les veines
Respecte le secret de ma saveur
Et donc voila
Ah ah ah ah ah ah
De quoi parlons-nous ?
Seeeeeeriiiiii
De quoi parlons- nous ?
Venez par ici pour mieux nous entendre
De quoi parlons- nous ?
Ce que j’apporte s’appelle ainsi
De quoi parlons- nous ?
Ah, est-ce que tu a la clé de l’énigme ? Les gars !
De quoi parlons-nous ?
Est-ce que tu as la clé de l’énigme ?
De quoi parlons-nous ?
Eh toi là bas, Sosa de Camaguey
De quoi parlons-nous ?
Et que me disent là-bas les gens de France
De quoi parlons-nous ?
Jack El Calvo ! Ça c’est pour que tu en profites
De quoi parlons-nous ?
Antonio d’Allemagne ! Vas faire cuire les parates douces !
De quoi parlons-nous ?
Oui Yeah
De quoi parlons-nous ?
De quoi parlons-nous ?
Il y a toujours un commentaire, et je ne crois plus à ça
Parce que ici pour exister, on fait des procès
Alors je poursuis mon chemin et moi personne ne m’arrête
C’est pour ça que je t’amène un choeur qui dit :
« Ah chérie, voila, je reviens « 
Je tombe, je tombe sans frein
Ah chérie, comme je reviens
Je mets le drapeau rouge et je continue de l’avant
Ah chérie, comme je reviens
Et alors oui, il n’y a personne que me résiste
Ah chérie, comme je reviens
Ah, s’il vous plaît, messieurs
Ah chérie, comme je reviens
Ah, s’il vous plaît, messieurs
Ah chérie, comme je reviens
Ecoute DJ Melao ! Je reviens
Ah chérie, comme je reviens
Quoi quoi quoi Ah ah ah
Ah chérie, comme je reviens
Le Vénézuéla est sur la scéne
Ah chérie, comme je reviens
José Antonio y Elisa wea
Ah chérie, comme je reviens
Ah chérie, comme je reviens
Celui qui sait, il sait, et celui qui ne sait pas, qu’il apprenne
Ah chérie, comme je reviens
On dit qu’il y a des écoles, moi je suis la légende
Ah chérie, comme je reviens
La colline en bas, et contre le trafic
Ah chérie, comme je reviens
Repeat la colline en bas, et contre le trafic
Ah chérie, comme je reviens
Ah, mon Dieu !
Comme je reviens
Regarde comme je reviens
Oui, je reviens
Tu ne sais rien
Comme je reviens
Maintenant c’est maintenant
Comme je reviens
Que vienne la grande tempête mayora
Comme je reviens
Souple les chiens mayora
Comme je reviens
Que vienne la grande tempête, mayora
Comme je reviens
Souple les chiens mayora… ahhh !
Comme je reviens
Comme je reviens
Son Bacheche
Comme je reviens
Güiro
Comme je reviens
Pour ceux qui demandent
Comme je reviens
Comment allait le Charangon
Comme je reviens
Maintenant je reviens avec plus de force
Comme je reviens
Avec plus de force qu’un cyclone
Comme je reviens
Demande-le à Maria
Comme je reviens
Qui danse avec Fresquecito
Comme je reviens
Moi je dis que c’e’st une fanatique
Comme je reviens
Du charangon de Elito
Comme je reviens
Et je lui dis : « Petite »
Comme je reviens
Je suis en train de de me mettre à jour
Comme je reviens
Et je viens tout frais
Comme je reviens
Maintenant de quoi parlons nous
Comme je reviens
….

Références complémentaires

Discographie de l’orchestre Elio Revé y su Charangon

Sur l’histoire de l’orchestre Elio Revé y su Charangon

Biographie de Elio Revé (le père, en espagnol)

Sur l’album ¿De que estamos hablando?


[1] Le texte est basé sur la version de l’interprétation télévisée proposée en lien. Les parties chantées par le chœur figurent en italiques.
[2] C’est ici l’histoire de l’orchestre qui est évoquée.
[3] Il peut s’agir ici d’une allusion à la chanson de Beni Moré Que bueno baila usted qui contient un vers similaire.
[4] Expression populaire cubaine signifiant à peu près : « Est-ce que tu la clé de l’énigme ? »
[5] Compte tenu du contexte, j’ai interprété ici Sosa comme un nom de famille. Mais ce terme peut aussi signifier « bébête », « mièvre » ou « terne » en argot cubain.
[6] Noms du titre d’une chanson de l’orchestre Elio Révé
[7] Faux sens possible dans la traduction. Ayudame !!
[8]Traduction littérale. Je ne comprends pas le sens de ce vers très obscur. Ayudame !
[9] Cette série de phrases un peu énigmatiques pourrait avoir une relation avec la danse. La mayora était la maîtresse de cérémonie dans les ballets de Tumba Francesa. Suelta = allusion a salsa suelta ???
[10] Référence possible à l’orchestre du Sonero Steve Berrios

De la Habana

De la Habana

ImageL’oeuvre

Cette timba a été composée par Paulito Pablo Alfonso Fernández Gallo « FG » et Juan Ceruto.

