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Borinquen Tiene Montuno

Borinquen Tiene Montuno

ImageL’œuvre

Cette salsa a été composée par Ismael Miranda et enregistrée par le chanteur dans son album In fa menor en 1974.

Il s’agit d’un hommage au Son cubain ou le compositeur portoricain exprime sa fierté de savoir maîtriser les secrets de ce style musical.

Cette chanson présente d’importantes difficultés de traduction, car l’auteur y a introduit de nombreux termes dialectaux, des jeux de mots et des références à divers événements de sa vie. La connaissance parfaite de tous ces éléments est nécessaire pour comprendre le sens de nombreux vers.

Ismael Miranda reprendra ensuite ce tire à de nombreuses reprises, notamment dans l’album El compositor que canta, enregistré en 1978, et dans de nombreux concerts, comme encore dernièrement à Boston en 2008.

Fabrice Hatem

 

Ses interprétations par Ismael Miranda

Dans l’album In fa menor (1974)

Au cours d’un concert à Boston en 2008 avec l’orchestre de Franky Rodriguez

Ses paroles en espagnol[1]

Sa traduction en français

Borinquen Tiene Montuno[2]
(Autor: Ismael Miranda)

En el ritmo del tambor
Y el repique del bongó
Fué donde nació
Y con maña y precisión
Fuerza bruta y corazón
Se le puso el canto.

Con lágrimas de alegrías
Las voces resplandecian
Repitiendo mi lamento.
Hoy contento yo me siento
Y tambien lleno de orgullo
Al saber que mi Borinquen tiene montuno[3] (bis)

Tiene montuno, tiene montuno
Tiene montuno, Borinquen tiene montuno

Yo he cantado en todas partes
Creame usted Borinqueño
Soy el jibaro Aguadeño[4]
Que si sabe del montuno.

Tiene montuno, tiene montuno
Tiene montuno, Borinquen tiene montuno.

La envidia no me molesta
Son detalles que yo evito
Por eso a mi no me fuñe
Al oir niño bonito[5].

(Instrumental)

Tiene montuno, Borinquen tiene montuno.
Borinquen tiene montuno,
Borinquen tiene montuno.

Para componer un son
Se necesita el montuno.

Tiene montuno, tiene montuno
Tiene montuno, Borinquen tiene montuno.

Que vengan cuatro, que venga tres[6]
Vo sigo siendo el número uno.

Tiene montuno, tiene montuno
Tiene montuno, Borinquen tiene montuno.

Ay, ponle mama un poquitico de ajiaco
Al sabrosito montuno, montuno.

Tiene montuno, tiene montuno
Tiene montuno, Borinquen tiene montuno

Y alegre el jíbarito va
Y no se meta ninguno.

Tiene montuno, tiene montuno
Tiene montuno, Borinquen tiene montuno.

Porto Rico a son Montuno
(Traduction de Fabrice Hatem)

Dans le rythme du tambour
Et dans le battement du bongo
C’est là que j’ai vu le jour
Et avec adresse, précision
Force brute et émotion
Je pose là mes chansons.

Avec des larmes de joie
Resplendissent toutes les voix
En répétant mon lamento.
Alors je me sens heureux
Et aussi très orgueilleux
Sachant que mon Porto-Rico a son montuno.

Il a son montuno, il a son montuno,
Il a son montuno, Borinquen a son montuno.

J’ai chanté dans tous les endroits
Porto-ricains croyez-moi
Moi, qui suis natif d’Aguada,
Le son montuno, je connais ça.

Il a son montuno, il a son montuno,
Il a son montuno, Borinquen a son montuno.

La jalousie ne me blesse pas
Ce sont détails sans importance
C’est pourquoi cela ne me gêne pas
Qu’on m’appelle le joli garçon[7].

(Instrumental)

Il a son montuno, Borinquen a son montuno
Borinquen a son montuno
Borinquen a son montuno.

Pour composer un beau son
On a besoin du montuno.

Il a son montuno, il a son montuno,
Il a son montuno, Borinquen a son montuno.

Qu’il en vienne quatre, qu’il en vienne trois
Je reste toujours numéro un.

Il a son montuno, il a son montuno,
Il a son montuno, Borinquen a son montuno.

Ah maman, mets donc un peu de sauce de ragoût
Pour rendre mon montuno plus savoureux.

Il a son montuno, il a son montuno,
Il a son montuno, Borinquen a son montuno

Et il s’en va heureux, le natif d’ici
Et que personne ne cherche à le défier.

Il a son montuno, il a son montuno,
Il a son montuno, Borinquen a son montuno.

Références complémentaires

Bio-discographie en français de Ismael Miranda

Biographie en français de Ismael Miranda


[1] Le texte est basé sur la version de l’album En fa menor. Les parties interprétées par le chœur figurent en italiques.
[2] Nom donné à Porto-Rico par les habitants indiens originels de l’île. Encore utilisé aujourd’hui par les habitants actuels comme une sorte de diminutif affectueux.
[3] Partie finale du Son, caractérisée par un climax musical.
[4] Aguada : ville de Porto-Rico dont est natif Ismael Miranda.
[5] Niño bonito est le surnom donné à Ismaël Miranda.
[6] Peut-être s’agit-il là d’un jeu de mots. Dans les caraïbes les mots « cuatro » et « tres » désignent, non seulement des chiffres, mais aussi des types particuliers de guitares (respectivement à trois et quatre corde doubles).
[7] Traduction en forme de pari : je n’ai pu trouver le sens du terme « fuñe », malgré plusieurs demandes à des hispanophones latinos. Peut-être s’agit-il d’un terme d’argot porto-ricain ???

Bailando

Bailando

ImageL’œuvre

C’est en avril 1992 que Frankie Ruiz, de retour à Porto Rico après sa seconde incarcération aux Etats-Unis, commença l’enregistrement de son album Mi Libertad. A côtés d’autres thèmes restés célèbres, comme Mi Libertad ou Esta ves si voy pa’ Encima’, on y trouve la chanson Bailando.

Composée par Cheìn Garcìa Alonso, celle-ci aborde, dans un contraste sans doute voulu avec le récent passé tourmenté de l’artiste, un thème léger et romantique : la rencontre heureuse d’un homme et d’une femme à travers la danse.

Ce thème eut, comme le reste du CD, un grand succès, consolidant encore la place de premier plan que Frankie Ruiz n’avait cessé de tenir depuis plus de 10 ans dans l’univers de la en dépit de sa vie personnelle chaotique et de ses démélés avec la justice.

Fabrice Hatem

Ses interprétations par Frankie Ruiz

 

Version CD Mi Libertad (1992)

En concert a Miami (1992)

Ses paroles en espagnol[1]

Sa traduction en français

Bailando
(Cheìn Garcìa Alonso)

Era una noche de fiesta
En un sitio cualquiera
Ya comenzaba la orquesta
Y de pronto te vi
Entre mil falsos colores
La unica estrella
La coleccion de mi suenos
Mirandome asi

Con esos ojos intrusos
Buscastes los mios
Para arrancarles el habla
Y volcarlos en ti
Para que yo como un zombie
Llegara a tu lado
Y te sacara a la pista
Dispuesto a vivir

Y todo comenzo
Bailando
Tu cuerpo me embriago
Bailando
Entramos en calor
Bailando
Bailando hicimos el amor

Dejamos de ser dos
Bailando
El ritmo nos unio
Bailando
Perdimos el control
Bailando
Bailando hicimos el amor

Este romance en el baile
Encontro su principio
Y por el baile jamas
Va atener un final
Pues cada vez
Que mis brazos
Te aprietan bailando
Vamos marcando tu y yo
Del amor el compas

Y todo comenzo
Bailando
Tu cuerpo me embriago
Bailando
Entramos en calor
Bailando
Bailando hicimos el amor

Dejamos de ser dos
Bailando
El ritmo nos unio
Bailando
Perdimos el control
Bailando
Bailando hicimos el amor

Y todo comenzo
Bailando bailando

Ya comenzaba
Tocando la orquesta
Y de pronto te vi mirando

Y todo comenzo
Bailando bailando

Para que yo como un zombie
Mi china llegara a tu lado

Y todo comenzo
Bailando bailando

Cuando te saque a la pista
El ritmo nos unio bailando

Y todo comenzo
Bailando bailando

Este romance en el baile
Encontro su principio

Baila que rico, mami
Ahahah, rico

Bailando, bailando

Perdimos el control tu y yo
Bailando, bailando
Hicimos el amor

Bailando, bailando

Ahora yo estoy disfrutando
Dejamos de ser dos

Ahi !!!

En dansant
(Traduction de Fabrice Hatem)

C’était une nuit de fête
Ici ou ailleurs qu’importe
L’orchestre se mit à jouer
Et soudain je t’ai remarquée.
Entre mille fausses beautés
L’étoile inégalée
Comme sortie de mes rêves
Me regardant ainsi

Avec tes yeux impérieux
Tu as cherché mes yeux
Pour leur arracher le silence
Absorbant en toi mon regard
Pour que moi, comme un zombie
Je vienne te chercher
Pour t’inviter sur la piste
A jouir ensemble de la vie.

Et tout a commencé
En dansant
Ton corps m’a enivré
En dansant
Notre désir monta
En dansant
En dansant nous avons fait l’amour

Nos cessâmes d’être deux
En dansant
Le rythme nous unit
En dansant
Nous perdîmes la tête
En dansant
En dansant, nous avons fait l’amour

Cette romance dans la danse
Trouva son commencement
Mais dans la danse jamais
Ne trouvera sa fin
Car chaque fois
Que mes bras
Te serrent pour danser
Nous marquons ensemble, toi et moi
Le rythme de l’amour

Et tout a commencé
En dansant
Ton corps m’a enivré
En dansant
Notre désir monta
En dansant
En dansant, nous avons fait l’amour

Nous cessâmes d’être deux
En dansant
Le rythme nous unit
En dansant
Nous perdîmes la tête
En dansant
En dansant, nous avons fait l’amour

Et tout a commencé
En dansant, en dansant

Déjà l’orchestre
Commençait à jouer
Alors j’ai vu que me regardais

Et tout a commencé
En dansant, en dansant

Pour que moi, comme un zombie
Ma chérie, je vienne te chercher

Et tout a commencé
En dansant, en dansant

Quand que t’ai invitée à danser
Le rythme nous a unis en dansant

Et tout a commencé
En dansant, en dansant

Cette romance dans la danse
Trouva son commencement

Danse, comme c’est bon, chérie
Ahaha, c’est bon

En dansant, en dansant

Nous avons perdu la tête toi et moi
En dansant, en dansant
Nous avons fait l’amour

En dansant, en dansant

Maintenant, j’en profite
Nous cessâmes d’être deux

Ouiii !

Références complémentaires

Excellente bio-discographie de Frankie Ruiz par Robert Tèllez


[1] Paroles basées sur la version du CD Mi Libertad (1992). Les paroles interprétées par le chœur figurent en italiques.

Azuquita pal cafe

Azuquita pal cafe

ImageL’oeuvre

Composée par Perrin Vásquez, cette salsa a été enregistrée en 1984 par le Gran Combo de Puerto Rico dans l’album Breaking the Ice avec la voix de Papo Rosario – dont c’étaient d’ailleurs les débuts de chanteur soliste dans le groupe.

Ses paroles d’un machisme généreux et sans complexes nous ramènent à la belle époque révolue où la Femme-objet était avant tout estimée et appréciée pour les plaisirs qu’elle peut procurer à l’Homme.

Sa date de composition relativement récente témoigne de ce que le monde latino a su résister plus longtemps que l’Europe et les Etats-Unis à la déferlante féministe.

A noter la référence, à la fin du texte, à la chanson Moliendo Café du compositeur vénézuélien Hugo Blanco.

Fabrice Hatem

 

Ses interprétations par El Gran Combo de Puerto Rico

Dans l’album Breaking the Ice (1984)

Ses paroles en espagnol (1)

Sa traduction en français

Azuquita pal cafe
(Perrin Vásquez)

Que inspirado el creador cuando hizo a la mujer
Ay, que bueno que le encargo que se dejara querer
Y trajo el mundo esa miel, ese debe ser su nombre
Y le regalo a los hombres azuquita pal café.

Que que, que que, que fue, que fue
Azuquita pal café
Que que, que que, que fue, que fue
Azuquita pal café

Y que hermosa variedad, que mucho hay para escoger
Y a mi no me importa cual, siempre que sea una mujer
Y no hay oro ni diamante, que compare con su amor
Ahí se rinde el mas valiente, el mas lindo y el mejor.