Elle a été enregistrée pour la première fois en 1997 par Paulito accompagné de son orchestre Paulito FG y su Elite dans l’album Con la conciencia tranquila, sous le label Fania.

Il s’agit d’un des plus grand succès de Paulito FG, que beaucoup d’habitants de La Havane connaissent par cœur et se sont approprié comme une sorte de second hymne national à la gloire de leur belle capitale.

Fabrice Hatem

Ses interprétations par Paulito FG y Su Elite


Dans l’album Con La Conciencia Tranquila (1997)

En concert « live » au Habana Café

Ses paroles en espagnol[1]

Sa traduction en français

De La Habana
(Paulito FG / Juan Ceruto)

Ayyy La Habana…
Ese es el lugar… ¡sí!
Mira El Vedado[2],
Playa, Miramar,
Buena Vista,
Habana Vieja, Centro Habana
Cayo Hueso,
Pogolotti, Marianao…
Guanabacoa, Regla,
¡Luyanó!
El Cerro, San Agustín,
La Lisa
Oye Cotorro,
La Habana entera.
Ay, la Habana,
Qué linda es mi Habana
Todos admiran su Malecón,
Quien ha querido pasear su rampa.
Oh La Habana, mi preciosa Habana
Flor del caribe que suave el mar
Baña con olas de espuma blanca.
¡Sí!
Habanero soy
Y le quiero cantar
Porque mi ciudad
Me encanta.
Siempre donde voy,
Oigo preguntar
Oye, ¿cómo está La Habana?
Me he dado cuenta
Que todos quieren
Saber qué pasa,
Que todos quieren hablar
Si de La Habana se trata
Unos se acuerdan
De sus vivencias
Y sienten nostalgia.
Otros que no la conocen
Quieren sentir su magia.
Si voy a París,
Londres o Madrid
Alguien me habla
De La Habana…
New York o Brasil,
No importa el país
Sale a relucir…
La Habana.
La Habana tiene que ver.
Tiene que ver.
La Habana tiene que ver
Sí… la habana…
La Habana tiene que ver.
Oye… sentimiento
Que me llama.
La Habana tiene que ver.
Oh… mi Habana
La Habana tiene que ver.
Te canto a ti…
La Habana tiene que ver.
Porque te llevo siempre en mi alma.
La Habana tiene que ver.
Tú tienes salsa
La Habana tiene que ver.
Para gozar
La Habana tiene que ver.
Aay… Yo te digo que
La Habana es el lugar.
La Habana tiene que ver
Que me gusta…
La Habana tiene que ver
Que me encanta…
La Habana tiene que ver
Porque yo soy habanero
En La Habana nací,
Y en la habana
Me quiero morir.
¡Anda!
Ese es el lugar…
Sí… del mambo.
Oye, y todo el mundo
Quiere saberlo ya,
No tienes que ir muy lejos…
Aquí mismo…
Mi gente del Pinar del Río[3],
Matanzas, Camagüey
Santiago
La Isla…
Oye, de La Habana se dice
Me preguntan…
De La Habana se cuenta.
¿Cómo está la Habana?
De La Habana se comenta.
Porque La Habana
Es de todos.
Oye, de La Habana se dice
La capital
De la Habana se cuenta,
De la Habana se comenta
¿Cuál es la última de la salsa?
Oye, de La Habana se dice,
¿Como está el barrio?
De La Habana se cuenta.
¿Quién se mudó?
De La Habana se comenta
¿Y qué fue lo más
Reciente que pasó?
Oye, de La Habana se dice,
¿Qué comentario?
De La Habana se cuenta.
¿Qué situación?
De La Habana se comenta…
Tremenda especulación.
Bueno… Todos quieren saber
¿Qué es lo que dicen?
¿Cómo le llaman?
La especulación de La Habana
Escucha el coro conmigo y canta
La especulación de La Habana
Que ésa es la gente
Que te regala
La especulación de La Habana
Una sonrisa por la mañana
La especulación de La Habana
Ydespués salen a formar
Lo suyo de madrugada
La especulación de La Habana
Porque les gusta la salsa
La especulación de La Habana
Subelo otra vez… Ahí…
La especulación de La Habana
Ahí…
La especulación de la Habana
La especulación de la Habana
La especulación de la Habana
La especulación de la Habana

¡Y se me olvidaba…
Se me olvidaba!
Y ¿Dónde están los especuladores !
¡Mano pa’ arriba!
La especulación de La Habana
Y ¿Dónde están
Los especuladores!
¡Mano de nuevo!
La especulación de La Habana
Y ¿dónde están
Los especuladores!