Que que, que que, que fue, que fue
El mas lindo y el mejor
Que que, que que, que fue, que fue
El mas lindo y el major
.

De la costilla de Adán ¡Oiga!, hizo Dios a la mujer
Y le regalo a los hombres, un huesito pa ‘roer
Que sabroso es tener frío y arrimarse a una mujer
Que buena es la sinvergüenza cuando se deja querer.

Que que, que que, que fue, que fue
Cuando se deja querer
Que, que pero que, que, que, diga que fue
Cuando se deja querer.

(Instrumental)

Como le gusta a usted, azuquita pal café
Miel, ese debe ser su nombre
Porque endulzan a los hombres
Con su querer
Como le gusta a usted, azuquita pal café
El que tenga la suya que la cuide bien,
Si el que tiene tienda la debe atender
Como le gusta a usted, azuquita pal café
Ay, porque aquel que no la atienda su tienda
La puede perder, perder
Como le gusta a usted, azuquita pal café
Cuando, cuando la tarde languidece (2)
Renace la sombra moliendo café
Como le gusta a usted, azuquita pal café
Yo, yo quiero que le den, que le den, que le den,
Azúcar, que le den, que le den, que le den
Como le gusta a usted, azuquita pal café
Como le gusta a usted…!azúcar, azúcar!

Du sucre pour le café
(Traduction de Fabrice Hatem)

Il a été bien inspiré, le Bon Dieu, quand la femme il a créé
Ah, Quelle bonne idée de lui ordonner de se laisser aimer
Et il amené au monde ce miel, c’est comme ça qu’il faut l’appeler
Et il l’a offerte aux hommes comme du sucre pour le café.

Que, que, que, que qu’est-ce que c’est
Du sucre pour le café
Que, que, que, que, qu’est-ce que c’est
Du sucre pour le café.

Et il y a tant de choix, quelle variété merveilleuse,
Peu m’importe laquelle, du moment que c’est une femme
Rien, ni or ni diamant, ne se compare à son amour
Ne lui résistent ni le plus vaillant, ni le plus beau, ni le meilleur.

Que, que, que, que qu’est-ce que c’est
Du sucre pour le café
Que, que, que, que, qu’est-ce que c’est
Du sucre pour le café.

De la côte d’Adam, écoute ! Dieu a créé la femme
Et l’a offerte aux hommes, un petit os à ronger
Que c’est bon d’avoir froid et de se coller à une femme
Qu’elle est bonne son impudeur quand elle se laisse aimer.

Que, que, que, que qu’est-ce que c’est
Du sucre pour le café
Que, que, que, que, qu’est-ce que c’est
Du sucre pour le café.

(Instrumental)

Comme cela vous plaît, du sucre pour le café
Miel, cela doit être son nom
Car elles donnent de la douceur aux hommes
Avec leur amour
Comme cela vous plaît, du sucre pour le café
Celui qui a la sienne qu’il en prenne bien soin,
Comme celui qui a une boutique doit la surveiller.
Comme cela vous plaît, du sucre pour le café
Car celui qui ne surveille pas bien sa boutique
Il peut la perdre, la perdre
Comme cela vous plaît, du sucre pour le café
Quand la soirée languit,
Les ombres renaissent, on moud du café
Comme cela vous plaît, du sucre pour la café
Moi, je veux qu’on donne, qu’on donne, qu’on donne,
Du sucre, qu’on lui donne, qu’on lui donne.
Comme cela vous plaît, du sucre pour le café
Comme cela vous plaît, sucre, sucre, sucr

Références complémentaires

– Présentation générale du Gran Combo de Puerto Rico (en anglais)

Dossier très complet sur le Gran Combo de Puerto Rico (en français)

Discographie intégrale du Grand Combo de Puerto Rico (en espagnol)

Présentation de l’album Breaking the Ice

Autre fiche technique sur Azuquita pal café


[1] Le texte est basé sur la version de l‘album Breaking the Ice. Les parties interprétées par le chœur figurent en italiques.

[2] Référence à la chanson Moliendo Café composée en 1958 par le guitariste vénézuélien Hugo Blanco.

Azúcar negra

Azúcar negra

ImageL’œuvre

Ecrite et composée par Mario Diaz, cette Salsa est l’un des chansons les plus célèbres de Celia Cruz. Enregistrée en 1993 dans l’album Azúcar negra, sa structure musicale est très fortement calquée sur celle du Son Montuno.

Comme beaucoup d’autres chansons de Celia Cruz (par exemple Yo Viviré et Contrapunto musical), elle exprime la fidélité de l’artiste à ses racines cubaines et son amour pour musique de son pays.

Fabrice Hatem

Ses interprétations par Celia Cruz


Dans le CD azúcar Negra (1993)

Concert ‘Live » aux Etats-Unis (1999)

Concert « Live » avec l’orchestre José Alberto « El Canario »

Ses paroles en Espagnol[1]

Sa traduction en français

Azúcar negra

(Mario Diaz)

Soy dulce como el melao’
Alegre como el tambor
Llevo el ritmico tumbao’
Llevo el ritmico tumbao’
De Africa en el el corazon.

Hija de una isla rica
Esclava de una sonrisa
Soy calle y soy carnaval
Conga, corazon y tierra
Mi sangre es de azúcar negra
Es amor y es musica.

Azúcar azúcar negra
Hay cuanto me gusta y me alegra
Azúcar azúcar negra
Hay cuanto me gusta y me alegra
Azúcar azúcar negra
Hay cuanto me gusta y me alegra
Azúcar azúcar negra
Hay cuanto me gusta y me alegra
Azúcar azúcar negra
Hay cuanto me gusta y me alegra

Woaoh !

Azúcar azúcar negra
Hay cuanto me gusta y me alegra

Estoy en la lluvia en la hierba
Estoy en la nube y la piedra

Azúcar azúcar negra
Hay cuanto me gusta y me alegra

Y soy dulce como el melao’
Alegre como el tambor

Azúcar azúcar negra
Hay cuanto me gusta y me alegra

Y a la hora de la rumba
Y la guaracha yo soy la reina

Azúcar azúcar negra
Hay cuanto me gusta y me alegra

Soy la caña y el cafe
Para mover guaguanco’

Azúcar azúcar negra
Hay cuanto me gusta y me alegra

Tengo marcada la piel
Con la rumba y el Bongo el bongo

Azúcar azúcar negra
Azucar !
Hay cuanto me gusta y me alegra

Azúcar azúcar negra
Hay cuanto me gusta y me alegra

Yo soy la candela candela
Y mi cadelai’ Candela

Azúcar azúcar negra
Hay cuanto me gusta y me alegra

Azúcar azúcar negra
Como me gusta y me alegra
Azucar !

Azúcar azúcar negra
Hay cuanto me gusta y me alegra

Azúcar azúcar negra

Le sucre brun

(Traduction de Fabrice Hatem)

Je suis douce comme le jus de canne
Je suis gaie comme le tambour
Je porte au fond de mon coeur
Le rythme des tambours d’Afrique.
Le rythme des tambours d’Afrique.

Fille d’une île magnifique
Esclave d’un beau sourire
Je suis la rue, le carnaval
Conga, le cœur et la terre
Mon sang est de sucre brun
Il est musique et amour.

Le sucre, le sucre brun
Ah ça me plaît, ça me rend heureuse
Le sucre, le sucre brun
Ah ça me plaît, ça me rend heureuse
Le sucre, le sucre brun
Ah ça me plaît, ça me rend heureuse
Le sucre, le sucre brun
Ah ça me plaît, ça me rend heureuse
Le sucre, le sucre brun
Ah ça me plaît, ça me rend heureuse

Woaoh !

Le sucre, le sucre brun
Ah ça me plaît, ça me rend heureuse

Je suis dans la pluie et dans l’herbe
Dans le nuage et dans pierre

Le sucre, le sucre brun
Ah ça me plaît, ça me rend heureuse

Je suis douce comme le jus de canne
Je suis gaie comme le tambour

Le sucre, le sucre brun
Ah ça me plaît, ça me rend heureuse

Et à l’heure de la rumba
De La Guaracha, je suis le reine

Le sucre, le sucre brun
Ah ça me plaît, ça me rend heureuse

Je suis la canne et le café
Pour danser le guaguanco

Le sucre, le sucre brun
Ah ça me plaît, ça me rend heureuse

Je porte sur la peau la marque
De la rumba et du bongo, du bongo

Le sucre, le sucre brun
Azúcar !
Ah ça me plaît, ça me rend heureuse

Le sucre, le sucre brun
Ah ça me plaît, ça me rend heureuse

Ah, je suis comme une chandelle
Elle est chaude, ma chandelle !

Le sucre, le sucre brun
Ah ça me plaît, ça me rend heureuse

Sucre sucre brun.
Ah ça me plaît, ça me rend heureuse
Azucar !

Le sucre, le sucre brun
Ah ça me plaît, ça me rend heureuse

Le sucre, le sucre brun

Références complémentaires

Dossier multimédia du Smithonian Institute sur Celia Cruz

Biographie en français de Célia Cruz


[1] Paroles basées sur la version du CD Azucar Negra. Les paroles interprétées par le chœur figurent en italiques.

Ave María Lola

Ave María Lola

Image Pour consulter une traduction de cette chanson, cliquez sur le lien suivant : avemaria.

Cette amusante guaracha a été écrite par Sergio Gonzales Siaba, également auteur du célèbre El Cuarto de Tula. Elle décrit en termes ironiques les peines de cœur d’un amoureux éconduit par une coquette qui semble prendre plaisir à le faire souffrir. Elle a été reprise par de très nombreux orchestres, parmi lesquels on peut citer : La Sonora Carruseles, Oscar de Léon, Dimension Latina, et, bien sur, La Sonora Matancera dont elle constitue l’un des plus brillants succès.

Je vous propose d’ecouter cette chanson dans l’une des nombreuses interprétations de La Sonora Matancera (datée de 1955) tout en lisant ma traduction.

Fabrice Hatem

Ausencia

Ausencia

ImageL’œuvre

Ausencia est un Boléro composé par Willie Colón.

Il fut interprété pour la première fois par Héctor Lavoe, accompagné par l’orchestre de Willie Colón, dans l’album Nuestra Cosa, enregistré en 1970.

Le chanteur y exprime la nostalgie sans remède d’un amour perdu, dont le climat psychologique fait d’ailleurs irrésistiblement penser à celui d’un autre univers poétique : le Tango.

L’utilisation magistrale d’une forme « Boléro » par des artistes surtout connus pour leur œuvre « Salsera » montre à quel point ceux-ci ont été influencés par les formes traditionnelles de musique populaire des Caraïbes : Son, Bolero, etc.

Fabrice Hatem

Ses interprétations par Héctor Lavoe


Album Nuestra Cosa (1970)

Son texte en espagnol[1]

Sa traduction en français

Ausencia
(Willie Colon / Héctor Lavoe)

Ha terminado otro capítulo en mi vida,
La mujer que amaba, hoy se me fue
Esperando noche y día
Y no se decide a volver.

Pero yo se que volverá,
Y si no de penas moriré
¿Qué yo he hecho?
¿Qué te hizo partir?

No se si con el tiempo,
Esta herida se sanará
No hubo motivo,
Para terminar.

La he tratado de olvidar,
Mas sin embargo la recuerdo mas
No se asombre
Si ven a un hombre llorar.

No importa tu ausencia te sigo esperando
No importa tu ausencia te sigo esperando.

El día en que tu te fuiste,
Triste me quedé llorando
Ay regresa te lo pido, que por tu amor
Te juro me estoy matando.

Eh… Yo vi llorar a un hombre ante un espejo
Por un amor que le negara el cielo
Y asombrado me dió un escalofrío
Al ver en el espejo el rostro mío.

Eh… y yo seguiré esperando
Hasta el día en que me muera
Si Dios me quita la luna no me siento malo
Pero si me lleva a ti, me lleva las estrellas.

Oye 20 años no son nada
Si te gusta romper un coco
Por mi madre yo te juro a ti cosa buena
Que si no vuelves yo me voy a volver loco.

Absence
(Traduction de Fabrice Hatem)

Un autre chapitre de ma vie s’est terminé
Voila, elle est partie, la femme que j’aimais
J’espère nuit et jour son retour
Elle ne se décide pas à revenir.

Mais je sais qu’elle reviendra
Et sinon je mourrai de peine
Qu’est que j’ai fait ?
Qu’est-ce qui t’a fait partir?

Je ne sais si, avec le temps
Cette blessure se soignera
Il n’y avait pas de raison
Pour tout arrêter.

J’ai essayé de l’oublier
Mais je m’en souviens chaque jour davantage
Qu’on ne s’étonne pas
Si on voit un homme pleurer.