La especulación
¡Pa’ que te vean!
De La Habana
Y ¿Dónde están los especuladores!
La especulación de La Habana

Oye… Y un chamaco
De Cienfuegos…
La especulación de La Habana
Que se fue para La Habana
¡Aalexánder![4]
La especulación de La Habana
La especulación de La Habana
La especulación de La Habana
Pero se me olvidaba…
Reparto eléctrico[5].
¡Arsenio!
La especulación de La Habana…
La especulación de La Habana…

¡Cómo dice!
La especulación de La Habana

De la Havane
(Traduction de Fabrice Hatem)

Ayyy La Havane…
C’est l’endroit…. Oui !
Regarde le Vedado,
Playa, Miramar,
Buena Vista,
Habana Vieja, Centro Habana
Cayo Hueso,
Pogolotti, Marianao…
Guanabacoa, Regla,
¡Luyanó!
El Cerro, San Agustín,
La Lisa
Ecoute Cotorro,
La Havane entière
Ah, La Havane
Comme elle est belle ma Havane
Tous admirent son Malecon
Qui n’a aimé s’y promener ?
Oh, La Havane, ma précieuse Havane
Fleur des Caraïbes que la mer douce
Baigne avec ses vagues d’écume blanche.
Oui !
Je suis de La Havane
Et je veux la chanter
Parce que ma ville
M’enchante.
Toujours, où que j’aille,
J’entends demander
Dis-moi… Comment est La Havane ?
Je me suis rendu compte
Que tous veulent
Savoir ce qui se passe
Que tous veulent parler
Si on évoque La Havane.
Certains se rappellent
De leurs bons moments
Avec nostalgie.
D’autres, qui ne la connaissent pas,
Veulent découvrir sa magie.
Si je vais à Paris,
Londres ou Madrid,
Quelqu’un me parle
De La Havane…
New-York ou le Brésil,
Qu’importe le pays,
Voila que vient briller
La Havane.
Il faut voir La Havane
Il faut la voir
Il faut voir La Havane
Oui… La Havane
Il faut voir La Havane
Ecoute… Ce sentiment
Qui t’appelle.
Il faut voir La Havane
Oh… Ma Havane
Il faut voir La Havane
Je chante pour toi
Il faut voir La Havane
Car je te porte toujours dans mon âme.
Il faut voir La Havane
Tu a la Salsa
Il faut voir La Havane
Pour s’amuser
Il faut voir La Havane
Ah… Je te dis que…
La Havane est l’endroit
Il faut voir La Havane
Qui me plaît…
Il faut voir La Havane
Qui m’enchante…
Il faut voir La Havane
Parce que je suis Habanero
Je suis né à La Havane
Et à La Havane
Je veux mourir
Allez !
C’est ici l’endroit…
Oui… du Mambo.
Ecoutez, tout le monde
Voudrait bien le savoir,
Il n’y a pas besoin d’aller très loin…
Ici même…
Mes amis de Pinar del Río,
Matanzas, Camagüey
Santiago
L’île des pins…
Ecoute, on dit de La Havane
On me demande…
On raconte sur La Havane
Comment est La Havane ?
On commente sur La Havane
Parce que La Havane
Est à tout
Ecoute, on dit de La Havane
La Capitale
On raconte sur La Havane
On commente sur La Havane
Et les nouvelles de la Salsa ?
Ecoute, on dit de La Havane
Comment va le quartier ?
On raconte sur La Havane
Qui a déménagé ?
On commente sur La Havane
Et que s’est-il passé
Tout récemment ?
Ecoute, on dit de La Havane
Quel commentaire
On raconte sur La Havane…
Quelle situation ?
On commente sur La Havane
Terrible spéculation
Bien … Tous veulent savoir
Qu’est-ce que l’on dit ?
Comment on l’appelle ?
La spéculation de La Havane
Ecoutez le choeur avec moi et chanteez
La spéculation de La Havane
Ce sont eux les gens
Qui t’offrent
La spéculation de La Havane
Un sourire pour le lendemain
La spéculation de La Havane
Et ensuite sortent
Faire la fête au petit matin
La spéculation de La Havane
Parce la Salsa leur plaît
La spéculation de La Havane
Levez-les encore une fois..Ahhh.
La spéculation de La Havane
Ahh !
La spéculation de La Havane
La spéculation de La Havane
La spéculation de La Havane
La spéculation de La Havane
Et j’oubliais
Oui, j’oubliais
Et où sont les spéculateurs !
On lève les mains !
La spéculation de La Havane
Et où sont-ils
Les spéculateurs !
Mains levées de nouveau !
La spéculation de La Havane
Et où sont-ils
Les spéculateurs !
La spéculation
Pour qu’on te voie !
De La Havane
Et où sont les spéculateurs !
La spéculation de La Havane
Ecoutez… Un cuivre
De Cienfuegos…
La spéculation de La Havane
Qui est venu à La Havane
Alexander
La spéculation de La Havane
La spéculation de La Havane
La spéculation de La Havane
Mais j’ai oublié…
Reparto eléctrico.
Arsenio !
La spéculation de La Havane
La spéculation de La Havane
Comme on dit
La spéculation de La Havane