Peu importe ton absence, je t’attends toujours
Peu importe ton absence, je t’attends toujours.

Le jour où tu es partie
Je suis resté triste à pleurer
Ah reviens je t’en prie, parce que ton amour
Je te jure, est en train de me tuer.

Eh; devant un miroir un homme j’ai vu pleurer
Pour un amour que le ciel lui refusait
Et tout à coup, cela m’a fait frissonner
De voir mon propre visage s’y refléter.

Eh … je continuerai à espérer
Jusqu’au jour ou je mourrai
Si Dieu m’enlève la Lune, je n’en souffrirai pas
Mais s’il m’amène à toi, il me donne les étoiles.

Ecoute, vingt années ne sont rien
Si ça te plaît de détruire une cervelle.
Je te le jure par ma mère, tu seras satisfaite
Si tu ne reviens pas, je vais devenir fou.

Références complémentaires

Une bio-discographie de Héctor Lavoe

Une biographie en français de Héctor Lavoe


[1] Paroles basées sur la version de l’album Nuestra cosa (1970). Les paroles interprétées par le chœur figurent en italiques.

Borinquen Tiene Montuno

Asi se compone un son

ImageL’œuvre

Cette chanson est, bien sûr, un Son. L’enregistrement le plus ancien auquel j’ai pu avoir accès est celui de Ismael Miranda en 1973 dans l’album Asi se compone un son. Cet album est le premier qu’il enregistra en solo avec la formation qu’il viennait de créer, La orquesta revelacion, après avoir quitté Larry Harlow pour voler de ses propres ailes[1].

Le texte, plein d’humour, donne la recette d’un morceau de Son réussi comme s’il s’agissait d’un plat gastronomique.

Cet album vaudra à Ismael Miranda un grand succès sur les ondes américaines et européennes, et la chanson figurera depuis lors durablement en bonne place dans le répertoire du Nino Bonito de la Salsa.

Fabrice Hatem

 

Ses interprétations par Ismael Miranda

Dans l’album Asi se Compone un Son (1973)

En concert (Callao, Pérou, milieu des années 2000)

Ses paroles en espagnol[2]

Sa traduction en français

Asi se compone un son
(Ismael Miranda (??))

Para componer un son
Se necesita un motivo
Y un tema constructivo
Y también inspiración.

Es como hacer un sazón
Con todos los ingredientes
Ay tienes que ser paciente
Si no se te vá la mano
Y el bailador que no baila
No puede gozar, hermano, oyelo bien.

Para componer un son
Se necesita un motivo
Y un tema constructivo
Y también inspiración.

Cuando tengas el motivo
Aplicalo con el tema
Así con ese sistema
Nunca fallarás, hermano
Ay luego dale inspiración
Y sentimiento cubano, oyelo bien.

Ay pero ponle hermano
Un poquitico de agiaco.
Aplicalo con el tema
Y tu verás lo que es el son.

Asi se compone un son…

El son que nace en lo profundo del corazón.
Ay pero ponle china un poquitito de agiaco.
Eh… ponle un meneíto que sabrosón.
Así se compone un son, así así se compone un son.

(Instrumental)

Ay pero mama mama oye bien la inspiración.
Me sale del corazán pero que retozón.
Así se compone un son de lo más sabrosón.
Aplicalo con el tema y asi con ese sistema
Nunca fallarás el son.
El son que nace en lo profundo del corazón
Eh mama buena mama buena mira
Que rico que vacilon.
Eh tumbaito nama tumbaito que son sabroson.

Así se compone un son de los mas sabrosón.
Yo vengo del monte adentro
Que rayos si tengo sabor.

Eh… ponle mama un poquitito de agiaco
A mi no vengas con cuentos que no me gusta
Cuando yo vengo cantando mi son.

Ainsi se compose un Son
(Traduction de Fabrice Hatem)

Pour pouvoir composer un Son
On a d’abord besoin d’un refrain
Et d’un thème plein d’entrain
Et aussi d’inspiration.

C’est comme faire un assaisonnement
En mettant tous les ingrédients
Ah il faut savoir être patient
Sinon, tu rates ta sauce
Et le danseur qui ne danse pas
Ne peut pas aimer, mon frère, écoute bien.

Pour pouvoir composer un Son
On a d’abord besoin d’un refrain
Et d’un thème plein d’entrain
Et aussi d’inspiration.

Quand tu tiens bien le refrain
Combine-le avec le thème
Et ainsi avec ce système
Tu n’échoueras jamais, mon frangin
Ah, ensuite donne-lui de l‘inspiration
Et un sentiment cubain, écoute bien.

Ah aussi prépare, mon pote,
Un peu de sauce de ragoût….
Combine-la avec le thème
Et tu verras ce qu’est le Son.

Ainsi se compose un Son…

Le son qui naît au plus profond de l’émotion
Ah aussi mets-lui, petite, un peu de sauce de ragoût…
Et… mets-lui un petit déhanchement, c’est si bon.
Ainsi se compose un son, ainsi se compose un Son.

(Instrumental)

Ah mais chérie, chérie, écoute bien l’inspiration.
Elle me sort droit du cœur, cette polissonne
Ainsi se compose un Son du meilleur son.
Applique-le au thème et avec ce système
Tu ne rateras jamais le Son.
Le son qui naît au plus profond de l’émotion
Eh maman, bonne maman, c’est chouette
Regarde, quelle fête
Eh, tambour oh tambour quel Son, quel joli Son.

Ainsi se compose un son des plus agréables
Moi je viens des forêts, des montagnes,
Alors, ça me donne du goût, que diable.

Et, maman, mets-lui un peu de sauce de ragoût
Ne viens pas me voir en disant que ça ne me plaît pas
Lorsque je viens chanter mon Son.

Références complémentaires

Bio-discographie en français de Ismael Miranda

Bio-discographie en anglais de Ismael Miranda

Quelques précisions sur l’album Asi se compone un son


[1] Ismael Miranda est généralement cité comme l’auteur de cette chanson. Certaines sources évoquent cependant un enregistrement bien plus ancien de la Sonora Matanceraen 1956, auquel je n’ai pas pu avoir accès.
[2] Le texte est basé sur la version de Ismael Miranda dans l’album Asi se Compone un Son. Les parties interprétées par le chœur figurent en italiques.