Références complémentaires

Sur l’orchestre Paulito FG y su Elite

Analyse de la trajectoire musicale de Paulito FG


[1] Le texte est basé sur la version de l’interprétation de l’album Con la Conciencia Tranquila proposée en lien. Les parties interprétées par le chœur figurent en italiques.
[2] Tous les noms suivants désignent des quartiers de la Havane ou des petites villes située à la périphérie de la capitale cubaine.
[3] Nom de différentes provinces de Cuba.
[4] Noms de musiciens de l’orchestre. Ici, Alexander Abreu.
[5] Faubourg ouvrier des environs de La Havane.

Controlate

Controlate

ImageL’œuvre

Cette chanson de Timba a été écrite et composée par Benigno Echemenda. Elle a été enregistrée en 2005 par l’orchestre Aldalberto Alvarez y su Son dans l’album Mi Linda Habanera, avec la voix de Michel Gonzales.

Cette chanson est doublement originale :

Par son thème : un amant victorieux s’adresse à son rival malheureux pour lui conseiller, en termes virils et emplis d’une menace voilée, de ne pas faire d’histoires et de passer son chemin s’il veut éviter les problèmes. C’est direct, vécu, authentique, et l’on se demande avec curiosité comment son interlocuteur va finalement réagir à cette humiliation.

Par sa construction : le texte, très court, tout d’une pièce et non structuré en strophes, n’est pas suivi, comme généralement dans ce genre de musique, par une alternance entre couplets interprétés par le soliste et refrain repris par le chœur. La seconde partie du morceau est au contraire entièrement dédiée à des improvisations instrumentales, un peu à la manière du Jazz.

C’est d’ailleurs une magnifique improvisation au piano de la fille d‘Aldalberto Alvarez, Dorgeris Alvarez Balart, que je vous propose d’écouter dans une version « Live » de Controlate enregitrée à Stockholm en 2009 avec la voix d’Aldo Isidro Miranda.

Fabrice Hatem

Ses interprétations par l’orchestre Adalberto Alvarez y Su Son

Concert « live » à Stockholm (2009). Chant : Aldo Isidro Miranda.

Ses paroles en espagnol[1]

Sa traduction en français

Controlate

(Benigno Echemenda )

Estate quieto
No seas bobo
Controlate
No me la mires atravesada
Que no la vas a coger[2]
Ella vino contigo
Bueno y que ?
Pero ahora se va conmigo
En firme
Oyelo bien
Tu no tienes problemas conmigo
Si no te los buscas
Echate pa’lla
Y deja ese jaleo
Echate pa’lla.

Contrôle-toi

(Traduction de Fabrice Hatem)

Tiens-toi tranquille
Fais pas l’idiot
Contrôle-toi
Et ne la regarde pas comme ça
Parce que tu vas pas te la baiser
Elle était avec toi
OK et alors ?
Maintenant elle est avec moi
Pour de bon
Alors écoute bien
T’auras pas de problèmes avec moi
Si tu viens pas les chercher
Casse-toi,
Laisse tomber les embrouilles
T’entends, casse-toi.

Références complémentaires

Sur Aldaberto Alvarez

Sur l’album Mi Linda Habanera


[1] Le texte est basé sur la version du concert proposé en lien. Les parties interprétées par le chœur figurent en italiques.
[2] Coger : baiser (argotique).

Despues de todo

Chapeando

Image L’oeuvre

Cette chanson de Timba a été écrite par Juan Formell. Elle a été enregistrée avec la voix de Roberto Hernandez dans l’album Chapeando en 2004.

Son texte s’inscrit dans la tendance, perceptible depuis une quinzaine d’années déjà à Cuba, à un intérêt de plus en plus marqué pour les traditions religieuses afro-cubaines, désormais considérées comme l’une des expressions les plus authentiques de l’identité nationale. Un nombre croissant de Cubains de toutes origines sociales et ethniques pratique donc aujourd’hui les rites de la Regla de Ocha.

L’une des manifestations de cet engouement est la référence de plus en plus fréquente aux Orishas dans la chanson cubaine contemporaine : les personnages d’Obatala, Chango et Yemaya sont désormais devenus omniprésents dans la Timba.