Anda y Pégate

Anda y Pégate

Image L’œuvre

Ecrite par Maikel Blanco Cuevas, cette Salsa avait déjà été enregistré il y a quelques années par le groupe Maykel Blanco avec la voix de Ricardo Alberti, devenant rapidement l’un des « hits » de l’orchestre. Elle a été reprise en 2008 dans un nouvel arrangement pour le CD Anda y Pégate.

Elle vaut à mon avis davantage par son caractère entraînant de musique de danse que par la valeur poétique du texte, mélange sans grand intérêt d’auto-références un peu vaniteuses, de clichés et de lieux communs.

Fabrice Hatem

Ses interprétations par Maikel Blanco y su SalsaMayor


Clip associé au CD Anda y Pégate

Ses paroles en espagnol [1]

Sa traduction en français

Anda y pégate
(Maikel Blanco Cuevas)

Hey! Llegó la máquina [2] de Cuba
Llegó la máquina otra vez
Llegó la máquina barriendo
Así que ven y pégate, pégate, pégate !

Ya llegó
La máquina llegó, llegó

La máquina llegó
Viene barriendo caminos
Viene barriendo caminos. (bis)

Sí, no es tarea fácil
No no no
Alcanzar el sueño
No no, no lo es.

Compartir la vida, tener amigos
Mirar a la cama y estar contigo
Son varias razones porque luchar
Porque vivir
¡ Sí ! ¡ Barriendo vengo !
¡ Cómo !
Con la salsa de Cuba
Con la Salsa Mayor
Por eso ¡Mira!

Siempre, siempre se puede
Siempre se puede más y más
Siempre, si es que se quiere
Para luchar, si ! Por qué no ?
Vengo… Barriendo con to’
Vengo, con la escobita en la mano
Defendiendo mis raíces
Y defendiendo lo que somos
Que somos… cubanos.

Ya llegó
La máquina llegó, llegó
La máquina llegó
Viene barriendo caminos
Viene barriendo caminos. (bis)

Barre, barre, barre
Vengo abriéndome una brecha
Vengo abriéndome el camino
Será eso mi destino
Do re mi fa sol la si
Mi música es para ti
Qué mas te voy a decir
Que bueno está mi congrí [3]
Hecho de negras y corcheas
¡ Por eso ! Mira !

Vengo, vengo barriendo
Vengo barriendo
Limpiando con to
(bis)

Pégate, pégate, péga

Anda pégate, anda pegate, anda pegate

Anda pégate
Si tú no te pegas mama, se te iban los pies
Soñé, contigo, soñé
Que tú no parabas mama, se te iban los pies
Una noche yo te vi bailando con la puerta abierta
Este día comprendí que era la música nuestra
Tu mama te dijo un día que no te desesperaras
Que esperaras tranquilito que la máquina llegara
Ven ven siroco ven ven…

(Improvisation vocale non retranscrite)

Vas-y, colle-toi
(Traduction de Fabrice Hatem)

Elle est arrivée, la machine de Cuba
Elle est arrivée à nouveau
Elle est arrivée la machine qui balaye tout
Alors viens et colle-toi, colle-toi !

Elle est arrivée
La machine, elle est arrivée
La machine est arrivée
Elle vient, balayant les chemins
Elle vient, balayant les chemins.

Oui, ce n’est pas une tâche facile
Non, non, non
D’atteindre son rêve
Non, non, non, pas facile.

Partager la vie, avoir des amis
Regarder le lit et être avec toi
Ce sont différentes raisons pour lutter
Pour vivre
Oui ! Je viens tout balayer
Pourquoi pas !
Avec la salsa de Cuba
Avec la Salsa Mayor
Pour cela ! Regarde !

Toujours, toujours on peut
Toujours on peut davantage
Toujours, si c’est ce que l’on désire
Pour lutter, oui ! Pourquoi pas ?
Je viens, je viens tout balayer…
Je viens avec la balayette en mains
Défendant mes racines
Et défendant ce que nous sommes
Tu sais que nous sommes cubains.

Elle est arrivée
La machine, elle est arrivée
La machine est arrivée
Elle vient, balayant les chemins
Elle vient, balayant les chemins.

Balaye, balaye, balaye
Je viens m’ouvrir une brèche
Je viens m’ouvrir le chemin
Ce sera cela mon destin
Do ré mi fa sol la si
Ma musique est pour toi
Qu’est-ce que je vais te dire de plus
Comme il est bon mon congri
Fait de noires et de croches
Pour cela ! Regarde !

Je viens, je viens balayer
Je viens, je viens balayer
Je viens tout nettoyer.

Vas-y, colle-toi !

Vas-y, colle-toi, colle-toi, colle-toi !

Vas-y, colle-toi
Si tu ne te colles pas, chérie, tu perdras le pas
J’ai rêvé avec toi, j’ai rêvé
Ne n’arrêtes pas chérie, sinon tu perds le pas
Une nuit que je t’ai vu danser par la porte ouverte
Ce jour j’ai compris que c’était notre musique
Ta mère t’a dit un jour de ne pas désespérer
D’attendra tranquillement que la machine arrive
Viens viens, Siroco, viens, viens

(Improvisation vocale non traduite)

Références complémentaires

Sur Maikel Blanco

Sur l’album Anda y pégate


[1] Le texte est basé sur la version du clip proposé en lien. Les parties interprétées par le chœur figurent en italiques.
[2] Manière dont le groupe Maykel Blanco se désigne dans ses propres chansons.
[3] Plat cubain à base de ragoût de bœuf et de haricots rouges.

Azúcar negra

Amores de un dia

ImageL’œuvre

Ecrite par Johnny Ortiz, cette chanson a été enregistrée en 1993 par Celia Cruz dans l’Album Azúcar Negra.

Par sa structure musicale, son instrumentation, sa sonorité, son inspiration poétique, elle se rapproche beaucoup plus de la musique caraïbe traditionnelle que de la salsa contemporaine. Les influences mélées de la Cumbia colombienne (flûte) et de la musique cubaine (clave) sont notamment très perceptibles. La présence des cuivres et de percussions contemporaines contribuent cependant, surtout dans la deuxième partie du morceau, à donner à l’œuvre une sonorité plus « actuelle ».

Fabrice Hatem

 

Ses interprétations par Celia Cruz


Album Azúcar Negra (1993)

Les paroles en espagnol

Sa traduction en Français

Amores de un día
(Johnny Ortiz)

Yo no quiero estar con esos amores
Que sólo se dan buscando favores.
No quiero sembrar mil desilusiones
Para luego ir a recoger penas y dolores.

Quién quiere vivir de ilusiones que terminarán?
Besos con malas intenciones no me tocarán.
Es mejor vivir solitario y no en compañía
Un amor de novela inventao, como un cuento de fantasía.

Yo no quiero estar con esos amores
Que sólo se dan buscando favores.
No quiero sembrar mil desilusiones
Para luego ir a recoger penas y dolores.

El amor ajeno, el amor comprao
Uno es por dinero, el otro es robao.
Que nunca te digan debes insistir en amar.
Esa fuente nunca se mendiga,
O se quiere o no se quiere dar.

Yo no quiero amores por comodidad
Dura poco tiempo, señores, la felicidad.

Vive y ama al mundo con sinceridad
Y perdona desde lo profundo y vete a gozar !

Yo no quiero amores por comodidad
Dura poco tiempo, señores, la felicidad.

El amor ajeno, el amor comprao
Uno es por dinero y el otro es robao.

Yo no quiero amores por comodidad
Dura poco tiempo, señores, la felicidad.

No quiero sembrar mil desilusiones
Para luego ir a recoger penas y dolores.

Yo no quiero amores por comodidad.
Dura poco tiempo, señores, la felicidad.

Ay, yo no quiero amores por comodidad
Dura poco tiempo, señores, la felicidad.

Yo no quiero amores por comodidad
Dura poco tiempo, señores, la felicidad.

Ay, yo no quiero estar con esos amores
Que sólo se dan buscando favores.

Yo no quiero amores por comodidad
Dura poco tiempo, señores, la felicidad.

Vive y ama al mundo con sinceridad
Y perdona desde lo profundo y ¡ La currucutrá !ah ah !

Amours d’un jour
(Traduction de Fabrice Hatem)

Je ne veux pas connaître ces amours
Qui seulement s’échangent contre des faveurs.
Je ne veux pas semer mille espoirs trompeurs
Pour moissonner ensuite les peines et les douleurs.

Qui veut vivre d’illusions passagères ?
Ils ne m’atteindront pas, tous ces baisers menteurs.
Il vaut mieux vivre solitaire, sans aucune compagnie
Un amour inventé, un conte de fantaisie.

Je ne veux pas connaître ces amours
Qui seulement s’échangent contre des faveurs.
Je ne veux pas semer mille espoirs trompeurs
Pour moissonner ensuite les peines et les douleurs.

L’amour qui est feint, l’amour qui s’achète
L’un est celui qu’on vend, l’autre est celui qu’on vole.
Et crois bien qu’un amour rien ne sert d’insister
Cette eau fraîche jamais ne doit se mendier,
Elle se donne ou se refuse.

Je ne veux pas d’amour pour la commodité
Elle dure bien peu de temps, messieurs, la félicité.

Vis et aime le monde avec sincérité
Pardonne de tout ton coeur et vas-t’en faire la fête !

Je ne veux pas d’amour pour la commodité
Elle dure bien peu de temps, messieurs, la félicité.

L’amour qui est feint, l’amour qui s’achète
L’un est celui qu’on vend, l’autre est celui qu’on vole.

Je ne veux pas d’amour pour la commodité
Elle dure bien peu de temps, messieurs, la félicité.

Je ne veux pas semer mille espoirs trompeurs
Pour moissonner ensuite les peines et les douleurs.

Je ne veux pas d’amour pour la commodité
Elle dure bien peu de temps, messieurs, la félicité.

Ah, je ne veux pas d’amour pour la commodité
Elle dure bien peu de temps, messieurs, la félicité.

Je ne veux pas d’amour pour la commodité
Elle dure bien peu de temps, messieurs, la félicité.

Ay, je ne veux pas connaître ces amours
Qui se donnent seulement contre des faveurs.

Je ne veux pas d’amour pour la commodité
Elle dure bien peu de temps, messieurs, la félicité.

Vis et aime le monde avec sincérité
Pardonne de tout ton coeur et… la currucutrá !ah ah !

Références complémentaires

Dossier multimédia du Smithonian Institute sur Celia Cruz

Biographie en français de Célia Cruz

Amor y Control

Amor y Control

ImageL’œuvre

Amor y Control est une Salsa écrite et composée par Rubén Blades. Elle a été enregistrée en 1992 dans l’album éponyme du chanteur en 1992. Son texte est très représentative de l’œuvre de Ruben Blades pour quatre raisons principales :

Par son thème : la chanson décrit un fait du quotidien, un petit drame intime ancré dans la réalité sociale contemporaine de l’Amérique latine. Ici, c’est un père qui morigène son fils au mauvais comportement ; dans Decisiones, c’est l’anxiété d’une jeune fille enceinte et un accident de voiture provoqué par l’alcool ; dans Juan Pachanga, c’est un viveur qui cherche à s’étourdir pour oublier une déception amoureuse. Chanson après chanson, l’auteur construit ainsi, par petits touches successives, une grande fresque de la comédie humaine latino, à partir de personnages et de situations a priori relativement banals.

Par son style narratif : le texte est autant conçu comme une petite nouvelle que comme un poème. L’auteur décrit en quelques mots les personnages, les met en situation, décrit leur sentiments instantanés et surtout leurs actes et les événements auxquels ils sont subitement confrontés. Bien souvent, l’histoire a un début et une fin, même si celle-ci n’est pas toujours totalement conclusive, laissant ouverte la possibilité d’une suite (on pourrait presque dire : d’un prochain épisode). La jeune fille enceinte n’a pas encore pris la décision d’avorter ; le mari jaloux guette le voisin qui veut coucher avec sa femme pour lui donner une bonne raclée ; un jeune éméché provoque un accident de voiture mortel. D’autres chansons de Ruben Blades, comme Pedro Navajo, vont encore plus dans cette « scénarisation » : nous les écoutons à la manière dont nous lirions un roman policier, tenus en haleine par le déroulement de l’intrigue.

Par son mode d’écriture : la chanson n’est pas conçue selon les normes traditionnelles de la poésie, avec vers, pieds, rimes, couplets et refrains : elle prend plutôt la forme d’un récit libre, où l’auteur nous raconte simplement, comme s’il est assis avec nous autour d’un café, la scène à laquelle il vient d’assister et l’émotion qu’elle a provoquée en lui[1]. Par exemple, dans Amor y control, Rubén Blades s’exprime à la fois comme observateur (il décrit la famille qui passe devant lui) et comme sujet (il vient de rendre visite à sa propre mère malade). Cette écriture dans le style direct du langage parlé, qui donne au discours un ton d’authenticité en l’éloignant de la rigidité des conventions littéraires, se retrouve dans d’autres chansons de Blades, comme par exemple certains passages de Chica plastica.