Ecrite il y a presque 10 ans, Chapeando a sans doute joué un rôle précurseur dans ce mouvement. Son texte se présente comme une sorte d’hymne religieux construit sur la structure d’une Timba. Ceci peut être considéré comme une forme d’hommage aux racines africaines de la chanson cubaine. En effet, la seconde partie des Son Montuno – style dont est directement dérivée la Timba – est structurée par un dialogue entre le chanteur soliste enchaînant des couplets semi-improvisés et chœurs répétant de manière obsessionnelle un refrain. Cette structure est directement dérivée des chants africains et se retrouve notamment dans les chants religieux en l’honneur des Orishas. En ce sens, la Timba néo-rituelle Chapeando peut être considérée, sur un plan musicologique, comme un retour aux origines – une manière, en quelque sorte, de « boucler la boucle ».

Le texte de la chanson contient de nombreux termes d’origine Yoruba faisant référence à différentes divinités, rites et concepts de la Regla de Ocha – la religion des Orsishas. Les traduire en français ferait évidement perdre toute sa saveur – et sa vérité – au texte original. Aussi, j’ai préféré les conserver tels quels, tout en vous livrant un petit lexique des mots d’origine africaines apparaissant dans Chapeando, classés selon leur ordre d’apparition :

Yemaya : déesse de la mer et des océans
Oromi : avatar ou « chemins » de Yemaya et de Oshun (mères des esprits des eaux)
Yocoda : autre nom désignant Yemaya
Iré : force, énergie positive
Agua sala : eau salée ; par extension Mer, Océan.
Oro : battement des bata (tambours sacrés)°
Olofi : Dieu Suprème dans la Régla de Ocha
Guayacán : arbre tropical
Elagua : dieu des chemins et du destin
Aché : bénédiction
Iya mi ile : je respecte, je paie tribut à
Oba : déesse de la fidélité conjugale et des étangs
Ocha : santeria, règle de Ocha

Bonne écoute et bonne lecture !

Fabrice Hatem

 

Ses interprétations par le groupe Los Van Van

 

Clip vidéo associé au CD Chapeando (2004)

En « live » lors d’un concert donné à Cuba en 2004

Ses paroles en espagnol[1]

Sa traduction en français

Chapeando
(Juan Formell)

Oromi mama Yocodá Oromi
Ay Yocodá
Oromi mama Yocodá Oromi
Yemayá Yemayá

Aunque sabemo’ que estamo’ Iré
Necesitamos tu protección mamá
Para volver a cruzar
Agua sal’a.

Oromi Oro
Van Van viene Iré
Viene con Oro !

Atención pueblo de Cuba
Yo quiero que todos canten mi coro.

Oromi Oro
Van Van viene Iré
Viene con Oro !

Yo vengo allá de lo’ monte’
Con la bendición de Olofi
Vengo chapeandolo todo.

Oromi Oro
Van Van viene Iré
Viene con Oro !

A enseñarte la verdad
Pa’que nadie te confunda
Vengo aclarándolo todo.

Oro mi Oro
Van Van viene Iré
Viene con Oro !

Iyá mi ilé Oró
Van Van viene con Iré
Y viene con to’
¡ Sí !

Es que yo soy así
Fuerte como el Guayacán.
Por eso vengo chapeando
Y vengo acabando, pero que ?
Pero vengo con Iré.

Van Van viene
Abriendo camino nuevo otra ve’
Chapeando con Iré

Van Van viene como va
De la mano de Eleguá
Viene con tremendo Iré.

Van Van viene
Abriendo camino nuevo otra ve’
Chapeando con Iré.

Mi aché mi Aché
Aché pa’ Oba
Aché pa’la Ocha
Y aché pa’ uste’.

Van Van viene
Abriendo camino nuevo otra ve’
Chapeando con Iré.

Y es que vengo
Chapeando, gozando
Y con tremendo Aché.

Van Van viene
Abriendo camino nuevo otra ve’
Chapeando con iré (rép.)

¡Mira!
Vengo dictando sentencia
Para todo el que comenta
Chapeando aquí
Chapeando allá
Quitando el malo
Ahi na’mas !

Chapeando (rép.)

Débroussaillant
(Traduction de Fabrice Hatem)

Oromi mama Yocodá Oromi
Ay Yocodá
Oromi mama Yocodá Oromi
Yemayá Yemayá

Même nous savons que nous sommes Iré
Nous avons besoin de ta protection maman
Pour pouvoir traverser
L’eau salée.

Oromi Oro
Van Van vient avec Iré
Il vient avec Oro !

Attention peuple de Cuba
Je veux que tous chantent mon chœur.

Oromi Oro
Van Van vient avec Iré
Il vient avec Oro !

Je viens là-bas, de la forêt
Avec la bénédiction d’Olofi
Je viens tout débroussailler.

Oromi Oro
Van Van vient avec Iré
Il vient avec Oro !

Pour t’enseigner la vérité
Pour que personne ne te trompe
Je viens tout clarifier.

Oromi Oro
Van Van vient avec Iré
Il vient avec Oro !

Iyá mi ilé Oró
Van van vient avec Iré
Et il vient avec tout
Oui !

C’est que je suis comme ça
Fort comme le guayacan
Et c’est pour ça que je viens nettoyer
Je viens tout terminer, pour quoi ?
Mais je viens ave Iré.

Van Van vient
Ouvrant encore de nouveaux chemins
Débroussaillant avec Iré.

Van Van vient comme cela
Par la main de Elegua
Il vient avec un formidable Iré.

Van Van vient
Ouvrant encore de nouveaux chemins
Débroussaillant avec Iré.

Mon aché mon Aché
Aché pour Obba
Aché pour la Ocha
Et Aché pour vous.

Van Van vient
Ouvrant encore de nouveaux chemins
Débroussaillant avec Iré.

C’est que je viens
En défrichant, en prenant du plaisir
Avec un formidable Aché.

Van Van vient
Ouvrant encore de nouveaux chemins
Débroussaillant avec Iré.

Regarde !
Je viens dictant des paroles
Pour que tous les commentent
Débroussaillant ici
Débroussaillant là-bas
En chassant le mal
Voila tour !

Débroussaillant…

Références complémentaires

Pour un présentation générale du groupe Los Van Van

Sur le parcours musical de Los Van Van

Sur le Songo

Sur l’album Chapeando

Sur la timba cubaine

Paroles de la chanson Chapeando


[1] Le texte est basé sur la version du clip associé à l’album Chapeando. Les parties interprétées par le chœur figurent en italiques.

Chan Chan

Chan Chan

Imagepour consulter la traduction de cette chanson, cliquez sur le lien suivant : Chan.

On ne présente pas Chan Chan, l’un des Son les plus connus du répertoire Cubain, et « hit » absolu de l’orchestre Buena Vista Social Club.

Composé en 1987 par Compay Segundo, ce texte assez récent est néanmoins profondément enraciné dans la culture et les traditions Santiaguera, tant par les noms les lieux qui y sont évoquées que par la référence à Chan Chan, un personnage mentionné dans une légende du XIXème siècle bien connue des habitants de la région, qui le décrit allant tamiser du sable sur la plage en compagnie de son amie Juanica.

Il est à peu près impossible, lorsque l’on se rend à Cuba, d’échapper, plusieurs fois par jour, à l’écoute de Chan Chan. Ce thème fait en effet partie du très petit nombre de chansons du répertoire cubain connues de la majorité des touristes, qui souhaitent l’entendre jouer sur place lors de leur séjour. Mais il est également très cher au cœur des cubains eux-mêmes. Dans une interview donnée peu de temps avant sa mort, Compay Segundo disait que lorsque les enfants le rencontraient dans les rues de son quartier à Santiago de Cuba, ils se mettaient spontanément à lui chanter le refrain de la chanson.

Je vous propose de réécouter Chan Chan dans l’interprétation de l’orchestre Buena Vista Social Club, tout en lisant ma traduction.

Fabrice Hatem

Caretas

Caretas

ImageL’œuvre

Cette Salsa a été initialement écrite en portugais par Roberto et Erasmo Carlos. Elle a été ensuite traduite en espagnol par Tite Curet Alonso et enregistrée en 1987 par Ismael Miranda dans son album Por El Buen camino.

Nombreuses sont les chansons de Salsa – engagées ou non – qui abordent le problème de la drogue. Certain chanteurs ont été eux-mêmes de grands toxicomanes et ont abordé ce thème dans leurs chansons. Frankie Ruiz, dans La Cura, évoque de manière un peu cryptique les souffrances occasionnées par ses cures de désintoxication, apparemment présentées comme la tentative de guérir un chagrin d’amour. Chéo Féliciano, après avoir réussi, au prix d’atroces souffrances, à se désintoxiquer, a ensuite activement soutenu les mouvements anti-drogue qui l’avaient aidé à se tirer d’affaire. Les personnages de jeunes drogués sont présents dans plusieurs chansons de Rubén Blades, comme Amor y Control.

Ismael Miranda prend ici un ton direct et militant pour conseiller aux jeunes de s’éloigner de ce fléau, en décrivant de manière saisissante les ravages provoqués par l’addiction.

Fabrice Hatem

Ses interprétations par Ismael Miranda


Dans l’album Por el buen camino(1987)

En concert au Pérou

Ses paroles en espagnol[1]

Sa traduction en français

Caretas[2]
(Ismael Miranda)

Yo soy un tipo que mira a este mundo de frente
Vivo la vida sin miedo a saber donde voy
Digo que no si no quiero
Y del peligro me alejo
Tengo otras cosas metidas aquí en mi cabeza
Yo no estoy, en esa.