Par sa tonalité moralisatrice : Rubén Blades tire fréquemment à la fin de ses chansons une morale des événements auxquels il assiste. En particulier, il insiste souvent, comme il le fait dans Amor y control, sur l’importance des valeurs de solidarité et d’amour familial. Dans d’autres chansons, comme Chica Plastica, le ton se fait plus politique, avec des appels à l’unité du continent sud-américain pour résister à l’impérialisme culturel de son grand voisin du nord.

Fabrice Hatem

 

Ses interprétations par Ruben Blades

Dans le clip basé sur le CD Amor y control

En concert « live » à Mexico en 2009

Ses paroles en espagnol[2]

Sa traduction en français

Amor y control
(Rubén Blades)

Saliendo del hospital,
Después de ver a mi mamá,
Luchando contra un cáncer
Que no se puede curar,
Ví pasar a una familia.
Al frente iba un señor de edad,
Una doña, dos muchachas
Y varias personas más.
De la mano del señor un hombre joven caminaba,
Cabizbajo y luciendo arrepentido.
El era la causa de una discusión familiar,
De la que nos enteramos
Al oir al señor gritar :
« Aunque tú seas un ladrón,
Y aunque no tengas razón,
Tenemos la obligación de socorrerte.
Y por más drogas que uses,
Y por más que nos abuses,
La familia y yo tenemos que atenderte.
Sólo quien tiene hijos entiende
Que el deber de un padre no acaba jamás.
Que el amor de padre y madre
No se cansa de entregar.
Que deseamos para ustedes
Lo que nunca hemos tenido.
Que a pesar de los problemas,
Familia es familia
Y cariño es cariño. »

Ohhh ohhh ohhh

Los ví marcharse con su llanto,
Su laberinto enfrentando,
En la buena y en la mala juntos, caminando.
Y pensé mucho en mi familia,
Los quise tanto aquel momento
Que sentí que me ahogaba en sentimiento.
Aquel muchacho y mi pobre madre:
Dos personas distintas,
Pero dos tragedias iguales.

Cuánto control y cuánto amor
Tiene que haber en una casa!
Mucho control y mucho amor,
Para enfrentar a la desgracia

Por más discusiones que haya dentro de tu casa,
Por más que creas que tu amor es causa perdida
Ten la seguridad de que ellos te queren,
Y que ese cariño dura toda la vida.

Cuánto control y cuánto amor
Tiene que haber en una casa!
Mucho control y mucho amor,
Para enfrentar a la desgracia.

Mantén amor y con gracia enfrente la pena,
Combinando la esperanza y el sentimiento.
Dando la espalda no se van los problemas
Ni la impaciencia resuelve los sufrimientos.

Cuánto control y cuánto amor
Tiene que haber en una casa!
Mucho control y mucho amor,
Para enfrentar a la desgracia.

Amour et contrôle
(Traduction de Fabrice Hatem)

Sortant de l’hôpital,
Après une visite à ma mère,
Luttant contre un cancer
Qui ne peut se soigner,
Je vis passer une famille
Devant marchait un monsieur assez âgé,
Puis une dame, deux jeunes filles
Et quelques autres personnes.
A côté du monsieur, marchait un homme jeune,
La tête basse et paraissant se repentir
Il était la cause d’une discussion familiale,
Au cours de laquelle
Nous entendîmes le monsieur crier :
« Bien que tu sois un voleur,
Et bien que tu aies perdu la raison,
Nous avons l’obligation de te secourir.
Et bien que soies un drogué,
Et bien que tu abuses de nous,
La famille et moi nous devons te secourir.
Seulement celui qui a des enfants comprend
Que le devoir d’un père ne se termine jamais.
Que l’amour d’un père et d’une mère
Ne se fatigue jamais de se donner
Que nous désirons pour vous
Ce que nous n’avons jamais eu nous-mêmes.
Que, malgré tous les problèmes,
La famille est la famille
Et la tendresse est la tendresse ».

Ohhh ohhh ohhh

Je les vis s’éloigner en marchant, avec leur plainte,
vers le labyrinthe qu’ils affrontaient,
Unis dans le bonheur comme dans le malheur,
Et je pensais beaucoup à ma famille,
Je les aimais tant à ce moment-là
Que je me sentis presque submergé par l’émotion.
Ce gamin et ma pauvre mère :
Deux personnes distinctes,
Mais deux tragédies comparables.

Combien d’amour et combien de contrôle
Il faut avoir dans une maison !
Beaucoup de contrôle et beaucoup d’amour
Pour affronter le malheur.

Malgré toutes les disputes qu’il y a à la maison
Même si tu crois que tu amour est une cause perdue
Tu as la sécurité que ce que les tiens t’aiment
Et de cet amour qui dure toute la vie.

Combien d’amour et combien de contrôle
Il faut avoir dans une maison !
Beaucoup de contrôle et beaucoup d’amour
Pour affronter le malheur.

Cultive l’amour et affronte la peine avec courage
En combinant l’espérance et le sentiment
Tourner le dos ne fait pas disparaître les problèmes
Et l’impatience ne calme pas la souffrance.

Combien d’amour et combien de contrôle
Il faut avoir dans une maison !
Beaucoup de contrôle et beaucoup d’amour
Pour affronter le malheur.

Références complémentaires

Une biographie en français de Ruben Blades

Une biographie en anglais de Ruben Blades

Une discographie en français de Ruben Blades

Une discographie très complète (en espagnol) de Rubén Blades

Un site très complet consacré à Rubén Blades

Une analyse des personnages des chansons de Rubén Blades

Une autre fiche technique sur Amor y control


[1] Bien sûr cette apparente simplicité masque une virtuosité réelle d’écriture, car il faut bien faire « coller » paroles et musique. Mais celle-ci, loin d’être mise en avant, comme souvent dans l’écriture poétique, est au contraire ici masquée sous l’apparent naturel du style direct.
[2] Le texte est basé sur la version du clip vidéo proposé en lien. Les parties interprétées par le chœur figurent en italiques.