El gran vacilon es a toda la gente ayudar
Escucho la radio que late aquí en mi corazón
Mirando la luz de una estrella
Aprendo que la vida es bella
Y poco me importa si el mundo
Me llama careta, careta, careta.

La droga
Te mira la vida al revés mira
Estas entregado y no ves
Lo bueno que hay en otras cosas.

Droga
Por todo, por nada y porque
En lo negativo caer
Si la vida te ofrece otras cosas.

A veces quien sabe de todo, tiene que apprender
La puerta que es ancha a la entrada
Se achica después
Y cuando allá adentro se apaga
La luz de una calle perdida
Es duro empujar las paredes buscando salida
Con rumbo a la vida.

Tal vez te parece una droga lo que yo te digo
Hay muchas palabras que suelen ser duras de oír
Soy franco de veras contigo
Pretendo ser solo tu amigo
Procura ser igual que yo
Aunque te llamen careta, careta, careta.

Para
Olvida la droga porque
Te estas acabando y no ves
Que la vida te ofrece otras cosas.

Droga.
Ponle ya punto porque
Te vas a morir sin saber
Que tu vida mereces otras cosas.

Droga
De lejos te miro y se ve
Que empujas aquella pared
Buscando una vida sabrosa.

Droga
Te mira la vida al revés
Que mucho te cuesta después
Te mete pa’ dentro y no gozas.

Droga
Para que tu estas en eso
El cuello no es pa’ la soga.

Droga
Tus hijos sufren por eso
Muchacho deja la droga.

Droga
Aunque te llamen careta
Amigo ponte en la bola.

Droga
Anda por caminos sanos
Salte por fin de esa ola.

Droga
Te mira la vida al revés.

Mascarade
(Traduction de Fabrice Hatem, remerciements à Lidia Gonzales)

Je suis un type qui regarde ce monde en face
Je vis ma vie sans l’inquiétude de savoir où je vais
Je dis non si je n’ai pas envie.
Et je m’éloigne du péril
J’ai plein d’autres choses qui me remplissent la tête
Et je n’y suis pas, là-dedans.

Le grand plaisir, c’est d’aider tous ces gens
J’écoute la radio qui bat là dans mon cœur
En regardant la lumière d’une étoile
Je comprends que la vie est belle
Et peu m’importe si les autres
Appellent ça mascarade, mascarade, mascarade

La drogue
Elle te fait voir la vie à l’envers
Tu es pris au piège et tu ne vois pas
Ce qu’il y a de bon dans d’autres choses.

Drogue
Pour tout, pour rien et pourquoi
Tomber dans le négatif
Si la vie t’offre d’autres choses.

Parfois, celui qui sait tout, il doit encore apprendre
La porte qui est large à l’entrée
Ensuite se rétrécit
Et quand, tout au fond là-bas s’éteint
La lumière d’une rue perdue
C’est dur de pousser les murs pour chercher une issue
Pour revenir à la vie.

Peut-être ce que je te dis te semble comme une drogue
Beaucoup de paroles sont dures à entendre
Je suis franc avec toi, vrai de vrai
J’essaye seulement d`être tom ami
Essaye de faire comme moi
Même s’ils appelent ça mascarade, mascarade, mascarade.

Arrête
Oublies la drogue parce que
Elle te détruit et tu ne vois pas
Que la vie t’offre autre chose.

Drogue
Arrête ça parce que
Tu vas mourir sans savoir
Que ta vie mérite autre chose.

Drogue
Je te regarde de loin, et je vois
Que tu pousses ces murailles
En cherchant une vie agréable.

Drogue
Elle te montra la vie à l’envers
Elle te coûte très cher ensuite
Elle t’emprisonne et tu n’es pas heureux.

Drogue
Pourquoi est-ce que tu es là-dedans
La gorge est n’est pas faite pour le couteau.

Drogue
Tes enfants souffrent à cause de ça
Mon gars, laisse tomber la drogue

Drogue
Même s’ils t’appellent faux-cul,
Ami, mets-toi ça dans la tête.

Drogue
Vas vers des chemins sains
Sors-toi enfin de cette saleté.

Drogue
Elle te montre la vie à l’envers.

Références complémentaires

Bio-discographie en français de Ismael Miranda

Biographie en français de Ismael Miranda

– Bio-discographie en anglais de Ismael Miranda

 


[1] Le texte est basé sur la version de l’album Por El Buen camino. Les parties interprétées par le chœur figurent en italiques.
[2] Careta signifie « masque », et, par extension, désigne tout ce qui avance masqué, par mensonge, hypocrisie, désir de dissimulation, etc. On peut ainsi le traduire, selon les nuances du texte, par « menteur », « faux-cul », « hypocrite », « retord », « dissimulé », etc.

Busca lo tuyo (que pena me da)

Busca lo tuyo (que pena me da)

ImageL’œuvre

Busca lo tuyo (également parfois appelée Que pena me da) est une salsa composée par Eddie Palmeri (voir photo ci-contre).

Elle a été enregistré pour la première fois en 1968 par Cheo Feliciano, accompagné par l’orchestre de Eddie Palmieri, dans l’album Champagne.

Bien qu’il s’agisse d’une salsa par son instrumentation (piano, forte section de cuivres) et par son rythme très soutenu, sa structure générale est extrêmement proche de celle d’un Son montuno.

Cette forme intermédiaire constitue un témoignage très intéressant du processus de gestation qui conduisit progressivement, au cours des années 1960, à l’invention du style « Salsa » à partir des formes du Son Montuno amené un peu plus tôt aux Etats-Unis par (entre autres) Arsenio Rodriguez. Celui-ci influença fortement de jeunes musiciens latinos de l’époque, comme Larry Harlow, Johnny Pacheco et Eddie Palmeri, qui allaient bientôt devenir les inventeurs de la Salsa.

Fabrice Hatem

 

Ses interprétations par Cheo Feliciano


Avec Eddie Palmieri dans l’album Champagne (1969)

Avec Eddie Palmeri en live, quelques années plus tard

Ses paroles en espagnol[1]

Sa traduction en français

Busca lo tuyo
(Eddie Palmieri)

Porque te empeńas en destruir mi felicidad
Busca lo tuyo y déjame en paz
Cuando te quise no me querías
Y me decías cuentos na’ ma
Oye y ahora mi vida
Es que todito ha cambiado
Ya no te quiero y solo siento
El tiempo perdido por ti nene
Oye que pena me da ay yo verte llorar
Y yo sin poder tu llanto secar.

Ay, ay que pena me da
Que pena me da

Cuando te quise no me querías
Y ahora que es tarde vienes llorando.
No me llores ma’ no.

Ay, ay que pena me da

Yo se que mucho te pasa
Pero a mi no me interesa
Echa, echa, echa pa’lla.

Ay ay que pena me da

Pena penita pena penita
Pena penita, penita, pena,
Mamita y a ti no te quiero na no no

Ay Que pena me da

(Instrumental,
solo de piano d Eddie Palmieri)

Que pena me da (rép.)

Pena penita pena mamita
Pena na’ma

Que pena me da

Esta pena que yo siento
Y el café que tú tomabas

Que pena me da

Oye lo cuelas, lo cuelas, lo cuelas, lo cuelas,
Lo cuelas, que lo cuelas mal

Que pena me da

Estas sabrosa y eres bonita
Pero con ese tumbao

Que pena me da

Oh, que yo no bailo
Que yo no gozo contigo na’

Que pena me da

Lo siento en el alma
Lo siento en el alma mia.

Que pena me da

Suis ton chemin
(Traduction de Fabrice Hatem)

Pourquoi t’acharnes-tu à détruire ma félicité
Suis ton chemin et laisse-moi en paix
Tu ne m’aimais pas, quand moi je t’aimais
C’est des histoires, rien d’autre, que tu racontais
Maintenant chérie tu vas m’écouter
Parce que tout a un peu changé
Je ne t’aime plus, je regrette seulement
Le temps que j’ai perdu avec toi chérie
Comme cela me peine ah de te voir pleurer
Et tes larmes moi je ne peux les sécher.

Ah ah , comme cela me peine
Comme cela me peine

Quand je t’aimais, tu ne m’aimais pas
Maintenant qu’il est trop tard, tu viens pleurer
Ne me pleure plus.

Ah ah ah, comme cela me peine

Je sais qu’il se passe plein de choses en toi
Mais moi, cela ne m’intéresse pas,
Vas, vas, vas t’en.

Ah, comme cela me peine

Peine, petite peine, peine, petite peine
Peine, petite peine, peine, petite peine
Ma petite chérie, je ne t’aime plus voilà, non

Ah, comme cela me peine

(Instrumental,
solo de piano d Eddie Palmieri)

Ah, comme cela me peine

Peine, petite peine, peine ma chérie
Peine rien d’autre

Comme cela me peine

Cette peine que je ressens
Et ce café que tu buvais

Comme cela me peine

Ecoute, tu remues, remues, remues la cuillère,
Tu remues, tu la remues mal

Comme cela me peine

Tu es agréable et douce
Mais avec ce rythme-là

Comme cela me peine

Oh, que je ne danse pas,
Que je ne m’amuse pas avec toi

Comme cela me peine

J’ai ce regret dans l’âme
C’est un regret dans mon âme.

Comme cela me peine

Références complémentaires

Biographie de Cheo Feliciano

Biographie de Eddie Palmieri


[1] Le texte est basé sur la version de l’album Champagne. Les parties interprétées par le chœur figurent en italiques.